Nouveau projet Agri-science en faveur des producteurs de céréales et de graines oléagineuses du Canada atlantique

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et l’Atlantic Grains Council (AGC) possèdent une riche histoire de collaboration avec les producteurs du Canada atlantique en matière de recherche. Constituée en 1984, l’AGC représente les producteurs de céréales et de graines oléagineuses et se concentre sur la recherche pour les cultures de blé, de maïs, de soja, d’avoine, d’orge et de pois. Jusqu’à présent, en 2024, plus de 270 000 acres d’orge, de canola, de céréales, de maïs, d’avoine, de seigle, de soja et de blé ont été semés dans le Canada atlantique.

Cette collaboration fructueuse se poursuivra avec le plus récent projet Agri-science conjoint annoncé en juillet 2024 par AAC, l’AGC et les gouvernements provinciaux du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.). Le programme Agri-science, dans le cadre du Partenariat canadien pour une agriculture durable, vise à accélérer l’innovation, au moyen du financement et du soutien d’activités scientifiques de précommercialisation et de la recherche au profit du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire et de la population canadienne.

AAC contribuera au projet à hauteur de plus de 3,8 millions de dollars au cours des 4 prochaines années. Des fonds supplémentaires proviendront de l’AGC et des gouvernements provinciaux des Maritimes. L’objectif du projet est de continuer à forger des partenariats solides entre les chercheurs et les producteurs du Canada atlantique afin de soutenir la production des céréales et des graines oléagineuses les mieux adaptées au changement climatique et de contribuer à accroître les débouchés commerciaux pour des produits de haute qualité.

« Nous sommes fiers de poursuivre ce partenariat extrêmement important avec les chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, l’Atlantic Grains Council et les producteurs du Canada atlantique. La recherche menée aide les producteurs à mieux s’adapter aux conditions climatiques et pédologiques uniques de la région et peut les aider à augmenter leur production et à rester compétitifs ».

Benoit Girard, directeur général de la Direction générale des sciences et de la technologie, région côtière, AAC.

Parmi les priorités du projet, on compte le réseau d’amélioration du rendement (RAR), l’agronomie à la ferme, le renforcement de l’adoption et le perfectionnement des systèmes de gestion des données. Le RAR a été mis sur pied en 2019 et s’est depuis transformé en un véritable moulin à partager des données précieuses et des pratiques de gestion bénéfiques entre des dizaines de producteurs des Maritimes. Le modèle du RAR aide les chercheurs et les agriculteurs à collaborer plus étroitement en vue d’obtenir de meilleurs rendements en utilisant efficacement les ressources dont ils disposent (compte tenu des quantités de pluie et d'ensoleillement que chaque champ reçoit selon les saisons). Dans le cadre du projet Agri-science, le RAR intégrera la recherche sur la séquestration du carbone et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La recherche agronomique en milieu réel se concentrera sur la gestion de l’azote avec l’évaluation de divers engrais à efficacité améliorée et d’outils biologiques qui aident les producteurs à utiliser les engrais plus efficacement. Les recherches menées par le Laboratoire vivant — Atlantique en 2023 pour une utilisation plus efficace des engrais sur les cultures de pommes de terre ont permis de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre et les chercheurs espèrent qu’il en sera de même pour les cultures de céréales et de graines oléagineuses.

Enfin, de renforcer l’adoption de pratiques de gestion durables et rentables tout en fournissant aux producteurs des données précieuses contribuera à améliorer la compétitivité des producteurs de céréales et de graines oléagineuses de l’Atlantique, ce qui garantira la durabilité du secteur et une meilleure sécurité alimentaire pour la population canadienne.

« Il s’agit d’une solution qui vient des Maritimes », déclare Roy Culberson, président de l’AGC. « Le point de départ, ce sont les producteurs qui choisissent d’investir dans leur avenir, collaborent avec l’ensemble du secteur et établissent des partenariats solides avec le soutien de nos partenaires des gouvernements fédéral et provinciaux. »

Le volet Projets du programme Agri-science accepte actuellement les demandes.

Un groupe de personnes se  tiennent debout, les unes à côtés des autres et sourient

De gauche à droite : Heather Russell (AGC), Neil Campbell (AGC), Roy Culberson (AGC), Heath MacDonald, député de Malpeque, Bloyce Thompson, ministre de l’Î.-P.-É., Robert MacDonald (AGC) et Caitlin Congdon (AGC) lors de l’annonce du financement, en juillet 2024.

Des cultures poussent dans un  champ

Essais de recherche agronomique « en damier » menés à la Ferme expérimentale de Harrington d’AAC.

 

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