Pour trouver des approches novatrices pour résoudre des problèmes, la collaboration est un excellent point de départ. Des producteurs, des partenaires et des chercheurs du laboratoire vivant collaborent pour élaborer et mettre à l’essai des pratiques de gestion dans les Prairies.
Le laboratoire vivant du Centre des Prairies (LV-CP), l'un des 14 laboratoires vivants du pays, englobe l'une des plus grandes régions agricoles traditionnelles du Canada. S’étendant principalement des zones de sols bruns du sud-est de l'Alberta aux zones de sols noirs à la frontière Saskatchewan-Manitoba, la région est connue pour son bétail et ses céréales. Le projet est axé sur les intérêts et les besoins des producteurs, et plus de 30 exploitations agricoles et ranchs y participent actuellement.
Les laboratoires vivants visent à élaborer et à mettre à l’essai des technologies novatrices et des pratiques agricoles avec des producteurs et d'autres partenaires du secteur dans des conditions réelles. Dans le cadre du Programme Solutions agricoles pour le climat (SAC) – Laboratoires vivants d'AAC, les objectifs consistent à réduire les émissions de GES et à séquestrer le carbone, tout en offrant d'autres avantages environnementaux comme l'amélioration de la qualité de l'air, du sol et de l'eau, et de la biodiversité. Les producteurs étant au cœur de chaque laboratoire vivant, leurs expériences et les connaissances qu’ils mettront en commun contribueront à accélérer l’élaboration et l’adoption de pratiques de gestion bénéfiques (PGB) et de technologies durables et respectueuses de l’environnement à la ferme pour faire face aux changements climatiques.
Le partenaire principal, le South of the Divide Conservation Action Program (SODCAP), a l'habitude de collaborer avec les éleveurs et l'industrie sur des projets de conservation : c’était une collaboration tout indiquée!
Le laboratoire vivant du Centre des Prairies se concentre sur des solutions adaptées à la région, les participants s'inspirant de leur paysage et de leur environnement locaux. La région des Prairies a une évolution qui lui est propre et des conditions climatiques extrêmes qui l’ont rendue incroyablement résiliente. Dans ce contexte, l'équipe cherche des moyens d'appliquer les stratégies d'adaptation présentes dans la nature aux systèmes agricoles actuels. Comment les participants peuvent-ils intégrer les atouts du paysage indigène — biodiversité, pérennité et pâturage bénéfique — dans leurs activités? Le LV-CP s’emploie actuellement à trouver des solutions novatrices.
« Les paysages exploités des Prairies produisent de la nourriture, stockent d'énormes quantités de carbone et offrent bien d’autres avantages environnementaux, malgré le climat extrême et très variable de la région.
La résilience des systèmes des Prairies dépend d'interactions complexes entre sols, plantes, animaux et humains. Les gestionnaires des terres doivent donc s'adapter, innover et tenir compte de leurs conditions locales. En tirant des leçons de leurs réussites et en misant sur celles-ci, nous pouvons améliorer la performance environnementale globale et la résilience du secteur agricole des Prairies afin de mieux relever les défis actuels. »
– Kelly Williamson, codirecteur exécutif du SODCAP
Les participants du LV-CP collaborent pour :
- Éviter de convertir les paysages indigènes et naturalisés à d'autres usages
- Gérer les répercussions du pâturage en comprenant comment la période, l'intensité et le repos touchent les pâturages indigènes et les parcours naturels cultivés
- Promouvoir l'utilisation de plantes vivaces pour restaurer et améliorer les pâturages et les prairies de fauche
- Comprendre les avantages des polycultures (plantation d'espèces diverses dans des terres de cultures annuelles) comme le fourrage pour le bétail
Le modèle d'innovation des laboratoires vivants utilise un processus de collaboration itératif pour élaborer, mettre à l’essai et mettre en œuvre les PGB. Les participants principaux aident à élaborer et à améliorer les pratiques et donnent leur avis sur les données dont auront besoin les autres producteurs des Prairies qui songent à les adopter.
« Les éleveurs du sud de la Saskatchewan cherchent les meilleures façons de gérer les mélanges de fourrages et d’herbes indigènes, explique Erika Stewart, une productrice participant au projet. Nous espérons que les données du projet produiront des mesures qui élargiront la discussion sur les avantages du bétail sur les terres agricoles. »
Des chercheurs d’AAC, d’ECCC, de l'Université de l'Alberta, de l'Université de la Saskatchewan, de l'Université de Waterloo, d'Études d'Oiseaux Canada et de la Fédération canadienne de la faune travaillent avec les producteurs pour quantifier les effets de la mise en œuvre de ces pratiques sur l'ensemble du système, notamment sur le carbone, la biodiversité et l'économie.
AAC est le principal partenaire financier de ce projet quinquennal, avec un financement de 8 M$ annoncé en 2022. Le Laboratoire vivant – Centre des Prairies (en anglais seulement) fait partie du réseau national de laboratoires du programme SAC – Laboratoires vivants.
Pour en savoir plus sur le projet Laboratoire vivant – Centre des Prairies (en anglais seulement).
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