La Stratégie nationale de sécurité alimentaire vise à offrir aux Canadiens plus de choix, plus de contrôle et des aliments produits localement plus abordables sur les étagères.
Sur cette page Les Canadiens paient plus cher pour la nourriture et dépendent fortement des importations De nombreux Canadiens ont de la difficulté à trouver des fruits et légumes frais cultivés au Canada à un prix abordable. Cinq grands détaillants dominent 75 % du marché canadien de l’alimentation, ainsi qu’une grande partie du système de distribution des aliments. Les épiciers indépendants ne peuvent pas faire concurrence, car ils dépendent souvent de leurs concurrents pour s’approvisionner. Ils peuvent également faire face à des restrictions sur l’endroit où ils peuvent mener leurs activités. Les agriculteurs et les Canadiens passent à côté d’emplois, de croissance et d’une plus grande autosuffisance parce que nous ne transformons pas une partie suffisante de ce que nous cultivons. Les agriculteurs canadiens n’ont pas accès en temps opportun aux produits essentiels, ce qui les rend moins compétitifs par rapport aux agriculteurs d’autres pays et entraîne une hausse des prix. Le Canada dépend des importations de fruits et légumes frais Importations du Canada :
88 % de nos fruits frais et noix 72 % de nos légumes Bien que le Canada produise beaucoup d’aliments, une grande partie est transformée ailleurs, ce qui nous rend dépendants des autres et de ce que nous mettons dans nos paniers d’épicerie. Ainsi, chaque choc mondial — une guerre, une sécheresse sur un autre continent, de nouveaux droits de douane — finit par se répercuter sur nos factures.
Le plan : Une stratégie « Fabriquée au Canada » Plus de choix. Plus de contrôle. Plus de Canada.
3,2 milliards sur 10 ans
Une approche « Fabriquée au Canada » consiste à trouver des solutions chez nous afin d’améliorer l’accessibilité et l’abordabilité. L’objectif est que le pays cultive plus de nourriture et en fasse davantage pour subvenir à ses propres besoins alimentaires.
Pour y parvenir, il faut s’attaquer aux défis sous-jacents de l’abordabilité des aliments. La façon dont les aliments sont actuellement achetés, vendus, transportés et distribués n’est pas organisée de manière à soutenir les agriculteurs, les consommateurs ou les petits acteurs indépendants.
Nous cultivons des aliments ici, nous les vendons à d’autres pays qui les transforment, puis nous les rachetons comme produits finis. Il en résulte des prix plus élevés pour les Canadiens tout en créant des emplois ailleurs.
Un système alimentaire plus canadien signifie un système plus fiable, avec des aliments locaux, des coûts moins élevés et des communautés plus fortes .
Piliers de la stratégie 1. Plus de concurrence dans les épiceries, plus de choix et des prix plus bas Un investissement de 1 milliard de dollars dans l’infrastructure alimentaire , y compris les terminaux et les carrefours alimentaires, aidera les épiciers indépendants à être concurrentiels en facilitant l’achat auprès des agriculteurs et des transformateurs alimentaires. Les terminaux alimentaires permettent aux grossistes d’acheter et de vendre des aliments à des prix compétitifs, tandis que des carrefours alimentaires nouveaux et agrandis relieront de nombreux agriculteurs et transformateurs à des détaillants indépendants, à des écoles et à des hôpitaux. Ils vendront également directement aux consommateurs, ce qui permettra à un plus grand nombre de Canadiens d’avoir accès à des produits frais et de haute qualité cultivés au Canada.
Le Bureau de la concurrence et le Tribunal de la concurrence disposeront de nouveaux fonds pour enquêter sur les comportements anticoncurrentiels, intenter des poursuites et statuer sur ces derniers. Le Bureau entreprendra une nouvelle étude sur la concurrence dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Il continuera également à répondre aux pratiques susceptibles de limiter la concurrence, comme la collusion algorithmique.
Un marché plus concurrentiel aide à maintenir les prix plus bas pour les Canadiens.
Pour vous : Une part plus équitable pour l’épicier indépendant du quartier, des prix plus compétitifs et des options locales plus fraîches.
2. Transformer plus d’aliments plus près de l’endroit où ils sont cultivés Des initiatives élargies et ciblées visant à aider les petites et moyennes entreprises de transformation à se moderniser et à accroître leur productivité, afin de leur permettre d’être compétitives sur le marché mondial tout en attirant de nouveaux investissements de la part des grands fabricants. Le Canada sera ainsi en mesure de transformer une plus grande partie de la production agricole, de créer de nouveaux emplois et de nouvelles possibilités économiques, et d’accroître son autosuffisance alimentaire.
Cette initiative sera complétée par une nouvelle initiative de Financement agricole Canada visant à créer un fonds pour le financement de projets agroalimentaires d’un milliard de dollars qui soutient le type de projets alimentaires et agricoles qui peuvent transformer l’industrie — des projets qui nécessitent des investissements importants pour se concrétiser et qui promettent des rendements réels. Ce montant s’ajoute aux 2 milliards de dollars investis par FAC dans l’innovation alimentaire et agricole au Canada , ainsi qu’aux 5 milliards de dollars engagés par une coalition de partenaires du secteur privé .
Pour vous : Davantage d’emplois de qualité dans les communautés qui produisent notre nourriture, et des systèmes alimentaires moins vulnérables aux perturbations en cas de crise à l’étranger.
3. Cultiver des fruits et légumes toute l’année Le gouvernement investira 750 millions de dollars dans l’agriculture en environnement contrôlé afin d’accroître considérablement la production canadienne de fruits et légumes tout au long de l’année. Cet investissement comprend la production alimentaire dans les communautés rurales et nordiques.
Pour vous : Plus de fruits et légumes frais, fiables et cultivés au Canada tout au long de l’année et moins de dépendance aux importations.
Qu’est-ce que l’agriculture en environnement contrôlé?
Une façon de cultiver des aliments à l’intérieur, dans des serres, des fermes verticales et d’autres espaces clos, où la lumière, la température et l’eau sont soigneusement gérées.
4. Réduire les prix en réduisant le fardeau administratif Éliminer les retards inutiles en acceptant les approbations de produits déjà faites par des pays ayant un bon bilan en matière de salubrité des aliments au lieu de répéter le même examen réglementaire ici.
Les entreprises alimentaires titulaires d’un permis provincial, y compris les transformateurs, recevront l’aide dont elles ont besoin pour répondre aux exigences fédérales afin qu’un produit canadien fabriqué dans une province puisse se retrouver plus facilement sur les étagères dans une autre.
Pour vous : Les agriculteurs ont un meilleur accès aux intrants essentiels qui permettent de mettre plus d’aliments canadiens sur plus d’étagères, où que vous viviez au Canada.
Ce que nous avons déjà accompli 1 890 $ — Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels Jusqu’à 1 890 $ pour les familles avec deux enfants, jusqu’à 950 $ pour les personnes seules, aidant ainsi plus de 12 millions de Canadiens.800 $ par année par famille — Programme national d’alimentation scolaire maintenant permanent Nourrit 400 000 enfants de plus chaque année et permet aux familles participantes d’économiser environ 800 $ par année par famille.20 millions de dollars — Fonds des infrastructures alimentaires locales Pour les banques alimentaires et les organismes alimentaires communautaires partout au pays par l’entremise du volet Soutien communautaire.10 ¢/L — Taxe d’accise fédérale sur le carburant temporairement suspendue 10 cents de rabais par litre d’essence et 4 cents de rabais par litre de diesel à la pompe.Agrandissements de serres Serres nouvelles ou agrandies : Dépenses immédiates pour la construction de serres nouvelles ou les travaux d’agrandissement afin de réduire les coûts initiaux et d’augmenter l’offre nationale de fruits et légumes frais.Déduction à la productivité Superdéduction à la productivité : Des mesures fiscales ciblées telles que la superdéduction à la productivité, à savoir un ensemble d’incitatifs fiscaux précis visant l’ensemble des nouveaux investissements en capital pour permettre aux entreprises d’amortir immédiatement une plus grande partie du coût de leurs investissements. Ces mesures soulagent quelque peu le coût élevé de l’investissement dans la machinerie, l’équipement et la technologie.Qu’est-ce que cela signifie pour la population canadienne Familles canadiennes L’épicerie de quartier d’Aisha offre plus de produits canadiens tout au long de l’année, comme des fruits et légumes frais provenant de fermes locales. L’épicerie offre plus d’options à meilleur prix, et Aisha peut clairement distinguer les aliments véritablement produits au Canada. De nombreux articles sont plus abordables, car il y a moins d’intermédiaires entre la ferme et les rayons en magasin. Lorsqu’elle fait ses courses chez les grands détaillants, Aisha remarque également qu’une plus grande part des aliments emballés qu’elle achète sont entièrement fabriqués au Canada.
Agriculteurs Pendant des années, la ferme familiale de Paul a vendu ses produits à un grand détaillant sans vraiment avoir de contrôle sur les prix ni sur la destination des aliments. Aujourd’hui, ces produits peuvent être vendus dans un marché de produits alimentaires ou par l’intermédiaire d’un centre alimentaire, ce qui ouvre de nouveaux débouchés plus près de la ferme et offre davantage de flexibilité et de stabilité.
Comme de nombreux agriculteurs canadiens, Paul voyait ses concurrents d’autres pays accéder plus rapidement à de nouveaux outils et intrants agricoles, ce qui leur permettait de réduire leurs coûts et d’augmenter leur productivité, tandis que les agriculteurs canadiens faisaient face à des retards et à des dépenses plus élevées. Aujourd’hui, l’accélération des processus d’approbation au Canada a contribué à rétablir l’équilibre et à donner aux agriculteurs canadiens comme Paul un accès plus rapide aux outils dont ils ont besoin pour rester compétitifs.
Épiciers indépendants et autres commerçants Elaine tient une épicerie indépendante. Elle devait auparavant se tourner vers des grossistes appartenant à ses grands concurrents pour s'approvisionner, ce qui compliquait sérieusement la concurrence avec eux. Aujourd’hui, les marchés de produits alimentaires et les centres alimentaires lui offrent davantage d’options d'approvisionnement en gros et de distribution, ce qui réduit ses coûts. Elle peut ainsi offrir à ses clients plus d’aliments locaux frais à de meilleurs prix.
Une petite entreprise canadienne de transformation alimentaire en croissance Janice est propriétaire d’une petite entreprise de transformation alimentaire en Saskatchewan; elle transforme des pois chiches cultivés localement en collations emballées destinées aux marchés alimentaires de sa région. La demande pour ses produits est en hausse, mais l’expansion de son entreprise posait des défis : l’achat d’équipement, l’élaboration de produits et l’accès à de nouveaux marchés nécessitaient des fonds dont elle ne disposait pas. Grâce à un meilleur accès à des programmes et à du financement favorisant l’innovation et la croissance, Janice peut maintenant investir dans de l’équipement moderne, augmenter sa production et mettre au point de nouveaux produits qui répondent à l’évolution des préférences des consommateurs. Ce soutien lui permettra d’atteindre davantage de points de vente, de créer des emplois locaux et de bâtir une entreprise plus résiliente, tout en offrant plus de produits alimentaires fabriqués au Canada à des prix concurrentiels.
Des communautés nordiques à la recherche de fruits et légumes frais David vit dans une communauté nordique où les fruits et légumes frais sont souvent rares et coûteux. Il participe à l’exploitation d’une petite serre à ambiance contrôlée qui élargit l’offre d’aliments frais disponibles dans sa communauté. Pendant des années, la plupart des fruits et légumes devaient être transportés par avion, ce qui entraînait des coûts élevés et une fraîcheur réduite. Grâce à l’agriculture en environnement contrôlé, David peut désormais cultiver des légumes-feuilles toute l’année. Avec davantage de soutien pour développer ces systèmes, David et sa communauté peuvent créer et mettre en œuvre leurs propres solutions, adaptées à leurs défis et à leurs priorités.
Plus de choix.
Plus de contrôle.
Plus de Canada.