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Aperçu du secteur
Le secteur agricole et agroalimentaire contribue grandement à l'économie canadienne.
Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a pour mandat d'appuyer l'agriculture primaire et la transformation des aliments et des boissons, mais le secteur englobe l'ensemble du système agroalimentaire, lequel influence d'autres secteurs de service de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.
En 2024, les secteurs de l'agriculture primaire et de la transformation des aliments et des boissons
- ont employé 541 400 personnes
- comptaient pour 3,0 % du PIB du Canada
- représentaient 1 sur 38 emplois au Canada
Le système agricole et agroalimentaire (2024)
- PIB : 150,8 milliards de dollars (6,7 %)
- Emplois : 2 255 700
Agriculture primaire
- Produit intérieur brut (PIB) : 31,7 milliards de dollars (1,4 %)
- Emplois : 223 000
Transformation des aliments et des boissons
- PIB : 35,6 milliards de dollars (1,6 %)
- Emplois : 318 400
Détaillants et grossistes en alimentation
- PIB : 37,3 milliards de dollars (1,6 %)
- Emplois : 645 600
Services alimentaires
- PIB : 31,9 milliards de dollars (1,4 %)
- Emplois : 992 300
Fournisseurs d'intrants et de services
- PIB : 14,3 milliards de dollars (0,6 %)
- Emplois : 76 400
Agriculture primaire
Un moteur économique très diversifié à l'échelle du pays
- 189 874 exploitations agricoles
- Les exploitations couvrent 62,2 millions d'hectares ou 6,3 % de la superficie du Canada.
- Elles sont concentrées dans les Prairies, au Québec et dans le Sud de l'Ontario.
- La taille moyenne des exploitations a doublé au cours des 50 dernières années en raison du regroupement des activités et des avancées technologiques.
Recettes agricoles (en milliards de dollars)
- Légère baisse par rapport au niveau record de 92,8 milliards de dollars en 2023, pour atteindre 91,4 milliards de dollars en 2024
- 5,0 % taux de croissance annuel moyen entre 2014 et 2024
- 10 % des plus grandes exploitations sont responsables des deux tiers de l'ensemble des revenus
Transformation des aliments et des boissons
Plus grande industrie manufacturière au Canada
- 17,2 % du PIB du secteur manufacturier
- 17,6 % des emplois du secteur manufacturier (agroalimentaire)
Installations partout au pays, mais surtout en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique
Ventes totales de la transformation des aliments et des boissons : 167,8 milliards de dollars en 2024
Principales industries
- Fabrication de produits de viande (25,8 %) 43,3 milliards de dollars
- Fabrication de produits laitiers (11,5 %) 19,2 milliards de dollars
- Mouture de céréales et d'oléagineux (11,0 %) 18,5 milliards de dollars
- Produits de boulangerie et tortillas (10,8 %) 18,0 milliards de dollars
Situation économique et structure du secteur agricole primaire
Objectif et contexte
L'agriculture primaire est un secteur très diversifié qui se concentre sur la production à la ferme de produits agricoles :
- la production de cultures, comme les cultures céréalières et horticoles;
- la production d'animaux vivants, comme les bovins et les porcs;
- les produits du bétail, comme le lait et les œufs.
La structure économique du secteur est très diversifiée, elle est composée de fermes de types et de tailles très variés.
Cette présentation vise à donner un aperçu des éléments suivants :
- la structure économique actuelle du secteur de l'agriculture primaire et son évolution au fil du temps;
- l'utilisation et la disponibilité des ressources clés au fil du temps, comme les terres, le nombre d'animaux, la production de produits du bétail et les engrais;
- l'évolution des principaux indicateurs économiques, en mettant l'accent sur le revenu agricole et ses diverses composantes, ainsi que sur le bilan du secteur agricole;
- une comparaison générale des principales similitudes et différences avec le secteur agricole des États-Unis (É.-U.).
Structure actuelle du secteur
La plupart des principaux produits agricoles sont fabriqués partout au pays, mais ont tendance à être concentrés dans différentes régions
Les céréales et les oléagineux sont principalement cultivés dans les Prairies, tandis que les produits horticoles sont surtout produits en Ontario et, dans une moindre mesure, en Colombie-Britannique et au Québec.
La production bovine est concentrée en Alberta et, dans une moindre mesure, en Saskatchewan et en Ontario. Les productions porcines se trouvent au Manitoba, en l'Ontario et au Québec. La gestion de l'offre (produits laitiers, volaille, œufs) est concentrée en Ontario et au Québec.
Le Canada atlantique se concentre surtout sur les pommes de terre et les produits laitiers, bien que ce ne soit pas le cas partout dans la région.
Principaux produits agricoles par province/territoire :
- Colombie-Britannique – horticulture, produits laitiers, volaille et œufs
- Alberta – bovins, céréales et oléagineux
- Saskatchewan – céréales et oléagineux, bovins
- Manitoba – céréales et oléagineux, porc
- Ontario – céréales et oléagineux, horticulture et produits laitiers
- Québec – porc, produits laitiers, volaille et œufs
- Provinces de l'Atlantique (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve et Labrador) – horticulture et produits laitiers
- Yukon – foin, volaille
- Territoires du Nord-Ouest – œufs, produits de serre
- Nunavut – caribou, baies sauvages
Les fermes sont de plus en plus grandes et de moins en moins nombreuses, et les grandes fermes occupent de plus en plus de place dans la production agricole canadienne au fil du temps
Le nombre de fermes est deux fois moins élevé aujourd'hui qu'il y a cinquante ans, mais le nombre de terres agricoles au Canada n'a diminué que de 11 % entre 1941 et 2021.
Les nouvelles technologies et pratiques de production augmentent continuellement la productivité des exploitants agricoles et favorisent la croissance et l'efficacité des fermes.
Description de l'image ci-dessus
On a observé une tendance à la hausse de la taille de l'exploitation moyenne, qui avait une superficie moyenne de 96 hectares en 1941 et est passée à 328 hectares en 2021.
On a observé une tendance à la baisse dans le nombre d'exploitations agricoles, qui a commencé à 733 000 en 1941, pour être ramené à 190 000 exploitations agricoles en 2021.
Année | Nombre de fermes (milliers) | Taille de l'exploitation moyenne (hectares) |
|---|---|---|
1941 | 733 | 96 |
1951 | 623 | 113 |
1956 | 575 | 122 |
1961 | 481 | 145 |
1966 | 431 | 164 |
1971 | 366 | 188 |
1976 | 339 | 202 |
1981 | 318 | 207 |
1986 | 293 | 232 |
1991 | 280 | 242 |
1996 | 277 | 246 |
2001 | 247 | 274 |
2006 | 229 | 295 |
2011 | 206 | 315 |
2016 | 193 | 332 |
2021 | 190 | 328 |
Source : Statistique Canada, Recensement de l'agriculture, calculs d'AAC | ||
Malgré la consolidation, il reste beaucoup de petites fermes
Plus de la moitié de toutes les fermes sont de petites exploitations, dont beaucoup sont des fermes d'agrément et ne représentent qu'une petite part de la production agricole totale ou des revenus.
Environ les deux tiers de tous les revenus agricoles sont générés par 10 % des plus grandes fermes, et près du tiers des revenus est généré par 1 % des plus grandes fermes.
Taille des fermes | Tranches de revenus |
|---|---|
Petite | de 10 000 $ à 249 999 $ |
Moyenne | de 250 000 $ à 1 999 999 $ |
Grande | 2 000 000 $ et plus |
Description de l'image ci-dessus
Catégorie de revenu ($) | Part des fermes (%) | Part des revenus bruts totaux (%) |
|---|---|---|
10 000 à 24 999 | 14 | 0 |
25 000 à 49 999 | 14 | 1 |
50 000 à 99 999 | 15 | 1 |
100 000 à 249 999 | 18 | 4 |
250 000 à 499 999 | 12 | 6 |
500 000 à 999 999 | 11 | 11 |
1 000 000 à 1 999 999 | 9 | 16 |
2 000 000 et plus | 8 | 62 |
On compte un autre 40 000 exploitations agricoles qui ont des revenus totaux inférieurs à 10 000 $ et qui sont trop petites pour apparaître dans le graphique.
La taille de la ferme varie selon le type d'exploitation
Description de l'image ci-dessus
Part des revenus de 10 000 $ à 249 999 $ (%) | Part des revenus de 250 000 $ à 1 999 999 $ (%) | Part des revenus de 2 000 000 $ et plus (%) | |
|---|---|---|---|
Céréales et oléagineux | 50 | 41 | 10 |
Légumes | 68 | 23 | 9 |
Pommes de terre | 18 | 33 | 48 |
Fruits | 71 | 25 | 5 |
Produits de serre | 58 | 28 | 14 |
Bovins | 76 | 21 | 3 |
Produits laitiers | 10 | 76 | 14 |
Porcs | 35 | 32 | 33 |
Volailles et oeufs | 34 | 43 | 23 |
Toutes les fermes | 60 | 32 | 8 |
Les fermes de pommes de terre, de porcs et soumises à la gestion de l'offre (laitières et avicoles) sont généralement des exploitations commerciales de moyenne et grande taille. En revanche, les autres types de fermes (par exemple, les exploitations fruitières et bovines) ont tendance à être de plus petite taille, car leur production se prête à l'agriculture à temps partiel.
La plupart des fermes familiales ont à la fois un revenu agricole et non agricole
Description de l'image ci-dessus
En moyenne, le revenu familial des familles agricoles est supérieur au revenu familial moyen de toutes les familles canadiennes. Cela est vrai pour les familles agricoles dans toutes les tranches de revenus agricoles. En 2021, le revenu familial moyen des familles qui exploitent des exploitations agricoles dont les revenus agricoles se situaient entre 10 000 $ et 25 000 $ (c'est-à-dire les plus petites exploitations pour lesquelles ces données sont disponibles) était de 123 500 $, comparativement au revenu familial moyen de toutes les familles canadiennes, qui était de 100 900 $. Le revenu moyen des familles agricoles augmente avec l'échelle de revenu agricole, pour atteindre 821 200 $ pour les familles exploitant des exploitations agricoles dont les revenus agricoles sont de 2 millions de dollars ou plus.
La portion non agricole moyenne du revenu des familles agricoles était de 114 300 $ en 2021 et variait entre 95 000 $ et 129 000 $ dans l'ensemble des tranches de revenu agricole, et les familles qui exploitaient les plus petites exploitations agricoles avaient le revenu non agricole moyen le plus élevé. La portion du revenu agricole du revenu moyen des familles agricoles (c'est-à-dire le revenu net d'exploitation) a augmenté dans l'ensemble des tranches de revenu agricole, passant d'un montant négatif de 5 600 $ pour les familles exploitant des exploitations agricoles dont les revenus agricoles se situaient entre 10 000 $ et 25 000 $, à 685 000 $ pour les familles exploitant des exploitations agricoles dont les revenus agricoles étaient de 2 millions de dollars ou plus.
Tranche de revenu agricole | Revenu familial moyen, familles agricoles ($) | Revenu non agricole ($) | Revenu net d'exploitation ($) | Revenu moyen de toutes les familles canadiennes ($) |
|---|---|---|---|---|
10 000 $ à 24 999 $ | 123 494 | 129 053 | -5 559 | 100 900 |
25 000 $ à 49 999 $ | 123 949 | 125 669 | -1 719 | 100 900 |
50 000 $ à 99 999 $ | 125 504 | 118 306 | 7 198 | 100 900 |
100 000 $ à 249 999 $ | 143 658 | 115 100 | 28 559 | 100 900 |
250 000 $ à 499 999 $ | 164 276 | 95 853 | 68 423 | 100 900 |
Toutes les catégories de revenus | 214 089 | 114 303 | 99 786 | 100 900 |
500 000 $ à 999 999 $ | 234 496 | 94 877 | 139 620 | 100 900 |
1 000 000 $ à 1 999 999 $ | 390 622 | 104 996 | 285 626 | 100 900 |
2 000 000 et plus | 821 189 | 136 165 | 685 024 | 100 900 |
Les familles ayant de petites exploitations agricoles dépendent fortement de sources de revenus non agricoles; la ferme offre des avantages en nature et certains avantages fiscaux.
Le revenu total moyen des familles agricoles, quelle que soit la taille de la ferme, est supérieur au revenu moyen de l'ensemble des familles canadiennes.
L'évolution démographique des fermes soulève des questions sur ce à quoi pourrait ressembler la population agricole à l'avenir et sur la façon dont cette évolution pourrait se produire
Avec la consolidation des fermes, le nombre d'exploitants agricoles a diminué au cours des trois dernières décennies, soit de 33 % pour atteindre 262 470 en 2021.
La part des exploitants agricoles âgés de 65 ans ou plus continue d'augmenter; les exploitants ont tendance à prendre leur retraite plus tard que les autres Canadiens. Les exploitants agricoles plus âgés sont plus susceptibles d'avoir des fermes de plus petite taille, à moins qu'ils ne travaillent avec des membres de générations plus jeunes.
Les femmes, les Autochtones et les minorités visibles sont sous-représentés parmi les exploitants agricoles.
Caractéristiques démographiques | Part parmi les exploitants agricoles (%) | Part de l'économie canadienne (%) |
|---|---|---|
Femmes | 30,4 | 47,8 |
Autochtones | 2,2 | 4,1 |
Minorités visibles | 4,0 | 26,9 |
Personnes en situation de handicap | 17,0 | 16,2 |
Description de l'image ci-dessus
1991 | 1996 | 2001 | 2006 | 2011 | 2016 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Moins de 35 ans | 77 810 | 62 295 | 40 595 | 29 800 | 24 060 | 24 845 | 22 635 |
De 35 à 64 ans | 263 720 | 272 805 | 252 795 | 238 920 | 205 780 | 180 925 | 170 105 |
65 ans et plus | 49 185 | 52 450 | 52 815 | 58 335 | 62 955 | 66 165 | 69 730 |
Utilisation des ressources et production dans le secteur agricole
Bien que la superficie agricole totale ait diminué, le nombre de terres utilisées pour les cultures augmente
Description de l'image ci-dessus
Catégorie | 2001 | 2006 | 2011 | 2016 | 2021 | Changement |
|---|---|---|---|---|---|---|
Terres cultivées | 36,4 | 35,9 | 35,4 | 37,8 | 37,9 | +1,5 |
Terres en jachère | 4,7 | 3,5 | 2,1 | 0,9 | 0,5 | -4,1 |
Pâturages artificiels ou ensemencés | 4,8 | 5,7 | 5,5 | 5,1 | 4,8 | 0,0 |
Toutes les autres terres | 21,6 | 22,5 | 21,8 | 20,5 | 18,9 | -2,7 |
Superficie agricole totale | 67,5 | 67,6 | 64,8 | 64,2 | 62,2 | -5,3 |
La superficie agricole totale, qui comprend les cultures, les terres en jachère, les pâturages ensemencés et toutes les autres terres, a constamment diminué entre 2001 et 2021, soit de 8 % pour atteindre 62 millions d'hectares (Mha) durant cette période, ce qui cadre avec la consolidation continue de l'industrie et la pression croissante liée à l'expansion urbaine.
Bien que la superficie agricole totale ait diminué, le nombre de terres cultivées a augmenté de 4 % pour atteindre 37,9 Mha, car les terres sont exploitées différemment. La pratique de la jachère (c'est-à-dire, laisser un champ inutilisé une année afin d'améliorer la productivité de la terre l'année suivante) a diminué, et un plus grand nombre de pâturages et de terres marginales ont été convertis en terres cultivées productives.
La croissance de la production céréalière canadienne est principalement due à l'amélioration du rendement, car la superficie ensemencée est demeurée relativement stable
Au cours des deux dernières décennies, la superficie ensemencée pour les grandes cultures a augmenté de 1 % par année, pour atteindre 31,7 Mha en 2024, une augmentation de 12 % par rapport à 2004. L'évolution de l'économie a entraîné un changement en faveur des cultures de plus grande valeur : on a planté plus d'oléagineux (surtout du canola), de légumineuses à grains et de cultures spéciales, tandis que la superficie des céréales secondaires a diminué, et que celle du blé est demeurée relativement stable.
Malgré la volatilité, attribuable au climat changeant et à la variabilité des conditions météorologiques, la production canadienne des principales céréales et oléagineux a augmenté à un taux annuel moyen de 3 % depuis 2004, pour atteindre 94,8 Mt en 2024, ce qui représente une augmentation de 42 % par rapport à 2004, principalement en raison de l'amélioration du rendement et des gains de productivité.
Description de l'image ci-dessus
La superficie ensemencée pour les grandes cultures, y compris le blé, les oléagineux, les céréales secondaires, les légumineuses et les cultures spéciales, est passée de 28,2 millions d'hectares en 2004 à 31,7 millions d'hectares en 2024. Après une période d'incertitude (2004-2012), la superficie des grandes cultures a bondi en 2012, en raison d'une grave sécheresse aux États-Unis qui a fait grimper les prix. Depuis 2013, la superficie consacrée aux principales céréales et cultures d'oléagineux s'est stabilisée, avec une croissance annuelle moyenne modeste de 1 %.
Année | Blé | Oléagineux | Céréales secondaires | Légumineuses et cultures spéciales | Total |
|---|---|---|---|---|---|
2004 | 9,9 | 7,1 | 8,0 | 3,0 | 28,2 |
2005 | 9,7 | 7,3 | 7,4 | 2,8 | 27,5 |
2006 | 9,9 | 7,3 | 7,5 | 2,5 | 27,4 |
2007 | 8,8 | 8,1 | 8,3 | 2,8 | 28,1 |
2008 | 10,2 | 8,4 | 7,0 | 2,9 | 28,6 |
2009 | 10,1 | 8,8 | 6,6 | 3,1 | 28,8 |
2010 | 8,6 | 9,0 | 5,6 | 3,5 | 26,8 |
2011 | 8,7 | 9,5 | 5,5 | 2,4 | 26,4 |
2012 | 9,6 | 11,0 | 5,9 | 3,0 | 29,7 |
2013 | 10,6 | 10,6 | 6,0 | 2,9 | 30,2 |
2014 | 9,9 | 11,4 | 5,1 | 3,4 | 29,9 |
2015 | 9,8 | 11,3 | 5,7 | 3,6 | 30,5 |
2016 | 9,6 | 11,1 | 5,7 | 4,5 | 31,1 |
2017 | 9,1 | 12,7 | 5,3 | 3,9 | 31,2 |
2018 | 10,1 | 12,1 | 5,6 | 3,7 | 31,6 |
2019 | 10,1 | 11,3 | 6,3 | 3,9 | 31,7 |
2020 | 10,2 | 10,8 | 6,5 | 4,0 | 31,7 |
2021 | 9,5 | 11,5 | 6,8 | 3,8 | 31,8 |
2022 | 10,3 | 11,1 | 6,3 | 3,7 | 31,5 |
2023 | 10,9 | 11,5 | 5,9 | 3,4 | 31,8 |
2024 | 10,8 | 11,4 | 5,6 | 3,7 | 31,7 |
Description de l'image ci-dessus
La production canadienne des principales grandes cultures a augmenté, passant de 66,9 millions de tonnes en 2004 à 94,8 millions de tonnes en 2024. La plupart des gains de production ont été réalisés pour les oléagineux, ce qui correspond à la croissance de la demande mondiale d'huiles végétales et de la production de biocarburants. La croissance de la production de blé et de céréales secondaires a été plus modeste et volatile.
Année | Blé | Oléagineux | Céréales secondaires | Légumineuses et cultures spéciales | Total |
|---|---|---|---|---|---|
2004 | 24,8 | 11,2 | 25,6 | 4,9 | 66,9 |
2005 | 25,7 | 13,6 | 24,9 | 5,1 | 69,7 |
2006 | 25,3 | 13,5 | 23,1 | 4,1 | 66,4 |
2007 | 20,1 | 12,9 | 27,7 | 4,6 | 65,6 |
2008 | 28,6 | 16,8 | 27,2 | 5,4 | 78,3 |
2009 | 26,9 | 17,4 | 22,7 | 5,7 | 73,0 |
2010 | 23,3 | 17,7 | 22,6 | 5,8 | 69,6 |
2011 | 25,3 | 19,5 | 22,9 | 4,6 | 72,5 |
2012 | 27,2 | 19,4 | 24,4 | 5,7 | 77,0 |
2013 | 37,6 | 24,6 | 28,8 | 6,9 | 98,1 |
2014 | 29,4 | 23,3 | 22,1 | 6,6 | 81,6 |
2015 | 27,6 | 25,8 | 25,7 | 6,4 | 85,7 |
2016 | 32,1 | 26,8 | 26,6 | 8,8 | 94,4 |
2017 | 30,4 | 29,7 | 26,2 | 7,4 | 93,9 |
2018 | 32,4 | 28,6 | 26,1 | 6,8 | 94,1 |
2019 | 32,7 | 26,5 | 28,5 | 7,6 | 95,5 |
2020 | 35,4 | 26,4 | 29,6 | 8,6 | 100,3 |
2021 | 22,4 | 20,8 | 25,1 | 4,6 | 73,1 |
2022 | 34,8 | 25,9 | 30,5 | 6,6 | 98,0 |
2023 | 32,9 | 26,4 | 27,5 | 5,3 | 92,3 |
2024 | 35,0 | 25,7 | 27,4 | 6,6 | 94,8 |
Les céréales sont la culture la plus répandue sur les terres agricoles, mais les terres sont aussi utilisées pour d'autres cultures
Les pommes de terre sont cultivées partout au Canada, mais les principales provinces productrices sont l'Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et l'Alberta.
- La superficie consacrée aux pommes de terre a diminué en moyenne de 0,5 % par an entre 2004 et 2024, tandis que la production a augmenté en moyenne de 0,5 % par an au cours de la même période.
L'horticulture est un secteur diversifié qui comprend les fruits, les légumes (légumes de serre et de champ), la floriculture, les pépinières et le gazon.
- La superficie totale consacrée aux fruits et aux légumes de plein champ (à l'exclusion des pommes de terre) est demeurée stable au cours des 10 dernières années, elle représentait environ 243 000 hectares en 2024.
Le cannabis a été légalisé en 2018 et n'a pas beaucoup d'incidence sur les terres.
Il existe d'autres cultures qui ne représentent pas une part considérable de la production agricole nationale, mais qui sont importantes à l'échelle régionale, comme la production acéricole au Québec.
La production de bovins et de porcs a augmenté au cours de la dernière décennie même si les stocks sont plus petits, car le poids moyen à l'abattage a augmenté d'environ 10 %
Les stocks de bovins au Canada ont diminué de façon constante, atteignant le niveau le plus bas depuis 1988 et les stocks en Amérique du Nord sont à leur plus bas depuis 1951, principalement en raison de la sécheresse prolongée, qui a fait grimper les prix des bovins à des niveaux record.
Description de l'image ci-dessus
Les stocks de bovins canadiens ont diminué régulièrement au cours des deux dernières décennies. Les mises en marché (selon le poids du produit) ont diminué de 2008 à 2015, mais ont repris de plus belle de 2015 à 2022.
Année | Stocks en date du 1er janvier (nombre de têtes, en milliers) | Mises en marché (quintaux) |
|---|---|---|
2004 | 14 555 | 58 507 624 |
2005 | 14 925 | 64 357 989 |
2006 | 14 655 | 64 090 204 |
2007 | 14 135 | 66 675 289 |
2008 | 13 755 | 69 268 400 |
2009 | 13 030 | 62 492 949 |
2010 | 12 670 | 62 501 317 |
2011 | 12 155 | 52 483 614 |
2012 | 12 230 | 51 310 695 |
2013 | 12 240 | 52 276 030 |
2014 | 12 050 | 54 943 559 |
2015 | 11 640 | 48 309 655 |
2016 | 11 610 | 52 294 411 |
2017 | 11 510 | 53 551 718 |
2018 | 11 670 | 55 436 705 |
2019 | 11 670 | 59 349 330 |
2020 | 11 540 | 58 443 020 |
2021 | 11 515 | 59 870 604 |
2022 | 11 515 | 62 001 930 |
2023 | 11 245 | 59 593 641 |
2024 | 11 015 | 58 648 134 |
Description de l'image ci-dessus
Les stocks de porcs sont demeurés relativement stables au cours des deux dernières décennies, tandis que les mises en marché (selon le poids du produit) ont augmenté à mesure que le poids moyen des porcs et des porcelets par portée a augmenté.
Année | Stocks en date du 1er janvier (nombre de têtes, en milliers) | Mises en marché (quintaux) |
|---|---|---|
2004 | 14 725 | 65 264 997 |
2005 | 14 810 | 64 513 659 |
2006 | 15 110 | 64 123 068 |
2007 | 14 980 | 65 766 972 |
2008 | 14 080 | 64 498 313 |
2009 | 12 700 | 60 910 867 |
2010 | 12 465 | 59 745 747 |
2011 | 12 615 | 60 476 611 |
2012 | 12 770 | 61 116 701 |
2013 | 12 745 | 60 065 768 |
2014 | 12 835 | 59 677 620 |
2015 | 13 180 | 63 395 949 |
2016 | 13 630 | 63 357 946 |
2017 | 13 935 | 64 524 276 |
2018 | 14 245 | 64 159 460 |
2019 | 14 070 | 65 565 960 |
2020 | 14 065 | 69 362 666 |
2021 | 14 120 | 71 157 796 |
2022 | 14 155 | 70 308 345 |
2023 | 13 895 | 71 366 199 |
2024 | 13 985 | 71 749 866 |
La production de lait et d'œufs est à la hausse depuis 20 ans (plus pour les œufs que pour le lait), ce qui reflète la croissance de la population et de la demande au Canada
La production de lait a augmenté en moyenne de 1,1 % par année entre 2004 et 2024. Le Québec (36,5 %) et l'Ontario (33,2 %) étaient à l'origine de 70 % de la production nationale en 2024.
La production d'œufs a augmenté en moyenne de 2,74 % par année entre 2004 et 2024. La production d'œufs en Ontario (39 %) et au Québec (19,5 %) était à l'origine de 58,5 % de la production nationale d'œufs en 2024.
Comme la gestion de l'offre est axée sur le marché intérieur, la croissance est en grande partie déterminée par des facteurs nationaux, comme la croissance de la population et l'évolution des habitudes de consommation au Canada.
Description de l'image ci-dessus
Les mises en marché (production) de lait de vache ont augmenté régulièrement, passant de 7 765 millions de litres en 2004 à 9 614 millions de litres en 2024. Les mises en marché (production) des œufs ont augmenté régulièrement, passant de 479 millions de douzaines en 2004 à 824 millions de douzaines en 2024.
Année | Mises en marché du lait | Mises en marché des œufs |
|---|---|---|
2004 | 7 675 | 479 |
2005 | 7 579 | 517 |
2006 | 7 435 | 536 |
2007 | 7 587 | 538 |
2008 | 7 585 | 546 |
2009 | 7 653 | 549 |
2010 | 7 666 | 565 |
2011 | 7 764 | 575 |
2012 | 7 964 | 587 |
2013 | 7 807 | 592 |
2014 | 7 812 | 594 |
2015 | 8 160 | 624 |
2016 | 8 441 | 669 |
2017 | 8 969 | 693 |
2018 | 9 219 | 715 |
2019 | 9 210 | 734 |
2020 | 9 331 | 753 |
2021 | 9 466 | 760 |
2022 | 9 480 | 776 |
2023 | 9 531 | 795 |
2024 | 9 614 | 824 |
L'engrais est un intrant essentiel à la production de cultures, l'azote étant le nutriment le plus utilisé
Description de l'image ci-dessus
Dans l'ensemble, les expéditions d'engrais ont connu une tendance à la hausse, passant de 3,1 millions de tonnes (MT) en 2007 à 5,6 MT en 2024. Les engrais azotés représentent plus de la moitié de l'utilisation totale d'engrais, suivis des engrais à base de phosphate, de potasse et de soufre.
Année | Azote | Phosphate | Potasse | Soufre | Total |
|---|---|---|---|---|---|
2007 | 1 810 | 674 | 394 | 181 | 3 059 |
2008 | 1 796 | 611 | 333 | 159 | 2 899 |
2009 | 1 955 | 642 | 128 | 173 | 2 898 |
2010 | 1 945 | 613 | 370 | 236 | 3 164 |
2011 | 2 090 | 837 | 305 | 262 | 3 494 |
2012 | 2 386 | 751 | 304 | 278 | 3 719 |
2013 | 2 461 | 857 | 328 | 300 | 3 946 |
2014 | 2 543 | 942 | 400 | 305 | 4 190 |
2015 | 2 581 | 1 004 | 410 | 344 | 4 339 |
2016 | 2 461 | 971 | 393 | 320 | 4 145 |
2017 | 2 471 | 1 023 | 427 | 351 | 4 272 |
2018 | 2 769 | 1 130 | n/d | 383 | 4 282 |
2019 | 2 567 | 1 131 | n/d | 352 | 4 050 |
2020 | 3 046 | 1 194 | 711 | 397 | 5 348 |
2021 | 2 830 | 1 094 | 899 | 394 | 5 217 |
2022 | 2 744 | 1 021 | 723 | 367 | 4 855 |
2023 | 3 100 | 1 128 | 827 | 400 | 5 455 |
2024 | 3 211 | 1 158 | 835 | 423 | 5 627 |
Les expéditions d'engrais ont augmenté entre 2007 et 2024. L'utilisation d'engrais varie selon le type de culture et les besoins en nutriments, les caractéristiques des terres et la région géographique, ainsi que l'intensité de l'utilisation, qui est susceptible d'influer sur la quantité totale utilisée au fil du temps.
Aperçu des principaux indicateurs financiers
Il existe différentes mesures pour évaluer le revenu agricole qui nous aident à comprendre la santé économique du secteur agricole dans son ensemble
AAC met l'accent sur le revenu net à l'échelle du secteur, car le Ministère considère qu'il s'agit de la mesure la plus intuitive quant au revenu agricole. C'est la différence entre les recettes et les dépenses d'exploitation, et elle représente le montant des liquidités générées par le secteur au cours d'une année donnée.
Il existe également d'autres mesures du revenu agricole, qui fournissent des renseignements sur les éléments non monétaires, comme l'amortissement (la perte de valeur des immobilisations au fil du temps) et la valeur de la variation des stocks (la façon dont la valeur des stocks à la ferme, comme les céréales ou le bétail entreposés, change au cours d'une année).
Bien que ces ajustements non monétaires n'aient pas d'incidence sur les liquidités disponibles pour les producteurs, ils peuvent néanmoins avoir un effet sur la situation économique du secteur.
Description de l'image ci-dessus
Les estimations agrégées du revenu agricole sont basées sur des données administratives et des données d’enquête, et visent à mesurer la contribution de l’agriculture au PIB national et provincial.
Recettes agricoles totales (recettes du marché + paiements de programmes)
−
Dépenses d’exploitation
=
Revenu net comptant
−
Amortissement
+
Revenu en nature (Mesure la valeur des produits agricoles produits par les agriculteurs pour leur consommation familiale. Le revenu en nature n’est pas inclus dans les mesures à l’échelle de la ferme.)
=
Revenu net réalisé
+/-
Valeur de la variation des stocks (Mesure la valeur de la variation des stocks détenus par les producteurs entre le début et la fin de l’année civile, par opposition à la valeur comptable utilisée dans les mesures à l’échelle de la ferme.)
=
Revenu net total
Dans une province donnée, les ventes et dépenses entre les fermes sont exclues des recettes du marché et des dépenses d’exploitation, respectivement. Elles sont inclues dans les mesures à l’échelle de la ferme.
En plus d'examiner le revenu de l'industrie, il est également possible d'examiner les mesures du revenu agricole pour comprendre comment les changements à l'échelle de l'industrie touchent divers types de fermes
La principale mesure du revenu agricole utilisée par AAC est le revenu net d'exploitation. Bien qu'ils ne soient pas fondés sur les mêmes sources de données et qu'ils aient une portée légèrement différente, le revenu net d'exploitation est très similaire au revenu net sur le plan conceptuel et peut être considéré comme une mesure complémentaire au revenu net.
L'un des avantages d'utiliser le revenu net d'exploitation avec le revenu net est qu'il donne plus de précision sur la manière dont les tendances de l'industrie influent sur les différentes composantes du secteur agricole. Le revenu net d'exploitation peut être ventilé par type d'exploitation (par exemple, les exploitations de céréales et d'oléagineux par rapport aux exploitations bovines) ainsi que par catégorie de revenu (pour comparer les tendances dans les petites et les grandes exploitations).
En comparaison, le revenu net, qui est mieux adapté à l'analyse des marchés et à la compréhension des tendances sous-jacentes ayant une incidence sur les marchés de marchandises, n'est déclaré que pour l'ensemble de l'industrie et ne peut être ne peut pas être décomposé de manière aussi détaillée.
Description de l'image ci-dessus
Le revenu des exploitations agricoles est basé sur des données fiscales et des données d'enquête, et fournit des mesures détaillées du rendement de divers types d'exploitation agricole dans le secteur de l'agriculture primaire.
Revenue d’exploitations total (recettes du marché + paiements de programmes + autres revenus [comprennent le revenu tiré directement et indirectement de l’agriculture, y compris l’engraissement à forfait ou à contrat, divers travaux à forfait, le revenu de location, les produits forestiers et d’autres revenus divers comme le revenu tiré d’une participation aux bénéfices, les ristournes, etc.])
−
Dépenses d’exploitation totales
=
Revenu net d’exploitation
−
Déduction pour amortissement (DA; l’amortissement déduit aux fins de l’impôt)
+/-
Autres rajustements (incluent les déductions pour les dépenses relatives au défrichage et à l’amélioration des terres, la déduction pour les immobilisations admissibles [comme les quotas de lait], les revenus additionnels provenant de la récupération de la DPA, ainsi que les revenus et dépenses non liés à la vente de produits agricoles)
+/-
Rajustement des stocks nets (les rajustements des stocks déclarés aux fins de l’impôt incluent les rajustements obligatoires déclarés par les producteurs dont le revenu est négatif et les rajustements volontaires des stocks, qui sont facultatifs)
=
Revenu agricole net
Les recettes tirées des cultures canadiennes ont eu tendance à augmenter de manière accélérée depuis 2020, bien qu'une baisse soit prévue en 2024
Description de l'image ci-dessus
Les recettes tirées des cultures ont plus que triplé, passant de 14,9 milliards de dollars en 2000 à une prévision de 52,2 milliards de dollars en 2024, et atteignant un sommet de 55,4 milliards de dollars en 2023. Les recettes de la production céréalière représentent en moyenne environ 70 % des revenus totaux des cultures.
Année | Céréales, oléagineux, légumineuses et cultures spéciales | Horticulture (sauf les pommes de terre) | Toutes les autres cultures | Total |
|---|---|---|---|---|
2000 | 7,81 | 3,27 | 1,90 | 14,87 |
2001 | 8,16 | 3,49 | 1,86 | 13,51 |
2002 | 8,68 | 3,59 | 2,14 | 14,41 |
2003 | 7,59 | 3,75 | 1,97 | 13,31 |
2004 | 8,51 | 3,98 | 1,92 | 14,42 |
2005 | 7,75 | 3,95 | 1,91 | 13,61 |
2006 | 8,49 | 4,21 | 2,03 | 14,73 |
2007 | 12,35 | 4,16 | 1,93 | 18,45 |
2008 | 16,73 | 4,25 | 2,04 | 23,02 |
2009 | 16,43 | 4,43 | 2,36 | 23,21 |
2010 | 15,60 | 4,67 | 2,14 | 22,41 |
2011 | 18,95 | 4,93 | 2,19 | 26,07 |
2012 | 22,54 | 5,10 | 2,29 | 29,93 |
2013 | 23,50 | 5,36 | 2,53 | 31,40 |
2014 | 22,32 | 5,57 | 2,64 | 30,53 |
2015 | 23,83 | 5,81 | 2,72 | 32,35 |
2016 | 25,32 | 5,97 | 3,10 | 34,39 |
2017 | 25,38 | 6,12 | 3,25 | 34,76 |
2018 | 25,48 | 6,40 | 3,40 | 35,29 |
2019 | 24,72 | 6,74 | 4,77 | 36,23 |
2020 | 28,79 | 7,12 | 5,54 | 41,46 |
2021 | 33,13 | 7,50 | 6,01 | 46,64 |
2022 | 38,54 | 8,26 | 6,97 | 53,76 |
2023 | 40,03 | 8,60 | 6,81 | 55,44 |
2024 (prévision) | 35,90 | 9,01 | 7,30 | 52,21 |
Les recettes tirées des cultures canadiennes ont plus que triplé entre 2004 et 2024, passant d'environ 14 G$ en 2004 à 52 G$ en 2024. La forte croissance des recettes céréalières, qui comptent en moyenne pour près de 70 % des recettes totales des cultures, est l'un des principaux moteurs.
La forte demande mondiale, la hausse des prix et les gains de productivité, surtout pour le canola et le blé, ont stimulé la croissance à long terme du secteur canadien des grains, bien que les prix aient diminué depuis le milieu de 2022. La hausse des revenus provenant d'autres cultures, y compris le cannabis légalisé depuis 2018, a également contribué à la croissance globale.
Les recettes du bétail canadien ont plus que doublé entre 2004 et 2024, avec une croissance annuelle à deux chiffres en 2021-2023
Description de l'image ci-dessus
Les recettes tirées de la production animale ont plus que doublé, passant de 17,1 milliards de dollars en 2004 à des prévisions de 39,7 milliards de dollars en 2024. Au cours de cette période, la portion du total attribuée aux bovins a augmenté, tandis que les producteurs laitiers et les éleveurs de porcs en ont perdu une partie.
Année | Bovins et veaux | Produits laitiers | Volailles et oeufs | Porcs | Autre | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
2004 | 5,09 | 4,60 | 2,46 | 4,22 | 0,69 | 17,06 |
2005 | 6,39 | 4,85 | 2,50 | 3,91 | 0,74 | 18,38 |
2006 | 6,35 | 4,84 | 2,47 | 3,39 | 0,73 | 17,78 |
2007 | 6,34 | 5,21 | 2,74 | 3,32 | 0,72 | 18,33 |
2008 | 6,53 | 5,31 | 3,13 | 3,19 | 0,75 | 18,91 |
2009 | 5,87 | 5,45 | 3,14 | 2,89 | 0,71 | 18,06 |
2010 | 6,15 | 5,52 | 3,05 | 3,38 | 0,80 | 18,90 |
2011 | 6,27 | 5,82 | 3,47 | 3,94 | 0,85 | 20,34 |
2012 | 6,56 | 5,90 | 3,67 | 3,85 | 0,91 | 20,90 |
2013 | 6,82 | 5,89 | 3,83 | 4,07 | 0,94 | 21,55 |
2014 | 9,80 | 6,07 | 3,74 | 5,09 | 0,92 | 25,64 |
2015 | 10,50 | 6,03 | 3,83 | 4,23 | 1,01 | 25,59 |
2016 | 8,76 | 6,17 | 3,98 | 4,10 | 0,86 | 23,87 |
2017 | 9,11 | 6,57 | 4,09 | 4,57 | 0,90 | 25,24 |
2018 | 9,17 | 6,65 | 4,34 | 4,15 | 0,98 | 25,29 |
2019 | 9,68 | 6,99 | 4,53 | 4,66 | 1,00 | 26,87 |
2020 | 9,21 | 7,13 | 4,59 | 4,73 | 1,06 | 26,72 |
2021 | 10,22 | 7,38 | 5,21 | 6,25 | 1,29 | 30,36 |
2022 | 11,85 | 8,23 | 5,95 | 6,52 | 1,39 | 33,94 |
2023 | 15,04 | 8,55 | 6,43 | 5,85 | 1,50 | 37,38 |
2024 (prévision) | 16,72 | 8,83 | 6,42 | 6,16 | 1,53 | 39,66 |
Les recettes totales du bétail devraient avoir atteint un nouveau record en 2024, soit 39,7 millions de dollars (+6 %).
Entre 2004 et 2024, la croissance annuelle moyenne des recettes du bétail a été de 4,3 %, les bovins ayant enregistré la croissance la plus forte, soit 6,1 %.
Les produits sous gestion de l'offre (produits laitiers, volaille et œufs) représentaient environ 38 % du total en 2024, comparativement à 41 % en 2004. Au cours de cette période de 20 ans, la part des bovins a augmenté, tandis que celle des porcs et des produits laitiers a diminué.
De 2004 à 2018, les paiements de programme ont diminué, tant en termes absolus qu'en part des recettes, mais ils ont augmenté au cours des années suivantes, surtout en raison de l'augmentation des paiements d'Agri-protection
Description de l'image ci-dessus
Les paiements de programme ont diminué, passant de 4,9 milliards de dollars en 2004 à 2,2 milliards de dollars en 2018, mais ils ont fortement augmenté entre 2020 et 2022, atteignant un sommet de 7,4 milliards de dollars, principalement en raison de l'augmentation des paiements d'Agri-protection. Les paiements au titre du programme Agri-protection représentaient 67 % du total des paiements en 2022. Le total des paiements de programme devait s'élever à 5,9 milliards de dollars en 2024, les paiements d'Agri-protection représentant 57 % de ce total. Les paiements de programme en proportion du total des recettes des exploitations agricoles ont suivi une tendance semblable, passant de 13 % en 2004 à 4 % en 2018, mais ils ont augmenté à un rythme plus lent au cours des années suivantes, avec 8 % en 2022 et des prévisions de 6 % pour 2024.
Année | Programmes de GRE excluant Agri-protection | Agri-protection | Tous les autres paiements directs | Total |
|---|---|---|---|---|
2004 | 1,71 | 0,76 | 2,40 | 4,86 |
2005 | 2,16 | 0,82 | 1,95 | 4,92 |
2006 | 1,92 | 0,60 | 2,01 | 4,53 |
2007 | 1,43 | 0,57 | 2,10 | 4,09 |
2008 | 2,23 | 0,60 | 1,31 | 4,13 |
2009 | 1,53 | 0,81 | 0,95 | 3,29 |
2010 | 1,18 | 1,16 | 0,80 | 3,14 |
2011 | 1,17 | 1,30 | 1,01 | 3,48 |
2012 | 1,17 | 1,22 | 1,01 | 3,40 |
2013 | 0,94 | 1,07 | 0,68 | 2,69 |
2014 | 0,75 | 0,78 | 0,59 | 2,12 |
2015 | 0,57 | 1,11 | 0,46 | 2,13 |
2016 | 0,61 | 1,05 | 0,79 | 2,44 |
2017 | 0,64 | 1,23 | 0,57 | 2,44 |
2018 | 0,65 | 0,89 | 0,68 | 2,22 |
2019 | 0,64 | 1,41 | 1,07 | 3,12 |
2020 | 0,73 | 1,70 | 1,02 | 3,46 |
2021 | 1,05 | 3,75 | 1,15 | 5,94 |
2022 | 1,07 | 4,90 | 1,38 | 7,35 |
2023 | 0,76 | 3,88 | 1,95 | 6,59 |
2024 (prévision) | 1,33 | 3,39 | 1,19 | 5,91 |
Les paiements d'Agri-protection ont récemment augmenté en raison de mauvaises récoltes, surtout en 2021 (sécheresse grave dans l'Ouest canadien). Cela, combiné à des prix plus élevés pour les cultures, a entraîné des paiements beaucoup plus importants. Les autres paiements de gestion des risques de l'entreprise (GRE) sont demeurés relativement stables.
La part des paiements du programme du total des recettes des fermes a également augmenté durant cette période, mais plus lentement, car la valeur globale de production a aussi augmenté. Par conséquent, malgré l'augmentation des paiements, leur part des recettes totales était encore inférieure à celle des deux décennies précédentes.
Les dépenses d'exploitation devraient s'élever à environ 75,8 G$ en 2024, après avoir connu une croissance très importante en 2021 et 2022
Description de l'image ci-dessus
Les dépenses d'exploitation agricole ont augmenté, passant de 29,4 milliards de dollars en 2004 à des prévisions de 75,8 milliards de dollars en 2024, une croissance considérable ayant été observée en 2021 et 2022. Ces dépenses comprennent les dépenses associées aux cultures et au bétail, les dépenses d'énergie, les réparations, les salaires et les frais d'intérêt, entre autres.
Année | Dépenses liées aux cultures | Dépenses liées au bétail | Énergie | Réparations | Salaires | Intérêts | Autres dépenses | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
2004 | 7,1 | 6,4 | 2,8 | 2,8 | 3,7 | 2,2 | 4,3 | 29,4 |
2005 | 7,2 | 6,3 | 3,2 | 2,9 | 3,8 | 2,3 | 4,4 | 30,1 |
2006 | 7,4 | 6,3 | 3,4 | 2,9 | 4,0 | 2,7 | 4,5 | 31,2 |
2007 | 8,5 | 6,8 | 3,5 | 3,0 | 4,1 | 3,0 | 4,8 | 33,8 |
2008 | 10,2 | 7,6 | 4,0 | 3,1 | 4,2 | 3,0 | 4,9 | 37,1 |
2009 | 10,5 | 7,4 | 3,3 | 3,1 | 4,3 | 2,4 | 5,1 | 36,1 |
2010 | 10,0 | 7,1 | 3,4 | 3,2 | 4,5 | 2,2 | 5,1 | 35,4 |
2011 | 11,1 | 7,8 | 3,8 | 3,3 | 4,6 | 2,3 | 5,4 | 38,4 |
2012 | 13,1 | 8,4 | 3,9 | 3,4 | 4,8 | 2,4 | 5,6 | 41,7 |
2013 | 13,6 | 8,5 | 4,1 | 3,6 | 5,0 | 2,6 | 5,8 | 43,1 |
2014 | 13,4 | 9,2 | 4,4 | 3,7 | 5,1 | 2,7 | 5,9 | 44,5 |
2015 | 14,3 | 9,7 | 3,9 | 4,0 | 5,2 | 2,7 | 6,2 | 46,0 |
2016 | 14,8 | 9,3 | 3,6 | 4,1 | 5,4 | 2,9 | 6,5 | 46,5 |
2017 | 14,8 | 10,0 | 3,9 | 4,2 | 5,6 | 3,0 | 6,7 | 48,3 |
2018 | 14,9 | 10,9 | 4,4 | 4,3 | 6,0 | 3,7 | 7,1 | 51,1 |
2019 | 15,8 | 11,3 | 4,4 | 4,5 | 6,5 | 4,2 | 7,7 | 54,4 |
2020 | 16,1 | 11,8 | 4,0 | 4,8 | 6,9 | 4,1 | 8,2 | 55,8 |
2021 | 18,5 | 13,3 | 4,7 | 5,1 | 7,1 | 4,0 | 8,5 | 61,1 |
2022 | 23,5 | 15,5 | 6,4 | 5,5 | 7,8 | 5,0 | 9,3 | 73,0 |
2023 | 22,4 | 16,6 | 6,0 | 5,9 | 8,1 | 6,9 | 9,6 | 75,4 |
2024 | 21,7 | 15,8 | 5,6 | 6,0 | 8,5 | 8,0 | 10,0 | 75,8 |
Les dépenses ont augmenté d'environ 5 % par année au cours des deux dernières décennies, passant d'une augmentation de 19 % en 2022 à une baisse de 3 % en 2009. Une grande partie de la variation est due à l'évolution des prix plutôt qu'aux quantités utilisées. Certaines dépenses, comme le carburant, les engrais et les aliments pour animaux, sont fortement influencées par les changements sur les marchés internationaux et ont enregistré d'importantes hausses en 2021 et 2022 en raison de la reprise économique mondiale après la COVID-19 et de la guerre de la Russie contre l'Ukraine. D'autres, comme les dépenses en main-d'œuvre et les dépenses générales d'entreprise, dépendent davantage des facteurs nationaux et peuvent être influencées par l'inflation générale.
Le revenu net, soit la différence entre le total des recettes et les charges ayant un effet sur la liquidité, a généralement augmenté au cours des 20 dernières années, car les recettes ont augmenté plus rapidement que les dépenses
Description de l'image ci-dessus
De façon générale, le revenu net (RN) nominal et le revenu net réel ont augmenté au cours des deux dernières décennies, avec une légère diminution prévue en 2024. Le RN nominal est passé de 6,9 milliards de dollars en 2004 à des prévisions de 22,4 milliards de dollars en 2024, tandis que le RN réel est passé de 11,1 milliards de dollars en 2004 à des prévisions de 22,4 milliards de dollars en 2024.
Année | Revenu net nominal | Revenu net réel |
|---|---|---|
2004 | 6 930 768 | 11 129 636 |
2005 | 6 822 661 | 10 619 547 |
2006 | 5 867 640 | 8 903 353 |
2007 | 7 109 159 | 10 449 309 |
2008 | 8 931 673 | 12 615 864 |
2009 | 8 480 593 | 12 265 881 |
2010 | 9 030 638 | 12 699 021 |
2011 | 11 486 858 | 15 649 300 |
2012 | 12 544 913 | 16 890 972 |
2013 | 12 536 980 | 16 580 745 |
2014 | 13 778 244 | 17 886 307 |
2015 | 14 090 633 | 18 443 008 |
2016 | 14 178 692 | 18 425 028 |
2017 | 14 153 521 | 17 932 511 |
2018 | 11 699 821 | 14 575 883 |
2019 | 11 823 767 | 14 516 195 |
2020 | 15 806 309 | 19 200 953 |
2021 | 21 829 293 | 24 584 635 |
2022 | 22 071 721 | 23 054 304 |
2023 | 23 978 454 | 24 699 757 |
2024 | 22 382 470 | 22 382 470 |
Les revenus nets nominaux et réels ont généralement augmenté durant les deux dernières décennies, et devraient tous deux diminuer en 2024, avec des taux de croissance annuels moyens de 6 % et de 3,5 % respectivement.
Le bilan du secteur agricole a augmenté considérablement au cours des 20 dernières années
Description de l'image ci-dessus
La valeur nette du secteur agricole a plus que triplé, passant de 209 milliards de dollars en 2004 à 788 milliards de dollars en 2023, la croissance des actifs étant plus rapide que celle des passifs.
Année | Total des actifs | Autres actifs | Part des actifs des biens immobiliers agricoles | Total des passifs | Valeur nette |
|---|---|---|---|---|---|
2004 | 253 | 91 | 162 | -45 | 209 |
2005 | 267 | 95 | 172 | -46 | 221 |
2006 | 280 | 96 | 184 | -48 | 232 |
2007 | 303 | 103 | 200 | -51 | 252 |
2008 | 326 | 109 | 217 | -55 | 271 |
2009 | 336 | 107 | 229 | -58 | 278 |
2010 | 359 | 116 | 243 | -60 | 299 |
2011 | 386 | 122 | 264 | -62 | 323 |
2012 | 427 | 128 | 298 | -67 | 360 |
2013 | 470 | 135 | 335 | -73 | 397 |
2014 | 509 | 145 | 364 | -76 | 432 |
2015 | 537 | 149 | 388 | -81 | 456 |
2016 | 565 | 149 | 416 | -87 | 478 |
2017 | 600 | 155 | 445 | -93 | 507 |
2018 | 632 | 157 | 475 | -101 | 530 |
2019 | 662 | 160 | 502 | -109 | 553 |
2020 | 698 | 165 | 533 | -114 | 584 |
2021 | 769 | 171 | 598 | -123 | 646 |
2022 | 863 | 189 | 674 | -132 | 731 |
2023 | 927 | 193 | 735 | -139 | 788 |
La valeur nette a augmenté au fil du temps, car les actifs ont crû plus rapidement que les passifs. Cela est dû en grande partie à la croissance des biens immobiliers agricoles, principalement par l'augmentation de la valeur des terres.
Résumé et principaux points à retenir
Le secteur présente une grande diversité en matière de production, de types de fermes, de taille des fermes et de démographie.
Les exploitants agricoles vieillissent et les fermes sont de plus en plus grandes et de moins en moins nombreuses, et les plus grandes fermes occupent de plus en plus de place dans la production agricole canadienne au fil du temps. Malgré la consolidation, la moitié des fermes sont encore de petites exploitations, bien qu'elles contribuent peu à la production agricole dans son ensemble.
La production a augmenté au fil du temps grâce aux nouvelles technologies et pratiques, signe d'une amélioration de la productivité et d'une utilisation plus efficace des ressources.
La production agricole a généralement augmenté en raison des rendements accrus, et la superficie totale des terres est restée relativement la même. La forte demande mondiale, la hausse des prix et les gains de productivité ont stimulé la croissance à long terme du secteur canadien des grains.
La production de viande rouge a diminué au début des années 2000, surtout dans le cas des bovins, mais elle a augmenté durant la dernière décennie, malgré la chute des stocks, tandis que la commercialisation des produits sous gestion de l'offre (surtout les œufs et le lait) s'est intensifiée afin de soutenir l'expansion du marché intérieur.
Les paiements de programme ont augmenté depuis 2018, surtout en raison de l'augmentation des paiements d'Agri-protection, mais leur part des recettes totales reste inférieure aux niveaux observés il y a deux décennies.
Dans l'ensemble, la santé économique du secteur est généralement bonne, car les revenus et les bilans ont augmenté au cours des deux dernières décennies.
Malgré l'augmentation des revenus et des actifs, il peut y avoir des variations importantes selon les types de fermes et les régions, en fonction des profils de production locaux et d'autres conditions.
Les recettes des exploitations agricoles ont augmenté et ont enregistré des gains particulièrement impressionnants ces dernières années, mais les frais d'exploitation ont aussi gonflé ces deux dernières décennies, car les intrants ont considérablement augmenté en 2021 et en 2022 en raison de la reprise économique mondiale après la COVID-19 et de la guerre de la Russie contre l'Ukraine.
La dynamique des prix varie d'un produit à l'autre, mais elle tient compte des changements relatifs à l'offre et à la demande internationales et de l'incidence de l'inflation.
Les conditions météorologiques extrêmes ont aussi eu une incidence sur le secteur, elles ont eu un effet sur le rendement des cultures dans diverses régions du pays et ont entraîné des problèmes de disponibilité des aliments pour animaux chez les producteurs de bétail.
Comme le secteur est axé sur les exportations, il est très sensible aux changements dans l'environnement commercial.
La croissance du bilan a été stimulée en grande partie par l'augmentation constante de la valeur des terres, ce qui a contribué à la croissance continue de la valeur nette.
Annexe
La diversité des productions et des fermes
Les producteurs doivent prendre des décisions quotidiennes relativement à la production et aux finances pour gérer les divers risques auxquels ils font face et demeurer rentables.
Il y a des différences importantes dans les défis auxquels sont confrontés les producteurs, selon :
- ce qu'ils produisent;
- la taille de leur exploitation;
- les différences régionales.
Ensemble, les fermes de toutes tailles contribuent au secteur agricole productif du Canada, à l'alimentation locale et mondiale, ainsi qu'à l'intendance des terres et à la vitalité régionale.
Afin de refléter la réalité des producteurs sur leurs exploitations, les prochaines diapositives présentent les différents types de fermes au Canada.
Les fermes représentatives présentées dans les prochaines diapositives reflètent les conditions de 2022, et les conditions économiques ont changé depuis que ces exemples ont été rassemblés.
Producteurs de céréales et d'oléagineux
- 60 000 fermes
- Les ventes ont totalisé 39 milliards de dollars, soit 44 % de toutes les recettes du marché de 2022
- Les prix de vente record des dernières années ont provoqué une forte croissance.
- On trouve des fermes de céréales et d'oléagineux (C et O) dans toutes les régions du pays :
- Cependant, les Prairies assurent 76 % de la production de céréales, d'oléagineux et de légumineuses; la culture la plus importante est le canola, suivi du blé et de l'orge.
- Le maïs et le soya dominent en Ontario et au Québec.
- La taille des fermes de C et O varie grandement, des petits agriculteurs à temps partiel aux très grandes entreprises dont le chiffre d'affaires est supérieur à 6,5 millions de dollars.
- D'importants investissements ont récemment été prévus dans la capacité de trituration du canola, en partie en réponse à la demande de biocarburants.
Céréales et oléagineux (Prairies) | Maïs (Québec) | |
|---|---|---|
Ventes ($) | 6 500 000 | 500 000 |
Capacité de production | 15 000 acres | 640 acres |
Actif et dette ($) | Actif, 25 000 000; | Actif, 5 000 000; |
Principales dépenses (approximations, en dollars) | Engrais (800 000) | Semences (76 000) |
Principaux risques/défis
- Prévalence des conditions de sécheresse depuis la sécheresse de 2021
- Bonnes conditions de transport vers les marchés d'exportation tout au long de l'automne, de l'hiver et du printemps
- Exposition aux marchés mondiaux et aux fluctuations de prix
Éleveurs de bovins
- 38 000 fermes
- Les ventes ont totalisé 12 milliards de dollars, soit 14 % de toutes les recettes du marché de 2022
- La tranche de 1 % des plus grandes fermes d'élevage de bovins représente près de la moitié de la production totale du secteur
- On trouve des fermes d'élevage de bovins dans toutes les provinces; cependant, 60 % des 12 milliards de dollars de revenus connexes du Canada sont déclarés en Alberta.
- La taille et le type de production des fermes d'élevage de bovins varient.
- Les fermes de naissage ont tendance à être des exploitations familiales de taille moyenne qui gardent les vaches de boucherie dans les pâturages et vendent des veaux qui passeront par le système de production jusqu'aux parcs de semi-finition et aux parcs d'engraissement.
- Environ le tiers de la production canadienne de bœuf est exporté, la majorité des exportations étant destinées aux États-Unis.
- Quatre entreprises constituent 95 % de la capacité d'abattage du bœuf au Canada.
Naissage (Prairies) | Parc d'engraissement (Ontario) | |
|---|---|---|
Ventes ($) | 200 000 | 7 000 000 |
Capacité de production | 200 veaux | 3 700 bovins |
Actif et dette ($) | Actif, 2 400 000; | Actif, 12 000 000; |
Principales dépenses (approximations, en dollars) | Aliments pour animaux (21 000) | Aliments pour animaux (2 100 000) |
Principaux risques/défis
- Répercussions de la sécheresse de 2021 (disponibilité de l'eau et des aliments pour animaux)
- Efforts pour accroître la durabilité de la production et la traçabilité des produits
- Capacité d'abattage
Éleveurs de porcs
- 2 300 fermes
- Les ventes ont totalisé 6,5 milliards de dollars, soit 7 % de toutes les recettes du marché de 2022
- Plus du tiers des porcs sont élevés dans des fermes appartenant à des transformateurs
- La plupart des fermes porcines du Canada sont situées au Québec, en Ontario et au Manitoba.
- La production porcine comprend à la fois les producteurs indépendants et les entreprises de transformation. La première tranche de 1 % des plus grandes fermes porcines représente 31 % de la production totale, avec des ventes moyennes de 45 millions de dollars.
- Certains producteurs de porcs sont spécialisés, c'est‑à‑dire qu'ils gardent des truies pour produire des porcelets (saucisses) ou élever les porcelets jusqu'au poids du marché.
- D'autres élevages porcins sont des fermes de « naissage-engraissage », c'est‑à‑dire qu'ils exploitent le cycle complet de l'élevage des truies, de la production des porcelets et de leur élevage aux fins de l'abattage des porcs.
- Les quatre plus grandes entreprises représentent 72 % de la capacité d'abattage au Canada.
Naissage-engraissage (Manitoba/Ontario) | Naissage/Alimentation (Québec) | |
|---|---|---|
Ventes ($) | 12 000 000 | 1 800 000 |
Capacité de production | 3 000 truies | 28 000 porcs d'engraissement |
Actif et dette ($) | Actif, 22 000 000 | Actif, 2 300 000 |
Principales dépenses (approximations, en dollars) | Aliments pour animaux (4 500 000) | Aliments pour animaux (430 000) |
Principaux risques/défis
- Peste porcine africaine (PPA)
- Capacité de transformation suffisante et accès aux marchés étrangers
- Confiance du public (par exemple, bien-être des animaux, utilisation d'antibiotiques)
Producteurs laitiers
- 9 700 fermes
- Les ventes de lait ont totalisé 8,2 milliards de dollars, soit 9 % de toutes les recettes du marché
- Les fermes laitières du Québec et de l'Ontario représentent 70 % de toute la production laitière du Canada, avec des revenus de 6 milliards de dollars
- Environ la moitié des fermes laitières du Canada se trouvent au Québec; un autre tiers en Ontario.
- La valeur totale de l'actif des fermes laitières varie selon la taille de la ferme.
- Les fermes laitières du Québec sont en moyenne plus petites, avec un troupeau d'environ 66 vaches, et peuvent avoir des actifs d'environ 3 millions de dollars.
- Les fermes de l'Ontario ont un troupeau de 85 vaches en moyenne, les fermes laitières de la Colombie-Britannique et de l'Alberta comptant en moyenne 144 vaches et des actifs pouvant atteindre 12 millions de dollars.
- Avec ou sans robots de traite, la production laitière exige beaucoup de main-d'œuvre de façon quotidienne, toute l'année; la plupart des producteurs laitiers sont des exploitants à temps plein.
- Les fermes laitières fonctionnent selon le système de gestion de l'offre, les prix du lait étant établis en fonction du coût de production, ce qui ne donne généralement pas lieu à des fluctuations de prix.
Produits laitiers (Québec) | Produits laitiers (Colombie-Britannique) | |
|---|---|---|
Ventes ($) | 500 000 | 1 600 000 |
Capacité de production | 63 vaches | 200 vaches |
Actif et dette ($) | Actif, 3 400 000 | Actif, 15 000 000 |
Principales dépenses (approximations, en dollars) | Aliments pour animaux (73 000) | Aliments pour animaux (420 000) |
Principaux risques/défis
- Défis liés à l'accès aux marchés dans le contexte des nouveaux accords commerciaux (L'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne [AECG], L'Accord Canada–États-Unis–Mexique [ACEUM]).
- Baisse possible de la demande intérieure de produits laitiers en raison de la concurrence accrue des produits à base de protéine végétale.
Défis liés à l'accès aux marchés dans le contexte des nouveaux accords commerciaux (L'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne [AECG], L'Accord Canada–États-Unis–Mexique [ACEUM]).
Baisse possible de la demande intérieure de produits laitiers en raison de la concurrence accrue des produits à base de protéine végétale.
Producteurs de volaille et d'œufs
- 4 400 fermes
- Les ventes de volaille et d'œufs ont totalisé 5,9 milliards de dollars, soit 7 % de toutes les recettes du marché
- Les contingents représentent en moyenne 50 % des actifs agricoles des fermes avicoles et ovocoles
- L'Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique comptent pour plus des trois quarts de toutes les fermes avicoles et ovocoles et de leur production totale.
- Les fermes avicoles et ovocoles sont habituellement spécialisées et ne produisent qu'un seul des produits suivants : poulets à griller (poulet de chair), dindons, poulettes (jeunes poules), œufs ou œufs d'incubation.
- L'élevage de poulets à griller prend de 6 à 8 semaines; il s'agit d'un processus hautement automatisé.
- La production d'œufs nécessite une collecte et un tri de façon quotidienne, même si le processus est partiellement automatisé.
- Les plus grandes fermes avicoles et ovocoles (1 %) représentent 23 % de toute la production, avec des ventes moyennes de 23 millions de dollars.
- La production est soumise à la gestion de l'offre, à l'exception de l'élevage de poulettes.
Poulets à griller (Ontario) | |
|---|---|
Ventes ($) | 2 500 000 |
Capacité de production | 660 000 poulets |
Actif et dette ($) | Actif, 16 000 000 |
Principales dépenses (approximations, en dollars) | Aliments pour animaux (760 000) |
Principaux risques/défis
- Défis liés à l'accès aux marchés dans le contexte des nouveaux accords commerciaux (AECG, ACEUM).
- Importation de volaille de réforme (poules pondeuses âgées), ce qui influe sur l'approvisionnement au pays.
- Résistance aux antimicrobiens et réduction des agents pathogènes.
- Confiance du public (par exemple, bien-être des animaux dans le contexte des méthodes de production).
Fermes de culture de fruits et de légumes
- 7 600 fermes
- Les ventes de fruits et légumes ont totalisé 3,6 milliards de dollars, soit 4 % de toutes les recettes du marché
- Les fermes de culture de fruits et de légumes sont l'un des principaux employeurs du secteur agricole
- Les fermes de l'Ontario représentent le tiers des revenus du secteur, qui s'élèvent à 3,3 milliards de dollars; les fermes du Québec et de la Colombie-Britannique occupent aussi une grande place.
- Les plus grandes fermes de culture de fruits et de légumes (1 %) représentent 28 % des revenus du secteur, avec des ventes moyennes de 5,7 millions de dollars.
- La culture de fruits et de légumes est saisonnière et demande beaucoup de main-d'œuvre; l'horticulture compte 45 % de tous les employés rémunérés dans le secteur de l'agriculture primaire et 85 % des travailleurs étrangers temporaires travaillant de façon saisonnière dans le secteur agricole au Canada.
Pommes (Ontario) | |
|---|---|
Ventes ($) | 500 000 |
Capacité de production | 75 acres |
Actif et dette ($) | Actif, 1 600 000 |
Principales dépenses (approximations, en dollars) | Main-d'œuvre (73 000) |
Principaux risques/défis
- Embauche de travailleurs saisonniers et dépendance à l'égard des travailleurs étrangers temporaires
- Vive concurrence du point de vue des exportations (2/3 de la production) et des importations
- Répercussions des conditions météorologiques défavorables et des fluctuations de prix
Fermes de pommes de terre
- 800 fermes
- Les ventes de pommes de terre ont totalisé 1,7 milliard de dollars, soit 2 % de toutes les recettes du marché
- Les fermes dépendent de la demande des transformateurs et de l'industrie de la restauration, comme on a pu le constater dans le contexte de la COVID-19
- Les fermes de pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard sont responsables d'environ le quart de production de pommes de terre au Canada, suivies de près par les fermes du Manitoba et de l'Alberta.
- Environ 65 % des pommes de terre cultivées sont destinées à la transformation, 20 % sont des pommes de terre de consommation et 15 % sont des semences.
- Les fermes de pommes de terre des provinces de l'Atlantique sont généralement plus petites que celles des Prairies.
- Les plus grandes fermes de pommes de terre (1 %) génèrent environ 12 % de la production totale du secteur, avec des ventes moyennes de 15 millions de dollars et une valeur moyenne de l'actif de 51 millions de dollars, principalement des terres et de l'équipement.
Pommes de terre (l'Île-du-Prince-Édouard) | |
|---|---|
Ventes ($) | 3 000 000 |
Capacité de production | 900 acres |
Actif et dette ($) | Actif, 10 000 000 |
Principales dépenses (approximations, en dollars) | Main-d'œuvre (440 000) |
Principaux risques/défis
- Confiance du public par rapport aux répercussions sur l'environnement
- Recours à des méthodes innovatrices de gestion de la production pour réduire l'utilisation de pesticides
- Nécessité de développer de nouvelles variétés
Serres
- 2 200 fermes
- Les ventes des serres ont totalisé 2,2 milliards de dollars, soit 3 % de toutes les recettes du marché
- La serriculture est l'industrie agricole connaissant la plus forte croissance au Canada
- La plupart des serres se situent dans le sud de l'Ontario; le dernier tiers des serres se situe en Colombie-Britannique et au Québec.
- La production est axée sur les poivrons, les tomates et les concombres.
- Il existe un certain nombre de petites serres, mais la plus grande partie de la production provient de fermes dont les revenus sont supérieurs à 5 millions de dollars.
- Les plus grandes fermes (1 %) ont généré 32 % de la production totale, avec des ventes moyennes de 20 millions de dollars et des actifs de 28 millions de dollars.
- Les serres ne demandent pas une grande superficie; la plus grande partie des investissements est consacrée aux technologies serricoles.
Serre (Québec) | |
|---|---|
Ventes ($) | 6 000 000 |
Actif et dette ($) | Actif, 16 000 000 |
Principales dépenses (approximations, en dollars) | Main-d'œuvre (1 600 000) |
Principaux risques/défis
- Embauche de travailleurs saisonniers et dépendance à l'égard des travailleurs étrangers temporaires
- Capacité à innover et à perfectionner les méthodes de gestion de la production pour réduire l'utilisation de pesticides et d'énergie et pour accroître l'automatisation
Structure, croissance et compétitivité de l'ensemble du secteur agricole et agroalimentaire
Secteur agricole et agroalimentaire du Canada
Le secteur agricole et agroalimentaire touche toute la population et toutes les collectivités du pays.
Principaux acteurs du secteur
- Producteurs/agriculteurs primaires
- Transformateurs
- Détaillants et grossistes en alimentation
- Fournisseurs de services alimentaires
- Fournisseurs d'intrants et de services
Ces acteurs font également partie d'une vaste chaîne d'approvisionnement qui comprend
- Fournisseurs de transport
- Consommateurs, au pays et à l'étranger
Agriculture primaire
- Produit intérieur brut (PIB) : 31,7 milliards de dollars (1,4 %)
- Emplois : 223 000
Transformation des aliments et des boissons
- PIB : 35,6 milliards de dollars (1,6 %)
- Emplois : 318 400
Détaillants et grossistes en alimentation
- PIB : 37,3 milliards de dollars (1,6 %)
- Emplois : 645 600
Services alimentaires
- PIB : 31,9 milliards de dollars (1,4 %)
- Emplois : 992 300
Fournisseurs d'intrants et de services
- PIB : 14,3 milliards de dollars (0,6 %)
- Emplois : 76 400
Agriculture primaire
Description de l'image ci-dessus
10 principaux produits selon les recettes agricoles moyennes, 2020 à 2024
- Bovins et veaux : 12,6 milliards de dollars
- Canola : 12,5 milliards de dollars
- Blé (sauf le blé dur) : 8,3 milliards de dollars
- Lait : 8,0 milliards de dollars
- Porcs : 5,9 milliards de dollars
- Légumes (serre et plein champ) : 4,4 milliards de dollars
- Volaille (poulets et dindons) : 4,1 milliards de dollars
- Soya : 3,7 milliards de dollars
- Maïs : 3,1 milliards de dollars
- Cannabis : 2,6 milliards de dollars
Description de l'image ci-dessus
- Colombie-Britannique : 1,0 %
- Alberta : 1,4 %
- Saskatchewan : 6,2 %
- Manitoba : 4,5 %
- Ontario : 1,0 %
- Québec : 1,1 %
- Nouveau-Brunswick : 1,8 %
- Nouvelle-Écosse : 0,8 %
- Île-du-Prince-Édouard : 4,3 %
- Terre-Neuve-et-Labrador : 0,3 %
Le Canada compte plus de 62 millions d'hectares (154 millions d'acres) de terres agricoles concentrées principalement dans les Prairies, le Québec et le Sud de l'Ontario.
De 2020 à 2024, les trois provinces des Prairies représentaient en moyenne 59 % du total des recettes des exploitations agricoles, notamment 60 % des recettes tirées des cultures et 45 % des recettes tirées de l'élevage.
Des provinces sont plus diversifiées que d'autres. La contribution de l'agriculture primaire au produit intérieur brut (PIB) provincial varie à l'échelle du Canada.
Les producteurs canadiens ont récemment bénéficié d'une croissance record
Les recettes du marché agricole (RMA) ont augmenté de 7,6 % en moyenne par année entre 2020 et 2024 pour atteindre 91,4 milliards de dollars en 2024, la deuxième année la plus élevée jamais enregistrée, après 2023, à 92,8 milliards de dollars.
Bien que les céréales et les oléagineux demeurent la principale composante des RMA, la croissance a ralenti au cours des dernières années et s'est même inversée en 2024. Parallèlement, le secteur des bovins et des veaux a connu une forte croissance au cours des dernières années, principalement à cause de la hausse des prix, ainsi que la plus forte croissance de valeur depuis 2022. À 16,8 milliards de dollars en RMA, les bovins et les veaux représentaient 18,3 % des RMA totales en 2024.
Description de l'image ci-dessus
- Céréales et oléagineux : 32,0 milliards de dollars
- Bovins et veaux : 16,8 milliards de dollars
- Produits laitiers : 8,9 milliards de dollars
- Horticulture : 8,9 milliards de dollars
- Volaille et œufs : 6,4 milliards de dollars
- Porcs : 6,3 milliards de dollars
- Légumineuses et cultures spéciales : 3,3 milliards de dollars
- Cannabis : 2,7 milliards de dollars
- Autres : 6,2 milliards de dollars
Notes
1. « Légumineuses et cultures spéciales » désigne les pois secs, les haricots secs, les lentilles, les pois chiches, les graines de moutarde, les graines à canaris et les graines de tournesol.
2. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.
La plupart des producteurs canadiens ont connu une solide croissance au cours de la dernière décennie
Le revenu net pour l'agriculture primaire a atteint un nouveau record de 24 milliards de dollars en 2023, les recettes ayant continué d'augmenter et la hausse des dépenses ayant modéré.
Des facteurs externes comme les fluctuations des prix des produits de base, les maladies, la variabilité météorologique et l'accès aux marchés peuvent avoir une incidence sur le revenu net ou entraîner une variabilité entre les produits de base et les secteurs.
Description de l'image ci-dessus
Le revenu net a connu une tendance générale à la hausse et est passé de 6,93 milliards de dollars en 2004 à 23,98 milliards de dollars en 2023.
Année | Revenu net ('000) |
|---|---|
2004 | 6 930 768 |
2005 | 6 822 662 |
2006 | 5 867 641 |
2007 | 7 109 159 |
2008 | 8 931 673 |
2009 | 8 480 592 |
2010 | 9 030 642 |
2011 | 11 486 858 |
2012 | 12 544 910 |
2013 | 12 536 980 |
2014 | 13 778 244 |
2015 | 14 090 636 |
2016 | 14 178 692 |
2017 | 14 153 519 |
2018 | 11 699 824 |
2019 | 11 823 769 |
2020 | 15 806 309 |
2021 | 21 829 291 |
2022 | 22 071 718 |
2023 | 23 978 455 |
Transformation des aliments et des boissons
Le secteur de la transformation des aliments et des boissons est le plus important secteur de fabrication au Canada en ce qui a trait au produit intérieur brut et à l'emploi. Plus de 8 800 entreprises du secteur de la transformation des aliments et des boissons emploient directement plus de 318 000 Canadiens, soit plus de personnes que l'ensemble du secteur de la fabrication du matériel de transport.
Le secteur de la transformation utilise plus de la moitié de la production agricole primaire du Canada et fournit environ 80 % de l'ensemble des aliments et boissons transformés au Canada.
En 2024, 95 % des établissements de transformation d'aliments et de boissons étaient de petites exploitations (0 à 99 employés) avec peu de variation entre les sous-industries. Les usines sont situées dans tout le pays, mais principalement en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique, qui comptent 77 % du total des établissements de transformation des aliments et des boissons au pays.
Description de l'image ci-dessus
Les ventes du secteur de la transformation des aliments, des boissons et du tabac sont passées de 68,9 milliards de dollars en 2000 à 169,9 milliards de dollars en 2024. Les exportations par le secteur de la transformation des aliments, des boissons et du tabac sont passées de 15,6 milliards de dollars en 2000 à 59,8 milliards de dollars en 2024.
Description de l'image ci-dessus
Sous-industrie | Répartition (%) |
|---|---|
Transformation de la viande | 25,8 |
Transformation des produits laitiers | 11,5 |
Boulangeries et fabrication de tortilla | 11,0 |
Transformation d'autres alimentsnote 1 | 11,0 |
Meunerie de céréales et d'oléagineux | 10,8 |
Fabrication des boissons | 9,3 |
Fruits et légumesnote 2 | 6,8 |
Fabrication d'aliments du bétail | 6,0 |
Préparation et emballage de produits de la mer | 4,0 |
Transformation du sucre et fabrication de produits de confiserie | 3,9 |
Grossistes, vente d'aliments au détail et services de restauration
La vente en gros couvre les produits agricoles, et les aliments, boissons et produits du tabac
- En 2024, les ventes de produits agricoles en gros ont atteint un sommet record de 41 milliards de dollars et les ventes d'aliments, de boissons et de produits du tabac en gros ont augmenté légèrement pour atteindre 125 milliards de dollars, une hausse d'année en année de 11 % et de 0,1 %, respectivement.
Le secteur canadien de la vente d'aliments au détail est très concentré
- Il est estimé que les trois principaux épiciers traditionnels (Loblaw, Sobeys et Metro) et les deux principaux détaillants de marchandises diverses (Walmart et Costco) représentaient environ 75 % du total des ventes d'épicerie en 2024. (La part de marché estimative des principaux détaillants en alimentation du Canada a été obtenue par l'entremise des rapports 2024 Canada: Retail Foods Annual. Department of Agriculture des États-Unis. 4 novembre 2024.
- Les grandes chaînes sont dominantes dans chacune des régions du Canada.
- Les commerces indépendants (par exemple, les coopératives et les magasins individuels) sont les plus courants dans l'Ouest du Canada et en Ontario, mais les magasins des grandes chaînes demeurent plus nombreux.
Les ventes des services de restauration se sont presque rétablies depuis la COVID-19, mais leur composition a changé
- En 2024, les ventes totales des services de restauration ont atteint 97 milliards de dollars, une hausse de 4 % par rapport à 2023 et de 25 % par rapport à 2019.
- Les ventes des restaurants à service limité (à emporter) ont atteint 45 milliards de dollars, soit 46 % des ventes totales des services de restauration, comparativement à 44 % en 2019.
- Les ventes des restaurants à service complet ont contribué pour 42 milliards de dollars aux ventes totales, ce qui représente une baisse par rapport à la part de 45 % en 2019.
- Les ventes des services de restauration spéciaux (traiteurs et services d'alimentation mobiles) se sont chiffrées à 8 milliards de dollars, tandis que celles des débits de boissons ont atteint près de 2,5 milliards de dollars, soit 8 % de moins qu'en 2019.
Description de l'image ci-dessus
Industrie | Répartition (%) |
|---|---|
À service limité | 46 |
À service complet | 43 |
Services de restauration spéciaux | 8 |
Débits de boissons | 3 |
L'inflation des prix alimentaires a ralenti, mais les prix demeurent élevés
L'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté en moyenne de 2,4 % en 2024, à la suite des hausses de 3,9 % en 2023, de 6,8 % en 2022 et de 3,4 % en 2021. La hausse de 2022 était la plus importante des 40 dernières années, soit depuis 1982 (+10,9 %).
Les hausses des prix à l'épicerie (+2,2 %) en 2024 ont considérablement ralenti par rapport aux deux années précédentes, où l'inflation des prix alimentaires s'est établie à 7,8 % en 2023 et a continué d'augmenter en 2022 (+9,8 %), pour tomber sous les niveaux d'avant la pandémie (+3,7 % en 2019).
Description de l'image ci-dessus
Variation en pourcentage de l'IPC d'une année à l'autre, de 1962 à 2024
D'une année sur l'autre, les prix des aliments provenant des magasins (de l'épicerie) ont augmenté de 2,2 % entre 2023 et 2024, tandis que les prix de tous les articles (inflation globale) ont augmenté de 2,4 %. Le graphique ci-dessus montre les pics d'inflation des prix des aliments en glissement annuel en 1974 (+15,6 %), en 1978 (+17,4 %), en 1981 (+12 %) et en 2022 (+9,8 %). L'inflation globale a dépassé l'inflation des prix des aliments en 2024.
Description de l'image ci-dessus
IPC des produits alimentaires, 2019 à 2024
En 2024, les prix des aliments au Canada ont augmenté de 2,2 %, soit une hausse moins importante qu'en 2023 (7,8 %) et 2022 (9,8 %). Le graphique ci-dessus montre une augmentation progressive du prix des produits d'épicerie, de la viande, des légumes frais, des produits laitiers et des fruits frais entre 2019 et 2024. Par comparaison, le prix des graisses et huiles comestibles a augmenté davantage de 2021 à 2024.
Le secteur fait face à des défis importants
Malgré la sécheresse dans l'Ouest en 2020-2021, les perturbations de la chaîne d'approvisionnement liées à la pandémie de COVID-19 et la hausse du coût des intrants découlant de la guerre de la Russie contre l'Ukraine, le revenu net a augmenté de plus de 50 % entre 2020 et 2023 grâce aux prix élevés des cultures et du bétail, qui ont fait grimper les recettes, au-delà de la hausse des dépenses des exploitations agricoles.
Cela dit, le climat commercial actuel est le plus fragile qu'il ait été depuis des décennies. Les producteurs et les transformateurs font face à des droits de douane sur de nombreux marchés et devront renouveler leur résilience pour faire face à l'incertitude du commerce international.
Aux États-Unis en particulier, les principaux produits d'exportation du Canada en 2024 comprenaient les produits céréaliers (10,2 milliards de dollars), les produits oléagineux (8,3 milliards de dollars), les viandes rouges (5,6 milliards de dollars), le poisson et les produits de la mer (5,5 milliards de dollars) et les légumes à l'exclusion des pommes de terre (3,7 milliards de dollars). Les exportations vers ce marché autrefois fiable seront plus difficiles pour ces produits en particulier.
Le Canada est une force majeure sur les marchés agricoles mondiaux
De 2013 à 2024, les exportations de produits agricoles et agroalimentaires et de produits de la mer canadiens ont augmenté de 98,9 %, atteignant un sommet record de plus de 100,3 milliards de dollars en 2024.
Bien que les classements des exportations changent au fil du temps, depuis 2020, le Canada ne s'est pas classé plus haut que le septième rang mondial. En 2024, le Canada était le neuvième exportateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires et de produits de la mer, après les États‑Unis, le Brésil, les Pays‑Bas, l'Allemagne, la Chine, la France, l'Espagne et l'Italie. Au cours des deux premiers mois de 2025, les exportations ont totalisé 16,8 milliards de dollars, en hausse par rapport à 15,2 milliards de dollars au cours de la même période en 2024.
Si les tendances précédentes se maintenaient, la valeur totale des exportations agricoles et agroalimentaires, y compris le poisson et les produits de la mer, atteindrait 121,8 milliards de dollars d'ici 2034. Toutefois, ces projections sont probablement optimistes. Un récent rapport de la RBC indique que, si de nouvelles mesures ne sont pas prises, le Canada continuera de prendre du retard par rapport à ses concurrents mondiaux qui gagnent du terrain sur les principaux marchés en croissance au monde.
Description de l'image ci-dessus
- Les exportations de poissons et de fruits de mer se sont élevées à 9,6 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 12 milliards de dollars d'ici 2034.
- Les exportations de légumineuses sèches et d'aliments pour animaux se sont élevées à 6,4 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 9,4 milliards de dollars d'ici 2034.
- Les exportations de céréales et produits céréaliers se sont élevées à 23,3 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 25,0 milliards de dollars d'ici 2034.
- Les exportations d'oléagineux et produits à base d'oléagineux se sont élevées à 19,4 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 23,2 milliards de dollars d'ici 2034.
- Les exportations de bétail et de viande rouge se sont élevées à 15,0 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 17,4 milliards de dollars d'ici 2034.
- Les autres exportations se sont élevées à 28,4 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 34,9 milliards de dollars d'ici 2034.
Note : Les projections ne tiennent pas compte des incertitudes actuelles en matière de droits de douane qui ont une incidence sur le commerce mondial
Source : Perspectives à moyen terme d'AAC, Pêches et Océans Canada et Statistique Canada
Les défis d'un contexte commercial incertain
Si l'on suppose un climat commercial semblable à celui des dernières décennies, les exportations de produits agricoles et agroalimentaires devraient connaître une légère baisse à court terme, car les prix des produits de base devraient diminuer par rapport à leur sommet historique actuel. Ces projections seraient influencées par les droits de douane et l'incertitude commerciale qui perdurent.
- Les récents droits de douane (par exemple, les droits imposés par la Chine sur le porc et l'huile et le tourteau de canola, les droits imposés par les États-Unis sur divers produits) pourraient avoir une incidence négative sur les exportations futures de produits agricoles et agroalimentaires, car tous les marchés perdus au cours des mesures commerciales devront être rétablis si les clients étrangers ont noué des relations avec de nouveaux exportateurs.
- L'approche de la nouvelle administration américaine en matière de politique commerciale a créé une grande incertitude sur les marchés mondiaux. L'incertitude économique exacerbe le sous-investissement (par exemple, dans l'innovation).
- Les données empiriques suggèrent qu'à court terme, l'incertitude peut être aussi dommageable que les droits de douane eux-mêmes. À long terme, la situation peut être encore pire compte tenu de la perte de confiance des investisseurs dans les accords commerciaux et d'autres dispositions institutionnelles. Au Canada, les grands projets d'investissement (par exemple, la trituration du canola et les usines de biocarburants) sont déjà au point mort, l'incertitude étant la cause.
Le Canada peut demeurer une force mondiale concurrentielle
Le Canada possède des avantages clés qui peuvent faire de lui un chef de file en matière de production et de transformation d'aliments :
- des ressources abondantes en terre et en eau;
- l'accès aux marchés internationaux et à des partenaires commerciaux de confiance;
- des institutions de recherche et développement renommées et une main-d'œuvre hautement scolarisée;
- une réputation mondiale en tant que fournisseur de confiance d'aliments salubres d'excellente qualité;
- le leadership de l'industrie dans l'adoption de nouvelles technologies;
- une solide tradition d'intendance des terres.
Des mesures ciblées à l'avenir peuvent aider le secteur à continuer de miser sur ces forces au cours de la prochaine décennie et plus tard.
Principaux points à retenir
- Le Canada a été une force majeure sur les marchés agricoles mondiaux et il offre de nombreux avantages et possibilités en matière de production et de transformation des aliments.
- La plupart des producteurs canadiens ont connu une croissance au cours de la dernière décennie.
- Pour que la croissance se poursuive, il faudra surmonter d'importants défis, comme les répercussions des phénomènes météorologiques violents sur la production, la volatilité du commerce mondial, le besoin d'investir dans la recherche et l'adoption de technologies émergentes, et l'incidence de l'inflation des prix alimentaires sur les Canadiens.
- Bien que les exportations agricoles canadiennes continuent de croître, la position du Canada dans le commerce agricole et agroalimentaire mondial a reculé. Des mesures ciblées sont nécessaires pour que le Canada demeure à la hauteur de ses concurrents mondiaux.
Commerce international, accès aux marchés et développement des marchés
Le Canada est un important exportateur de produits agricoles, ce qui le rend vulnérable aux perturbations
- L'environnement commercial mondial actuel est difficile pour plusieurs raisons (par exemple, les progrès technologiques, les demandes des consommateurs, la main-d'œuvre, l'inflation, la géopolitique, le protectionnisme et la sécurité économique) et les obstacles tarifaires et non tarifaires continuent de perturber le commerce.
- Comme la moitié de la valeur de la production totale du Canada est exportée, la croissance du secteur repose sur des échanges commerciaux prévisibles.
- En 2024, le Canada était le 5e exportateur de produits agroalimentaires et de produits de la mer, avec des exportations de 100,3 milliards de dollars. Il s'agit d'une augmentation de 1,1 % par rapport à 99,2 milliards de dollars en 2023, et de 62,7 % par rapport aux 61,6 milliards de dollars enregistrés en 2015 (voir l'annexe).
- En 2024, les trois principaux produits agroalimentaires et produits de la mer exportés en valeur étaient le blé et le méteil (10,3 milliards de dollars), les produits de boulangerie-pâtisserie (7,7 milliards de dollars) et l'huile de canola (6 milliards de dollars).
Le commerce agricole du Canada est axé sur quelques marchés essentiels
- Ensemble, les 5 principaux marchés du Canada représentaient 83 % des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer vers des marchés étrangers en 2024, comparativement à 77 % en 2015.
- Les exportations canadiennes restent centrées sur 5 marchés, et la plupart sont destinées aux États-Unis (avec 61,9 % des exportations en 2024 comparativement à 53,3 % en 2015), suivis de la Chine (9,6 %), du Japon (4,9 %), de l'Union européenne (4,4 %) et du Mexique (2,2 %).
- Les exportations vers les États-Unis ont augmenté d'un taux de croissance annuel composé de 7,3 % depuis 2015
Description de l'image ci-dessus
Les exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer demeurent fortement concentrées, les 5 principaux marchés représentant 83 % des exportations totales en 2024, comparativement à 77 % en 2015. Les États-Unis représentaient la plus grande partie des exportations (61,9 %) en 2024, contre 53,3 % en 2015. Viennent ensuite la Chine (9,6 %), le Japon (4,9 %), l'UE (4,4 %) et le Mexique (2,2 %).
Année | États-Unis | Chine | Japon | UE | Mexique |
|---|---|---|---|---|---|
2015 | 33 | 6 | 4 | 3 | 2 |
2016 | 34 | 7 | 4 | 3 | 2 |
2017 | 34 | 8 | 5 | 3 | 2 |
2018 | 35 | 11 | 5 | 3 | 2 |
2019 | 37 | 7 | 5 | 3 | 2 |
2020 | 38 | 9 | 5 | 5 | 2 |
2021 | 46 | 9 | 5 | 4 | 7 |
2022 | 55 | 10 | 5 | 5 | 3 |
2023 | 59 | 12 | 4 | 4 | 3 |
2024 | 62 | 10 | 5 | 4 | 2 |
Compte tenu de la forte dépendance du secteur aux marchés américains et chinois, et de sa vulnérabilité actuelle à l'égard des droits de douane de ces deux marchés, la diversification commerciale revêt une nouvelle importance vitale.
Boîte à outils d'AAC pour le commerce international
AAC appuie le programme commercial du Canada en maintenant, en élargissant et en rétablissant l'accès aux marchés internationaux, en concluant des accords de libre-échange, en défendant les règles commerciales fondées sur la science et en faisant la promotion du secteur dans les marchés clés.
Accords de libre-échange (ALE)
- Travailler avec Affaires mondiales Canada (AMC) pour négocier de nouveaux ALE régionaux et bilatéraux, ainsi qu'avec AMC et les missions à l'étranger afin d'accroître continuellement l'utilisation des ALE (tirer parti du potentiel inexploité) et de mettre en œuvre les ALE existants au profit du secteur.
Collaboration avec les institutions multilatérales et les partenaires commerciaux
- Démontrer le leadership du Canada à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et à d'autres organisations et organismes internationaux de normalisation comme l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'Organisation des Nations Unies, le G7 (le Canada accueille le G7 en 2025), le G20, le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et l'Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture (IICA), afin de préserver la prévisibilité des échanges et de promouvoir les systèmes commerciaux fondés sur des règles.
- Ces organismes peuvent également offrir un forum de coopération sur la science et la sécurité alimentaire mondiale, et des occasions de réunions bilatérales avec des homologues internationaux qui peuvent être mises à profit pour promouvoir les intérêts commerciaux et sectoriels.
Accès aux marchés et défense des intérêts
- Démontrer le leadership du Canada à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et à d'autres organisations et organismes internationaux de normalisation comme l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'Organisation des Nations Unies, le G7 (le Canada accueille le G7 en 2025), le G20, le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et l'Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture (IICA), afin de préserver la prévisibilité des échanges et de promouvoir les systèmes commerciaux fondés sur des règles.
- Ces organismes peuvent également offrir un forum de coopération sur la science et la sécurité alimentaire mondiale, et des occasions de réunions bilatérales avec des homologues internationaux qui peuvent être mises à profit pour promouvoir les intérêts commerciaux et sectoriels.
Développement et promotion des marchés
- Démontrer le leadership du Canada à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et à d'autres organisations et organismes internationaux de normalisation comme l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'Organisation des Nations Unies, le G7 (le Canada accueille le G7 en 2025), le G20, le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et l'Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture (IICA), afin de préserver la prévisibilité des échanges et de promouvoir les systèmes commerciaux fondés sur des règles.
- Ces organismes peuvent également offrir un forum de coopération sur la science et la sécurité alimentaire mondiale, et des occasions de réunions bilatérales avec des homologues internationaux qui peuvent être mises à profit pour promouvoir les intérêts commerciaux et sectoriels.
ALE : promouvoir le programme commercial du Canada
Le Canada a conclu 15 ALE bilatéraux et régionaux couvrant 51 pays, ce qui donne aux exportateurs canadiens un avantage concurrentiel dans les deux tiers de l'économie mondiale.
En 2015, 45 % (44,9 milliards de dollars) des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer ont profité de la couverture des ALE, et la part des exportations profitant des ALE est passée à 79 % en 2024 (79,2 milliards de dollars).
En 2024, seulement 17 % (17,1 milliards de dollars) des exportations étaient destinées à des partenaires non-signataires d'ALE autre que les États-Unis, contre 19,6 % (12,1 milliards de dollars) en 2015.
Description de l'image ci-dessus
La part des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer bénéficiant de la couverture de l'ALE a augmenté, pour passer de 45 % (44,9 milliards de dollars) en 2015 à 79 % en 2024 (79,2 milliards de dollars). La part des exportations vers les partenaires d'ALE non américains a diminué, passant de 19,6 % (12,1 milliards de dollars) en 2015 à 17 % (17,1 milliards de dollars) en 2024.
ALE régionaux
- Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM, 2020);
- Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP, 2018);
- Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (AECG, 2017);
- Accord de libre-échange entre le Canada et l'Association européenne de libre-échange (AELE, 2009).
ALE bilatéraux : Colombie, Chili, Costa Rica, Honduras, Israël, Jordanie, Corée, Panama, Pérou et Ukraine, et Accord de continuité commerciale Canada–Royaume-Uni (ACC Canada–R.-U.)
ALE conclus (pas encore en vigueur) : Équateur et Indonésie
Négociations en cours : adhésion de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) et du Costa Rica au PTPGP
Discussions exploratoires : Philippines
Examen de l'ACEUM : examen conjoint requis en 2026, et de certaines dispositions canado-américaines relatives aux produits laitiers en 2025
Collaboration avec les institutions multilatérales et les partenaires commerciaux
Organisation mondiale du commerce (OMC)
- Préserver et mettre en œuvre les règles de l'OMC relatives au commerce agricole.
- Collaborer avec les ministères partenaires pour s'assurer que le système de recours commerciaux du Canada est adapté.
- Faire progresser et promouvoir la prise de décisions fondées sur la science et les risques et l'utilisation de normes, de lignes directrices et de recommandations internationales dans l'élaboration de la réglementation.
- Collaborer avec des partenaires internationaux ayant des vues similaires (par exemple, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, l'UE et le Japon) afin de coordonner les efforts de l'OMC et des organismes internationaux de normalisation [CAVIARDÉ]
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
- Elle soutient les organismes de normalisation (Codex, Convention internationale pour la protection des végétaux) et produit des analyses sur une foule de pratiques et de sujets.
- Le Canada plaide auprès de la FAO pour qu'elle soutienne davantage l'établissement de normes, les mérites du commerce ouvert et l'innovation.
Groupe des 7 (G7)
- Le Canada et plusieurs pays développés; promeuvent souvent des initiatives mondiales visant à améliorer les conditions à l'échelle de la planète.
- Il s'agit d'une importante plateforme ministérielle; le Canada accueille le G7 en 2025.
Groupe des 20 (G20)
- Il rassemble presque tous les plus grands pays et les plus grandes économies du monde.
- Le Canada travaille avec des pays ayant des vues similaires pour défendre le rôle du commerce, de la science et de l'innovation dans la gestion mondiale des questions agricoles.
Accès aux marchés et défense des intérêts : activités en cours
États-Unis (É.-U.)
L'environnement commercial actuel avec les États-Unis est imprévisible et incertain. Les efforts déployés actuellement portent sur :
- une action soutenue et coordonnée de sensibilisation et de mobilisation auprès des décideurs afin d'atténuer les menaces de droits de douane en cours et de défendre les intérêts du Canada, en tirant parti des efforts déployés par l'industrie, les provinces et les alliés américains;
- la politique américaine sur les biocarburants;
- l'étiquetage volontaire des produits des États-Unis;
- les mesures prises à l'échelle nationale en matière de bien-être animal.
Mexique et Amériques
Les efforts déployés actuellement portent sur :
- [CAVIARDÉ]
- [CAVIARDÉ]
- la surveillance de réformes constitutionnelles (par exemple, les aliments génétiquement modifiés).
Union européenne (EU)
Les efforts portent sur la défense des intérêts et la collaboration soutenues pour maintenir l'accès dans le cadre de la demande de mesures non tarifaires :
- la réglementation sur la déforestation (soja, bovins/bœuf, cacao, café, huile de palme et forêt) : mesures proposées pour le bien-être des animaux (transport) et nouvelles techniques génomiques (sélection des végétaux);
- la directive de l'UE visant à régir la réglementation relative aux pesticides en fonction des facteurs environnementaux (plutôt que de la sécurité des consommateurs);
Région indo-pacifique
Les efforts portent sur la collaboration avec le Japon, la Corée et les pays de l'ANASE pour accroître l'accès aux produits agricoles canadiens, y compris le travail réalisé par l'entremise du nouveau Bureau Indo-Pacifique pour l'agriculture et l'agroalimentaire.
Les efforts de mobilisation continus avec la Chine visent à aborder les points suivants :
- les droits de douane de 100 % sur les importations canadiennes d'huile de canola, de tourteau de canola et de pois;
- les droits de douane de 25 % sur le poisson, les produits de la mer et les produits de porc;
- l'enquête antidumping sur les importations canadiennes de graines de canola;
- les autres préoccupations commerciales, y compris l'accès aux aliments pour les bovins et les animaux de compagnie.
Développement et promotion des marchés : soutien aux exportateurs agricoles
Service des délégués commerciaux du secteur agroalimentaire (SDCSA)
- Il y a 44 délégués commerciaux dans les marchés clés dans le monde qui, en collaboration avec d'autres ressources FPT et industrielles à l'étranger, aident les exportateurs agricoles canadiens et les associations industrielles à atteindre les objectifs commerciaux internationaux en fournissant des renseignements sur le marché, en faisant progresser les possibilités d'exportation et en réglant les problèmes d'accès aux marchés.
Bureau Indo-Pacifique pour l'agriculture et l'agroalimentaire
- Il y a un centre ciblé de SDCSA à Manille, aux Philippines, qui vise à faire du Canada un fournisseur privilégié dans la région en renforçant les partenariats, en faisant progresser la coopération technique et en aidant les entreprises canadiennes à trouver de nouvelles occasions de diversifier leurs exportations.
Programme de la marque Canada
- Il fournit aux membres (plus de 200 entreprises inscrites prêtes à exporter) un accès à une boîte à outils de marketing numérique pour les aider à présenter leurs produits et à rehausser la réputation de confiance des produits canadiens sur les marchés mondiaux.
Foires commerciales et activités sur les marchés du Pavillon du Canada
- Il offre aux petites et moyennes entreprises l'occasion de promouvoir leurs produits et de présenter le Canada à huit foires commerciales phares dans le monde et à d'autres activités promotionnelles.
Analyse mondiale
- Elle fournit des renseignements, des données et des analyses sur les marchés mondiaux pour aider l'industrie, les provinces et les territoires à évaluer les débouchés sur les marchés internationaux.
Programme Agri-marketing
- Il fournit des fonds aux organisations nationales (129 millions de dollars sur 5 ans, 2023-2028) pour soutenir les activités promotionnelles dirigées par l'industrie visant à accroître et à diversifier les exportations canadiennes sur les marchés internationaux et à saisir les occasions.
Soutien du portefeuille des exportateurs agricoles
AAC collabore avec les ministères et organismes partenaires pour orienter, réglementer et développer le secteur agricole et agroalimentaire au nom des Canadiens, par exemple :
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) est la seule autorité compétente du Canada responsable de la mise en œuvre et de l'application des règlements relatifs à l'importation et à l'exportation de produits alimentaires et de produits d'origine végétale et animale, et joue donc un rôle essentiel en favorisant le commerce pour le secteur.
- Elle négocie, atteste et certifie les conditions d'importation et d'exportation (par exemple, les exigences sanitaires et phytosanitaires) afin d'atténuer le fardeau réglementaire inutile et de favoriser l'accès aux marchés et la stabilité des échanges commerciaux, tout en assurant la salubrité des aliments et l'intégrité des ressources nationales.
- Elle collabore avec des organismes internationaux de normalisation (par exemple, CODEX, Convention internationale pour la protection des végétaux, Organisation mondiale de la santé animale, OMC) pour influer sur l'élaboration de règles internationales et de normes scientifiques relatives à la protection des végétaux, à la santé des animaux et à la salubrité des aliments qui sous-tendent les systèmes commerciaux mondiaux.
- Elle renforce la coopération internationale en offrant une aide technique à d'autres pays et en contribuant au renforcement de leurs capacités afin d'appuyer des systèmes réglementaires améliorés et des relations commerciales fiables.
Financement agricole Canada (FAC) offre des produits et des services financiers et non financiers conçus pour répondre aux besoins changeants de l'industrie, notamment par l'entremise de programmes axés sur le commerce.
- Le Programme de soutien à la clientèle en cas de perturbations commerciales de la FAC, lancé en mars 2025, fournira 1 milliard de dollars en nouveaux prêts pour aider à relever les défis financiers auxquels font face les clients des industries agricole et alimentaire touchés par les droits de douane américains.
Exportation et développement Canada (EDC) fournit des capitaux, des assurances pour atténuer les risques, des renseignements commerciaux et des relations à l'étranger pour aider les entreprises canadiennes à faire croître leurs activités.
- Le Programme d'impact commercial d'EDC, lancé en mars 2025, facilitera l'octroi d'un montant supplémentaire de 5 milliards de dollars sur deux ans pour soutenir les entreprises admissibles pour toute une gamme de produits, notamment de l'agriculture, en les aidant à gérer les défis économiques et les incertitudes du marché.
Description de l'image ci-dessus
La valeur des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer est passée de 61,6 milliards de dollars en 2015 à 100,3 milliards de dollars en 2024, une augmentation de 62,8 %.
La valeur des importations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer a également connu une hausse, pour passer de 47,1 milliards de dollars à 75,4 milliards de dollars au cours de la même période.
Année | Exportations | Importations |
|---|---|---|
2015 | 61 622 | 47 096 |
2016 | 62 562 | 48 372 |
2017 | 64 607 | 49 001 |
2018 | 66 289 | 50 327 |
2019 | 67 004 | 52 201 |
2020 | 74 057 | 53 665 |
2021 | 82 476 | 57 097 |
2022 | 92 913 | 67 322 |
2023 | 99 174 | 68 915 |
2024 | 100 281 | 75 381 |
Analyse des tendances des exportations agricoles du Canada de 2015 à 2024
Source : Global Trade Tracker (GTT), avril 2025
Description de l'image ci-dessus
La valeur des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer est passée de 61,6 milliards de dollars en 2015 à 100,3 milliards de dollars en 2024, une augmentation de 62,8 %. La valeur des importations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer a également connu une hausse, pour passer de 47,1 milliards de dollars à 75,4 milliards de dollars au cours de la même période.
Année | Exportations (millions de dollars CA) | Importations (millions de dollars CA) |
|---|---|---|
2015 | 61 622 | 47 096 |
2016 | 62 562 | 48 372 |
2017 | 64 607 | 49 001 |
2018 | 66 289 | 50 327 |
2019 | 67 004 | 52 201 |
2020 | 74 057 | 53 665 |
2021 | 82 476 | 57 097 |
2022 | 92 913 | 67 322 |
2023 | 99 174 | 68 915 |
2024 | 100 281 | 75 381 |
Répartition – Exportations mondiales
Source : GTT, avril 2025
Description de l'image ci-dessus
Les principales exportations de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada en 2024 étaient le blé autre que le blé dur, les graines de canola, ainsi que le pain et les produits de boulangerie. La valeur totale des exportations de produits agroalimentaires et de produits de la mer s'élevait à 100,3 milliards de dollars.
Rang | Produit | Valeur des exportations (millions de dollars CA) |
|---|---|---|
1 | Blé autre que le blé dur (à l'exception des semences) | 8 111 |
2 | Graines de canola | 5 934 |
3 | Pain et autres produits de boulangerie | 5 828 |
4 | Huile de canola (à l'exception de l'huile brute) | 3 746 |
5 | Soja (à l'exception des semences) | 3 340 |
6 | Viandes désossées de l'espèce bovine fraiches ou réfrigérées | 3 083 |
7 | Frites surgélées | 2 817 |
8 | Tourteau de canola | 2 695 |
9 | Viande de porc fraiche ou réfrigérée, désossée | 2 284 |
10 | Bovins vivants destinés à l'abattage | 2 224 |
Source : GTT, avril 2025
Description de l'image ci-dessus
La valeur totale des exportations de produits agroalimentaires et de produits de la mer s'élevait à 100,3 milliards de dollars. Les 10 premiers produits d'exportation en importance représentaient près de 40 % des exportations totales de produits agroalimentaires et de produits de la mer. Le blé autre que le blé dur représentait 8,1 % des exportations totales, les graines de canola et le pain et les produits de boulangerie contribuant chacun pour près de 6 %.
Rang | Produit | Part de marché (%) |
|---|---|---|
1 | Blé autre que le blé dur | 8,1 |
2 | Graines de canola | 5,9 |
3 | Pain et autres produits de boulangerie | 5,8 |
4 | Huile de canola | 3,7 |
5 | Soja | 3,3 |
6 | Bœuf désossé frais | 3,1 |
7 | Frites surgélées | 2,8 |
8 | Tourteau de canola | 2,7 |
9 | Porc frais désossé | 2,3 |
10 | Bovins vivants destinés à l'abattage | 2,2 |
Répartition – Importations mondiales
Source : GTT, avril 2025
Description de l'image ci-dessus
Les principales importations de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada en 2024 étaient les préparations alimentaires, le vin de raisin (y compris les vins enrichis), ainsi que le pain et autres produits de boulangerie. La valeur totale des importations de produits agroalimentaires et de produits de la mer s'élevait à 75,4 milliards de dollars.
Rang | Produit | Valeur des importations (millions de dollars CA) |
|---|---|---|
1 | Autres préparations alimentaires | 2 818 |
2 | Vin de raisins frais, y compris le vin fortifié | 2 407 |
3 | Pain et autres produits de boulangerie | 2 369 |
4 | Alcool éthylique et autres spiritueux dénaturés, de tous titres | 1 931 |
5 | Aliments pour chiens ou chats | 1 896 |
6 | Café, à l'exclusion du café torréfié ou décaféiné | 1 419 |
7 | Sucre de canne brut | 1 162 |
8 | Huile de soja | 1 155 |
9 | Sauces préparées, assaisonnements et condiments composés | 1 079 |
10 | Café torréfié, caféiné | 1 070 |
Source : GTT, avril 2025
Description de l'image ci-dessus
La valeur totale des importations de produits agroalimentaires et de produits de la mer s'élevait à 75,4 milliards de dollars. Les 10 premiers produits d'importation en importance représentaient près de 23 % des importations totales de produits agroalimentaires et de produits de la mer.
Rang | Produit | Part de marché (%) |
|---|---|---|
1 | Autres préparations alimentaires | 3,7 |
2 | Vin de raisins frais, y compris le vin fortifié | 3,2 |
3 | Pain et autres produits de boulangerie | 3,1 |
4 | Alcool éthylique et autres spiritueux dénaturés, de tous titres | 2,6 |
5 | Aliments pour chiens ou chats | 2,5 |
6 | Café, à l'exclusion du café torréfié ou décaféiné | 1,9 |
7 | Sucre de canne brut | 1,5 |
8 | Huile de soja | 1,5 |
9 | Sauces préparées, assaisonnements et condiments composés | 1,4 |
10 | Café torréfié, caféiné | 1,4 |
Répartition — Six principaux marchés d'exportation du Canada
Source : GTT, avril 2025
Description de l'image ci-dessus
Les États-Unis étaient le plus important marché d'exportation de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada, passant de 32,8 milliards de dollars en exportations en 2015 à 62,1 milliards de dollars en 2024. Les autres principaux marchés d'exportation au cours de l'année ont été la Chine (9,7 milliards de dollars), le Japon (4,9 milliards de dollars), l'Europe (4,4 milliards de dollars), le Mexique (2,2 milliards de dollars) et l'Inde (1,4 milliard de dollars).
Pays | 2015 | 2020 | 2024 |
|---|---|---|---|
États-Unis | 32 830 | 38 411 | 62 072 |
Chine | 6 270 | 9 390 | 9 661 |
Japon | 3 813 | 4 895 | 4 907 |
UE27 | 2 868 | 4 639 | 4 411 |
Mexique | 1 735 | 1 733 | 2 217 |
Inde | 1 533 | 0 739 | 1 418 |
Source : GTT, avril 2025
Description de l'image ci-dessus
En 2024, les États-Unis représentaient 61,9 % de toutes les exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer. La Chine suivait à 9,6 %, et le Japon et l'UE chacun entre 4 % et 5 %.
Pays | Part de marché (%) |
|---|---|
États-Unis | 61,9 |
Chine | 9,6 |
Japon | 4,9 |
UE27 | 4,4 |
Mexique | 2,2 |
Inde | 1,4 |
Source : GTT, avril 2025
Description de l'image ci-dessus
La valeur totale des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer vers les États-Unis est considérablement plus élevée que la valeur combinée des exportations canadiennes vers d'autres marchés principaux, plus précisément vers la Chine, le Japon, l'UE27, le Mexique et l'Inde. De 2015 à 2024, la valeur des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer vers les États-Unis a augmenté à un taux plus de deux fois supérieur (+89,1 %) à celui de la valeur combinée des exportations vers d'autres grands marchés. Bien que ces cinq autres principaux marchés d'exportation aient connu une baisse au cours de la dernière année (2024/2023), ils ont tout de même enregistré un taux de croissance de +39,4 % sur 10 ans au cours de la même période d'examen.
Année | États-Unis | Autres (Chine, Japon, UE27, Mexique, Inde) |
|---|---|---|
2015 | 32 830 | 16 219 |
2016 | 33 924 | 17 094 |
2017 | 34 384 | 18 369 |
2018 | 35 351 | 19 754 |
2019 | 37 260 | 16 796 |
2020 | 38 411 | 21 395 |
2021 | 45 706 | 21 887 |
2022 | 54 779 | 22 791 |
2023 | 59 498 | 23 572 |
2024 | 62 072 | 22 613 |
Source : GTT, avril 2025
Description de l'image ci-dessus
La Chine est le principal marché d'exportation non américain du Canada pour les produits agroalimentaires et les produits de la mer, suivie du Japon, de l'UE27, du Mexique et de l'Inde. La volatilité la plus marquée est observée dans les exportations vers la Chine, qui ont connu une forte baisse de 2018 à 2019 (-37,9 %), puis un sommet de 11,5 milliards de dollars en 2023, avant de diminuer en 2024 (9,7 milliards de dollars).
Année | Chine | Japon | UE27 | Mexique | Inde |
|---|---|---|---|---|---|
2015 | 6 270 | 3 813 | 2 868 | 1 735 | 1 533 |
2016 | 6 848 | 4 212 | 3 113 | 1 736 | 1 185 |
2017 | 8 026 | 4 546 | 2 912 | 1 945 | 940 |
2018 | 10 552 | 4 569 | 2 546 | 1 917 | 170 |
2019 | 6 552 | 4 714 | 3 438 | 1 648 | 443 |
2020 | 9 390 | 4 895 | 4 639 | 1 732 | 739 |
2021 | 9 486 | 5 210 | 4 087 | 2 675 | 429 |
2022 | 9 561 | 5 384 | 4 484 | 2 943 | 419 |
2023 | 11 501 | 4 399 | 4 169 | 2 687 | 816 |
2024 | 9 661 | 4 907 | 4 410 | 2 217 | 1 418 |
Source : GTT, avril 2025
Description de l'image ci-dessus
Pays | Produits | Valeur 2015 (millions de dollars CA) | Valeur 2024 (millions de dollars CA) |
|---|---|---|---|
États-Unis | Pain et produits de boulangerie | 1 550 | 5 700 |
Huile de canola | 1 354 | 3 558 | |
Chocolat/cacao | 1 667 | 3 656 | |
Boeuf désossé frais | 1 227 | 2 812 | |
Autres principaux produits | 2 595 | 4 796 | |
Chine | Graines de canola | 2 045 | 3 990 |
Crustacés | 479 | 960 | |
Blé | 334 | 876 | |
Soja | 588 | 695 | |
Autres principaux produits | - | 918 | |
Japon | Porc frais ou surgélé | 858 | 1,365 |
Blé | 515 | 819 | |
Graines de canola | 1,058 | 713 | |
Soja | 310 | 417 | |
Autres principaux produits | 53 | 190 | |
UE27 | Blé | 737 | 866 |
Pois, lentilles, haricots | 210 | 364 | |
Soja | 445 | 361 | |
Graines de canola | 172 | 319 | |
Autres principaux produits | 45 | 377 | |
Mexique | Porc frais ou surgélé | 124 | 415 |
Graines de canola | 747 | 395 | |
Blé | 261 | 245 | |
Huile de canola | 73 | 164 | |
Boeuf désossé frais | 102 | 187 | |
Inde | Pois, lentilles, haricots | 1 517 | 1 399 |
Autres principaux produits | 1 | 13 |