Canada : perspectives des principales grandes cultures (Version PDF, 647 Ko)
Le présent rapport met à jour les perspectives des principales grandes cultures qu’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a publiées en décembre pour la campagne agricole 2023‑2024, et présente les prévisions d’AAC pour la campagne agricole 2024‑2025. Au Canada, la campagne agricole de la plupart des cultures commence le 1er août et se termine le 31 juillet, sauf celle du maïs et du soja, qui s’échelonne du 1er septembre au 31 août. L’incertitude sur les marchés céréaliers mondiaux reste supérieure à la normale en raison de l’agression de la Russie contre l’Ukraine.
Pour 2023-2024, les perspectives comprennent les résultats de l’Enquête sur les grandes cultures de novembre de Statistique Canada publiée le 4 décembre 2023. Il s’agit des dernières estimations officielles sur les cultures agricoles de Statistique Canada en 2023. La production de l’ensemble des principales grandes cultures devrait diminuer de 7,5 % par rapport à 2022, ce qui représente une baisse de 2,3 % par rapport à la moyenne de la période 2018‑2022. Cette diminution de la production est attribuable en grande partie à une baisse des rendements due à la sécheresse qui a touché l’Ouest canadien. Les prix devraient baisser pour la plupart des cultures par rapport à leurs niveaux de 2022-23, car les stocks mondiaux devraient s’améliorer.
En 2024‑2025, les considérations relatives aux rotations, les conditions d’humidité, les prix attendus ainsi que les coûts ou la disponibilité des intrants devraient être les principaux facteurs qui influenceront les décisions d’ensemencement au printemps. Sur la base des conditions commerciales actuelles et des tendances historiques, les superficies ensemencées en grandes cultures au Canada devraient augmenter légèrement en 2024‑2025. La superficie ensemencée en blé (à l’exclusion du blé dur) et en oléagineux devrait diminuer de 2,9 % et de 1,6 %, respectivement. La superficie ensemencée en céréales secondaires devrait augmenter de 2 % (principalement en raison d’une importante augmentation des hectares ensemencés en avoine), tandis que la superficie ensemencée en céréales secondaires, en légumineuses et en cultures spéciales devrait augmenter de 5,3 % (principalement en raison d’une augmentation des hectares ensemencés en pois et en lentilles). Le rendement moyen et la production de la plupart des cultures devraient connaître une hausse sur douze mois, en supposant des rendements tendanciels et des conditions météorologiques normales. Par conséquent, la production et l’offre totales de l’ensemble des grandes cultures devraient revenir à des niveaux plus normaux. L’augmentation prévue de l’offre devrait permettre aux exportations de rebondir pour atteindre des niveaux moyens, tout en contribuant à une augmentation des stocks de fin de campagne.
Le prochain rapport d’AAC sur les perspectives des principales grandes cultures devrait être publié le 16 février 2024. Le 8 février 2024, Statistique Canada devrait publier les stocks des principales grandes cultures au Canada au 31 décembre 2023. Ses premières estimations de la superficie des principales grandes cultures au Canada pour la campagne agricole 2024 devraient également être publiées le 11 mars 2024.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur le total des céréales et oléagineux note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 27 668 | 28 255 | 27 950 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 26 814 | 27 253 | 26 769 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,38 | 3,11 | 3,24 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 90 521 | 84 654 | 86 666 |
Importations (milliers de tonnes métriques)Note de bas de page sur le total des céréales et oléagineux note b | 2 863 | 3 292 | 2 887 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 102 448 | 97 420 | 98 848 |
Exportations (milliers de tonnes métriques)Note de bas de page sur le total des céréales et oléagineux note c | 47 453 | 43 378 | 44 433 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques)Note de bas de page sur le total des céréales et oléagineux note e | 45 520 | 44 747 | 44 860 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 9 475 | 9 295 | 9 555 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur le total légumineuses et cultures spéciales note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 3 707 | 3 376 | 3 556 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 3 649 | 3 309 | 3 484 |
Rendement (tonnes par hectare) | 1,80 | 1,88 | 1,79 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 6 570 | 5 137 | 6 233 |
Importations (milliers de tonnes métriques)Note de bas de page sur le total légumineuses et cultures spéciales note b | 284 | 297 | 267 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 7 900 | 6 435 | 7 150 |
Exportations (milliers de tonnes métriques)Note de bas de page sur le total légumineuses et cultures spéciales note b | 5 637 | 4 585 | 4 865 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques)Note de bas de page sur le total légumineuses et cultures spéciales note c | 1 262 | 1 200 | 1 225 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 1 001 | 650 | 1 060 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur le Toutes les principales grandes cultures note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 31 376 | 31 631 | 31 506 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 30 462 | 30 563 | 30 253 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,19 | 2,94 | 3,07 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 97 091 | 89 791 | 92 899 |
Importations (milliers de tonnes métriques)Note de bas de page sur le Toutes les principales grandes cultures note b | 3 147 | 3 589 | 3 154 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 110 347 | 103 855 | 105 998 |
Exportations (milliers de tonnes métriques)Note de bas de page sur le Toutes les principales grandes cultures note b | 53 090 | 47 963 | 49 298 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques)Note de bas de page sur le Toutes les principales grandes cultures note c | 46 782 | 45 947 | 46 085 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 10 476 | 9 945 | 10 615 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Blé
Blé dur
Pour 2023-2024, la production canadienne de blé dur a atteint 4,0 millions de tonnes (Mt), soit 30 % de moins que l’année précédente et 23 % de moins que la moyenne des cinq dernières années en raison de la sécheresse persistante qui touche le sud‑ouest des Prairies. La qualité de la récolte est toutefois très bonne, la majeure partie étant classée dans les deux catégories supérieures et présentant une teneur en protéines qui se situe dans la moyenne. Selon la Commission canadienne des grains (CCG), au 20 décembre 2023, 51 % des échantillons étaient classés dans la catégorie CWAD n° 1 et 31 % dans la catégorie CWAD n° 2; la teneur moyenne en protéines est de 14,9 %, ce qui est supérieur à la moyenne à long terme de 14,1 %.
L’offre totale devrait s’établir à 4,5 Mt, soit une baisse de 30 % par rapport à l’année précédente, limitée par des stocks d’ouverture restreints, qui, à 0,41 Mt, étaient inférieurs de 28 % à ceux de l’année précédente et représentaient la production la plus faible depuis 1985‑1986. Les exportations devraient atteindre 3,2 Mt, soit 37 % de moins que l’année précédente, en raison de la baisse de l’offre et de la concurrence accrue exercée par la Turquie. Pour la période d’août à novembre 2023, Statistique Canada estime les exportations canadiennes de blé dur à un peu moins de 1,0 Mt, soit 38 % de moins que pour la même période l’an dernier, la baisse des expéditions vers l’Italie (‑75 %), les États‑Unis (‑24 %) et l’Algérie (‑5 %) étant plus importante que l’augmentation du volume expédié vers le Maroc et le Nigéria. Selon la CCG, les expéditions de blé dur, d’août au 31 décembre 2023, se sont élevées à 1,2 Mt, soit 36 % de moins que pour la même période l’an dernier. L’utilisation intérieure au Canada est estimée à 0,8 Mt, soit une baisse de 8 % par rapport à l’année précédente. Les stocks de fin de campagne devraient quant à eux atteindre 0,45 Mt, ce qui représente une augmentation de 10 % par rapport aux niveaux d’ouverture, mais une diminution de 48 % par rapport aux niveaux moyens.
Selon le Conseil international des céréales (CIC), la production mondiale de blé dur a chuté de 9 % par rapport à 2022‑2023 pour atteindre 31,44 Mt, tandis que l’offre a diminué de 8 % pour s’établir à 38,7 Mt. Le commerce devrait uniquement augmenter de 1 % pour se situer à 9,12 Mt et la demande totale devrait chuter de 3 % pour s’établir à 33,8 Mt. Les stocks de fin de campagne, qui s’élèvent à 5,0 Mt, sont inférieurs de 32 % à ceux de 2022‑2023 et à leur niveau le plus bas depuis plus de 30 ans.
Selon le département de l’Agriculture des États‑Unis (USDA), l’offre totale de blé dur aux États‑Unis en 2023‑2024 s’élève à 3,5 Mt, soit 9 % de moins que l’année précédente. L’utilisation intérieure devrait atteindre 2,3 Mt et les exportations devraient totaliser 0,7 Mt. Les stocks de fin de campagne demeurent conformes aux estimations de décembre à 0,5 Mt, en baisse par rapport aux 0,8 Mt enregistrées l’année dernière.
Le prix moyen au comptant du blé dur ambré de l’Ouest canadien (CWAD) de grade no 1 à 13 % de protéines en Saskatchewan pour la campagne agricole 2022‑2023 a augmenté pour se situer à 475 $ la tonne.
Pour 2024‑2025, la superficie ensemencée en blé dur au Canada devrait augmenter légèrement pour atteindre 2,5 millions d’hectares (Mha) et les rendements devraient s’améliorer par rapport aux niveaux de 2023. La production totale devrait connaître une augmentation et s’élever à 5,4 Mt, tandis que l’offre devrait atteindre 5,9 Mt. On s’attend à ce que les exportations augmentent et atteignent 4,35 Mt, soit 1 % de moins que les niveaux moyens, en raison d’une concurrence accrue attribuable à la reconstitution des stocks en Europe et en Afrique du Nord. L’utilisation intérieure est estimée à 0,86 Mt et les stocks de fin de campagne devraient augmenter pour atteindre 0,7 Mt.
Le bilan mondial pour le blé dur devrait demeurer tendu en 2024‑2025. Au cours des cinq dernières années, la demande mondiale de blé dur s’est située en moyenne à 34,3 Mt, dépassant la production de 1,2 Mt. La production devrait quant à elle augmenter en 2024. Au moment de la rédaction du présent rapport, on s’attendait à ce que l’Union européenne (UE) produise 7,7 Mt, contre 7,1 Mt l’année dernière. Les pluies de décembre et les prévisions à long terme de précipitations accrues en Afrique du Nord en 2024 devraient favoriser les rendements de blé dur dans cette région. Le CIC s’attend à ce que la Russie porte sa production de blé dur à 2 Mt en 2024‑2025. Selon le rapport de l’USDA sur les superficies ensemencées, les superficies consacrées au blé dur de les États Unis devraient également augmenter en 2024. À 65 000 acres (26 300 hectares), celles‑ci affichent une hausse de 16 % par rapport aux niveaux de 2023, bien que les niveaux demeurent inférieurs à ceux de 2022.
Le prix moyen au comptant du blé CWAD no 1 à 13 % de protéines en Saskatchewan pour la campagne agricole 2024‑2025 devrait chuter à 400 $ la tonne. On s’attend toutefois à ce qu’une pression à la hausse soit exercée sur ces prix advenant un choc d’offre important.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur le blé dur note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 2 431 | 2 442 | 2 477 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 2 399 | 2 375 | 2 418 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,41 | 1,70 | 2,25 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 5 790 | 4 045 | 5 435 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur le blé dur note b | 2 | 25 | 25 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 6 360 | 4 479 | 5 910 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur le blé dur note c | 5 053 | 3 200 | 4 350 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur le blé dur note d | 192 | 200 | 200 |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 473 | 416 | 447 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur le blé dur note e | 898 | 829 | 860 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 409 | 450 | 700 |
Prix moyen ($/tonne) Note de bas de page sur le blé dur note g | 445 | 475 | 400 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Blé (à l’exclusion du blé dur)
Pour 2023-2024, la production canadienne de blé (à l’exclusion du blé dur) a diminué de 2 % par rapport à 2022‑2023 pour atteindre 27,9 Mt, malgré une augmentation de 8 % de la superficie ensemencée. Toutefois, la qualité de la récolte est excellente, la quasi‑totalité étant classée dans les deux catégories supérieures et présentant une teneur en protéines légèrement supérieure à la moyenne. Selon la CCG, en date du 20 décembre 2023, 67 % des échantillons étaient classés dans la catégorie CWAD n° 1 et 30 % dans la catégorie CWAD n° 2, et la teneur moyenne en protéines était de 13,8 %, ce qui est supérieur à la moyenne à long terme de 13,7 %.
L’offre totale devrait s’élever à 31,3 Mt, soit une baisse de 1 % par rapport à l’année précédente, limitée par des stocks de début de campagne restreints, qui, à 3,2 Mt, étaient inférieurs de 28 % aux niveaux moyens. Les prévisions d’exportation demeurent fixées à 20,0 Mt. Selon Statistique Canada, les exportations de blé (à l’exception du blé dur) d’août à fin novembre ont totalisé 6,9 Mt, soit 10 % de plus que pour la même période de l’année dernière, l’augmentation des expéditions vers l’Indonésie (+48 %), les États‑Unis (+58 %), le Japon (+11 %) et le Mexique (+39 %) compensant la baisse de celles destinées à la Chine (‑31 %). La CCG estime les expéditions de blé à 9,1 Mt pour la période d’août au 31 décembre, ce qui représente une augmentation de 12 % par rapport à la même période en 2022 et de 23 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
L’utilisation intérieure devrait se situer à 7,8 Mt, soit 1 % de moins qu’en 2022, et les stocks sont fixés à 3,5 Mt, soit 14 % de moins que les niveaux moyens.
Le dernier rapport World Agricultural Supply and Demand Estimates (WASDE) publié par l’USDA prévoit une augmentation de l’offre, des exportations, de la consommation et des stocks. L’offre mondiale de blé a augmenté de 3,6 Mt pour atteindre 1 056,5 Mt, en raison de l’augmentation des stocks en Ukraine et d’une production accrue en Russie, en Ukraine et en Arabie Saoudite. L’utilisation totale a connu une hausse de 1,8 Mt pour atteindre 796,5 Mt, en raison de l’utilisation fourragère et résiduelle accrue observée en Inde et dans l’UE. Les échanges prévus pour 2023‑2024 devraient connaître une hausse de 2,4 Mt pour atteindre 209,5 Mt, tandis que les stocks de fin de campagne devraient totaliser 260 Mt, contre 271,6 Mt l’année dernière.
Aux États‑Unis seulement, l’offre totale de blé a été réduite de 0,3 Mt pour se situer à 68,8 Mt en raison d’une révision à la baisse des stocks d’ouverture. Les échanges demeurent stables à 19,73 Mt, en baisse de 5 % par rapport à l’année précédente, et l’utilisation intérieure a enregistré une baisse de 0,02 Mt pour s’établir à 31,41 Mt. Les stocks de fermeture devraient continuer de se contracter de 0,3 Mt, tout en affichant une hausse de 13 % par rapport aux niveaux de 2022‑2023.
Le prix moyen au comptant en Saskatchewan du blé roux de printemps de l’Ouest canadien (CWRS) no 1 à 13,5 % de protéines pour la campagne agricole 2023‑2024 a été réduit à 345 $ la tonne.
En 2024-2025, la superficie ensemencée en blé au Canada devrait diminuer à 8,2 Mha, sous la pression de la baisse des prix et de l’offre mondiale relativement abondante. Cela représente une baisse de 3 % sur un an mais reste 5 % au-dessus de la moyenne des cinq dernières années ; à titre de comparaison, la superficie ensemencée en blé (hors blé dur) était la plus importante depuis plus de deux décennies en 2023 à 8,4 Mha. La superficie ensemencée en blé d’hiver est estimée à 593,3 hectares, tandis que celle du blé de printemps est projetée à 7,7 millions d’hectares.
Les rendements devraient se redresser, dans l’hypothèse de conditions météorologiques normales, et l’on s’attend à ce que la production totale atteigne 27,9 Mt et l’offre totale 31,5 Mt, soit une hausse de 1 % sur douze mois et de 3 % par rapport aux niveaux moyens. Les exportations sont estimées à 20 Mt, limitées par l’augmentation de l’offre mondiale. L’utilisation intérieure devrait atteindre 7,96 Mt, soit un peu moins que les niveaux moyens, et les stocks de fin de campagne devraient demeurer à 3,5 Mt.
Les premières projections du CIC font état d’une augmentation de la production en 2024‑2025, accompagnée d’une amélioration des rendements. Toutefois, les stocks devraient se contracter parallèlement à l’augmentation de la demande de blé destiné à la consommation alimentaire à l’échelle mondiale. La consommation totale devrait demeurer relativement stable en 2024‑2025, et l’on s’attend à ce que la hausse de l’utilisation alimentaire soit du même ordre que la diminution de l’utilisation fourragère. Les échanges sont évalués à 195,6 Mt, soit une baisse de 1 %, et les stocks devraient tomber à leur niveau le plus bas depuis six ans.
La superficie ensemencée en blé devrait diminuer de 1 % à l’échelle mondiale, mais la production devrait augmenter de 1 % pour atteindre 799 Mt. La superficie ensemencée dans l’UE devrait diminuer de 2 % en raison de fortes pluies, mais la production devrait atteindre 125,6 Mt, ce qui est relativement stable par rapport à la campagne de 2023‑2024. En Russie, les cultures de blé d’hiver sont entrées en dormance dans de bonnes conditions et avec beaucoup d’humidité. L’USDA estime que les semis de blé d’hiver de l’ États-Unis s’élèvent à 34,4 millions d’acres (13,9 millions d’hectares), ce qui représente une baisse de 6 % par rapport à l’année précédente, mais une augmentation de 3 % par rapport à 2022. Les pluies récentes ont également amélioré les conditions du blé d’hiver aux États‑Unis, en particulier dans les plaines du sud. À l’échelle du pays, le pourcentage de la superficie touchée par la sécheresse est passé de 36 % à 32 %. Le Kansas, où la sécheresse s’est obstinément prolongée au cours des deux dernières années, a vu le classement de son blé s’améliorer sensiblement en seulement cinq semaines. Au 12 janvier, le pourcentage de la récolte de blé d’hiver dont l’état était jugé « bon à excellent » a augmenté de 11 points pour atteindre 43 %. En définitive, la production de blé sera tributaire des conditions météorologiques, celles‑ci jouant un rôle déterminant à cet égard.
Le prix moyen au comptant du CWRS no 1 à 13,5 % de protéines en Saskatchewan devrait quelque peu baisser, mais rester relativement élevé au regard des tendances historiques. Il est actuellement fixé à 340 $ la tonne en moyenne pour la campagne de 2024‑2025.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur le blé (sauf blé dur) note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 7 844 | 8 496 | 8 248 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 7 683 | 8 307 | 7 904 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,72 | 3,36 | 3,52 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 28 545 | 27 909 | 27 861 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur le blé (sauf blé dur) note b | 64 | 100 | 100 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 31 702 | 31 257 | 31 461 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur le blé (sauf blé dur) note c | 20 612 | 20 000 | 20 000 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur le blé (sauf blé dur) note d | 3 258 | 3 200 | 3 200 |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 3 713 | 3 730 | 3 934 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur le blé (sauf blé dur) note e | 7 841 | 7 757 | 7 961 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 3 249 | 3 500 | 3 500 |
Prix moyen ($/tonne)Note de bas de page sur le blé (sauf blé dur) note g | 401 | 345 | 340 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur tous le blé note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 10 274 | 10 938 | 10 725 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 10 082 | 10 682 | 10 322 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,41 | 2,99 | 3,23 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 34 335 | 31 954 | 33 296 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur tous le blé note b | 65 | 125 | 125 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 38 063 | 35 737 | 37 371 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur tous le blé note c | 25 666 | 23 200 | 24 350 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur tous le blé note d | 3 450 | 3 400 | 3 400 |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 4 185 | 4 147 | 4 381 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur tous le blé note e | 8 739 | 8 587 | 8 821 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 3 658 | 3 950 | 4 200 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Céréales secondaires
Orge
Pour 2023-2024, la production canadienne d’orge est estimée à 8,9 millions de tonnes (Mt) par Statistique Canada, ce qui représente une baisse de 11 % sur douze mois et de 4 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. Cette situation s’explique principalement par des baisses de production notables en Alberta et en Saskatchewan, dues à des rendements nettement inférieurs. En conséquence, l’offre est estimée à 9,7 Mt, en baisse de 8 % sur douze mois et de 6 % par rapport à la moyenne. L’utilisation intérieure totale devrait s’élever à 6,2 Mt, soit une hausse de 3 % sur douze mois, en raison d’une augmentation de l’utilisation industrielle et de la stabilité de l’utilisation fourragère. Les exportations devraient s’élever à 2,8 Mt, soit une baisse de 28 % par rapport à l’année précédente et de 17 % par rapport à la moyenne, ce qui s’explique principalement par la diminution attendue des exportations de grains d’orge. Les stocks de fin de campagne devraient s’élever à 0,75 Mt, ce qui représente une hausse de 6 % sur douze mois et un niveau conforme à la moyenne.
Au cours des quatre premiers mois (août à novembre) de la campagne actuelle, le Canada a exporté 786 milliers de tonnes (kt) d’orge. Ce volume est nettement inférieur à ceux exportés pendant la même période au cours des trois dernières années et à la moyenne des cinq années précédentes. Il convient de préciser que les exportations en novembre ont été importantes et ont atteint 390 kt, ce qui représente près de la moitié des exportations totales. La principale destination des exportations d’orge canadienne était la Chine, qui représentait plus de 90 % du volume. La majorité des exportations restantes a été acheminée aux États‑Unis et une petite partie au Japon. Les exportations de malt au cours de la période de quatre mois se sont élevées à 184 kt, soit une augmentation de 11 % et de 4 % par rapport à l’année précédente et à la moyenne des cinq dernières années, respectivement. Celles‑ci étaient principalement destinées aux États‑Unis (55 % du total des exportations), au Japon (24 %), au Mexique (12 %) et à la Corée du Sud (7 %).
Le prix au comptant de l’orge fourragère dans la région des parcs d’engraissement de Lethbridge, en Alberta, a continué de baisser en décembre et se situait légèrement en dessous de 320 $ la tonne au cours de la première semaine de 2024, soit le niveau le plus bas depuis la fin d’avril 2020. En 2023‑2024, le prix moyen de l’orge prévu à Lethbridge devrait s’établir à 335 $ la tonne, soit moins que les sommets historiques observés au cours des deux années précédentes. Néanmoins, ce niveau reste historiquement élevé.
À l’échelle mondiale, le rapport de janvier sur l’offre et la demande publié par le département de l’Agriculture des États‑Unis (USDA) indique une baisse d’environ 1,0 Mt (2 %) de la production d’orge estimée pour 2023 dans l’UE et une augmentation de 0,2 Mt (3 %) en Ukraine, les perspectives d’exportation demeurant inchangées pour les principaux pays exportateurs d’orge et une augmentation de 0,1 Mt (5 %) étant prévue pour l’Ukraine. L’estimation de la demande mondiale a été abaissée de 0,8 Mt pour se situer à 145 Mt, contre 150 Mt enregistrées l’année dernière et constituant la moyenne des cinq dernières années. L’estimation des stocks mondiaux de fin de campagne a été relevée de 0,3 Mt pour se situer à 18 Mt, comparativement aux 20 Mt enregistrés l’année dernière et correspondant à la moyenne des cinq dernières années.
En 2024‑2025, la superficie d’orge canadienne devrait atteindre 2,8 millions d’hectares (Mha), soit une baisse de 5 % par rapport à l’année dernière et la superficie la plus faible en six ans, principalement en raison de l’hypothèse d’une baisse des rendements, de perspectives d’exportation moroses et d’une forte concurrence des autres cultures sur le plan de la superficie. La production devrait augmenter de 4 % pour atteindre 9,3 Mt, grâce à un retour à un potentiel de rendement normal. Les augmentations attendues en ce qui a trait à la production et aux stocks de début de campagne compenseront la baisse des importations et feront progresser l’offre de 4 %, pour se situer à 10,1 Mt. L’utilisation intérieure totale devrait augmenter en raison de l’accroissement de l’offre et de l’utilisation fourragère accrue. Les exportations devraient rester stables en raison de la forte concurrence des principaux pays exportateurs d’orge. Du fait de l’augmentation de l’offre, les stocks de fin de campagne devraient augmenter de 7 % pour atteindre 0,8 Mt, ce qui est également supérieur de 9 % à la moyenne des cinq années précédentes.
Le prix au comptant de l’orge fourragère à Lethbridge devrait s’établir à 310 $ la tonne, soit une baisse de 25 $ la tonne par rapport à l’année précédente et le prix le plus bas depuis quatre ans, même s’il reste supérieur aux niveaux enregistrés avant 2021‑2022.
À l’échelle mondiale, la production d’orge en 2024 au sein de l’UE, le plus grand exportateur d’orge au monde, devrait connaître une forte reprise par rapport à 2023. Aux États‑Unis, l’USDA prévoit une offre d’orge stable pour 2024‑2025, en raison des baisses attendues de la production et des importations, compensées par une augmentation des stocks de début de campagne. En outre, on prévoit une importante production d’orge en Australie et dans la région de la mer Noire pour la campagne de 2024‑2025.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur l'orge note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 2 851 | 2 963 | 2 820 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 2 636 | 2 699 | 2 570 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,79 | 3,30 | 3,61 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 9 987 | 8 896 | 9 280 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur l'orge note b | 26 | 80 | 30 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 10 556 | 9 685 | 10 060 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur l'orge note c | 3 882 | 2 780 | 2 750 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur l'orge note d | 115 | 319 | 319 |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 5 596 | 5 594 | 5 947 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur l'orge note e | 5 965 | 6 155 | 6 510 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 709 | 750 | 800 |
Prix moyen ($/tonne) Note de bas de page sur l'orge note g | 417 | 335 | 310 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Maïs
Pour 2023-2024, la production canadienne de maïs est estimée par Statistique Canada à 15,1 Mt, ce qui représente une hausse de 4 % sur douze mois et de 8 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. Ce résultat est principalement dû à une bonne production au Manitoba et en Ontario, attribuable à l’augmentation des superficies ensemencées au Manitoba et à l’amélioration des rendements moyens en Ontario. En raison d’une forte baisse des stocks de début de campagne qui compense l’augmentation de la production et des importations, l’offre devrait s’élever à 19,2 Mt, ce qui représente une légère baisse par rapport à l’année dernière et à la moyenne. L’utilisation intérieure totale devrait augmenter légèrement par rapport à l’année dernière en raison d’une augmentation prévue de la consommation fourragère et industrielle. Les exportations devraient totaliser 1,85 Mt, en baisse marquée sur douze mois en raison des perspectives d’augmentation de la production mondiale de maïs, mais elles demeureront supérieures à la moyenne sur cinq ans. Les stocks de fin de campagne devraient s’établir à 2,0 Mt, en hausse de 23 % par rapport au creux de 2022‑2023, mais demeurer inférieurs de 10 % à la moyenne.
Les importations de maïs en novembre ont atteint 430 kt, ce qui représente une hausse importante par rapport à octobre et à septembre, et porte le total des trois premiers mois de la campagne actuelle à 905 kt. Il s’agit en outre d’une augmentation substantielle par rapport aux 136 kt importées au cours de la même période de l’année dernière et à la moyenne quinquennale de 225 kt. Sur le total des importations, plus de 99 % provenaient des États‑Unis et plus de 95 % étaient destinés aux provinces de l’Ouest. Les exportations canadiennes de maïs en novembre ont également augmenté de manière importante par rapport à octobre et à septembre pour atteindre 205 kt, ce qui porte le total pour les trois mois à 290 kt, en baisse de 10 % sur douze mois, mais en hausse de 12 % par rapport à la moyenne. Les principales destinations du maïs canadien sont l’Irlande (40 % des exportations), les États‑Unis (38 %), le Royaume‑Uni (15 %), le Portugal (7 %) et les Pays‑Bas (1 %).
Le prix moyen au comptant du maïs à Chatham a continué à baisser en décembre et s’est établi sous la barre des 210 $ la tonne à la fin de la première semaine de 2024, soit le prix le plus bas en trois ans. En 2023‑2024, le prix moyen devrait être de 225 $ la tonne, le plus bas en quatre ans, en raison de la faiblesse des prix à terme du maïs aux États‑Unis.
En ce qui concerne l’offre et la demande de maïs américain en 2023‑2024, l’USDA a relevé les estimations de rendement et de production à des niveaux record. Les prévisions d’utilisation fourragère et industrielle intérieure ont été revues à la hausse, tandis que les prévisions concernant les exportations sont demeurées inchangées. Les prévisions relatives aux stocks de fin de campagne ont également été relevées à 55 Mt, contre 35 Mt l’année précédente et 42 Mt pour la moyenne quinquennale; il s’agit du niveau le plus élevé depuis cinq ans. La projection du prix moyen à la ferme a été légèrement abaissée à 4,80 dollars le boisseau (189 $ US la tonne), ce qui est nettement inférieur aux prix enregistrés lors des campagnes de 2022‑2023 et 2021‑2022, mais supérieur à ceux des campagnes de 2013‑2014 à 2020‑2021.
À l’échelle mondiale, les projections de production de maïs pour 2023‑2024 ont été relevées de près de 12 Mt (4 %) pour la Chine et abaissées de 2,0 Mt (2 %) pour le Brésil. Les perspectives d’exportation pour le Brésil ont été réduites de 1,0 Mt (2 %) et les projections d’importation pour l’UE ont été réduites de 1,0 Mt (4 %). L’estimation de la demande mondiale a été relevée de près de 4,0 Mt pour atteindre 1 201 Mt, contre 1 157 Mt l’année précédente et une moyenne quinquennale de 1 148 Mt. L’estimation des stocks mondiaux en fin de campagne a été relevée de 10 Mt pour atteindre 325 Mt, contre 301 Mt l’année dernière et 307 Mt pour la moyenne quinquennale.
En 2024‑2025, la superficie consacrée au maïs au Canada devrait se situer à 1,5 Mha, soit une baisse de 3 % sur douze mois en raison de la forte concurrence des autres cultures, mais elle devrait également augmenter de 1 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. La diminution de la superficie, combinée à un potentiel de rendement plus faible (sur la base de la moyenne quinquennale), entraînera une baisse de la production de l’ordre de 5 %, à 14,3 Mt. L’offre devrait quant à elle diminuer de 4 % et s’établir à 18,5 Mt, puisque la baisse de la production et des importations ne devrait être que partiellement compensée par une augmentation des stocks de début de campagne. L’utilisation intérieure totale devrait diminuer, en raison de la baisse de l’utilisation fourragère, et l’abondance attendue de la production mondiale de maïs devrait entraîner une diminution des exportations. On s’attend à ce que les stocks de fin de campagne demeurent inchangés, mais inférieurs à la moyenne.
Le prix du maïs à Chatham en 2024‑2025 devrait se situer à 230 $ la tonne, en hausse de 5 $ la tonne sur douze mois, en supposant principalement une augmentation de la valeur des contrats à terme de la nouvelle récolte de maïs au Chicago Board of Trade (CBOT).
Pour le maïs américain en 2024‑2025, l’USDA prévoit une offre record, car la attendue déclin de la production devrait être entièrement compensée par l’augmentation des stocks de début de campagne. L’utilisation totale ne devrait augmenter que légèrement, et les stocks de fin de campagne devraient atteindre des sommets sans précédent.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur de maïs note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 1 466 | 1 548 | 1 502 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 1 444 | 1 519 | 1 470 |
Rendement (tonnes par hectare) | 10,00 | 9,93 | 9,73 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 14 539 | 15 076 | 14 310 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de maïs note b | 2 147 | 2 500 | 2 150 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 19 431 | 19 203 | 18 460 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de maïs note c | 2 646 | 1 850 | 1 650 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de maïs note d | 5 327 | 5 400 | 5 400 |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 9 815 | 9 938 | 9 394 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de maïs note e | 15 158 | 15 353 | 14 810 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 1 628 | 2 000 | 2 000 |
Prix moyen ($/tonne)Note de bas de page sur de maïs note g | 300 | 225 | 230 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Avoine
Pour 2023-2024, Statistique Canada estime que la production canadienne d’avoine s’établira à 2,64 Mt, soit une baisse de 50 % par rapport à l’année précédente et de 35 % par rapport à la moyenne sur cinq ans. Cette situation est principalement attribuable à une baisse de la production dans les provinces des Prairies, ainsi qu’en Ontario et au Québec, en raison d’une forte diminution des superficies ensemencées et d’une importante baisse des rendements. L’offre devrait s’élever à 3,94 Mt, en forte baisse par rapport à l’année dernière et à la moyenne sur cinq ans, ce qui s’explique en grande partie par une diminution considérable de la production qui a plus qu’annulé les importants stocks de début de campagne. La demande totale, généralement destinée à l’alimentation animale et, dans une moindre mesure, aux exportations, devrait connaître une forte baisse sur douze mois, à la suite d’une diminution marquée de l’offre. Les stocks de fin de campagne devraient s’établir à 0,45 Mt, en forte baisse par rapport à l’année précédente et nettement sous la moyenne.
Au cours des quatre premiers mois (août à novembre) de la campagne actuelle, le Canada a exporté 595 kt d’avoine, ce qui représente une hausse de 8 % sur douze mois, mais une baisse de 16 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les exportations ont été vigoureuses en août, mais elles ont continué à diminuer au cours des mois suivants, probablement en raison de l’insuffisance de l’offre. Les principales destinations sont les États‑Unis (77 % des exportations), le Mexique (10 %) et le Chili (9 %), le reste étant surtout destiné au Japon, au Pérou et à la Corée du Sud. Les exportations de produits au cours de la même période ont atteint 184 kt, soit le niveau le plus bas depuis quatre ans. Les principales destinations des produits à base d’avoine sont les États‑Unis (92 % des exportations totales), le Mexique (6 %), le Japon et la Corée du Sud.
Le prix à terme de l’avoine au CBOT a affiché une baisse générale depuis le début de la campagne 2023‑2024. Toutefois, le prix moyen à terme pour la campagne agricole à ce jour, inférieur à 380 $CA la tonne, demeure supérieur d’environ 20 $CA la tonne à celui d’il y a un an. Les prix au comptant de l’avoine dans les Prairies canadiennes au cours de la même période se situent à environ 310 $ la tonne, soit une hausse d’environ 30 $ la tonne par rapport à l’année précédente. Le prix à terme moyen de l’avoine au CBOT devrait s’établir à 365 $ CA la tonne en 2023‑2024, soit une hausse notable sur douze mois en raison de l’insuffisance de l’offre d’avoine au Canada, malgré la baisse des prix des cultures en rangs prévue pour 2023‑2024.
Pour 2024‑2025, la superficie ensemencée d’avoine au Canada devrait augmenter de 27 % sur douze mois pour atteindre 1,3 Mha, principalement en raison des stocks de début de campagne limités et des rendements attrayants par rapport aux autres grandes cultures. Toutefois, cette superficie est inférieure de 9 % à la moyenne des cinq années précédentes. La production devrait augmenter de 41 % sur douze mois et se situer à 3,7 Mt, grâce à l’augmentation des superficies et au retour attendu à un potentiel de rendement normal. L’augmentation de la production devrait plus que compenser la forte baisse des stocks de début de campagne et entraîner une augmentation de l’offre de 6 %, à 4,2 Mt. L’augmentation de l’offre devrait quant à elle soutenir l’utilisation fourragère intérieure ainsi que les exportations, et faire augmenter les stocks de fin de campagne, qui devraient atteindre 0,55 Mt, soit une hausse de 22 % sur douze mois, mais une baisse de 12 % par rapport à la moyenne.
Le prix à terme de l’avoine au CBOT devrait s’établir à 325 $ CA la tonne, soit une baisse de 40 $ CA la tonne sur douze mois et le niveau le plus bas depuis quatre ans; il demeure toutefois nettement supérieur aux niveaux atteints avant 2021‑2022.
Aux États‑Unis, l’USDA prévoit une légère augmentation de l’offre d’avoine pour 2024‑2025, car une baisse attendue de la production est compensée par une augmentation des stocks de départ et des importations.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur d’avoine note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 1 593 | 1 023 | 1 300 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 1 402 | 823 | 1 075 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,73 | 3,20 | 3,45 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 5 226 | 2 636 | 3 705 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur d’avoine note b | 24 | 25 | 20 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 5 583 | 3 936 | 4 175 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur d’avoine note c | 2 671 | 2 500 | 2 600 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur d’avoine note d | 91 | 100 | 100 |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 1 460 | 778 | 824 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur d’avoine note e | 1 637 | 986 | 1 025 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 1 275 | 450 | 550 |
Prix moyen ($/tonne)Note de bas de page sur d’avoine note g | 346 | 365 | 325 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Seigle
Pour 2023‑2024, Statistique Canada estime que la production globale de seigle au Canada atteindra 358 Kkt, ce qui représente des diminutions respectives de 31 % et 8 % par rapport à l’année précédente et à la moyenne quinquennale précédente. Ces résultats sont attribuables à une diminution de la superficie ensemencée et à une baisse du rendement. L’offre s’établit à 464 kt, ce qui représente une baisse de 23 % sur douze mois attribuable à la forte diminution de la production qui a plus qu’annulé les importants stocks de début de campagne. Cela ne représente toutefois qu’une légère baisse par rapport à la moyenne sur cinq ans. La diminution de l’offre devrait entraîner une baisse de l’utilisation fourragère au pays par rapport à l’an dernier. On s’attend à ce que les exportations demeurent stables, même si la présente campagne agricole a commencé en force. Les stocks de fin de campagne devraient s’établir à 70 kt, ce qui représente une forte baisse par rapport à la campagne précédente, mais se compare à la moyenne sur cinq ans.
Les exportations de seigle canadien au cours des quatre premiers mois (août à novembre) de la campagne agricole en cours ont connu une baisse sur douze mois et se sont établies à 127 kt. Toutefois, ces niveaux demeurent nettement supérieurs à ceux des exportations au cours de la même période de l’année précédente et à la moyenne sur cinq ans. La presque totalité des exportations est destinée aux États‑Unis.
En 2023‑2024, le prix moyen du seigle dans les Prairies canadiennes devrait s’établir à 230 $ la tonne, ce qui représente une baisse sur douze mois attribuable à une diminution prévue des prix des cultures en rangs au cours de cette année.
Pour 2024‑2025, Statistique Canada a présenté ses estimations de la superficie ensemencée en seigle à l’automne 2023 en vue de la récolte de 2024‑2025. Le seigle d’automne représente environ 98 % de toutes les superficies ensemencées en seigle au Canada. En 2023, la superficie totale en seigle d’automne, qui est estimée à 170 000 hectares, accuse un léger recul par rapport à l’an dernier, car la forte diminution dans l’Est du Canada a plus qu’annulé l’accroissement de la superficie dans l’Ouest canadien. La superficie ensemencée en seigle d’automne en 2023 est également la plus faible en cinq ans, ce qui s’inscrit dans la tendance observée au cours des dernières années indiquant une diminution des superficies ensemencées en seigle dans l’Est et l’Ouest du Canada. La production totale de seigle devrait diminuer de 5 % par rapport à l’année précédente pour s’établir à 340 kt, en supposant un taux d’abandon normal et un potentiel de rendement moyen. La diminution des stocks de début de campagne et de la production entraînera une baisse de l’offre de l’ordre de 11 %, celle‑ci s’établissant à 412 kt. La diminution de l’offre devrait entraîner une baisse de l’utilisation fourragère intérieure et des exportations, et se traduire par une diminution des stocks de fin de campagne sur douze mois, qui atteindront 65 Mt.
Le prix moyen du seigle dans les Prairies canadiennes pour 2024‑2025 devrait être de 220 $/t, soit une baisse de 10 $/t par rapport à 2023‑2024, compte tenu des prix inférieurs des cultures en rangs prévus pour l’année.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur de seigle note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 237 | 178 | 175 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 152 | 116 | 106 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,42 | 3,09 | 3,21 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 520 | 358 | 340 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de seigle note b | 2 | 2 | 2 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 606 | 464 | 412 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de seigle note c | 199 | 198 | 183 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de seigle note d | 42 | 39 | 39 |
Provendes déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 244 | 140 | 108 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de seigle note e | 303 | 196 | 164 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 105 | 70 | 65 |
Prix moyen ($/tonne)Note de bas de page sur de seigle note g | 287 | 230 | 220 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des céréales mélangées note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 138 | 145 | 149 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 72 | 60 | 70 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,82 | 2,53 | 2,45 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 203 | 153 | 171 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des céréales mélangées note b | 0 | 0 | 0 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 203 | 153 | 171 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des céréales mélangées note c | 0 | 0 | 0 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des céréales mélangées note d | 0 | 0 | 0 |
Provendes déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 203 | 153 | 171 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des céréales mélangées note e | 203 | 153 | 171 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 0 | 0 | 0 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des total des céréales secondaires note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 6 286 | 5 855 | 5 946 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 5 705 | 5 217 | 5 291 |
Rendement (tonnes par hectare) | 5 34 | 5 20 | 5 26 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 30 475 | 27 118 | 27 805 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total des céréales secondaires note b | 2 199 | 2 607 | 2 202 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 36 378 | 33 440 | 33 277 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total des céréales secondaires note c | 9 397 | 7 328 | 7 183 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total des céréales secondaires note d | 5 574 | 5 858 | 5 858 |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 17 318 | 16 602 | 16 443 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total des céréales secondaires note e | 23 266 | 22 843 | 22 679 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 3 716 | 3 270 | 3 415 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Oléagineux
Canola
Pour 2023-2024, Statistique Canada (StatCan) estime que la production de canola atteindra 18,3 millions de tonnes (Mt), ce qui représente une légère baisse par rapport aux 18,7 Mt produites en 2022‑2023 et s’explique par des conditions d’humidité variables dans les principales régions productrices des Prairies. La répartition par province s’établit comme suit : la Saskatchewan a produit 9,7 Mt de canola, l’Alberta en a produit 5,4 Mt et le Manitoba, 3,1 Mt; le reste (0,1 Mt) a été produit ailleurs au Canada.
La qualité de la récolte de canola de cette année semble « normale à supérieure » à la normale, 96 % du canola soumis au Programme d’échantillons de récolte de la Commission canadienne des grains étant de grade no 1. Les 4 % d’échantillons de récolte restants étaient en très grande majorité de grade no 2, et une faible proportion était de grade no 3 ou de grade Échantillon. La teneur en huile est légèrement inférieure à la normale et s’établit en moyenne à 42,3 % sur la base des volumes de trituration et de la production d’huile d’août à décembre 2023, selon les données de Statistique Canada.
Les approvisionnements pour la campagne agricole sont estimés à 19,9 Mt, en légère baisse par rapport à 2022‑2023 (20,1 Mt) et à la moyenne sur cinq ans (21,5 Mt), la baisse de production ayant été atténuée par des stocks de début de campagne légèrement plus élevés. Les importations sont estimées à 0,1 Mt, en légère baisse par rapport à la campagne agricole précédente.
L’utilisation intérieure totale de canola devrait augmenter légèrement et la trituration de canola devrait atteindre un niveau record de 10,5 Mt, le secteur prenant de l’expansion pour répondre à la demande en énergie renouvelable des États‑Unis. Par rapport aux années précédentes, les semences et les pertes de manutention devraient continuer de représenter des volumes mineurs, tandis que la consommation fourragère, les déchets et les impuretés devraient diminuer considérablement.
Les exportations pour 2023‑2024 diminueront par rapport aux campagnes précédentes pour s’établir à 7,7 Mt, en réponse à l’accroissement de la trituration intérieure et à la concurrence exercée par l’importante offre mondiale d’huiles de soja et de palme. Les exportations sont concentrées dans quelques marchés clés, la vigueur et la stabilité de la demande chinoise de canola et de coproduits étant un facteur clé à surveiller.
Les stocks de fin de campagne sont estimés à 1,45 Mt, ce qui représente une légère baisse par rapport à l’an dernier et un recul de 58 % par rapport à la moyenne sur cinq ans; ces stocks devraient être suffisants pour soutenir un important rythme de trituration au début de la campagne agricole 2024‑2025. Le prix moyen simple pour le grade no 1 à Vancouver devrait s’établir à 720 $/t (ce qui est inférieur au prix de 857 $/t enregistré en 2022‑2023 et comparable à la moyenne sur cinq ans de 729 $/t), sous la pression de la chute des prix mondiaux de l’huile de soja.
En 2024‑2025, la superficie ensemencée en canola devrait diminuer légèrement pour atteindre 8,8 millions d’hectares (Mha) sous la pression exercée par la baisse des prix, les coûts d’intrants inchangés, un faible niveau d’humidité du sol à la fin de l’automne et un léger raffermissement attendu des prix du blé. L’hypothèse de rendements normaux soutient la prévision d’une production de canola légèrement plus élevée de 18,4 Mt. L’offre devrait croître légèrement pour atteindre 20,0 Mt puisque l’on s’attend à ce que les effets de la production plus élevée soient atténués par des stocks de fin de campagne plus faibles et des niveaux d’importation stables.
La demande totale devrait demeurer stable, la trituration intérieure étant estimée à un niveau prudent de 10,5 Mt. Cette prévision pourrait être révisée à la hausse en fonction de la rapidité à laquelle les usines actuellement en construction deviendront opérationnelles. Les exportations devraient demeurer stables à 7,7 Mt, cette projection étant tributaire de la taille de la récolte nationale de canola, de la force de la demande intérieure de trituration et de la concurrence provenant de l’offre mondiale d’oléagineux et d’huiles végétales. Les stocks de fin de campagne devraient chuter pour s’établir à 1,40 Mt, ce qui représente une baisse par rapport aux 1,45 Mt enregistrés en 2023‑2024 et à la moyenne quinquennale de 1,90 Mt. Le prix moyen simple pour le grade no 1 à Vancouver devrait être légèrement inférieur et s’établir à 680 $/t lors de la prochaine campagne agricole.
Les facteurs à surveiller sont : (i) la volatilité des prix mondiaux de l’huile végétale; (ii) les prévisions météorologiques en Amérique du Sud; (iii) le rythme de trituration au pays et la vigueur des exportations; (iv) l’importance de la demande de la Chine.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des total de canola note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée | 8 659 | 8 936 | 8 800 |
Superficie récoltée | 8 596 | 8 855 | 8 688 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,17 | 2,07 | 2,11 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 18 695 | 18 328 | 18 365 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total de canola note b | 126 | 100 | 100 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 20 149 | 19 934 | 19 915 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total de canola note c | 7 954 | 7 700 | 7 700 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total de canola note d | 9 961 | 10 500 | 10 500 |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 663 | 233 | 264 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total de canola note e | 10 689 | 10 784 | 10 815 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 1 506 | 1 450 | 1 400 |
Prix moyen ($/tonne) Note de bas de page sur des total de canola note g | 857 | 720 | 680 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Graines de lin
Pour 2023-2024, la production est estimée à 273 kt, en baisse de 42 % par rapport à 2022‑2023 (473 kt). Il s’agit de la plus faible production depuis 1967‑1968, ce qui s’explique par la diminution de la superficie ensemencée et des rendements. Les superficies ensemencées ont atteint un creux record de 0,25 Mha, et la superficie récoltée a été de 0,24 Mha. Les rendements se sont situés à 1,14 tonne par hectare (t/ha), contre 1,52 t/ha en 2022‑2023 et une moyenne sur cinq ans de 1,36 t/ha.
Les approvisionnements totaux sont estimés à 503 kt, comparativement à 567 kt en 2022‑2023 et à une moyenne de 568 kt au cours des cinq années précédentes, les stocks de début de campagne nettement plus élevés ayant atténué la baisse de production. L’utilisation intérieure totale devrait diminuer de 23 % en raison d’une forte baisse de la consommation fourragère, des déchets et des impuretés, ainsi que de la stabilité des autres utilisations. Les exportations devraient augmenter à 0,25 Mt grâce au renforcement de la demande mondiale et à la baisse des prix.
Les stocks de fin de campagne devraient chuter à 150 kt pour un ratio stocks‑utilisation de 43 %. Le prix moyen simple de la graine de lin no 1 en magasin à Saskatoon devrait s’établir à 570 $/t contre 635 $/t en 2022‑2023 et une moyenne sur cinq ans de 710 $/t.
Pour 2024‑2025, la superficie ensemencée en lin devrait chuter à 0,20 Mha, créant une superficie récoltée légèrement inférieure à 0,20 Mha. La production devrait s’élever à 250 kt, la baisse des superficies ensemencées étant partiellement compensée par des rendements plus élevés. Les approvisionnements devraient diminuer pour se situer à 410 kt en raison d’une baisse des stocks de début de campagne et de la production.
L’utilisation intérieure totale devrait diminuer légèrement pour atteindre 95 kt, tandis que les exportations sont estimées à 250 kt. Les stocks de fin de campagne devraient chuter pour atteindre 65 Mt, pour un ratio stocks‑utilisation de 19 %. Le prix moyen simple de la graine de lin no 1 en magasin à Saskatoon devrait s’établir à 570 $/t, ce qui est relativement stable par rapport aux estimations pour la campagne de 2023‑2024, mais inférieur à la moyenne sur cinq ans de 724 $/t.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur de graine de lin note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 315 | 247 | 200 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 312 | 239 | 196 |
Rendement (tonnes par hectare) | 1,52 | 1,14 | 1,28 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 473 | 273 | 250 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de graine de lin note b | 12 | 10 | 10 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 567 | 503 | 410 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de graine de lin note c | 215 | 250 | 250 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de graine de lin note d | n/d | n/d | n/d |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 121 | 84 | 76 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de graine de lin note e | 133 | 103 | 95 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 220 | 150 | 65 |
Prix moyen ($/tonne) Note de bas de page sur de graine de lin note g | 635 | 570 | 570 |
n/d : non disponible Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Soja
Pour 2023-2024, la production de soja est estimée à 7,0 Mt, en hausse de 0,4 Mt par rapport à l'année dernière et à la production moyenne sur cinq ans de 6,5 Mt. Les superficies plantées et récoltées étaient respectivement de 2,28 Mha et 2,26 Mha, tandis que les rendements étaient de 3,09 t/ha. Les approvisionnements totaux devraient augmenter de 7 % par rapport à l’année dernière pour s’établir à 7,8 Mt, mais être inférieurs de 3 % à la moyenne sur cinq ans (7,61 Mt), en raison de la hausse des stocks de début de campagne et de la stabilité des importations.
L’utilisation intérieure totale devrait diminuer légèrement malgré une légère hausse prévue de la trituration à 1,9 Mt, en raison de la forte baisse de la consommation fourragère, des déchets et des impuretés qui se sont établis à environ 0,33 Mt. Les exportations sont en hausse de 16 % par rapport à 2022‑2023 pour s’établir à 4,90 Mt et sont de 17 % supérieures à la moyenne sur cinq ans. Les stocks de fin de campagne devraient s’établir à 0,48 Mt, ce qui donnerait un ratio stocks‑utilisation de 6 %.
À Chatham, le prix moyen simple canadien du soja devrait chuter de 96 $/t par rapport à l’année dernière pour s’établir à 605 $/t, ce qui est inférieur à la moyenne sur cinq ans de 562 $/t.
Le département de l’Agriculture des États‑Unis (USDA) a abaissé ses prévisions relatives à la production mondiale d’oléagineux pour 2023‑2024 de 0,81 Mt par rapport au mois dernier, l’augmentation des rendements dans un certain nombre de pays producteurs d’oléagineux étant plus qu’annulée par une baisse attendue de 4,0 Mt de la production de soja brésilien. La production américaine de soja a été révisée à la hausse de 0,98 Mt dans le rapport World Agricultural Supply and Demand Estimates de janvier, l’augmentation des rendements de 0,4 t/ha ayant plus que compensé une baisse de 0,16 Mha de la superficie récoltée. Les stocks de fin de campagne ont augmenté d’un peu moins de 1,0 Mt pour atteindre 10,3 Mt, tandis que le prix à la ferme du soja a été ramené à 468 $ US/t, ce qui représente une baisse de 5,50 $ US/t par rapport au mois dernier. Les prix de l’huile et de la farine de soja sont estimés à 1 190 $ US/t et à 418 $ US/t, respectivement.
En 2024‑2025, la superficie ensemencée en soja devrait demeurer stable à 2,28 Mha, la constance des volumes de trituration et d’exportation, la baisse des prix du maïs et le taux d’humidité favorable du sol compensant la baisse des prix. En supposant des rendements moyens, la production devrait diminuer légèrement pour s’établir à 6,95 Mt, tandis que l’offre devrait légèrement augmenter pour atteindre 7,88 Mt, soit le troisième niveau le plus élevé jamais enregistré, et les stocks de début de campagne devraient afficher une légère hausse.
L’utilisation intérieure totale devrait augmenter faiblement en raison d’une hausse prévue de la consommation fourragère, des déchets et des impuretés qui devraient atteindre 0,35 Mt. L’utilisation intérieure devrait demeurer stable à 1,9 Mt, en raison d’une demande constante de soja destiné à l’utilisation alimentaire et combustible. Les exportations devraient augmenter légèrement pour atteindre 4,95 Mt, soit la deuxième valeur la plus élevée jamais enregistrée, par rapport aux 5,64 Mt expédiées hors du pays en 2018‑2019. Les stocks de fin de campagne devraient demeurer inchangés à 0,48 Mt, ce qui donnerait un ratio stocks‑utilisation de 6 %. À Chatham, le prix moyen simple canadien du soja devrait chuter de 35 $/t par rapport à l’année dernière pour s’établir à 570 $/t, ce qui est inférieur à la moyenne sur cinq ans de 602 $/t.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur de soja note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 2 135 | 2 279 | 2 280 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 2 118 | 2 261 | 2 272 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,09 | 3,09 | 3,06 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 6 543 | 6 981 | 6 950 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de soja note b | 461 | 450 | 450 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 7 291 | 7 807 | 7 875 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de soja note c | 4 221 | 4 900 | 4 950 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de soja note d | 1 768 | 1 900 | 1 900 |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 690 | 332 | 350 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur de soja note e | 2 694 | 2 432 | 2 450 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 376 | 475 | 475 |
Prix moyen ($/tonne) Note de bas de page sur de soja note g | 701 | 605 | 570 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des total des oléagineux note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 11 108 | 11 461 | 11 280 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 11 026 | 11 354 | 11 156 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,33 | 2,25 | 2,29 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 25 711 | 25 582 | 25 565 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total des oléagineux note b | 599 | 560 | 560 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 28 006 | 28 243 | 28 200 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total des oléagineux note c | 12 390 | 12 850 | 12 900 |
Alimentation et utilisation industrielle (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total des oléagineux note d | 11 729 | 12 400 | 12 400 |
Provendes, déchets et criblures (milliers de tonnes métriques) | 1 474 | 648 | 690 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des total des oléagineux note e | 13 515 | 13 318 | 13 360 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 2 101 | 2 075 | 1 940 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Légumineuses et cultures spéciales
Pois secs
En 2023-2024, les exportations canadiennes de pois secs pour la période d’août à novembre devraient atteindre 1,0 Mt (Mt), soit 8 % de moins que pour la même période l’année dernière. La Chine en a importé la plus large part jusqu’à présent avec 0,7 Mt. Après la Chine, les États‑Unis sont le principal débouché des exportations canadiennes de pois secs (0,07 Mt). Les exportations canadiennes totales de pois secs pour cette campagne agricole devraient chuter de 14 % pour se situer à 2,2 Mt, en raison de la diminution de l’offre canadienne et de la concurrence accrue exercée par la Russie sur le plan des exportations.
L’offre de pois secs canadiens devrait chuter de 17 %, car la production moindre est partiellement neutralisée par les stocks de début de campagne plus élevés. En raison de l’offre réduite, les stocks de fin de campagne devraient baisser fortement et continuer de soutenir les prix en 2023‑2024. Le prix moyen devrait être similaire à celui de 440 $/tonne enregistré en 2022‑2023, en raison des prix records enregistrés pour les pois verts, et ce, malgré la baisse des prix des pois jaunes. Le prix des pois verts devrait conserver une prime de 200 $/t sur les pois jaunes au cours de la campagne agricole comparativement à une prime de 65 $/t l’an dernier.
Le département de l’Agriculture des États‑Unis (USDA) estime la production américaine de pois secs à 0,82 Mt, soit une hausse de 17 % par rapport à 2022‑2023. Cette situation est attribuable à l’augmentation des superficies et à la hausse des rendements. Par conséquent, les exportations canadiennes de pois secs aux États‑Unis devraient s’élever à 0,26 Mt en 2023‑2024, ce qui est légèrement moins que l’an dernier.
En 2024‑2025, la superficie ensemencée devrait augmenter par rapport à 2023‑2024 pour totaliser 1,3 million d’hectares (Mha) du fait de bonnes perspectives de revenus par rapport à d’autres cultures. La production devrait augmenter de 19 % pour s’établir à 3,1 Mt, en raison du retour attendu à des rendements normaux. L’offre devrait atteindre 3,4 Mt en raison de la forte production. Puisqu’on s’attend à une hausse de l’offre exportable, les exportations devraient être supérieures à celles de 2023‑2024, et les stocks de fin de campagne devraient rester stables. Le prix moyen devrait être inférieur à celui de 2023‑2024 en raison de l’offre mondiale accrue.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des pois secs note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 1 363 | 1 233 | 1 300 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 1 348 | 1 200 | 1 270 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,54 | 2,17 | 2,44 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 3 423 | 2 609 | 3 100 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des pois secs note b | 35 | 40 | 30 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 3 797 | 3 146 | 3 400 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des pois secs note b | 2 562 | 2 200 | 2 300 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des pois secs note c | 737 | 676 | 700 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 498 | 270 | 400 |
Ratio stocks-utilisation | 15 % | 9 % | 13 % |
Prix moyen ($/tonne) Note de bas de page sur des pois secs note d | 440 | 440 | 350 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Lentilles
En 2023-2024, les exportations canadiennes de lentilles pour la période d’août à novembre ont totalisé 0,7 Mt, soit 17 % de moins que la quantité exportée au cours de la même période en 2022‑2023. L’Inde en a importé la plus grande partie à ce jour, soit 0,3 Mt. Le principal marché d’exportation après l’Inde est la Turquie, suivie des Émirats arabes unis. Les exportations totales de lentilles canadiennes pour 2023‑2024 devraient diminuer fortement pour s’établir à 1,6 Mt. On estime que l’offre de lentilles au Canada est inférieure de plus de 0,7 Mt à ce qu’elle était l’année dernière, en raison de la baisse des stocks de début de campagne et de la baisse de la production. Compte tenu de l’offre réduite et du recul des exportations, les stocks en fin de campagne devraient être nettement plus bas à la fin de la campagne agricole 2023‑2024.
Le prix moyen global devrait augmenter de 21 % par rapport à l’année dernière pour atteindre le niveau record de 990 $/t. Aux prix records pour tous les types de lentilles, à l’exception des lentilles vertes et rouges françaises, s’est ajoutée une répartition des grades supérieure à la moyenne. Par conséquent, les rabais accordés aux grades inférieurs de tous les types de lentilles ont été moindres. Les prix des grosses lentilles vertes no 1 devraient conserver une prime de 620 $/t sur le prix des lentilles rouges no 1 au cours de la campagne agricole, contre une prime de 405 $/t en 2022‑2023.
La production de lentilles aux États‑Unis est estimée à 261 milliers de tonnes (kt), en légère hausse par rapport à l’année précédente. Les exportations de lentilles canadiennes aux États‑Unis en 2023‑2024 devraient donc se situer à un niveau semblable à l’an dernier, soit 85 kt.
En 2024‑2025, la superficie ensemencée au Canada devrait augmenter de 8 % et totaliser 1,6 Mha. La production devrait augmenter fortement pour atteindre 2,2 Mt et, compte tenu des stocks de début de campagne plus faibles, l’offre devrait augmenter de 0,4 Mt pour s’établir à 2,3 Mt. Les exportations devraient être supérieures à celles de 2023‑2024 et s’établir à 1,8 Mt grâce à l’augmentation de l’offre exportable. Les stocks de fin de campagne devraient également augmenter pour atteindre 260 kt. En supposant une répartition moyenne des grades et des rabais sur les grades inférieurs, le prix global des lentilles devrait chuter de manière notable par rapport à 2023‑2024.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des lentilles note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 1 749 | 1 485 | 1 600 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 1 715 | 1 460 | 1 575 |
Rendement (tonnes par hectare) | 1,34 | 1,14 | 1,40 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 2 301 | 1 671 | 2 200 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des lentilles note b | 87 | 95 | 75 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 2 610 | 1 913 | 2 325 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des lentilles note b | 2 198 | 1 600 | 1 800 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des lentilles note c | 266 | 263 | 265 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 147 | 50 | 260 |
Ratio stocks-utilisation | 6 % | 3 % | 13 % |
Prix moyen ($/tonne)Note de bas de page sur des lentilles note d | 820 | 990 | 750 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Haricots secs
Pour 2023-2024, les exportations devraient être supérieures à celles de l’année précédente. L’UE et les États‑Unis devraient rester les principaux marchés des haricots secs canadiens, et de plus petits volumes seront exportés vers le Japon et le Mexique. En raison de la diminution de l’offre, les stocks de fin de campagne devraient être inférieurs à ceux de l’année précédente. Le prix moyen des haricots secs canadiens devrait s’établir à un niveau record de 1 190 $/t, en raison de la baisse de production et de l’offre réduite en Amérique du Nord.
L’USDA estime que la production totale de haricots secs aux États‑Unis (excluant les pois chiches) sera de 1,09 Mt, soit une baisse de 7 % par rapport à 2022‑2023. La diminution de la production américaine de haricots secs en raison d’une baisse de la production de pois blancs, de haricots pinto et de haricots rouges devrait continuer à soutenir les prix des haricots secs canadiens en 2023‑2024.
En 2024‑2025, la superficie ensemencée devrait augmenter de 5 % en raison de la réduction des stocks de fin de campagne et de rendements potentiels favorables par rapport à d’autres cultures, en particulier le soja et le maïs. La production devrait diminuer légèrement pour s’établir à 0,33 Mt, malgré l’augmentation des superficies ensemencées. On prévoit toutefois des rendements plus faibles, en supposant que les rendements reviennent à des niveaux moyens. L’offre devrait diminuer pour s’établir à 0,44 Mt, et les exportations et les stocks de fin de campagne devraient également être inférieurs à ceux de 2023‑2024. Le prix moyen des haricots secs au Canada devrait être inférieur à celui de l’année précédente en raison des prévisions d’une offre nord‑américaine plus importante.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des haricots secs note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 120 | 129 | 135 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 117 | 129 | 131 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,67 | 2,63 | 2,52 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 313 | 339 | 330 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des haricots secs note b | 70 | 75 | 75 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 523 | 494 | 435 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des haricots secs note b | 368 | 390 | 335 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des haricots secs note c | 75 | 74 | 75 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 80 | 30 | 25 |
Ratio stocks-utilisation | 18% | 6% | 6% |
Prix moyen ($/tonne)Note de bas de page sur des haricots secs note d | 1 165 | 1 190 | 1 140 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Pois chiches
Pour 2023-2024, les exportations devraient être inférieures à celles de 2022‑2023 et se situer à 120 kt. Les États‑Unis et la Turquie ont été les principaux débouchés pour les pois chiches canadiens jusqu’à ce jour. Les stocks de fin de campagne devraient être moins élevés que ceux de l’année précédente. Le prix moyen devrait augmenter à un niveau record de 1 060 $/t, en raison de la forte demande mondiale et des stocks de fin de campagne moins élevés.
Selon les estimations de l’USDA, la production américaine de pois chiches devrait atteindre 214 kt, soit une hausse de 28 % par rapport à 2022‑2023, en raison de l’amélioration des rendements et de l’augmentation des superficies.
En 2024‑2025, les superficies ensemencées devraient être supérieures à celles de l’année précédente puisque l’on s’attend à de bons rendements par rapport aux cultures concurrentes. Avec le retour attendu à des rendements normaux, la production devrait connaître une forte hausse pour atteindre 210 kt. L’offre devrait augmenter de 29 % par rapport à l’année dernière, la hausse de la production étant plus que compensée par des stocks de début de campagne moins importants. Les exportations devraient être supérieures à celles de l’année précédente et l’on s’attend à ce que les stocks de fin de campagne soient plus élevés. On prévoit un prix moyen plus faible que celui de 2023‑2024 en raison de la hausse attendue de l’offre mondiale.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des pois chiches note p | |
---|---|---|---|
Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 95 | 128 | 150 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 95 | 127 | 148 |
Rendement (tonnes par hectare) | 1,35 | 1,12 | 1,42 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 128 | 142 | 210 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des pois chiches note b | 42 | 45 | 45 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 325 | 214 | 275 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des pois chiches note b | 225 | 120 | 135 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des pois chiches note c | 73 | 74 | 75 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 27 | 20 | 65 |
Ratio stocks-utilisation | 9 % | 10 % | 31 % |
Prix moyen ($/tonne) Note de bas de page sur des pois chiches note d | 1 ,000 | 1 060 | 900 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Graines de moutarde
Pour 2023-2024, les exportations devraient légèrement diminuer par rapport à 2022‑2023 pour s’établir à 115 kt, mais les stocks de fin de campagne devraient connaître une forte augmentation en raison d’une offre accrue. Les États‑Unis et l’Union européenne devraient demeurer les principaux marchés d’exportation pour les graines de moutarde canadiennes. Compte tenu de l’augmentation des stocks due à l’augmentation de l’offre exportable, le prix moyen devrait chuter de 31 % par rapport aux prix observés en 2022‑2023, pour s’établir à 1 475 $/t.
En 2024‑2025, les superficies ensemencées devraient diminuer en raison des rendements et revenus inférieurs enregistrés l’année précédente. La production devrait être similaire à celle de 2023‑2024, soit 170 kt, compte tenu de l’amélioration attendue des rendements. L’offre devrait augmenter de 14 %, principalement en raison de l’augmentation des stocks de début de campagne. Les exportations devraient être plus élevées et atteindre 120 kt, tandis que les stocks en fin de campagne devraient être plus élevés que ceux de l’année précédente. On s’attend à ce que le prix moyen soit nettement inférieur à celui de 2022‑2023, bien qu’il représente le quatrième prix le plus élevé jamais enregistré.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des graines de moutarde note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 225 | 258 | 225 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 219 | 251 | 217 |
Rendement (tonnes par hectare) | 0,74 | 0,68 | 0,78 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 162 | 171 | 170 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des graines de moutarde note b | 11 | 7 | 7 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 189 | 217 | 247 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des graines de moutarde note b | 117 | 115 | 120 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des graines de moutarde note c | 33 | 32 | 32 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 40 | 70 | 95 |
Ratio stocks-utilisation | 26 % | 48 % | 63 % |
Prix moyen ($/tonne) Note de bas de page sur des graines de moutarde note d | 2 140 | 1 475 | 1 275 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Graines à canaris
Pour 2023-2024, les exportations devraient être inférieures à celles de l’année précédente. L’Union européenne et le Mexique devraient demeurer les principaux marchés d’exportation, suivis de l’Amérique du Sud. Les stocks de fin de campagne devraient se resserrer de manière importante, et le prix moyen devrait augmenter par rapport à celui de 2022‑2023 pour atteindre 935 $/t, soit le deuxième prix le plus élevé jamais enregistré.
En 2024‑2025, les superficies ensemencées devraient être supérieures à celle de l’année précédente en raison des bonnes perspectives de revenus des graines à canari comparativement aux autres cultures. La production devrait augmenter de 29 %, en se basant principalement sur une hypothèse d’amélioration des rendements. L’offre ne devrait que très peu augmenter en raison des faibles niveaux de stocks de début de campagne. Les exportations devraient demeurer inchangées en raison d’une offre similaire, et les stocks de fin de campagne devraient augmenter légèrement. Le prix moyen devrait être nettement plus bas que l’an dernier et se situer à 770 $/t.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des graines à canaris note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 118 | 104 | 110 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 117 | 103 | 108 |
Rendement (tonnes par hectare) | 1,36 | 1,09 | 1,34 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 159 | 112 | 145 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des graines à canaris note b | 0 | 0 | 0 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 213 | 172 | 175 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des graines à canaris note b | 146 | 135 | 135 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des graines à canaris note c | 8 | 7 | 5 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 59 | 30 | 35 |
Ratio stocks-utilisation | 39 % | 21 % | 25 % |
Prix moyen ($/tonne) Note de bas de page sur des graines à canaris note d | 900 | 935 | 770 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Graines de tournesol
Pour 2023-2024, les exportations devraient augmenter par rapport à l’année précédente et s’établir à 25 kt. Les stocks de fin de campagne devraient atteindre le niveau record de 180 kt. À ce jour, les États‑Unis sont demeurés le principal marché d’exportation pour les graines de tournesol du Canada. On s’attend à ce que le prix moyen diminue par rapport à 2022‑2023 pour s’établir à 575 $/t, principalement en raison de la baisse des prix des divers types d’oléagineux cultivés au Canada cette année.
Selon les estimations de l’USDA, la production de graines de tournesol aux États‑Unis a diminué de 19 % pour se situer en deçà de 1,0 Mt, principalement en raison d’une diminution des superficies ensemencées. On estime qu’environ 0,9 Mt de la production américaine de graines de tournesol est composée de graines de tournesol de type oléagineux, une proportion qui est nettement inférieure à celle de l’année dernière. La production de tournesol de confiserie aux États‑Unis a connu une forte augmentation cette année pour s’établir à 135 kt.
L’USDA prévoit que l’offre mondiale de graines de tournesol atteindra 62,3 Mt en 2023‑2024, à 63,8 Mt, ce qui est inférieur à l’offre de l’année dernière. Les exportations mondiales devraient diminuer de 27 % pour se situer 2,9 Mt, tandis que l’utilisation intérieure devrait augmenter légèrement et atteindre un niveau record de 56,3 Mt. Les stocks de fin de campagne mondiaux devraient diminuer de 22 % pour s’établir à 3,1 Mt.
Pour 2024‑2025, les superficies ensemencées devraient être inférieures à celles de 2023‑2024 en raison des moins bonnes perspectives de revenus comparativement à d’autres cultures concurrentes. La production devrait chuter à 78 kt en supposant des rendements normaux, et l’offre devrait être plus élevée pour s’établir à 293 kt. Les exportations devraient afficher une hausse (40 kt) et l’on s’attend à ce que les stocks de fin de campagne demeurent inchangés. Le prix moyen devrait être plus élevé qu’en 2023‑2024 en raison de la hausse des prix des produits de type oléagineux; toutefois, le prix des graines de tournesol de type confiserie au Canada devrait connaître une baisse.
2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025Note de bas de page sur des graines de tournesol note p | |
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Superficie ensemencée (milliers d'hectares) | 38 | 40 | 36 |
Superficie récoltée (milliers d'hectares) | 38 | 40 | 35 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,24 | 2,32 | 2,23 |
Production (milliers de tonnes métriques) | 84 | 92 | 78 |
Importations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des graines de tournesol note b | 40 | 35 | 35 |
Offre totale (milliers de tonnes métriques) | 242 | 278 | 293 |
Exportations (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des graines de tournesol note b | 22 | 25 | 40 |
Utilisation intérieure totale (milliers de tonnes métriques) Note de bas de page sur des graines de tournesol note c | 70 | 73 | 73 |
Stocks de fin de campagne (milliers de tonnes métriques) | 151 | 180 | 180 |
Ratio stocks-utilisation | 165 % | 183 % | 159 % |
Prix moyen ($/tonne) Note de bas de page sur des graines de tournesol note d | 800 | 575 | 630 |
Source: Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) |
Données historiques
On peut obtenir des données historiques sur les principales grandes cultures sous forme de tableur électronique en adressant un courriel à aafc.bulletin.aac@agr.gc.ca. Veuillez préciser les cultures, les campagnes agricoles et le format de fichier préféré.