Analyse sectorielle – Tendances du commerce électronique en France

Note : Ce rapport contient des données prévisionnelles basées sur les chiffres historiques.

Sommaire

La France était le huitième marché du commerce électronique en importance dans le monde (après l'Allemagne et le Canada) avec une valeur de 47,3 milliards de dollars américains (G$ US) (part de marché de 1,9 %) en 2020. Le taux de croissance a augmenté de 12,7 % par rapport à 29,3 G$ US en 2016. L'émergence de la pandémie de COVID-19 en 2020 a accéléré la croissance du secteur du commerce électronique en France, les ventes du commerce électronique ayant augmenté de 16,7 % par rapport à 40,5 G$ US en 2019.

De 2016 à 2020, la plus importante des catégories de produits du commerce électronique en France a été celle des aliments et boissons, affichant une augmentation appréciable du taux de croissance de 14,3 % (+35,1 % à partir de 8,9 G$ US en 2019) des ventes au détail, passant de 7,1 G$ US en 2016 à 12,1 G$ US et à la plus grande part de marché (25,6 %) en 2020. Le commerce électronique des aliments et des boissons a surtout profité de la réticence des consommateurs à se rendre dans les magasins, en plus de l'enthousiasme des consommateurs français pour les services « cliquer et ramasser ».

L'augmentation de la croissance du commerce électronique constatée en 2020 était due à l'accroissement de l'intérêt et de la pénétration des téléphones intelligents à titre de catégorie dynamique du commerce électronique mobile.

Les ventes en magasin étaient évaluées à 442,4 G$ US (part de marché de 89,3 %) par rapport à des ventes hors magasin de 53,2 G$ US (part de marché de 10,7 %) en 2020. Le commerce électronique en France était évalué à 47,3 G$ US (part de marché de 9,5 %) en 2020, et a connu le plus important taux de croissance, soit 12,7 %, par rapport à 29,3 G$ US en 2016 (+16,7 % par rapport à 40,5 G$ US en 2019).

En 2020, les aliments emballés ont enregistré 6,6 G$ US de ventes en ligne et ont connu un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 15,4 % par rapport à 3,7 G$ US en 2016 (+ 33,7 % par rapport à 5,0 G$ US en 2019). En comparaison, les ventes en magasin d'aliments emballés ont augmenté à un taux de croissance de 1,0 % (+ 1,9 % par rapport à 83,0 G$ US en 2019) à partir de 81,3 G$ US en 2016 jusqu'à 84,6 G$ US en 2020.

 

Situation socioéconomique

En 2020, la France a enregistré l'un des plus forts ralentissements économiques parmi les pays de la région, en raison de la pandémie de COVID-19. L'économie devrait connaître une reprise à moyen terme, soutenue par l'assouplissement des mesures de confinement, une politique monétaire accommodante et le plan de relance économique du pays. Le PIB réel de la France a diminué de 8,0 % en 2020 et devrait se redresser et connaître une augmentation de la croissance de 5,3 % en 2021.

En 2020, les exportations du pays se sont détériorées alors que la pandémie de COVID-19 se répandait dans le monde entier, provoquant des perturbations de la chaîne d'approvisionnement. La demande intérieure a ralenti et les importations ont aussi diminué à un rythme plus lent.

À la fin de 2020, l'Union européenne (UE) et le Royaume-Uni (R.-U.) ont conclu un accord de commerce et de coopération pour éliminer l'incertitude et maintenir le commerce entre les économies malgré le départ du R.-U. du marché unique et de l'union douanière de l'UE. En conséquence, l'abolition des droits de douane et des contingents sur les biens sera maintenue, mais des barrières non tarifaires sont désormais en place, ce qui devrait réduire considérablement le commerce des produits agroalimentaires entre les deux économies. Les petits et moyens exportateurs des deux côtés seront les plus touchés.

Données démographiques

La population totale de la France en 2020 s'élevait à 67,0 millions de personnes et devrait diminuer à 65,5 millions en 2025. En 2020, la population était composée d'hommes à 48,4 % et de femmes à 51,6 %, et l'âge médian était 42,3 ans. La France occupait le dix-septième rang mondial des pays à population urbaine, comptant 52,6 millions de personnes ou 80,9 % de la population habitant en région urbaine en 2020.

Malgré un taux de fécondité plus élevé que la moyenne de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), les couples français retardent le moment d'avoir des enfants, ce qui renforce la représentation des célibataires et des couples sans enfant dans les types de ménages. Le ménage français moyen est composé de 2,2 personnes. Le chef de ménage le plus courant était un homme âgé de 60 ans et plus, ayant fait des études secondaires et occupant un emploi non cadre. Le ménage moyen vivait dans une maison individuelle relativement grande d'au moins cinq pièces et de plus de 70 mètres carrés, habituellement construite dans les années 1970 ou avant.

La ligne de partage urbaine-rurale dans la société française devient de plus en plus notable. Les petites villes et les villages manquent de ressources et de financement de l'État, ont du mal à maintenir les infrastructures, à adopter les nouvelles technologies et à assurer des normes d'enseignement appropriées.

Revenu et dépenses des consommateurs

En 2020, le revenu disponible médian par ménage en France était de 48 635,8 $ US, ce qui représente une baisse du TCAC de 0,2 % par rapport à 49 041,50 $ US en 2016 et de −8,0 % par rapport à 52 860,80 $ US en 2019. Le pourcentage de ménages de la classe moyenne en France est resté stable, passant de 31,9 % en 2016 à 32,2 % en 2020.

Malgré les efforts du gouvernement pour améliorer la situation du marché du travail et la croissance de la productivité, le revenu par habitant en France devrait augmenter légèrement d'ici 2040. Un ensemble de réductions d'impôt mises en œuvre au cours des dernières années devrait stimuler le pouvoir d'achat des ménages français. Néanmoins, les contributions fiscales et les cotisations de sécurité sociale en pourcentage du revenu brut devraient rester parmi les plus importantes de la région, ce qui freinera la croissance du revenu disponible.

Un afflux d'immigrants et des changements dans le paysage économique et démographique devraient stimuler l'expansion de toutes les catégories de revenu d'ici 2040. La classe sociale E, celle du plus bas revenu, et les classes sociales à revenu élevé devraient connaître une croissance plus rapide d'ici 2040, offrant des possibilités aux entreprises qui proposent des biens et des services aux consommateurs aux deux extrémités de la répartition des revenus.

En 2020, le marché mondial du commerce électronique était évalué à 2,6 billions de dollars américains, ce qui représentait une augmentation de 22,2 % du TCAC à partir de 1,1 billion de dollars US en 2016. La Chine était le plus important marché du commerce électronique, évalué à 851,8 G$ US (part de marché de 33,2 %) en 2020, suivie par les États-Unis avec 705,7 G$ US (part de marché de 27,5 %) et le Royaume-Uni avec 117,6 G$ US (part de marché de 4,6 %).

La France était le huitième marché du commerce électronique en importance dans le monde (après l'Allemagne et le Canada) avec une valeur de 47,3 G$ US (part de marché de 1,9 %) en 2020. Le taux de croissance a augmenté de 12,7 % par rapport à 29,3 G$ US en 2016. L'émergence de la pandémie de COVID-19 en 2020 a accéléré la croissance du secteur du commerce électronique en France, les ventes du commerce électronique ayant augmenté de 16,7 % par rapport à 40,5 G$ US en 2019.

Dix plus importants marchés de détail du commerce électronique dans le monde, données historiques et prévisions, en millions de dollars américains au taux de change fixe de 2020
Pays 2016 2020 TCAC* (%) 2016-2020 Part du marché (%) en 2020 2021 2025 TCAC* (%) 2021-2025
Monde 1 149 569,9 2 566 482,2 22,2 100,0 2 853 976,1 4 388 739,2 11,4
Chine 338 507,9 851 794,1 25,9 33,2 932 279,3 1 358 170,5 9,9
États-Unis 337 051,3 705 745,9 20,3 27,5 767 678,9 1 200 898,7 11,8
Royaume-Uni 66 330,0 117 554,0 15,4 4,6 128 995,4 175 765,1 8,0
Japon 75 055,7 114 756,1 11,2 4,5 123 249,8 151 092,4 5,2
Corée du Sud 43 550,2 104 669,5 24,5 4,1 117 214,5 158 814,9 7,9
Allemagne 51 894,1 84 251,5 12,9 3,3 96 990,3 129 851,3 7,6
Canada 18 179,5 56 660,8 32,9 2,2 60 675,0 83 228,9 8,2
France 29 308,8 47 257,0 12,7 1,9 53 353,1 72 115,9 7,8
Inde 13 159,7 41 070,7 32,9 1,6 53 802,7 128 919,6 24,4
Russie 11 163,7 34 055,4 32,2 1,3 39 272,0 74 287,9 17,3

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

Le commerce électronique en France

Avant l'émergence de la pandémie (COVID-19) en 2020, le marché du commerce électronique, comme type de circuit de vente au détail en France, avait connu une croissance mesurée. Cependant, au cours de 2020, la valeur du circuit du commerce électronique a augmenté alors que les diverses mesures de confinement mises en œuvre ont limité l'accès et les achats des consommateurs en magasin, ce qui a stimulé la croissance du commerce électronique pour les articles essentiels d'épicerie et les articles non alimentaires, y compris les aliments frais, les aliments emballés et les boissons non alcoolisées, ainsi que les vêtements et les chaussures, l'électronique grand public et divers accessoires de maison et articles ménagers.

Alors qu'une croissance des ventes a été enregistrée dans toutes les catégories de produits du commerce électronique en 2020, des différences notables ont été constatées dans l'ampleur de la croissance des ventes. L'ampleur de la croissance des catégories a été associée à la disponibilité des produits dans les canaux de vente au détail en magasin, ainsi qu'à la capacité d'utilisation et de livraison du produit. Le commerce électronique des aliments et des boissons a surtout profité de la réticence des consommateurs à se rendre dans les magasins, en plus de l'enthousiasme des consommateurs français pour les services « cliquer et ramasser ».

On prévoit que le commerce électronique en France augmente à un TCAC de 7,8 % pour atteindre 72,1 G$ US d'ici 2025. Pour que la croissance du marché du commerce électronique en France se poursuive, les services de livraison du pays devront s'améliorer étant donné que 85 % des détaillants en ligne français ont dû augmenter leurs délais de livraison en raison de leur incapacité à répondre à la demande croissante durant la quarantaine et tout au long de 2020. En outre, les détaillants du commerce électronique doivent reconnaître l'importance et l'influence des médias sociaux comme circuit promotionnel pour créer des transactions sans heurts entre les consommateurs et leurs achatsNote de bas de page 1, si le commerce électronique aspire à maintenir un élan dans un circuit précédemment mature.

Aperçu du marché du commerce électronique et du commerce mobile

Principales tendances du marché

L'augmentation de la croissance du commerce électronique constatée en 2020 était due à l'accroissement de l'intérêt et de la pénétration des téléphones intelligents à titre de catégorie dynamique du commerce électronique mobile. La prolifération des téléphones intelligents et leur plus grande commodité qu'un ordinateur personnel pour accéder à Internet ont permis aux consommateurs de faire des recherches et des achats en ligne en toute sécurité. On estime que 60 % des consommateurs français ont utilisé le commerce mobile au moins une fois en 2020, ce qui indique qu'il est bel et bien arrivé dans le commerce de détail en FranceNote de bas de page 2. Cependant, malgré la récente prolifération et l'intérêt pour les téléphones intelligents, le commerce électronique est dominé par les transactions par ordinateur personnel principalement en raison des défis liés à la sécurité des paiements et aux données personnelles dans le cas des transactions mobiles.

Les détaillants du commerce électronique ont reconnu la valeur et l'importance du commerce mobile en 2020 en dotant leurs activités omnicanales d'applications conviviales pratiques. Parmi les innovations des applications du commerce mobile, on retrouve le partenariat entre Carrefour et Google Assistant, qui permet aux clients de faire leur épicerie en ligne à l'aide du service « cliquer et ramasser » dans une application, entièrement par reconnaissance de la voix. Une autre innovation utile en 2020 a été Simple Maps, une carte interactive indiquant aux utilisateurs l'emplacement des meilleurs détaillants, notamment ceux qui vendent des produits locaux et durables à proximité. Cette application s'est révélée particulièrement populaire auprès de ceux qu'on appelle locavores, dont le nombre a explosé en France depuis le début de la pandémie de COVID-19. De plus, Paylib a réduit ses frais de traitement pour les épiceries traditionnelles, ce qui a permis à l'épicier d'établir ses services à titre de solution de paiement de proximité de choix pour les innombrables petites épiceries indépendantes du pays et leurs clients. Toutefois, les détaillants du commerce électronique doivent continuer de combattre le manque de confiance général des consommateurs à l'égard de la sûreté et de la sécurité des paiements en ligne à partir d'appareils mobiles. Les principaux exploitants de paiement mobile et de portefeuille électronique peuvent donc créer des solutions susceptibles d'atténuer les inquiétudes des consommateurs français concernant le paiement en ligne.

La venue de la 5G devrait aussi être un important facteur de stimulation de la croissance du commerce mobile en France au cours des prochaines années. Malgré la publicité française au sujet de la nocivité possible du rayonnement 5G pour la santé humaine et du coût exorbitant de l'installation de la 5G dans la structure des entreprises de télécommunications mobiles, on peut s'attendre à ce que la bande passante plus large et la vitesse de connexion beaucoup plus rapide offertes par la 5G donnent un coup de pouce bienvenu à l'essor du commerce électronique mobile. En outre, selon Euromonitor, l'importance des médias sociaux comme lieu de commercialisation pour les entreprises qui participent au commerce électronique devrait aussi favoriser la croissance du commerce mobile en raison de l'importance croissante d'une transition transparente entre le marketing dans les médias sociaux et les achats en ligne au moyen d'applications. En effet, les stratégies de marketing dans les médias sociaux s'améliorent constamment, les appareils mobiles offrant plus de possibilités de convertir les clics en achats que les ordinateurs de bureau.

Le paysage numérique en France - possession d'appareils numériques

La COVID-19 a accéléré la numérisation de la France en 2020. Le nombre d'internautes se connectant à l'aide d'un ordinateur personnel, d'un téléphone cellulaire, d'une tablette ou d'un autre appareil a connu une croissance supérieure à la moyenne et la demande d'une vitesse Internet plus rapide a explosé, les consommateurs étant confinés (travail et socialisation) à domicile. Il faut dire que malgré le taux de pénétration élevé des téléphones intelligents, moins de 30 % des consommateurs français considèrent leur téléphone intelligent ou leur tablette comme leur appareil préféré pour faire des achats en ligneNote de bas de page 3.

Selon Euromonitor, il y avait 52,3 millions d'internautes en France en 2020, c'est-à-dire 85 % de la population du pays. Quelque 79 % de ces internautes ont utilisé un téléphone cellulaire pour accéder à Internet en 2020. Le nombre d'internautes en France devrait atteindre 61,2 millions en 2032, ce qui correspondra à 97 % de la population.

Malgré la récente hausse du nombre de téléphones cellulaires et de leur utilisation pour accéder à Internet, il reste des régions où la couverture doit être améliorée (par l'installation de fibres optiques, par exemple), puisqu'il existe de nombreuses zones non desservies en France, principalement dans les villages ruraux éloignés où les services de réseaux mobiles et de connexions Internet fixes ne sont pas offerts, ce qui touche une petite partie de la population totale. Selon Euromonitor, il s'agit d'un facteur important qui explique pourquoi le taux de connectivité de la France est inférieur à celui de la plupart des pays d'Europe du Nord, même si la COVID-19 a suscité une plus grande demande de forfaits Internet à haute vitesse en 2020, accélérant l'installation de la fibre optique en France. Les autres facteurs comprennent un rendement inférieur à la moyenne en matière de capacité financière et d'infrastructure.

Le déploiement de la 5G à l'échelle nationale d'ici 2030 devrait non seulement permettre des connexions Internet à vitesse de téléchargement plus rapide, une meilleure résolution vidéo et une plus grande disponibilité des forfaits de données illimitées à divers prix, mais aussi de mieux protéger le consommateur contre les attaques de piratage et d'hameçonnage. On s'attend à ce qu'en réaction à l'expansion de la 5G, les consommateurs pensent à limiter leur consommation numérique d'images et d'applications dans les années à venir, le concept de « sobriété numérique » gagnant du terrain en France.

En 2020, 96,7 % des ménages français possédaient un téléphone cellulaire (76,5 % des ménages possédaient un téléphone intelligent), mais seulement 32,0 % des ménages possédaient une tablette. Malgré le pourcentage plus élevé de ménages français qui possédaient un téléphone cellulaire, le pourcentage de ces ménages qui possédaient une tablette a connu le plus fort taux de croissance (27,2 %), passant de 12,2 % des ménages possédant une tablette en 2016 à 32,0 % des ménages en 2020. En 2025, le pourcentage des ménages qui possèdent un de ces appareils devrait augmenter, mais à un taux de croissance plus faible.

Possession d'appareils numériques en France, données historiques et prévisions (% des ménages)
Catégorie 2016 2020 TCAC* (%) 2016-2020 2021 2025 TCAC* (%) 2021-2025
Téléphone cellulaire 93,6 96,7 0,8 97,2 98,7 0,4
Ordinateur personnel (OP) 75,9 84,2 2,6 85,1 88,3 0,9
Ordinateur portatif 63,2 76,5 4,9 79,2 86,5 2,2
Téléphone intelligent 55,6 76,5 8,3 80,4 90,3 2,9
Tablette 12,2 31,9 27,2 37,9 60,0 12,2

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : taux de croissance annuel composé

Caractéristiques du consommateur numérique en France

L'apparition de la COVID-19 a poussé les consommateurs français à réévaluer leurs habitudes de consommation et à revoir leurs priorités en s'adaptant aux conditions inhabituelles de la pandémie. Comme les consommateurs ont passé plus de temps à la maison en 2020, les ventes en magasin ont fortement décliné, celles du commerce électronique ont augmenté et les consommateurs ont adopté plus volontiers les paiements numériques. Des consommateurs ont aussi réduit leurs dépenses pour faire face aux répercussions économiques de la COVID-19.

Les « locavores » (consumérisme durable; consommer moins tout en recherchant la qualité) sont devenus un nouveau groupe de consommateurs en 2020, même si leur présence était évidente dans le commerce de détail en France avant la pandémie. Parmi les types de produits recherchés par les locavores, on trouve les aliments et boissons artisanaux et biologiques, ainsi que les vêtements et chaussures et les meubles et accessoires de maison de conception et fabrication locales. La tendance locavore s'est renforcée dans un contexte de méfiance généralisée à l'égard des importations de produits de masse bon marché et de mauvaise qualité provenant de lointains pays étrangers, tandis qu'un certain sentiment de nationalisme patriotique inoffensif a incité les gens à vouloir apporter un soutien économique au développement durable des industries manufacturières localesNote de bas de page 4, en particulier celles liées aux produits agroalimentaires fabriqués localement. Parallèlement, un nationalisme alimentaire inspiré a continué de se répandre avec des messages comme « Achetez français », rendus populaires par des représentants gouvernementaux et des médias mettant en évidence les récents discours du président français Macron sur la nécessité de la souveraineté alimentaire en France et en EuropeNote de bas de page 5. De plus, avec la prévalence des restrictions de déplacement en raison de la COVID-19 et l'augmentation du temps passé à la maison qui en découle, les consommateurs français ont commencé à donner la priorité aux produits essentiels, alors que les tendances alimentaires indiquent un retour à l'essentiel, les consommateurs créant des plats à partir de produits naturels, non transformés, fabriqués et cultivés en France, demandant souvent des produits régionaux typiquesNote de bas de page 6.

Même si les portefeuilles numériques sont populaires dans d'autres pays européens, les portefeuilles numériques et les paiements de proximité ne se sont pas répandus en France. Dans le segment de niche des portefeuilles numériques, la hausse soudaine du nombre d'acteurs et le manque d'information le font paraître saturé aux yeux des consommateurs qui manquent de connaissance des produits et de sensibilisation, ce qui freine également son expansion. De nombreux consommateurs français, notamment les plus âgés, se méfient des portefeuilles numériques comme mode de paiement (en revanche, les entreprises de vente au détail et les fournisseurs de services acceptent de plus en plus les portefeuilles numériques) et le paiement mobile est largement réservé aux consommateurs familiers avec la technologie. Cependant, les paiements par carte bancaire sans contact ont connu une augmentation de fréquence, notamment lorsque le plafond est passé de 30 à 50 euros en mai 2020, afin d'encourager le mouvement d'abandon de l'argent comptant. Dans l'ensemble, les consommateurs français semblent plus attachés aux modes de paiement traditionnels.

Avant la COVID-19, Euromonitor a relevé les huit tendances suivantesNote de bas de page 7, considérées comme les plus importantes pour les consommateurs français interrogés, et susceptibles de continuer de faire partie de leur mode de vie et de leurs comportements à l'avenir, après la pandémie.

Recherche d'expériences
les consommateurs sont à la recherche d'expériences authentiques qui correspondent aux goûts, aux préférences et au mode de vie de chacun. Les restaurants virtuels s'adressent principalement aux millénariaux qui recherchent des repas simples et de grande qualité à prix abordables.
Mode de vie sain
la perception d'un mode de vie sain va au-delà de la simple santé physique pour représenter un point de vue global selon lequel l'alimentation, l'exercice, le bien-être mental et des questions plus générales liées au mode de vie sont considérés comme une entité à part entière. Avec la pandémie de COVID-19, la sécurité est devenue le « nouveau » bien-être, et les consommateurs choisissent des marques de confiance. Cela crée des possibilités pour la certification des aliments et les services alimentaires qui permettent un parcours plus transparent et plus fiable de la ferme à la table.
Déplacement des frontières du marché et produits locaux
la société française est de plus en plus diversifiée, en raison de l'augmentation du nombre de consommateurs de diverses origines ethniques. Cependant, les Français sont également fiers de leur mode de vie et des produits et services traditionnels. Par exemple, en raison de la baisse de la demande de certains produits (fromages) durant la pandémie, les préoccupations croissantes de l'industrie, du gouvernement et des consommateurs en matière de salubrité alimentaire ont entraîné une augmentation de la demande de produits locaux, ce qui a encouragé les intervenants des chaînes d'approvisionnement alimentaire à travailler ensemble pour soutenir leurs secteurs respectifs.
Magasinage réinventé
les consommateurs font maintenant leurs achats sur plusieurs plateformes et souhaitent entrer en contact avec les commerçants à tout moment et en tout lieu. Les applications d'épicerie en ligne comme Jow combinent des recettes, des recommandations et des commandes d'épicerie en ligne, répondant ainsi à une demande croissante de commodité, de services personnalisés et d'élimination des déchets grâce à des options de repas sur mesure.
Vie éthique
les Français s'intéressent de plus en plus aux questions environnementales et éthiques. Comme leurs homologues du monde entier, 69 % des répondants au sondage se disent préoccupés par les changements climatiques, et 65 % essaient d'avoir des incidences positives sur l'environnement par leurs actions quotidiennes. C'est particulièrement notable dans la génération du baby-boom (75 %).
Appauvrissement de la classe moyenne
l'écart de richesse en France est assez faible et s'est progressivement réduit, ce qui a entraîné une augmentation des ménages de la classe moyenne. Cependant, le revenu disponible moyen a diminué de 8 % de 2014 à 2019, ce qui, parallèlement à la hausse du coût de la vie, a rendu les consommateurs plus sensibles au prix. On s'attend à ce que la confiance des consommateurs subisse les répercussions de la pandémie, laquelle a touché la plupart des économies. L'intérêt croissant pour l'économie circulaire (produits d'occasion) est à noter.
Sophistication
même si les consommateurs français sont devenus plus sensibles aux prix, ils sont exigeants en matière de qualité. Étant des consommateurs relativement aisés, ils apprécient les produits à valeur ajoutée sur le plan de l'esthétique, de l'éthique et des caractéristiques techniques. Les deux tiers des millénariaux interrogés aiment essayer de nouveaux produits et services, et pas moins de 52 % des consommateurs du baby-boom préfèrent acheter moins de choses, mais de bonne qualité.
Consommateurs branchés
bien que la plupart des consommateurs admettent qu'ils seraient perdus sans Internet, seuls 28 % des consommateurs français préfèrent communiquer en ligne plutôt qu'en personne. Avant le confinement, seuls 54 % des consommateurs (mais 74 % de la génération Z) utilisaient des applications de messagerie téléphonique. Cependant, la COVID-19 a poussé plus de consommateurs en ligne, et beaucoup d'entre eux se sont tournés vers Internet et les applications téléphoniques pour faire des achats, socialiser et se divertir.

Marché du commerce électronique : ventes au détail

Les ventes au détail (en magasin et hors magasin) en France étaient évaluées à 496,0 G$ US en 2020, ce qui représente une augmentation du taux de croissance de 0,9 % par rapport à 478,4 G$ US en 2016. Les ventes en magasin étaient évaluées à 442,4 G$ US (part de marché de 89,3 %) par rapport à des ventes hors magasin de 53,2 G$ US (part de marché de 10,7 %) en 2020. Le commerce électronique en France était évalué à 47,3 G$ US (part de marché de 9,5 %) en 2020, et a connu le plus important taux de croissance, soit 12,7 %, par rapport à 29,3 G$ US en 2016 (+16,7 % par rapport à 40,5 G$ US en 2019).

Les ventes en magasin devraient demeurer la plus importante catégorie des ventes au détail avec des ventes de 505,1 G$ US comparativement aux ventes hors magasin de 79,0 G$ US. Le commerce électronique (72,1 G$ US) connaîtra de nouveau le plus important taux de croissance, soit 7,8 %, d'ici 2025.

Répartition des ventes au détail par catégorie (en magasin et hors magasin) en France, données historiques et prévisions, en millions de dollars américains, au taux de change fixe de 2020
Catégorie 2016 2020 TCAC* (%) 2016-2020 Part du marché (%) en 2020 2021 2025 TCAC* (%) 2021-2025
Commerce de détail 478 433,2 495 616,2 0,9 100,0 520 893,1 584 101,8 2,9
Ventes au détail en magasin 442 002,4 442 432,6 0,0 89,3 461 252,5 505 062,5 2,3
Ventes au détail hors magasin 36 430,8 53 183,6 9,9 10,7 59 640,5 79 039,3 7,3
Commerce électronique 29 308,8 47 257,0 12,7 9,5 53 353,1 72 115,9 7,8
Ventes directes 3 689,8 3 307,7 −2,7 0,7 3 645,1 4 411,9 4,9
Achats à domicile 2 654,6 2 011,1 −6,7 0,4 1 942,7 1 648,2 −4,0
Distributeurs automatiques 777,6 607,9 −6,0 0,1 699,6 863,3 5,4

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

Les ventes au détail du commerce électronique frontalier en France étaient évaluées à 47,3 G$ US en 2020, avec des ventes intérieures de 39,7 G$ US (part de marché de 84,0 %) et des ventes étrangères de 7,6 G$ US (part de marché de 16,0 %) en 2020. Il est à noter que le commerce électronique national et étranger a affiché un taux de croissance positif dans les données historiques et les prévisions. Cependant, le commerce électronique mobile a connu le taux de croissance le plus élevé dans les données historiques et les prévisions, de 24,3 % et 13,3 % respectivement.

Ventes au détail du commerce électronique (transfrontalier et mobile) en France, données historiques et prévisions, en millions de dollars américains, au taux de change fixe de 2020
Catégorie 2016 2020 TCAC* (%) 2016-2020 2021 2025 TCAC* (%) 2021-2025
Commerce électronique transfrontalier 29 308,8 47 257,0 12,7 53 353,1 72 115,9 7,8
Commerce électronique intérieur 25 227,9 39 673,2 12,0 44 449,2 58 748,7 7,2
Commerce électronique étranger 4 080,9 7 583,7 16,8 8 903,9 13 367,2 10,7
Commerce électronique mobile 4 689,4 11 199,9 24,3 12 804,8 21 130,0 13,3

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

De 2016 à 2020, la plus importante des catégories de produits du commerce électronique en France a été celle des aliments et boissons, affichant une augmentation appréciable du taux de croissance de 14,3 %, passant de 7,1 G$ US en 2016 à 12,1 G$ US et à la plus grande part de marché (25,6 %) en 2020.

En 2020, avec l'émergence de la COVID-19, l'isolement accru des ménages et la fermeture temporaire de services de restauration ont entraîné une hausse de la demande d'aliments et de boissons (+35,1 % à partir de 8,9 G$ US en 2019). Le fort taux de croissance dans la catégorie des aliments et boissons en 2020 est principalement attribuable à l'augmentation des services « cliquer et ramasser » (localement appelés « drive », étant donné que le ramassage se faisait traditionnellement en voiture) offerts par presque tous les épiciers et les détaillants de produits biologiques, puisque de nombreux consommateurs tentent de limiter leurs contacts avec les autres et d'éviter de faire leurs achats dans les magasins. Alors que le commerce électronique d'aliments et de boissons représentait l'option évidente pour les consommateurs en quarantaine, la demande dans cette catégorie est restée forte même après la levée des restrictions de quarantaine, parce que de nombreux consommateurs craignaient de faire leurs achats dans des épiceries bondées en raison du risque de contagion.

Bien que les ventes en ligne de produits d'épicerie pour livraison à domicile aient été relativement limitées avant l'émergence de la COVID-19, les services « cliquer et ramasser » offerts par plusieurs des principales chaînes d'épicerie moderne du pays (en particulier Leclerc et Intermarché) sont depuis longtemps très populaires et représentaient la majorité des ventes du commerce électronique d'aliments et de boissons en 2020. Le « drive » a plus de 5 000 points de retrait en France, ce qui en fait le pays qui compte le plus grand nombre et la plus grande couverture de points de retrait « cliquer et ramasser » dans le mondeNote de bas de page 8. Parmi les adopteurs les plus enthousiastes des services « cliquer et ramasser » au cours de cette période, on trouve les personnes âgées, un groupe de consommateurs qui était auparavant réticent à utiliser le « drive », ce qui révèle leur demande et leur intérêt pour la commodité en tant que tendance de consommation en 2020. En outre, même si les services « cliquer et ramasser » étaient déjà bien établis avant la pandémie, la livraison à domicile, comprenant l'étape supplémentaire de se faire livrer l'épicerie plutôt que de la ramasser au magasin, est aussi devenue attrayante pour les consommateurs, comme en témoigne la forte croissance de l'offre de livraison à domicile.

La pandémie a aussi donné lieu à une évolution populaire, l'apparition des services « cliquer et ramasser » pour les piétons (lancés par le chef de file de l'épicerie E.Leclerc à Lille en 2016), principalement chez les citadins qui cherchaient à magasiner près de chez eux plutôt que de conduire jusqu'à un hypermarché pour ramasser leurs commandes en voiture. De plus, la commodité et la plus grande variété de produits offerts par les services « cliquer et ramasser » pour les piétons ont constitué une motivation supplémentaire pour les jeunes consommateurs actifs de la classe moyenne supérieure qui utilisent rarement la voiture pour se déplacer dans le centre-ville.

E.Leclerc a gardé sa place de premier acteur du commerce électronique d'aliments et de boissons en France en 2020 et le détaillant le doit en grande partie à son statut d'épicier français le plus dynamique. Les épiciers rivaux en ligne qui offrent le « drive », comme Carrefour Drive, Auchan Drive et Le Drive Intermarché, ont également connu une demande accrue pour leurs produits et services et ont apporté les améliorations nécessaires à leur système logistique ainsi qu'à leur magasin en ligne respectifs en modifiant et en élargissant leur gamme d'aliments frais et produits localement pour répondre à la nouvelle demande des consommateurs.

La vente au détail d'épicerie au moyen du commerce électronique d'aliments et de boissons, en particulier à l'aide de services « cliquer et ramasser », devrait maintenir son rythme de croissance en 2021, étant donné que commander des produits en ligne pour les ramasser dans un point de retrait en voiture coûte moins cher que la livraison à domicile, est beaucoup moins fatigant et prend moins de temps que de passer une heure ou plus à faire des achats dans un hypermarché de 15 000 mètres carrés. Cela a fait du « drive » une option particulièrement populaire auprès des familles nombreuses, dont beaucoup aiment les promotions et les rabais que les détaillants proposent aux clients du « drive » sur leurs sites Web. Parallèlement, les services « cliquer et ramasser » offerts aux piétons devraient aussi se poursuivre au cours des prochaines années parce qu'ils répondent aux besoins de groupes de consommateurs importants comme les personnes âgées et les millénariaux, qui sont plus susceptibles que d'autres de vivre dans des zones urbaines densément peuplées et moins susceptibles de posséder une voiture ou d'en utiliser une régulièrement. En outre, pour les détaillants, se lancer dans le « drive piéton » représente un moyen de continuer à générer de la croissance dans leurs services « cliquer et ramasser » à un moment où le « drive » traditionnel s'approche du point de saturation.

Les innovations dans les services « cliquer et ramasser » devraient rester un aspect important du commerce électronique d'aliments et de boissons au cours des prochaines années, car ce service reste un élément très dynamique et en évolution rapide de la vente au détail d'épicerie en France. D'autres innovations proposées par les applications Jow et FlyMenu permettent aux consommateurs d'accéder à des « recettes à acheter » qui les aident à planifier leurs repas hebdomadaires et leurs listes d'achats et qui correspond à l'intérêt croissant des consommateurs pour la préparation de repas à la maison, à partir de rien, avec des ingrédients frais.

Dans la catégorie du commerce électronique d'aliments et de boissons, les aliments emballés représentaient environ 53,8 % des ventes en ligne et on estime que les 46,2 % restants provenaient des boissons (boissons chaudes, gazeuses ou alcoolisées) et des aliments frais (non transformés).

On s'attend à ce que les ventes au détail du commerce électronique d'aliments et de boissons continuent de croître (6,0 %) étant donné que les ventes d'aliments et de boissons devraient atteindre 17,1 G$ US et représenter 23,7 % des ventes totales du commerce électronique en 2025. Cette croissance continue est due à l'intérêt accru des consommateurs pour l'achat de produits comestibles en ligne et à l'utilisation accrue du commerce mobile.

Dans l'ensemble, les ventes du commerce électronique en France devraient atteindre 72,1 G$ US d'ici 2025, avec un TCAC de 7,8 %, même si le circuit a atteint un certain niveau de maturité en France avant 2020. Les détaillants du commerce électronique devront continuer à se concentrer sur les horaires de livraison et le marketing dans les médias sociaux pour continuer de connaître de la croissance à l'avenir.

Ventes au détail du commerce électronique (par catégorie de produits) en France, données historiques et prévisions, en millions de dollars américains, au taux de change fixe de 2020
Catégorie de produits 2016 2020 TCAC* (%) 2016-2020 Part du marché (%) en 2020 2021 2025 TCAC* (%) 2021-2025
Total du commerce électronique par catégorie de produits 29 308,8 47 257,0 12,7 100,0 53 353,1 72 115,9 7,8
Aliments et boissons 7 081,2 12 082,7 14,3 25,6 13 544,7 17 118,5 6,0
Autres produits 3 540,7 7 900,3 22,2 16,7 9 465,3 17 282,6 16,2
Vêtements et chaussures 5 628,4 7 508,6 7,5 15,9 8 432,0 9 721,4 3,6
Produits médiatiques 3 559,8 5 668,9 12,3 12,0 6 355,1 8 271,2 6,8
Électronique grand public 3 776,6 4 548,3 4,8 9,6 4 931,6 5 902,0 4,6
Accessoires de maison 1 455,8 2 338,1 12,6 4,9 2 609,1 3 396,3 6,8
Accessoires personnels et lunetterie 881,9 1 337,2 11,0 2,8 1 514,6 2 036,5 7,7
Soins de beauté et soins personnels 670,1 1 333,6 18,8 2,8 1 371,7 1 610,6 4,1
Appareils ménagers 764,9 1 147,6 10,7 2,4 1 307,8 1 527,7 4,0
Rénovation de la maison et jardinage 532,4 1 041,2 18,3 2,2 1 179,7 1 722,6 9,9
Jouets et jeux traditionnels 579,3 897,5 11,6 1,9 1 009,6 1 263,1 5,8
Soins des animaux de compagnie 310,7 537,6 14,7 1,1 574,9 812,3 9,0
Matériel de jeux vidéo 211,7 380,4 15,8 0,8 459,0 584,2 6,2
Santé des consommateurs 183,2 348,8 17,5 0,7 394,0 602,3 11,2
Soins à domicile 132,1 186,1 8,9 0,4 203,9 264,6 6,7

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

En 2020, les aliments emballés ont enregistré 6,6 G$ US de ventes en ligne et ont connu un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 15,4 % par rapport à 3,7 G$ US en 2016 (+ 33,7 % par rapport à 5,0 G$ US en 2019). En comparaison, les ventes en magasin d'aliments emballés ont augmenté à un taux de croissance de 1,0 % (+ 1,9 % par rapport à 83,0 G$ US en 2019) à partir de 81,3 G$ US en 2016 jusqu'à 84,6 G$ US en 2020.

Dans les sous-catégories du commerce électronique d'aliments emballés, les viandes et produits de la mer transformés, les produits laitiers, les produits de boulangerie, les confiseries et les sauces, vinaigrettes et condiments étaient les principaux articles d'épicerie achetés en ligne par les consommateurs français en 2020. Au total, ils représentaient 72,9 % des ventes en ligne d'aliments emballés, les viandes et produits de la mer transformés valant 1,8 G$ US (avec une part de marché de 26,7 %), les produits laitiers valant 1,3 G$ US (avec une part de marché de 20,3 %), les produits de boulangerie valant 854,1 M$ US (avec une part de marché de 13,0 %), les confiseries valant 526,7 M$ US (avec une part de marché de 8,0 %) et les sauces, vinaigrettes et condiments valant 319,0 M$ US (avec une part de marché de 4,9 %). De 2016 à 2020, il est à noter que les catégories des riz, pâtes et nouilles et des céréales pour petit déjeuner ont connu les plus fortes croissances, de 36,5 % et 23,9 % respectivement, tandis que la croissance des confiseries a atteint 36,5 %, celles des biscuits sucrés, barres tendres et collations aux fruits, 34,6 %, et celles des collations salées, 34,2 % de 2019 à 2020. Les autres catégories ont connu des taux de croissance allant du plus faible (32,1 %) au plus élevé (36,5 %), ce dernier ayant été enregistré pour les confiseries de 2019 à 2020.

Ventes au détail d'aliments emballés du commerce électronique, par catégorie, en France, données historiques, en millions de dollars américains, au taux de change fixe de 2020
Catégorie 2016 2017 2018 2019 2020 TCAC* (%) 2016-2020
Ventes d'aliments emballés en magasin 81 339,6 81 870,9 82 493,1 83 017,5 84 556,1 1,0
Total des ventes d'aliments emballés par commerce électronique 3 695,9 4 270,6 4 621,7 4 908,8 6 562,6 15,4
Viandes et produits de la mer transformés 944,1 1 164,5 1 270,5 1 313,2 1 752,0 16,7
Produits laitiers 820,2 888,7 947,0 999,1 1 333,1 12,9
Produits de boulangerie 512,7 568,4 594,6 640,1 854,1 13,6
Confiseries 289,8 327,4 359,2 385,8 526,7 16,1
Sauces, vinaigrettes et condiments 186,8 208,2 225,6 239,1 319,0 14,3
Fruits et légumes transformés 194,1 226,8 223,6 232,0 309,5 12,4
Plats cuisinés 153,1 175,2 204,6 221,9 296,0 17,9
Biscuits sucrés, barres tendres et collations de fruits 142,6 149,2 162,7 174,0 234,2 13,2
Aliments pour bébés 106,9 141,1 154,3 166,9 222,6 20,1
Collations salées 80,0 96,1 116,0 138,5 185,8 23,4
Crème glacée et desserts congelés 107,6 122,4 128,9 126,4 167,0 11,6
Huiles comestibles 50,9 66,9 77,6 79,3 105,8 20,1
Riz, pâtes et nouilles 28,9 41,6 49,3 75,2 100,3 36,5
Tartinades sucrées 42,4 47,6 52,1 59,3 79,1 16,9
Céréales pour petit déjeuner 22,0 28,0 37,0 38,9 51,9 23,9
Soupes 13,8 18,5 18,7 19,1 25,5 16,6

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

Les ventes au détail d'aliments emballés en magasin en France avaient une part de marché de 92,1 % en 2020 (taux de croissance de −0,7 % par rapport à la part de marché de 94,7 % en 2016), tandis que les ventes du commerce électronique avaient une part de marché de 7,1 % en 2020 (taux de croissance de +13,4 % par rapport à la part de marché de 4,3 % en 2016), en particulier grâce aux ventes « cliquer et ramasser ». Les catégories qui avaient la part de marché la plus importante en valeur comparativement aux ventes en magasin en 2020 étaient les aliments pour bébés (16,0 %), les viandes et produits de la mer transformés (11,4 %), les sauces, vinaigrettes et condiments (10,0 %), les huiles comestibles (8,9 %) et les fruits et légumes transformés (8,4 %). Les catégories dont les ventes au détail par commerce électronique ont connu le taux de croissance le plus élevé de 2016 à 2 020 étaient celles des riz, pâtes et nouilles (29,4 %), des céréales pour petit déjeuner (22,4 %), des soupes (21,9 %), des aliments pour bébés (20,9 %) et des collations salées (18,4 %).

Part des ventes au détail d'aliments emballés en magasin et par commerce électronique en France, en %, données historiques
Catégorie Type de point de vente 2016 2017 2018 2019 2020 TCAC* (%) 2016-2020
Ventes d'aliments emballés en magasin 94,7 94,2 93,8 93,6 92,1 −0,7
Total des ventes d'aliments emballés par commerce électronique 4,3 4,9 5,3 5,5 7,1 13,4
Huiles comestibles Magasin 95,1 93,6 92,7 92,7 90,9 −1,1
Commerce électronique 4,9 6,3 7,1 7,1 8,9 16,1
Plats cuisinés Magasin 95,9 95,6 95,2 94,9 93,7 −0,6
Commerce électronique 2,9 3,3 3,8 4,0 5,3 16,3
Sauces, vinaigrettes et condiments Magasin 93,6 93,0 92,5 92,2 90,0 −1,0
Commerce électronique 6,4 7,0 7,5 7,8 10,0 11,8
Soupes Magasin 98,0 97,2 97,1 96,9 95,8 −0,6
Commerce électronique 1,9 2,8 2,9 3,1 4,2 21,9
Tartinades sucrées Magasin 97,2 97,0 96,8 96,3 95,4 −0,5
Commerce électronique 2,7 2,9 3,1 3,5 4,4 13,0
Aliments pour bébés Magasin 92,5 90,0 89,0 88,0 84,0 −2,4
Commerce électronique 7,5 10,0 11,0 12,0 16,0 20,9
Produits laitiers Magasin 96,0 95,6 95,4 95,2 93,8 −0,6
Commerce électronique 4,0 4,4 4,6 4,8 6,2 11,6
Produits de boulangerie Magasin 96,3 96,0 95,8 95,6 94,6 −0,4
Commerce électronique 3,2 3,5 3,6 3,8 4,9 11,2
Céréales pour petit déjeuner Magasin 97,1 96,4 95,3 95,0 93,5 −0,9
Commerce électronique 2,9 3,6 4,7 5,0 6,5 22,4
Fruits et légumes transformés Magasin 92,6 91,8 92,0 92,0 90,4 −0,6
Commerce électronique 5,5 6,4 6,4 6,6 8,4 11,2
Viandes et produits de la mer transformés Magasin 91,2 90,1 89,5 89,4 87,1 −1,1
Commerce électronique 6,5 7,9 8,6 8,9 11,4 15,1
Riz, pâtes et nouilles Magasin 98,5 97,8 97,5 96,3 95,8 −0,7
Commerce électronique 1,5 2,2 2,5 3,7 4,2 29,4
Confiseries Magasin 94,8 94,4 94,0 93,6 92,1 −0,7
Commerce électronique 3,9 4,3 4,7 5,0 6,9 15,3
Crème glacée et desserts congelés Magasin 86,7 86,7 87,0 87,3 86,4 −0,1
Commerce électronique 4,8 5,3 5,4 5,4 7,0 9,9
Collations salées Magasin 97,0 96,6 96,1 95,5 94,3 −0,7
Commerce électronique 2,8 3,2 3,7 4,3 5,5 18,4
Biscuits sucrés, barres tendres et collations de fruits Magasin 95,2 95,1 94,7 94,4 93,0 −0,6
Commerce électronique 4,4 4,5 4,8 5,1 6,7 11,1

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : taux de croissance annuel composé

La restauration était un secteur limité du commerce électronique en France avec des ventes au détail de 4,2 G$ US en 2020, tout en représentant le plus fort taux de croissance, soit 40,9 % par rapport à 1,1 G$ US en 2016 (+ 14,4 % par rapport à 3,6 G$ US en 2019).

En ce qui concerne les effets de la COVID-19 dans l'industrie du commerce électronique de la restauration, les restaurants à service restreint sont ceux qui s'en sortent le mieux, car leur formule est adaptable et permet de répondre à l'évolution des besoins des consommateurs. De plus, les options de livraison à domicile ou de plats à emporter étaient déjà notables dans cette catégorie, en particulier la commande en ligne de pizzas et de hamburgers par des consommateurs de 15 à 35 ans. En outre, les restaurants à service restreint ont une part plus élevée de chaînes et disposent donc de plus importantes ressources en généralNote de bas de page 8.

Actuellement, la forte augmentation de popularité des services de livraison de plats à domicile (comme Deliveroo France, une entreprise de livraison d'aliments et une application qui permet aux clients de passer et de payer une commande au restaurant de leur choix et de se la faire livrer)Note de bas de page 9 signifie que se faire livrer des repas est pratiquement devenu un phénomène culturel en France, en particulier avec les restrictions mises en œuvre en raison de la COVID-19, les gens étant encoconnés à la maison pendant la durée des confinements qui se succèdent. Cela augure bien pour l'essor de la livraison à domicile dans le commerce électronique d'aliments et de boissons après la pandémie, même si le coût élevé de la logistique du dernier kilomètre à Paris et dans d'autres grandes régions urbaines françaises risque de rester un point de friction : des prix élevés pour les clients et une faible rentabilité pour les acteurs de la catégorie.

Le commerce électronique dans la restauration devrait continuer de connaître une croissance continue, mais à un taux moins élevé de 20,8 % puisque les ventes au détail devraient passer de 5,2 G$ US en 2021 à 11,0 G$ US en 2025. Euromonitor a signalé que les jeunes générations seront le moteur de la croissance du commerce électronique dans la restauration, étant donné qu'elles sont plus compétentes et plus à l'aise avec l'utilisation d'applications mobiles grâce auxquelles elles peuvent passer des commandes de leurs plats préférés.

Ventes au détail de biens et services par commerce électronique en France, par industrie, données historiques et prévisions, en millions de dollars américains, au taux de change fixe de 2020
Catégorie 2016 2020 TCAC* (%) 2016-2020 2021 2025 TCAC* (%) 2021-2025
Total du commerce électronique (biens et services) 88 596,5 128 294,7 9,7 150 895,1 225 584,3 10,6
Restauration 1 053,8 4 156,6 40,9 5 172,4 11 026,3 20,8
Hébergement 6 483,8 5 227,0 −5,2 7 051,6 9 912,3 8,9
Commerce de détail 36 453,0 65 799,9 15,9 75 414,8 115 669,0 11,3
Billets pour attractions et divertissements 1 809,4 1 005,7 −13,7 1 399,0 3 138,2 22,4
Transport 16 332,2 11 325,9 −8,7 15 692,1 25 856,0 13,3
Services de lecture en continu 1 709,4 4 303,4 26,0 5 322,6 7 160,2 7,7
Paiement de factures 5 049,2 11 431,7 22,7 13 923,9 19 883,9 9,3
Autre commerce électronique (biens et services) 19 705,7 25 044,6 6,2 26 918,8 32 938,5 5,2

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

En 2020, les ventes au détail en ligne de la restauration découlant d'achats par téléphonie cellulaire en France ont été évaluées à 2,8 G$ US (part de marché de 67,6 %), ce qui représente un taux de croissance de 51,4 % par rapport à 534,1 M$ US en 2016, suivis des achats par ordinateur personnel de 1,1 GS US (part de marché de 26,3 %) et des achats par tablette de 233,1 M$ US (part de marché de 5,6 %). Tous les types d'appareils ont connu une augmentation notable du taux de croissance au cours des cinq dernières années, l'émergence de la COVID-19 étant une influence dominante, et la croissance devrait se poursuivre, bien qu'à un taux plus faible.

Ventes au détail du secteur de la restauration par commerce électronique, par type d'appareil en France, données historiques et prévisions, en millions de dollars américains, au taux de change fixe de 2020
Catégorie 2016 2020 TCAC* (%) 2016-2020 2021 2025 TCAC* (%) 2021-2025
Total du commerce électronique dans le secteur de la restauration 1 053,8 4 156,6 40,9 5 172,4 11 026,3 20,8
Téléphone cellulaire 534,1 2 807,8 51,4 3 570,8 9 168,3 26,6
Ordinateur personnel 417,5 1 092,3 27,2 1 288,3 1 406,8 2,2
Tablette 95,1 233,1 25,1 281,8 372,7 7,2
Dispositif portable 7,1 20,7 30,7 26,6 52,2 18,4
Autres dispositifs à distance   2,7 NC 4,9 26,2 52,1

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : taux de croissance annuel composé

NC : Non calculable

Principales entreprises et marques du commerce électronique

Amazon.com inc. et Casino Guichard-Perrachon SA (à travers sa filiale Cdiscount et ses supermarchés) étaient les entreprises du commerce électronique dont les ventes ont été les plus importantes en France, atteignant 9,6 G$ US et 4,6 G$ US respectivement, représentant une part de marché combinée de 30,1 % en 2020. Galeries Lafayette SA a affiché la plus forte croissance, de 99,6 %, ses ventes passant de 79,8 M$ US en 2016 à 1,3 G$ US en 2020. Par contre, Apple inc. a connu le plus faible taux de croissance, de 3,0 %, passant de 873,8 M$ US en 2016 à 984,5 M$ US en 2020.

Amazon.com a été un chef de file sur le marché du commerce électronique en France. En 2020, son marché en ligne a enregistré une croissance plus lente, même si les ventes au détail ont atteint leur plus grande valeur. Comparativement, ses concurrents se sont concentrés sur le commerce électronique d'aliments et de boissons dans le paradigme de la vente au détail d'épicerie omnicanale. Amazon.com a connu d'importants problèmes logistiques au début du premier confinement en France, ce qui a permis à ses concurrents du marché en ligne, comme Fnac, Darty et Zalando, de mieux tirer parti de la demande croissante pendant les périodes de quarantaine et d'y répondreNote de bas de page 1.

L'environnement concurrentiel du commerce électronique au cours des prochaines années devrait être dominé par les marchés en ligne, les marchands tiers devant rester la principale source de ventes dans le circuit. Bien qu'Amazon et d'autres marchés tiers dignes de mention aient enregistré une croissance des ventes inférieure à la moyenne au cours de 2020, on s'attend à ce que le modèle de marchés tiers et de marchands tiers ainsi que leurs partenariats continuent de connaître un franc succès au cours des prochaines années. Par exemple, le récent partenariat d'Amazon avec Monoprix/Casino et la Maison de la Presse est représentatif du potentiel de croissance continue du marché en ligne, alors que le géant américain du commerce électronique prévoit l'ouverture de son onzième entrepôt en France en 2021Note de bas de page 1.

D'autres entreprises de commerce électronique de premier plan, comme l'épicier E.Leclerc, ont atteint le troisième rang des ventes au détail, avec 3,9 G$ US de ventes en 2020, et ont profité de la popularité de leurs services « drive » en particulier (et de leurs récents services « cliquer et ramasser » pour piétons). Leur succès a été attribué à leur leadership dynamique en matière de diversification et d'innovation dans leur réseau national de supermarchés et d'hypermarchés, essentiel à leurs services « cliquer et ramasser »Note de bas de page 8.

Dix principales entreprises de commerce électronique en France, valeur au détail (PVD) selon les données historiques excluant la taxe de vente, en millions de dollars américains, au taux de change fixe de 2020
Entreprise 2016 2017 2018 2019 2020 TCAC* (%) 2016-2020
Total 29 308,8 33 206,9 37 390,9 40 494,4 47 257,0 12,7
Amazon.com inc. 5 245,3 6 283,1 7 497,0 8 805,7 9 610,4 16,3
Casino Guichard-Perrachon SA (Cdiscount et supermarchés) 3 467,5 3 829,3 4 267,3 4 497,1 4 637,4 7,5
E.Leclerc 2 693,7 2 901,6 3 098,8 3 318,9 3 860,9 9,4
Vente-privee.com SAS 1 126,9 1 338,0 1 829,2 2 245,6 2 324,9 19,8
Fnac Darty SA 1 595,3 1 733,2 1 887,7 2 048,7 2 270,9 9,2
Groupe Auchan (SA) 1 384,7 1 449,3 1 486,7 1 492,9 1 731,4 5,7
Carrefour SA 846,3 970,3 1 104,8 1 255,3 1 481,6 15,0
Galeries Lafayette SA 79,8 96,7 1 135,0 1 209,0 1 267,5 99,6
Apple inc. 873,8 840,6 830,8 930,8 984,5 3,0
ITM Entreprises SA 459,9 527,1 568,2 642,1 819,8 15,5

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

Les marchands tiers (Amazon.com inc.) et Amazon (Amazon.com inc.) sont les principales marques de commerce électronique en France avec une part de marché de 10,7 % et 9,7 % respectivement. Les marchands tiers (Amazon.com inc.) ont connu le plus fort taux de croissance (8,6 %) étant donné que la part de marché a augmenté de 7,7 % en 2016 à 10,7 % en 2020. Par contre, Cdiscount (Casino Guichard-Perrachon SA), un marchand non alimentaire, a connu la plus importante baisse du taux de croissance (6,9 %) alors que la part de marché a diminué de 7,2 % en 2016 à 5,4 % en 2020.

Dix principales marques sur Internet (commerce électronique) en France, valeur au détail (PVD) excluant la taxe de vente selon les données historiques, par part de marché (%)
Marque 2016 2017 2018 2019 2020 TCAC* (%) 2016-2020
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Marchands tiers (Amazon.com inc.) 7,7 8,7 9,8 11,3 10,7 8,6
Amazon (Amazon.com inc.) 10,2 10,3 10,3 10,4 9,7 −1,2
Leclerc (E.Leclerc) 9,2 8,7 8,3 8,2 8,2 −2,8
Cdiscount (Casino Guichard-Perrachon SA) 7,2 6,8 6,9 6,2 5,4 −6,9
Marchands tiers (Vente-privee.com SAS) 3,8 4,0 4,9 5,5 4,9 6,6
Marchands tiers (Casino Guichard-Perrachon SA) 4,6 4,6 4,4 4,8 4,3 −1,7
Carrefour (Carrefour SA) 1,9 2,0 2,0 2,3 2,4 6,0
Fnac (Fnac Darty SA) 2,9 2,6 2,4 2,3 2,2 −6,7
Auchandrive (Auchan Group SA) 2,5 2,4 2,2 2,0 2,0 −5,4
La Redoute (Galeries Lafayette SA)     2,0 2,0 1,7 −7,8 (2018-2020)

Source : Euromonitor International, 2021

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

Possibilités et défis pour les fournisseurs canadiens

Possibilités

Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (AECG)

L'AECG a été signé le 30 octobre 2016 et est entré en vigueur (application provisoire) le 21 septembre 2017. Il offre au Canada un accès préférentiel au deuxième marché importateur de produits du monde ainsi qu'au deuxième plus important partenaire commercial du Canada.

Dans chaque province et territoire, l'AECG offre aux exportateurs un avantage concurrentiel par rapport aux exportateurs d'autres pays n'ayant pas conclu d'accord de libre-échange avec l'UE pour certains produits. L'AECG élimine les droits de douane sur presque toutes les exportations et donne accès à de nouveaux débouchés commerciaux. Les exportateurs profitent aussi de meilleures conditions d'exportation, notamment :

  • Renforcement des droits de propriété intellectuelle
  • Règles d'accès au marché plus transparentes.

Renseignez-vous sur l'Accord économique et commercial global (AECG) et sur les avantages qu'il peut offrir à votre entreprise.

En outre, les médias sociaux ont été reconnus comme étant un circuit promotionnel qui permet de trouver des consommateurs et d'interagir avec eux. De plus, les détaillants français devraient continuer d'utiliser les médias sociaux comme plateforme centrale de leurs activités et leur identité en ligne.

Les médias sociaux donnent aux détaillants et aux exportateurs la possibilité d'établir et de renforcer leur présence en ligne afin de créer des transactions sans heurts entre le consommateur et le fournisseur. Les exportateurs agroalimentaires et les fournisseurs à valeur ajoutée du Canada peuvent les utiliser à leur avantage en créant des partenariats non seulement avec le consommateur français, mais aussi avec les détaillants du commerce électronique et les sites Web des marchés de la France pour étendre leur présence en ligne et maximiser leurs ventes en ligne, dans le but de promouvoir et de tirer parti des marques distinctes du Canada.

Défis

Bien que la plupart des détaillants du commerce électronique soient satisfaits de leurs activités malgré les diverses restrictions et les fermetures imposées, ils doivent savoir que leur croissance dans ce circuit commençait à devenir mature avant le début de la COVID-19. C'est pourquoi les fournisseurs canadiens potentiels doivent continuer de miser sur la qualité et les aspects distinctifs inhérents à la marque Canada et de les mettre en valeur afin de maintenir la pertinence et l'intérêt d'un circuit possiblement en déclin.

Pour de plus amples renseignements

Le Service des délégués commerciaux du Canada :

Les délégués commerciaux internationaux peuvent fournir à l'industrie canadienne une expertise de terrain concernant les potentiels de marché, les conditions actuelles et les contacts d'affaires locaux, et sont un excellent point de contact pour obtenir des conseils à l'exportation.

Plus de renseignements sur les marchés agroalimentaires :

Renseignements sur les marchés internationaux de l'agroalimentaire
Découvrez l'agriculture mondiale et les débouchés agroalimentaires, consultez la liste complète des analyses des marchés mondiaux, les tendances des marchés et les prévisions, et renseignez-vous sur les accords de libre-échange du Canada.

Service d'information sur les marchés agroalimentaires
Les entreprises canadiennes du secteur des produits agroalimentaires et des produits de la mer peuvent profiter d'un service personnalisé de rapports et d'analyses, et s'inscrire à notre liste de distribution pour recevoir les plus récents rapports directement dans leur boîte de réception.

Pour en savoir plus sur les industries agroalimentaires du Canada :

Secteurs agricoles du Canada
Aliments transformés et boissons, aide relative aux exigences réglementaires, processus d'approbation réglementaire, réglementation du secteur, Loi sur le commerce des spiritueux.

Ressources

  • Business of Apps. Deliveroo Revenue and Usage Statistics (2021). Iqbal, Mansoor. Mis à jour le 23 juillet 2021
  • Euromonitor International. Country economic profile – Economy, Finance and Trade: France. Country Report. Mars 2021
  • Euromonitor International. E-commerce in France. Country Report. Mars 2021
  • Euromonitor International. Mobile e-commerce in France. Country Report. Mars 2021
  • Euromonitor. Digital landscape in France. Country Report. Avril 2021
  • Euromonitor International. Food and drink e-commerce in France. Country Report. Mars 2021
  • Euromonitor International. Retailing in France. Country report. Mars 2021
  • Euromonitor International. E-commerce (goods and services) in France. Country report. Avril 2021
  • Euromonitor International. Packaged Food in France. Country Report. Décembre 2020
  • Affaires mondiales Canada, Commerce, Accords sur le commerce et l'investissement, Union européenne, L'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne (UE)
  • United States Department of Agriculture (USDA). Retail Foods; France. Journo, Laurent J., page 3, 22 juin 2021

Analyse sectorielle – Tendances du commerce électronique en France
Rapport d'analyse mondiale

Préparé par : Laurie Bernardi, analyste en recherche sur les marchés internationaux

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (2022).

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