Cahier 1 — Aperçu du secteur : cahier de transition pour le ministre 2025, AAC

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Aperçu du secteur

Le secteur agricole et agroalimentaire contribue grandement à l'économie canadienne.

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a pour mandat d'appuyer l'agriculture primaire et la transformation des aliments et des boissons, mais le secteur englobe l'ensemble du système agroalimentaire, lequel influence d'autres secteurs de service de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

En 2024, les secteurs de l'agriculture primaire et de la transformation des aliments et des boissons

  • ont employé 541 400 personnes
  • comptaient pour 3,0 % du PIB du Canada
  • représentaient 1 sur 38 emplois au Canada

Le système agricole et agroalimentaire (2024)

  • PIB : 150,8 milliards de dollars (6,7 %)
  • Emplois : 2 255 700

Agriculture primaire

  • Produit intérieur brut (PIB) : 31,7 milliards de dollars (1,4 %)
  • Emplois : 223 000

Transformation des aliments et des boissons

  • PIB : 35,6 milliards de dollars (1,6 %)
  • Emplois : 318 400

Détaillants et grossistes en alimentation

  • PIB : 37,3 milliards de dollars (1,6 %)
  • Emplois : 645 600

Services alimentaires

  • PIB : 31,9 milliards de dollars (1,4 %)
  • Emplois : 992 300

Fournisseurs d'intrants et de services

  • PIB : 14,3 milliards de dollars (0,6 %)
  • Emplois : 76 400

Agriculture primaire

Un moteur économique très diversifié à l'échelle du pays

  • 189 874 exploitations agricoles
  • Les exploitations couvrent 62,2 millions d'hectares ou 6,3 % de la superficie du Canada.
  • Elles sont concentrées dans les Prairies, au Québec et dans le Sud de l'Ontario.
  • La taille moyenne des exploitations a doublé au cours des 50 dernières années en raison du regroupement des activités et des avancées technologiques.

Recettes agricoles (en milliards de dollars)

  • Légère baisse par rapport au niveau record de 92,8 milliards de dollars en 2023, pour atteindre 91,4 milliards de dollars en 2024
  • 5,0 % taux de croissance annuel moyen entre 2014 et 2024
  • 10 % des plus grandes exploitations sont responsables des deux tiers de l'ensemble des revenus

Transformation des aliments et des boissons

Plus grande industrie manufacturière au Canada

  • 17,2 % du PIB du secteur manufacturier
  • 17,6 % des emplois du secteur manufacturier (agroalimentaire)

Installations partout au pays, mais surtout en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique

Ventes totales de la transformation des aliments et des boissons : 167,8 milliards de dollars en 2024

Principales industries

  • Fabrication de produits de viande (25,8 %) 43,3 milliards de dollars
  • Fabrication de produits laitiers (11,5 %) 19,2 milliards de dollars
  • Mouture de céréales et d'oléagineux (11,0 %) 18,5 milliards de dollars
  • Produits de boulangerie et tortillas (10,8 %) 18,0 milliards de dollars

Situation économique et structure du secteur agricole primaire

Objectif et contexte

L'agriculture primaire est un secteur très diversifié qui se concentre sur la production à la ferme de produits agricoles :

  • la production de cultures, comme les cultures céréalières et horticoles;
  • la production d'animaux vivants, comme les bovins et les porcs;
  • les produits du bétail, comme le lait et les œufs.

La structure économique du secteur est très diversifiée, elle est composée de fermes de types et de tailles très variés.

Cette présentation vise à donner un aperçu des éléments suivants :

  • la structure économique actuelle du secteur de l'agriculture primaire et son évolution au fil du temps;
  • l'utilisation et la disponibilité des ressources clés au fil du temps, comme les terres, le nombre d'animaux, la production de produits du bétail et les engrais;
  • l'évolution des principaux indicateurs économiques, en mettant l'accent sur le revenu agricole et ses diverses composantes, ainsi que sur le bilan du secteur agricole;
  • une comparaison générale des principales similitudes et différences avec le secteur agricole des États-Unis (É.-U.).

Structure actuelle du secteur

La plupart des principaux produits agricoles sont fabriqués partout au pays, mais ont tendance à être concentrés dans différentes régions

Les céréales et les oléagineux sont principalement cultivés dans les Prairies, tandis que les produits horticoles sont surtout produits en Ontario et, dans une moindre mesure, en Colombie-Britannique et au Québec.

La production bovine est concentrée en Alberta et, dans une moindre mesure, en Saskatchewan et en Ontario. Les productions porcines se trouvent au Manitoba, en l'Ontario et au Québec. La gestion de l'offre (produits laitiers, volaille, œufs) est concentrée en Ontario et au Québec.

Le Canada atlantique se concentre surtout sur les pommes de terre et les produits laitiers, bien que ce ne soit pas le cas partout dans la région.

Principaux produits agricoles par province/territoire :

  • Colombie-Britannique – horticulture, produits laitiers, volaille et œufs
  • Alberta – bovins, céréales et oléagineux
  • Saskatchewan – céréales et oléagineux, bovins
  • Manitoba – céréales et oléagineux, porc
  • Ontario – céréales et oléagineux, horticulture et produits laitiers
  • Québec – porc, produits laitiers, volaille et œufs
  • Provinces de l'Atlantique (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve et Labrador) – horticulture et produits laitiers
  • Yukon – foin, volaille
  • Territoires du Nord-Ouest – œufs, produits de serre
  • Nunavut – caribou, baies sauvages

Les fermes sont de plus en plus grandes et de moins en moins nombreuses, et les grandes fermes occupent de plus en plus de place dans la production agricole canadienne au fil du temps

Le nombre de fermes est deux fois moins élevé aujourd'hui qu'il y a cinquante ans, mais le nombre de terres agricoles au Canada n'a diminué que de 11 % entre 1941 et 2021.

Les nouvelles technologies et pratiques de production augmentent continuellement la productivité des exploitants agricoles et favorisent la croissance et l'efficacité des fermes.

Nombre de fermes et taille de celles-ci au Canada, 1941 à 2021
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On a observé une tendance à la hausse de la taille de l'exploitation moyenne, qui avait une superficie moyenne de 96 hectares en 1941 et est passée à 328 hectares en 2021.

On a observé une tendance à la baisse dans le nombre d'exploitations agricoles, qui a commencé à 733 000 en 1941, pour être ramené à 190 000 exploitations agricoles en 2021.

Nombre de fermes et taille de celles-ci au Canada, 1941 à 2021

Année

Nombre de fermes (milliers)

Taille de l'exploitation moyenne (hectares)

1941

733

96

1951

623

113

1956

575

122

1961

481

145

1966

431

164

1971

366

188

1976

339

202

1981

318

207

1986

293

232

1991

280

242

1996

277

246

2001

247

274

2006

229

295

2011

206

315

2016

193

332

2021

190

328

Source : Statistique Canada, Recensement de l'agriculture, calculs d'AAC

Malgré la consolidation, il reste beaucoup de petites fermes

Plus de la moitié de toutes les fermes sont de petites exploitations, dont beaucoup sont des fermes d'agrément et ne représentent qu'une petite part de la production agricole totale ou des revenus.

Environ les deux tiers de tous les revenus agricoles sont générés par 10 % des plus grandes fermes, et près du tiers des revenus est généré par 1 % des plus grandes fermes.

Taille des fermes

Tranches de revenus

Petite

de 10 000 $ à 249 999 $

Moyenne

de 250 000 $ à 1 999 999 $

Grande

2 000 000 $ et plus

Part des fermes et part des revenus totaux par catégorie de revenu, 2023
Description de cette image suit
Description de l'image ci-dessus
Part des fermes et part des revenus totaux par catégorie de revenu, 2023

Catégorie de revenu ($)

Part des fermes (%)

Part des revenus bruts totaux (%)

10 000 à 24 999

14

0

25 000 à 49 999

14

1

50 000 à 99 999

15

1

100 000 à 249 999

18

4

250 000 à 499 999

12

6

500 000 à 999 999

11

11

1 000 000 à 1 999 999

9

16

2 000 000 et plus

8

62

On compte un autre 40 000 exploitations agricoles qui ont des revenus totaux inférieurs à 10 000 $ et qui sont trop petites pour apparaître dans le graphique.

La taille de la ferme varie selon le type d'exploitation

Part des fermes par catégorie de revenu et par type d'exploitation, 2023
Description de cette image suit
Description de l'image ci-dessus
Part des fermes par catégorie de revenu et par type d'exploitation, 2023

Part des revenus de 10 000 $ à 249 999 $ (%)

Part des revenus de 250 000 $ à 1 999 999 $ (%)

Part des revenus de 2 000 000 $ et plus (%)

Céréales et oléagineux

50

41

10

Légumes

68

23

9

Pommes de terre

18

33

48

Fruits

71

25

5

Produits de serre

58

28

14

Bovins

76

21

3

Produits laitiers

10

76

14

Porcs

35

32

33

Volailles et oeufs

34

43

23

Toutes les fermes

60

32

8

Les fermes de pommes de terre, de porcs et soumises à la gestion de l'offre (laitières et avicoles) sont généralement des exploitations commerciales de moyenne et grande taille. En revanche, les autres types de fermes (par exemple, les exploitations fruitières et bovines) ont tendance à être de plus petite taille, car leur production se prête à l'agriculture à temps partiel.

La plupart des fermes familiales ont à la fois un revenu agricole et non agricole

Revenu familial total moyen, familles agricoles selon le niveau de revenu agricole brut et la source de revenu familial, par rapport à l'ensemble des familles canadiennes, Canada, 2021
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En moyenne, le revenu familial des familles agricoles est supérieur au revenu familial moyen de toutes les familles canadiennes. Cela est vrai pour les familles agricoles dans toutes les tranches de revenus agricoles. En 2021, le revenu familial moyen des familles qui exploitent des exploitations agricoles dont les revenus agricoles se situaient entre 10 000 $ et 25 000 $ (c'est-à-dire les plus petites exploitations pour lesquelles ces données sont disponibles) était de 123 500 $, comparativement au revenu familial moyen de toutes les familles canadiennes, qui était de 100 900 $. Le revenu moyen des familles agricoles augmente avec l'échelle de revenu agricole, pour atteindre 821 200 $ pour les familles exploitant des exploitations agricoles dont les revenus agricoles sont de 2 millions de dollars ou plus.

La portion non agricole moyenne du revenu des familles agricoles était de 114 300 $ en 2021 et variait entre 95 000 $ et 129 000 $ dans l'ensemble des tranches de revenu agricole, et les familles qui exploitaient les plus petites exploitations agricoles avaient le revenu non agricole moyen le plus élevé. La portion du revenu agricole du revenu moyen des familles agricoles (c'est-à-dire le revenu net d'exploitation) a augmenté dans l'ensemble des tranches de revenu agricole, passant d'un montant négatif de 5 600 $ pour les familles exploitant des exploitations agricoles dont les revenus agricoles se situaient entre 10 000 $ et 25 000 $, à 685 000 $ pour les familles exploitant des exploitations agricoles dont les revenus agricoles étaient de 2 millions de dollars ou plus.

Revenu familial total moyen, familles agricoles selon le niveau de revenu agricole brut et la source de revenu familial, par rapport à l'ensemble des familles canadiennes, Canada, 2021

Tranche de revenu agricole

Revenu familial moyen, familles agricoles ($)

Revenu non agricole ($)

Revenu net d'exploitation ($)

Revenu moyen de toutes les familles canadiennes ($)

10 000 $ à 24 999 $

123 494

129 053

-5 559

100 900

25 000 $ à 49 999 $

123 949

125 669

-1 719

100 900

50 000 $ à 99 999 $

125 504

118 306

7 198

100 900

100 000 $ à 249 999 $

143 658

115 100

28 559

100 900

250 000 $ à 499 999 $

164 276

95 853

68 423

100 900

Toutes les catégories de revenus

214 089

114 303

99 786

100 900

500 000 $ à 999 999 $

234 496

94 877

139 620

100 900

1 000 000 $ à 1 999 999 $

390 622

104 996

285 626

100 900

2 000 000 et plus

821 189

136 165

685 024

100 900

Les familles ayant de petites exploitations agricoles dépendent fortement de sources de revenus non agricoles; la ferme offre des avantages en nature et certains avantages fiscaux.

Le revenu total moyen des familles agricoles, quelle que soit la taille de la ferme, est supérieur au revenu moyen de l'ensemble des familles canadiennes.

L'évolution démographique des fermes soulève des questions sur ce à quoi pourrait ressembler la population agricole à l'avenir et sur la façon dont cette évolution pourrait se produire

Avec la consolidation des fermes, le nombre d'exploitants agricoles a diminué au cours des trois dernières décennies, soit de 33 % pour atteindre 262 470 en 2021.

La part des exploitants agricoles âgés de 65 ans ou plus continue d'augmenter; les exploitants ont tendance à prendre leur retraite plus tard que les autres Canadiens. Les exploitants agricoles plus âgés sont plus susceptibles d'avoir des fermes de plus petite taille, à moins qu'ils ne travaillent avec des membres de générations plus jeunes.

Les femmes, les Autochtones et les minorités visibles sont sous-représentés parmi les exploitants agricoles.

Caractéristiques démographiques

Part parmi les exploitants agricoles (%)

Part de l'économie canadienne (%)

Femmes

30,4

47,8

Autochtones

2,2

4,1

Minorités visibles

4,0

26,9

Personnes en situation de handicap

17,0

16,2

Nombre d'exploitants agricoles par catégorie d'âge, Canada, 1991 à 2021
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Description de l'image ci-dessus
Nombre d'exploitants agricoles par catégorie d'âge, Canada, 1991 à 2021

1991

1996

2001

2006

2011

2016

2021

Moins de 35 ans

77 810

62 295

40 595

29 800

24 060

24 845

22 635

De 35 à 64 ans

263 720

272 805

252 795

238 920

205 780

180 925

170 105

65 ans et plus

49 185

52 450

52 815

58 335

62 955

66 165

69 730

Utilisation des ressources et production dans le secteur agricole

Bien que la superficie agricole totale ait diminué, le nombre de terres utilisées pour les cultures augmente

Utilisation des terres dans le secteur agricole canadien, millions d’hectares, 2001 à 2021
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Description de l'image ci-dessus
Utilisation des terres dans le secteur agricole canadien, millions d’hectares, 2001 à 2021

Catégorie

2001

2006

2011

2016

2021

Changement
(2001 à 2021)

Terres cultivées

36,4

35,9

35,4

37,8

37,9

+1,5

Terres en jachère

4,7

3,5

2,1

0,9

0,5

-4,1

Pâturages artificiels ou ensemencés

4,8

5,7

5,5

5,1

4,8

0,0

Toutes les autres terres

21,6

22,5

21,8

20,5

18,9

-2,7

Superficie agricole totale

67,5

67,6

64,8

64,2

62,2

-5,3

La superficie agricole totale, qui comprend les cultures, les terres en jachère, les pâturages ensemencés et toutes les autres terres, a constamment diminué entre 2001 et 2021, soit de 8 % pour atteindre 62 millions d'hectares (Mha) durant cette période, ce qui cadre avec la consolidation continue de l'industrie et la pression croissante liée à l'expansion urbaine.

Bien que la superficie agricole totale ait diminué, le nombre de terres cultivées a augmenté de 4 % pour atteindre 37,9 Mha, car les terres sont exploitées différemment. La pratique de la jachère (c'est-à-dire, laisser un champ inutilisé une année afin d'améliorer la productivité de la terre l'année suivante) a diminué, et un plus grand nombre de pâturages et de terres marginales ont été convertis en terres cultivées productives.

La croissance de la production céréalière canadienne est principalement due à l'amélioration du rendement, car la superficie ensemencée est demeurée relativement stable

Au cours des deux dernières décennies, la superficie ensemencée pour les grandes cultures a augmenté de 1 % par année, pour atteindre 31,7 Mha en 2024, une augmentation de 12 % par rapport à 2004. L'évolution de l'économie a entraîné un changement en faveur des cultures de plus grande valeur : on a planté plus d'oléagineux (surtout du canola), de légumineuses à grains et de cultures spéciales, tandis que la superficie des céréales secondaires a diminué, et que celle du blé est demeurée relativement stable.

Malgré la volatilité, attribuable au climat changeant et à la variabilité des conditions météorologiques, la production canadienne des principales céréales et oléagineux a augmenté à un taux annuel moyen de 3 % depuis 2004, pour atteindre 94,8 Mt en 2024, ce qui représente une augmentation de 42 % par rapport à 2004, principalement en raison de l'amélioration du rendement et des gains de productivité.

Superficie ensemencée avec les principales grandes cultures, 2004 à 2024, en millions d'hectares
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La superficie ensemencée pour les grandes cultures, y compris le blé, les oléagineux, les céréales secondaires, les légumineuses et les cultures spéciales, est passée de 28,2 millions d'hectares en 2004 à 31,7 millions d'hectares en 2024. Après une période d'incertitude (2004-2012), la superficie des grandes cultures a bondi en 2012, en raison d'une grave sécheresse aux États-Unis qui a fait grimper les prix. Depuis 2013, la superficie consacrée aux principales céréales et cultures d'oléagineux s'est stabilisée, avec une croissance annuelle moyenne modeste de 1 %.

Superficie ensemencée avec les principales grandes cultures, 2004 à 2024, en millions d'hectares

Année

Blé

Oléagineux

Céréales secondaires

Légumineuses et cultures spéciales

Total

2004

9,9

7,1

8,0

3,0

28,2

2005

9,7

7,3

7,4

2,8

27,5

2006

9,9

7,3

7,5

2,5

27,4

2007

8,8

8,1

8,3

2,8

28,1

2008

10,2

8,4

7,0

2,9

28,6

2009

10,1

8,8

6,6

3,1

28,8

2010

8,6

9,0

5,6

3,5

26,8

2011

8,7

9,5

5,5

2,4

26,4

2012

9,6

11,0

5,9

3,0

29,7

2013

10,6

10,6

6,0

2,9

30,2

2014

9,9

11,4

5,1

3,4

29,9

2015

9,8

11,3

5,7

3,6

30,5

2016

9,6

11,1

5,7

4,5

31,1

2017

9,1

12,7

5,3

3,9

31,2

2018

10,1

12,1

5,6

3,7

31,6

2019

10,1

11,3

6,3

3,9

31,7

2020

10,2

10,8

6,5

4,0

31,7

2021

9,5

11,5

6,8

3,8

31,8

2022

10,3

11,1

6,3

3,7

31,5

2023

10,9

11,5

5,9

3,4

31,8

2024

10,8

11,4

5,6

3,7

31,7

Production des principales grandes cultures, millions de tonnes, 2004 à 2024
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La production canadienne des principales grandes cultures a augmenté, passant de 66,9 millions de tonnes en 2004 à 94,8 millions de tonnes en 2024. La plupart des gains de production ont été réalisés pour les oléagineux, ce qui correspond à la croissance de la demande mondiale d'huiles végétales et de la production de biocarburants. La croissance de la production de blé et de céréales secondaires a été plus modeste et volatile.

Production des principales grandes cultures, millions de tonnes, 2004 à 2024

Année

Blé

Oléagineux

Céréales secondaires

Légumineuses et cultures spéciales

Total

2004

24,8

11,2

25,6

4,9

66,9

2005

25,7

13,6

24,9

5,1

69,7

2006

25,3

13,5

23,1

4,1

66,4

2007

20,1

12,9

27,7

4,6

65,6

2008

28,6

16,8

27,2

5,4

78,3

2009

26,9

17,4

22,7

5,7

73,0

2010

23,3

17,7

22,6

5,8

69,6

2011

25,3

19,5

22,9

4,6

72,5

2012

27,2

19,4

24,4

5,7

77,0

2013

37,6

24,6

28,8

6,9

98,1

2014

29,4

23,3

22,1

6,6

81,6

2015

27,6

25,8

25,7

6,4

85,7

2016

32,1

26,8

26,6

8,8

94,4

2017

30,4

29,7

26,2

7,4

93,9

2018

32,4

28,6

26,1

6,8

94,1

2019

32,7

26,5

28,5

7,6

95,5

2020

35,4

26,4

29,6

8,6

100,3

2021

22,4

20,8

25,1

4,6

73,1

2022

34,8

25,9

30,5

6,6

98,0

2023

32,9

26,4

27,5

5,3

92,3

2024

35,0

25,7

27,4

6,6

94,8

Les céréales sont la culture la plus répandue sur les terres agricoles, mais les terres sont aussi utilisées pour d'autres cultures

Les pommes de terre sont cultivées partout au Canada, mais les principales provinces productrices sont l'Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et l'Alberta.

  • La superficie consacrée aux pommes de terre a diminué en moyenne de 0,5 % par an entre 2004 et 2024, tandis que la production a augmenté en moyenne de 0,5 % par an au cours de la même période.

L'horticulture est un secteur diversifié qui comprend les fruits, les légumes (légumes de serre et de champ), la floriculture, les pépinières et le gazon.

  • La superficie totale consacrée aux fruits et aux légumes de plein champ (à l'exclusion des pommes de terre) est demeurée stable au cours des 10 dernières années, elle représentait environ 243 000 hectares en 2024.

Le cannabis a été légalisé en 2018 et n'a pas beaucoup d'incidence sur les terres.

Il existe d'autres cultures qui ne représentent pas une part considérable de la production agricole nationale, mais qui sont importantes à l'échelle régionale, comme la production acéricole au Québec.

La production de bovins et de porcs a augmenté au cours de la dernière décennie même si les stocks sont plus petits, car le poids moyen à l'abattage a augmenté d'environ 10 %

Les stocks de bovins au Canada ont diminué de façon constante, atteignant le niveau le plus bas depuis 1988 et les stocks en Amérique du Nord sont à leur plus bas depuis 1951, principalement en raison de la sécheresse prolongée, qui a fait grimper les prix des bovins à des niveaux record.

Production et stocks de bovins, 2004 à 2024
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Description de l'image ci-dessus

Les stocks de bovins canadiens ont diminué régulièrement au cours des deux dernières décennies. Les mises en marché (selon le poids du produit) ont diminué de 2008 à 2015, mais ont repris de plus belle de 2015 à 2022.

Production et stocks de bovins, 2004 à 2024

Année

Stocks en date du 1er janvier (nombre de têtes, en milliers)

Mises en marché (quintaux)

2004

14 555

58 507 624

2005

14 925

64 357 989

2006

14 655

64 090 204

2007

14 135

66 675 289

2008

13 755

69 268 400

2009

13 030

62 492 949

2010

12 670

62 501 317

2011

12 155

52 483 614

2012

12 230

51 310 695

2013

12 240

52 276 030

2014

12 050

54 943 559

2015

11 640

48 309 655

2016

11 610

52 294 411

2017

11 510

53 551 718

2018

11 670

55 436 705

2019

11 670

59 349 330

2020

11 540

58 443 020

2021

11 515

59 870 604

2022

11 515

62 001 930

2023

11 245

59 593 641

2024

11 015

58 648 134

Production et stocks de porcs, 2004 à 2024
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Les stocks de porcs sont demeurés relativement stables au cours des deux dernières décennies, tandis que les mises en marché (selon le poids du produit) ont augmenté à mesure que le poids moyen des porcs et des porcelets par portée a augmenté.

Production et stocks de porcs, 2004 à 2024

Année

Stocks en date du 1er janvier (nombre de têtes, en milliers)

Mises en marché (quintaux)

2004

14 725

65 264 997

2005

14 810

64 513 659

2006

15 110

64 123 068

2007

14 980

65 766 972

2008

14 080

64 498 313

2009

12 700

60 910 867

2010

12 465

59 745 747

2011

12 615

60 476 611

2012

12 770

61 116 701

2013

12 745

60 065 768

2014

12 835

59 677 620

2015

13 180

63 395 949

2016

13 630

63 357 946

2017

13 935

64 524 276

2018

14 245

64 159 460

2019

14 070

65 565 960

2020

14 065

69 362 666

2021

14 120

71 157 796

2022

14 155

70 308 345

2023

13 895

71 366 199

2024

13 985

71 749 866

La production de lait et d'œufs est à la hausse depuis 20 ans (plus pour les œufs que pour le lait), ce qui reflète la croissance de la population et de la demande au Canada

La production de lait a augmenté en moyenne de 1,1 % par année entre 2004 et 2024. Le Québec (36,5 %) et l'Ontario (33,2 %) étaient à l'origine de 70 % de la production nationale en 2024.

La production d'œufs a augmenté en moyenne de 2,74 % par année entre 2004 et 2024. La production d'œufs en Ontario (39 %) et au Québec (19,5 %) était à l'origine de 58,5 % de la production nationale d'œufs en 2024.

Comme la gestion de l'offre est axée sur le marché intérieur, la croissance est en grande partie déterminée par des facteurs nationaux, comme la croissance de la population et l'évolution des habitudes de consommation au Canada.

Mises en marché du lait et des œufs, 2004 à 2024
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Les mises en marché (production) de lait de vache ont augmenté régulièrement, passant de 7 765 millions de litres en 2004 à 9 614 millions de litres en 2024. Les mises en marché (production) des œufs ont augmenté régulièrement, passant de 479 millions de douzaines en 2004 à 824 millions de douzaines en 2024.

Mises en marché du lait et des œufs, 2004 à 2024

Année

Mises en marché du lait
(en millions de litres)

Mises en marché des œufs
(en millions de douzaines)

2004

7 675

479

2005

7 579

517

2006

7 435

536

2007

7 587

538

2008

7 585

546

2009

7 653

549

2010

7 666

565

2011

7 764

575

2012

7 964

587

2013

7 807

592

2014

7 812

594

2015

8 160

624

2016

8 441

669

2017

8 969

693

2018

9 219

715

2019

9 210

734

2020

9 331

753

2021

9 466

760

2022

9 480

776

2023

9 531

795

2024

9 614

824

L'engrais est un intrant essentiel à la production de cultures, l'azote étant le nutriment le plus utilisé

Expéditions d'engrais, x 1,000 million tonnes, par nutriments et par année civile, 2007 à 2024
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Dans l'ensemble, les expéditions d'engrais ont connu une tendance à la hausse, passant de 3,1 millions de tonnes (MT) en 2007 à 5,6 MT en 2024. Les engrais azotés représentent plus de la moitié de l'utilisation totale d'engrais, suivis des engrais à base de phosphate, de potasse et de soufre.

Expéditions d'engrais, en millions de tonnes, par nutriments et par année civile, 2007 à 2024

Année

Azote

Phosphate

Potasse

Soufre

Total

2007

1 810

674

394

181

3 059

2008

1 796

611

333

159

2 899

2009

1 955

642

128

173

2 898

2010

1 945

613

370

236

3 164

2011

2 090

837

305

262

3 494

2012

2 386

751

304

278

3 719

2013

2 461

857

328

300

3 946

2014

2 543

942

400

305

4 190

2015

2 581

1 004

410

344

4 339

2016

2 461

971

393

320

4 145

2017

2 471

1 023

427

351

4 272

2018

2 769

1 130

n/d

383

4 282

2019

2 567

1 131

n/d

352

4 050

2020

3 046

1 194

711

397

5 348

2021

2 830

1 094

899

394

5 217

2022

2 744

1 021

723

367

4 855

2023

3 100

1 128

827

400

5 455

2024

3 211

1 158

835

423

5 627

Les expéditions d'engrais ont augmenté entre 2007 et 2024. L'utilisation d'engrais varie selon le type de culture et les besoins en nutriments, les caractéristiques des terres et la région géographique, ainsi que l'intensité de l'utilisation, qui est susceptible d'influer sur la quantité totale utilisée au fil du temps.

Aperçu des principaux indicateurs financiers

Il existe différentes mesures pour évaluer le revenu agricole qui nous aident à comprendre la santé économique du secteur agricole dans son ensemble

AAC met l'accent sur le revenu net à l'échelle du secteur, car le Ministère considère qu'il s'agit de la mesure la plus intuitive quant au revenu agricole. C'est la différence entre les recettes et les dépenses d'exploitation, et elle représente le montant des liquidités générées par le secteur au cours d'une année donnée.

Il existe également d'autres mesures du revenu agricole, qui fournissent des renseignements sur les éléments non monétaires, comme l'amortissement (la perte de valeur des immobilisations au fil du temps) et la valeur de la variation des stocks (la façon dont la valeur des stocks à la ferme, comme les céréales ou le bétail entreposés, change au cours d'une année).

Bien que ces ajustements non monétaires n'aient pas d'incidence sur les liquidités disponibles pour les producteurs, ils peuvent néanmoins avoir un effet sur la situation économique du secteur.

Les estimations agrégées du revenu agricole sont basées sur des données administratives et des données d'enquête, et visent à mesurer la contribution de l'agriculture au PIB national et provincial.
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Les estimations agrégées du revenu agricole sont basées sur des données administratives et des données d’enquête, et visent à mesurer la contribution de l’agriculture au PIB national et provincial.

Recettes agricoles totales (recettes du marché + paiements de programmes)

Dépenses d’exploitation

=

Revenu net comptant

Amortissement

+

Revenu en nature (Mesure la valeur des produits agricoles produits par les agriculteurs pour leur consommation familiale. Le revenu en nature n’est pas inclus dans les mesures à l’échelle de la ferme.)

=

Revenu net réalisé

+/-

Valeur de la variation des stocks (Mesure la valeur de la variation des stocks détenus par les producteurs entre le début et la fin de l’année civile, par opposition à la valeur comptable utilisée dans les mesures à l’échelle de la ferme.)

=

Revenu net total

Dans une province donnée, les ventes et dépenses entre les fermes sont exclues des recettes du marché et des dépenses d’exploitation, respectivement. Elles sont inclues dans les mesures à l’échelle de la ferme.

En plus d'examiner le revenu de l'industrie, il est également possible d'examiner les mesures du revenu agricole pour comprendre comment les changements à l'échelle de l'industrie touchent divers types de fermes

La principale mesure du revenu agricole utilisée par AAC est le revenu net d'exploitation. Bien qu'ils ne soient pas fondés sur les mêmes sources de données et qu'ils aient une portée légèrement différente, le revenu net d'exploitation est très similaire au revenu net sur le plan conceptuel et peut être considéré comme une mesure complémentaire au revenu net.

L'un des avantages d'utiliser le revenu net d'exploitation avec le revenu net est qu'il donne plus de précision sur la manière dont les tendances de l'industrie influent sur les différentes composantes du secteur agricole. Le revenu net d'exploitation peut être ventilé par type d'exploitation (par exemple, les exploitations de céréales et d'oléagineux par rapport aux exploitations bovines) ainsi que par catégorie de revenu (pour comparer les tendances dans les petites et les grandes exploitations).

En comparaison, le revenu net, qui est mieux adapté à l'analyse des marchés et à la compréhension des tendances sous-jacentes ayant une incidence sur les marchés de marchandises, n'est déclaré que pour l'ensemble de l'industrie et ne peut être ne peut pas être décomposé de manière aussi détaillée.

Le revenu des exploitations agricoles est basé sur des données fiscales et des données d'enquête, et fournit des mesures détaillées du rendement de divers types d'exploitation agricole dans le secteur de l'agriculture primaire.
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Le revenu des exploitations agricoles est basé sur des données fiscales et des données d'enquête, et fournit des mesures détaillées du rendement de divers types d'exploitation agricole dans le secteur de l'agriculture primaire.

Revenue d’exploitations total (recettes du marché + paiements de programmes + autres revenus [comprennent le revenu tiré directement et indirectement de l’agriculture, y compris l’engraissement à forfait ou à contrat, divers travaux à forfait, le revenu de location, les produits forestiers et d’autres revenus divers comme le revenu tiré d’une participation aux bénéfices, les ristournes, etc.])

Dépenses d’exploitation totales

=

Revenu net d’exploitation

Déduction pour amortissement (DA; l’amortissement déduit aux fins de l’impôt)

+/-

Autres rajustements (incluent les déductions pour les dépenses relatives au défrichage et à l’amélioration des terres, la déduction pour les immobilisations admissibles [comme les quotas de lait], les revenus additionnels provenant de la récupération de la DPA, ainsi que les revenus et dépenses non liés à la vente de produits agricoles)

+/-

Rajustement des stocks nets (les rajustements des stocks déclarés aux fins de l’impôt incluent les rajustements obligatoires déclarés par les producteurs dont le revenu est négatif et les rajustements volontaires des stocks, qui sont facultatifs)

=

Revenu agricole net

Les recettes tirées des cultures canadiennes ont eu tendance à augmenter de manière accélérée depuis 2020, bien qu'une baisse soit prévue en 2024

Recettes tirées des cultures, 2000 à 2024, en milliards de dollars
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Les recettes tirées des cultures ont plus que triplé, passant de 14,9 milliards de dollars en 2000 à une prévision de 52,2 milliards de dollars en 2024, et atteignant un sommet de 55,4 milliards de dollars en 2023. Les recettes de la production céréalière représentent en moyenne environ 70 % des revenus totaux des cultures.

Recettes tirées des cultures, 2000 à 2024, en milliards de dollars

Année

Céréales, oléagineux, légumineuses et cultures spéciales

Horticulture (sauf les pommes de terre)

Toutes les autres cultures

Total

2000

7,81

3,27

1,90

14,87

2001

8,16

3,49

1,86

13,51

2002

8,68

3,59

2,14

14,41

2003

7,59

3,75

1,97

13,31

2004

8,51

3,98

1,92

14,42

2005

7,75

3,95

1,91

13,61

2006

8,49

4,21

2,03

14,73

2007

12,35

4,16

1,93

18,45

2008

16,73

4,25

2,04

23,02

2009

16,43

4,43

2,36

23,21

2010

15,60

4,67

2,14

22,41

2011

18,95

4,93

2,19

26,07

2012

22,54

5,10

2,29

29,93

2013

23,50

5,36

2,53

31,40

2014

22,32

5,57

2,64

30,53

2015

23,83

5,81

2,72

32,35

2016

25,32

5,97

3,10

34,39

2017

25,38

6,12

3,25

34,76

2018

25,48

6,40

3,40

35,29

2019

24,72

6,74

4,77

36,23

2020

28,79

7,12

5,54

41,46

2021

33,13

7,50

6,01

46,64

2022

38,54

8,26

6,97

53,76

2023

40,03

8,60

6,81

55,44

2024 (prévision)

35,90

9,01

7,30

52,21

Les recettes tirées des cultures canadiennes ont plus que triplé entre 2004 et 2024, passant d'environ 14 G$ en 2004 à 52 G$ en 2024. La forte croissance des recettes céréalières, qui comptent en moyenne pour près de 70 % des recettes totales des cultures, est l'un des principaux moteurs.

La forte demande mondiale, la hausse des prix et les gains de productivité, surtout pour le canola et le blé, ont stimulé la croissance à long terme du secteur canadien des grains, bien que les prix aient diminué depuis le milieu de 2022. La hausse des revenus provenant d'autres cultures, y compris le cannabis légalisé depuis 2018, a également contribué à la croissance globale.

Les recettes du bétail canadien ont plus que doublé entre 2004 et 2024, avec une croissance annuelle à deux chiffres en 2021-2023

Recettes tirées du bétail au Canada, 2004 à 2024 (prévision), en milliards de dollars
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Les recettes tirées de la production animale ont plus que doublé, passant de 17,1 milliards de dollars en 2004 à des prévisions de 39,7 milliards de dollars en 2024. Au cours de cette période, la portion du total attribuée aux bovins a augmenté, tandis que les producteurs laitiers et les éleveurs de porcs en ont perdu une partie.

Recettes tirées du bétail au Canada, 2004 à 2024 (prévision), en milliards de dollars

Année

Bovins et veaux

Produits laitiers

Volailles et oeufs

Porcs

Autre

Total

2004

5,09

4,60

2,46

4,22

0,69

17,06

2005

6,39

4,85

2,50

3,91

0,74

18,38

2006

6,35

4,84

2,47

3,39

0,73

17,78

2007

6,34

5,21

2,74

3,32

0,72

18,33

2008

6,53

5,31

3,13

3,19

0,75

18,91

2009

5,87

5,45

3,14

2,89

0,71

18,06

2010

6,15

5,52

3,05

3,38

0,80

18,90

2011

6,27

5,82

3,47

3,94

0,85

20,34

2012

6,56

5,90

3,67

3,85

0,91

20,90

2013

6,82

5,89

3,83

4,07

0,94

21,55

2014

9,80

6,07

3,74

5,09

0,92

25,64

2015

10,50

6,03

3,83

4,23

1,01

25,59

2016

8,76

6,17

3,98

4,10

0,86

23,87

2017

9,11

6,57

4,09

4,57

0,90

25,24

2018

9,17

6,65

4,34

4,15

0,98

25,29

2019

9,68

6,99

4,53

4,66

1,00

26,87

2020

9,21

7,13

4,59

4,73

1,06

26,72

2021

10,22

7,38

5,21

6,25

1,29

30,36

2022

11,85

8,23

5,95

6,52

1,39

33,94

2023

15,04

8,55

6,43

5,85

1,50

37,38

2024 (prévision)

16,72

8,83

6,42

6,16

1,53

39,66

Les recettes totales du bétail devraient avoir atteint un nouveau record en 2024, soit 39,7 millions de dollars (+6 %).

Entre 2004 et 2024, la croissance annuelle moyenne des recettes du bétail a été de 4,3 %, les bovins ayant enregistré la croissance la plus forte, soit 6,1 %.

Les produits sous gestion de l'offre (produits laitiers, volaille et œufs) représentaient environ 38 % du total en 2024, comparativement à 41 % en 2004. Au cours de cette période de 20 ans, la part des bovins a augmenté, tandis que celle des porcs et des produits laitiers a diminué.

De 2004 à 2018, les paiements de programme ont diminué, tant en termes absolus qu'en part des recettes, mais ils ont augmenté au cours des années suivantes, surtout en raison de l'augmentation des paiements d'Agri-protection

Évolution des paiements de programme par grande catégorie, en milliards de dollars, Canada, 2004 à 2024 (prévision)
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Les paiements de programme ont diminué, passant de 4,9 milliards de dollars en 2004 à 2,2 milliards de dollars en 2018, mais ils ont fortement augmenté entre 2020 et 2022, atteignant un sommet de 7,4 milliards de dollars, principalement en raison de l'augmentation des paiements d'Agri-protection. Les paiements au titre du programme Agri-protection représentaient 67 % du total des paiements en 2022. Le total des paiements de programme devait s'élever à 5,9 milliards de dollars en 2024, les paiements d'Agri-protection représentant 57 % de ce total. Les paiements de programme en proportion du total des recettes des exploitations agricoles ont suivi une tendance semblable, passant de 13 % en 2004 à 4 % en 2018, mais ils ont augmenté à un rythme plus lent au cours des années suivantes, avec 8 % en 2022 et des prévisions de 6 % pour 2024.

Évolution des paiements de programme par grande catégorie, en milliards de dollars, Canada, 2004 à 2024 (prévision)

Année

Programmes de GRE excluant Agri-protection

Agri-protection

Tous les autres paiements directs

Total

2004

1,71

0,76

2,40

4,86

2005

2,16

0,82

1,95

4,92

2006

1,92

0,60

2,01

4,53

2007

1,43

0,57

2,10

4,09

2008

2,23

0,60

1,31

4,13

2009

1,53

0,81

0,95

3,29

2010

1,18

1,16

0,80

3,14

2011

1,17

1,30

1,01

3,48

2012

1,17

1,22

1,01

3,40

2013

0,94

1,07

0,68

2,69

2014

0,75

0,78

0,59

2,12

2015

0,57

1,11

0,46

2,13

2016

0,61

1,05

0,79

2,44

2017

0,64

1,23

0,57

2,44

2018

0,65

0,89

0,68

2,22

2019

0,64

1,41

1,07

3,12

2020

0,73

1,70

1,02

3,46

2021

1,05

3,75

1,15

5,94

2022

1,07

4,90

1,38

7,35

2023

0,76

3,88

1,95

6,59

2024 (prévision)

1,33

3,39

1,19

5,91

Les paiements d'Agri-protection ont récemment augmenté en raison de mauvaises récoltes, surtout en 2021 (sécheresse grave dans l'Ouest canadien). Cela, combiné à des prix plus élevés pour les cultures, a entraîné des paiements beaucoup plus importants. Les autres paiements de gestion des risques de l'entreprise (GRE) sont demeurés relativement stables.

La part des paiements du programme du total des recettes des fermes a également augmenté durant cette période, mais plus lentement, car la valeur globale de production a aussi augmenté. Par conséquent, malgré l'augmentation des paiements, leur part des recettes totales était encore inférieure à celle des deux décennies précédentes.

Les dépenses d'exploitation devraient s'élever à environ 75,8 G$ en 2024, après avoir connu une croissance très importante en 2021 et 2022

Dépenses d'exploitation, en milliards de dollars, 2004 à 2024
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Les dépenses d'exploitation agricole ont augmenté, passant de 29,4 milliards de dollars en 2004 à des prévisions de 75,8 milliards de dollars en 2024, une croissance considérable ayant été observée en 2021 et 2022. Ces dépenses comprennent les dépenses associées aux cultures et au bétail, les dépenses d'énergie, les réparations, les salaires et les frais d'intérêt, entre autres.

Dépenses d'exploitation, en milliards de dollars, 2004 à 2024

Année

Dépenses liées aux cultures

Dépenses liées au bétail

Énergie

Réparations

Salaires

Intérêts

Autres dépenses

Total

2004

7,1

6,4

2,8

2,8

3,7

2,2

4,3

29,4

2005

7,2

6,3

3,2

2,9

3,8

2,3

4,4

30,1

2006

7,4

6,3

3,4

2,9

4,0

2,7

4,5

31,2

2007

8,5

6,8

3,5

3,0

4,1

3,0

4,8

33,8

2008

10,2

7,6

4,0

3,1

4,2

3,0

4,9

37,1

2009

10,5

7,4

3,3

3,1

4,3

2,4

5,1

36,1

2010

10,0

7,1

3,4

3,2

4,5

2,2

5,1

35,4

2011

11,1

7,8

3,8

3,3

4,6

2,3

5,4

38,4

2012

13,1

8,4

3,9

3,4

4,8

2,4

5,6

41,7

2013

13,6

8,5

4,1

3,6

5,0

2,6

5,8

43,1

2014

13,4

9,2

4,4

3,7

5,1

2,7

5,9

44,5

2015

14,3

9,7

3,9

4,0

5,2

2,7

6,2

46,0

2016

14,8

9,3

3,6

4,1

5,4

2,9

6,5

46,5

2017

14,8

10,0

3,9

4,2

5,6

3,0

6,7

48,3

2018

14,9

10,9

4,4

4,3

6,0

3,7

7,1

51,1

2019

15,8

11,3

4,4

4,5

6,5

4,2

7,7

54,4

2020

16,1

11,8

4,0

4,8

6,9

4,1

8,2

55,8

2021

18,5

13,3

4,7

5,1

7,1

4,0

8,5

61,1

2022

23,5

15,5

6,4

5,5

7,8

5,0

9,3

73,0

2023

22,4

16,6

6,0

5,9

8,1

6,9

9,6

75,4

2024

21,7

15,8

5,6

6,0

8,5

8,0

10,0

75,8

Les dépenses ont augmenté d'environ 5 % par année au cours des deux dernières décennies, passant d'une augmentation de 19 % en 2022 à une baisse de 3 % en 2009. Une grande partie de la variation est due à l'évolution des prix plutôt qu'aux quantités utilisées. Certaines dépenses, comme le carburant, les engrais et les aliments pour animaux, sont fortement influencées par les changements sur les marchés internationaux et ont enregistré d'importantes hausses en 2021 et 2022 en raison de la reprise économique mondiale après la COVID-19 et de la guerre de la Russie contre l'Ukraine. D'autres, comme les dépenses en main-d'œuvre et les dépenses générales d'entreprise, dépendent davantage des facteurs nationaux et peuvent être influencées par l'inflation générale.

Le revenu net, soit la différence entre le total des recettes et les charges ayant un effet sur la liquidité, a généralement augmenté au cours des 20 dernières années, car les recettes ont augmenté plus rapidement que les dépenses

Revenus nets réels et nominaux (année de référence : 2024), ‘000 $
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De façon générale, le revenu net (RN) nominal et le revenu net réel ont augmenté au cours des deux dernières décennies, avec une légère diminution prévue en 2024. Le RN nominal est passé de 6,9 milliards de dollars en 2004 à des prévisions de 22,4 milliards de dollars en 2024, tandis que le RN réel est passé de 11,1 milliards de dollars en 2004 à des prévisions de 22,4 milliards de dollars en 2024.

Revenus nets réels et nominaux (année de référence : 2024), ‘000 $

Année

Revenu net nominal

Revenu net réel

2004

6 930 768

11 129 636

2005

6 822 661

10 619 547

2006

5 867 640

8 903 353

2007

7 109 159

10 449 309

2008

8 931 673

12 615 864

2009

8 480 593

12 265 881

2010

9 030 638

12 699 021

2011

11 486 858

15 649 300

2012

12 544 913

16 890 972

2013

12 536 980

16 580 745

2014

13 778 244

17 886 307

2015

14 090 633

18 443 008

2016

14 178 692

18 425 028

2017

14 153 521

17 932 511

2018

11 699 821

14 575 883

2019

11 823 767

14 516 195

2020

15 806 309

19 200 953

2021

21 829 293

24 584 635

2022

22 071 721

23 054 304

2023

23 978 454

24 699 757

2024

22 382 470

22 382 470

Les revenus nets nominaux et réels ont généralement augmenté durant les deux dernières décennies, et devraient tous deux diminuer en 2024, avec des taux de croissance annuels moyens de 6 % et de 3,5 % respectivement.

Le bilan du secteur agricole a augmenté considérablement au cours des 20 dernières années

Actifs, passifs et valeur nette, Canada, 2004 à 2023, milliards de dollars
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La valeur nette du secteur agricole a plus que triplé, passant de 209 milliards de dollars en 2004 à 788 milliards de dollars en 2023, la croissance des actifs étant plus rapide que celle des passifs.

Actifs, passifs et valeur nette, Canada, 2004 à 2023, milliards de dollars

Année

Total des actifs

Autres actifs

Part des actifs des biens immobiliers agricoles

Total des passifs

Valeur nette

2004

253

91

162

-45

209

2005

267

95

172

-46

221

2006

280

96

184

-48

232

2007

303

103

200

-51

252

2008

326

109

217

-55

271

2009

336

107

229

-58

278

2010

359

116

243

-60

299

2011

386

122

264

-62

323

2012

427

128

298

-67

360

2013

470

135

335

-73

397

2014

509

145

364

-76

432

2015

537

149

388

-81

456

2016

565

149

416

-87

478

2017

600

155

445

-93

507

2018

632

157

475

-101

530

2019

662

160

502

-109

553

2020

698

165

533

-114

584

2021

769

171

598

-123

646

2022

863

189

674

-132

731

2023

927

193

735

-139

788

La valeur nette a augmenté au fil du temps, car les actifs ont crû plus rapidement que les passifs. Cela est dû en grande partie à la croissance des biens immobiliers agricoles, principalement par l'augmentation de la valeur des terres.

Résumé et principaux points à retenir

Le secteur présente une grande diversité en matière de production, de types de fermes, de taille des fermes et de démographie.

Les exploitants agricoles vieillissent et les fermes sont de plus en plus grandes et de moins en moins nombreuses, et les plus grandes fermes occupent de plus en plus de place dans la production agricole canadienne au fil du temps. Malgré la consolidation, la moitié des fermes sont encore de petites exploitations, bien qu'elles contribuent peu à la production agricole dans son ensemble.

La production a augmenté au fil du temps grâce aux nouvelles technologies et pratiques, signe d'une amélioration de la productivité et d'une utilisation plus efficace des ressources.

La production agricole a généralement augmenté en raison des rendements accrus, et la superficie totale des terres est restée relativement la même. La forte demande mondiale, la hausse des prix et les gains de productivité ont stimulé la croissance à long terme du secteur canadien des grains.

La production de viande rouge a diminué au début des années 2000, surtout dans le cas des bovins, mais elle a augmenté durant la dernière décennie, malgré la chute des stocks, tandis que la commercialisation des produits sous gestion de l'offre (surtout les œufs et le lait) s'est intensifiée afin de soutenir l'expansion du marché intérieur.

Les paiements de programme ont augmenté depuis 2018, surtout en raison de l'augmentation des paiements d'Agri-protection, mais leur part des recettes totales reste inférieure aux niveaux observés il y a deux décennies.

Dans l'ensemble, la santé économique du secteur est généralement bonne, car les revenus et les bilans ont augmenté au cours des deux dernières décennies.

Malgré l'augmentation des revenus et des actifs, il peut y avoir des variations importantes selon les types de fermes et les régions, en fonction des profils de production locaux et d'autres conditions.

Les recettes des exploitations agricoles ont augmenté et ont enregistré des gains particulièrement impressionnants ces dernières années, mais les frais d'exploitation ont aussi gonflé ces deux dernières décennies, car les intrants ont considérablement augmenté en 2021 et en 2022 en raison de la reprise économique mondiale après la COVID-19 et de la guerre de la Russie contre l'Ukraine.

La dynamique des prix varie d'un produit à l'autre, mais elle tient compte des changements relatifs à l'offre et à la demande internationales et de l'incidence de l'inflation.

Les conditions météorologiques extrêmes ont aussi eu une incidence sur le secteur, elles ont eu un effet sur le rendement des cultures dans diverses régions du pays et ont entraîné des problèmes de disponibilité des aliments pour animaux chez les producteurs de bétail.

Comme le secteur est axé sur les exportations, il est très sensible aux changements dans l'environnement commercial.

La croissance du bilan a été stimulée en grande partie par l'augmentation constante de la valeur des terres, ce qui a contribué à la croissance continue de la valeur nette.

Annexe

La diversité des productions et des fermes

Les producteurs doivent prendre des décisions quotidiennes relativement à la production et aux finances pour gérer les divers risques auxquels ils font face et demeurer rentables.

Il y a des différences importantes dans les défis auxquels sont confrontés les producteurs, selon :

  • ce qu'ils produisent;
  • la taille de leur exploitation;
  • les différences régionales.

Ensemble, les fermes de toutes tailles contribuent au secteur agricole productif du Canada, à l'alimentation locale et mondiale, ainsi qu'à l'intendance des terres et à la vitalité régionale.

Afin de refléter la réalité des producteurs sur leurs exploitations, les prochaines diapositives présentent les différents types de fermes au Canada.

Les fermes représentatives présentées dans les prochaines diapositives reflètent les conditions de 2022, et les conditions économiques ont changé depuis que ces exemples ont été rassemblés.

Producteurs de céréales et d'oléagineux

  • 60 000 fermes
  • Les ventes ont totalisé 39 milliards de dollars, soit 44 % de toutes les recettes du marché de 2022
  • Les prix de vente record des dernières années ont provoqué une forte croissance.
  • On trouve des fermes de céréales et d'oléagineux (C et O) dans toutes les régions du pays :
    • Cependant, les Prairies assurent 76 % de la production de céréales, d'oléagineux et de légumineuses; la culture la plus importante est le canola, suivi du blé et de l'orge.
    • Le maïs et le soya dominent en Ontario et au Québec.
  • La taille des fermes de C et O varie grandement, des petits agriculteurs à temps partiel aux très grandes entreprises dont le chiffre d'affaires est supérieur à 6,5 millions de dollars.
  • D'importants investissements ont récemment été prévus dans la capacité de trituration du canola, en partie en réponse à la demande de biocarburants.
Exemple de ferme — producteurs de céréales et d'oléagineux

Céréales et oléagineux (Prairies)

Maïs (Québec)

Ventes ($)

6 500 000

500 000

Capacité de production

15 000 acres

640 acres

Actif et dette ($)

Actif, 25 000 000;
Dette, 5 000 000

Actif, 5 000 000;
Dette, 1 000 000

Principales dépenses (approximations, en dollars)

Engrais (800 000)
Main-d'œuvre (460 000)
Semences (320 000)

Semences (76 000)
Main-d'œuvre (55 000)
Engrais (33 000)

Principaux risques/défis
  • Prévalence des conditions de sécheresse depuis la sécheresse de 2021
  • Bonnes conditions de transport vers les marchés d'exportation tout au long de l'automne, de l'hiver et du printemps
  • Exposition aux marchés mondiaux et aux fluctuations de prix

Éleveurs de bovins

  • 38 000 fermes
  • Les ventes ont totalisé 12 milliards de dollars, soit 14 % de toutes les recettes du marché de 2022
  • La tranche de 1 % des plus grandes fermes d'élevage de bovins représente près de la moitié de la production totale du secteur
  • On trouve des fermes d'élevage de bovins dans toutes les provinces; cependant, 60 % des 12 milliards de dollars de revenus connexes du Canada sont déclarés en Alberta.
  • La taille et le type de production des fermes d'élevage de bovins varient.
  • Les fermes de naissage ont tendance à être des exploitations familiales de taille moyenne qui gardent les vaches de boucherie dans les pâturages et vendent des veaux qui passeront par le système de production jusqu'aux parcs de semi-finition et aux parcs d'engraissement.
  • Environ le tiers de la production canadienne de bœuf est exporté, la majorité des exportations étant destinées aux États-Unis.
  • Quatre entreprises constituent 95 % de la capacité d'abattage du bœuf au Canada.
Exemple de ferme — éleveurs de bovins

Naissage (Prairies)

Parc d'engraissement (Ontario)

Ventes ($)

200 000

7 000 000

Capacité de production

200 veaux

3 700 bovins

Actif et dette ($)

Actif, 2 400 000;
Dette, 250 000

Actif, 12 000 000;
Dette, 5 000 000

Principales dépenses (approximations, en dollars)

Aliments pour animaux (21 000)
Carburant (160 000)
Main-d'œuvre (10 000)

Aliments pour animaux (2 100 000)
Intérêts (410 000)
Main-d'œuvre (190 000)

Principaux risques/défis
  • Répercussions de la sécheresse de 2021 (disponibilité de l'eau et des aliments pour animaux)
  • Efforts pour accroître la durabilité de la production et la traçabilité des produits
  • Capacité d'abattage

Éleveurs de porcs

  • 2 300 fermes
  • Les ventes ont totalisé 6,5 milliards de dollars, soit 7 % de toutes les recettes du marché de 2022
  • Plus du tiers des porcs sont élevés dans des fermes appartenant à des transformateurs
  • La plupart des fermes porcines du Canada sont situées au Québec, en Ontario et au Manitoba.
  • La production porcine comprend à la fois les producteurs indépendants et les entreprises de transformation. La première tranche de 1 % des plus grandes fermes porcines représente 31 % de la production totale, avec des ventes moyennes de 45 millions de dollars.
  • Certains producteurs de porcs sont spécialisés, c'est‑à‑dire qu'ils gardent des truies pour produire des porcelets (saucisses) ou élever les porcelets jusqu'au poids du marché.
  • D'autres élevages porcins sont des fermes de « naissage-engraissage », c'est‑à‑dire qu'ils exploitent le cycle complet de l'élevage des truies, de la production des porcelets et de leur élevage aux fins de l'abattage des porcs.
  • Les quatre plus grandes entreprises représentent 72 % de la capacité d'abattage au Canada.
Exemple de ferme — éleveurs de porcs

Naissage-engraissage (Manitoba/Ontario)

Naissage/Alimentation (Québec)

Ventes ($)

12 000 000

1 800 000

Capacité de production

3 000 truies
70 000 porcs de marché

28 000 porcs d'engraissement
18 000 porc d'alimentation

Actif et dette ($)

Actif, 22 000 000
Dette, 9 000 000

Actif, 2 300 000
Dette, 1 100 000

Principales dépenses (approximations, en dollars)

Aliments pour animaux (4 500 000)
Main-d'œuvre (690 000)
Intérêts (250 000)

Aliments pour animaux (430 000)
Main-d'œuvre (61 000)
Intérêts (38 000)

Principaux risques/défis
  • Peste porcine africaine (PPA)
  • Capacité de transformation suffisante et accès aux marchés étrangers
  • Confiance du public (par exemple, bien-être des animaux, utilisation d'antibiotiques)

Producteurs laitiers

  • 9 700 fermes
  • Les ventes de lait ont totalisé 8,2 milliards de dollars, soit 9 % de toutes les recettes du marché
  • Les fermes laitières du Québec et de l'Ontario représentent 70 % de toute la production laitière du Canada, avec des revenus de 6 milliards de dollars
  • Environ la moitié des fermes laitières du Canada se trouvent au Québec; un autre tiers en Ontario.
  • La valeur totale de l'actif des fermes laitières varie selon la taille de la ferme.
  • Les fermes laitières du Québec sont en moyenne plus petites, avec un troupeau d'environ 66 vaches, et peuvent avoir des actifs d'environ 3 millions de dollars.
  • Les fermes de l'Ontario ont un troupeau de 85 vaches en moyenne, les fermes laitières de la Colombie-Britannique et de l'Alberta comptant en moyenne 144 vaches et des actifs pouvant atteindre 12 millions de dollars.
  • Avec ou sans robots de traite, la production laitière exige beaucoup de main-d'œuvre de façon quotidienne, toute l'année; la plupart des producteurs laitiers sont des exploitants à temps plein.
  • Les fermes laitières fonctionnent selon le système de gestion de l'offre, les prix du lait étant établis en fonction du coût de production, ce qui ne donne généralement pas lieu à des fluctuations de prix.
Exemple de ferme — producteurs laitiers

Produits laitiers (Québec)

Produits laitiers (Colombie-Britannique)

Ventes ($)

500 000

1 600 000

Capacité de production

63 vaches

200 vaches

Actif et dette ($)

Actif, 3 400 000
Dette, 1 300 000

Actif, 15 000 000
Dette, 5 000 000

Principales dépenses (approximations, en dollars)

Aliments pour animaux (73 000)
Main-d'œuvre (45 000)
Intérêts (37 000)

Aliments pour animaux (420 000)
Main-d'œuvre (180 000)
Intérêts (150 000)

Principaux risques/défis
  • Défis liés à l'accès aux marchés dans le contexte des nouveaux accords commerciaux (L'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne [AECG], L'Accord Canada–États-Unis–Mexique [ACEUM]).
  • Baisse possible de la demande intérieure de produits laitiers en raison de la concurrence accrue des produits à base de protéine végétale.

Défis liés à l'accès aux marchés dans le contexte des nouveaux accords commerciaux (L'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne [AECG], L'Accord Canada–États-Unis–Mexique [ACEUM]).

Baisse possible de la demande intérieure de produits laitiers en raison de la concurrence accrue des produits à base de protéine végétale.

Producteurs de volaille et d'œufs

  • 4 400 fermes
  • Les ventes de volaille et d'œufs ont totalisé 5,9 milliards de dollars, soit 7 % de toutes les recettes du marché
  • Les contingents représentent en moyenne 50 % des actifs agricoles des fermes avicoles et ovocoles
  • L'Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique comptent pour plus des trois quarts de toutes les fermes avicoles et ovocoles et de leur production totale.
  • Les fermes avicoles et ovocoles sont habituellement spécialisées et ne produisent qu'un seul des produits suivants : poulets à griller (poulet de chair), dindons, poulettes (jeunes poules), œufs ou œufs d'incubation.
  • L'élevage de poulets à griller prend de 6 à 8 semaines; il s'agit d'un processus hautement automatisé.
  • La production d'œufs nécessite une collecte et un tri de façon quotidienne, même si le processus est partiellement automatisé.
  • Les plus grandes fermes avicoles et ovocoles (1 %) représentent 23 % de toute la production, avec des ventes moyennes de 23 millions de dollars.
  • La production est soumise à la gestion de l'offre, à l'exception de l'élevage de poulettes.
Exemple de ferme — producteurs de volaille et d'œufs

Poulets à griller (Ontario)

Ventes ($)

2 500 000

Capacité de production

660 000 poulets

Actif et dette ($)

Actif, 16 000 000
Dette, 2 700 000

Principales dépenses (approximations, en dollars)

Aliments pour animaux (760 000)
Main-d'œuvre (145 000)
Intérêts (76 000)

Principaux risques/défis
  • Défis liés à l'accès aux marchés dans le contexte des nouveaux accords commerciaux (AECG, ACEUM).
  • Importation de volaille de réforme (poules pondeuses âgées), ce qui influe sur l'approvisionnement au pays.
  • Résistance aux antimicrobiens et réduction des agents pathogènes.
  • Confiance du public (par exemple, bien-être des animaux dans le contexte des méthodes de production).

Fermes de culture de fruits et de légumes

  • 7 600 fermes
  • Les ventes de fruits et légumes ont totalisé 3,6 milliards de dollars, soit 4 % de toutes les recettes du marché
  • Les fermes de culture de fruits et de légumes sont l'un des principaux employeurs du secteur agricole
  • Les fermes de l'Ontario représentent le tiers des revenus du secteur, qui s'élèvent à 3,3 milliards de dollars; les fermes du Québec et de la Colombie-Britannique occupent aussi une grande place.
  • Les plus grandes fermes de culture de fruits et de légumes (1 %) représentent 28 % des revenus du secteur, avec des ventes moyennes de 5,7 millions de dollars.
  • La culture de fruits et de légumes est saisonnière et demande beaucoup de main-d'œuvre; l'horticulture compte 45 % de tous les employés rémunérés dans le secteur de l'agriculture primaire et 85 % des travailleurs étrangers temporaires travaillant de façon saisonnière dans le secteur agricole au Canada.
Exemple de ferme — fermes de culture de fruits et de légumes

Pommes (Ontario)

Ventes ($)

500 000

Capacité de production

75 acres

Actif et dette ($)

Actif, 1 600 000
Dette, 440 000

Principales dépenses (approximations, en dollars)

Main-d'œuvre (73 000)
Semences (25 000)
Produits chimiques (12 000)

Principaux risques/défis
  • Embauche de travailleurs saisonniers et dépendance à l'égard des travailleurs étrangers temporaires
  • Vive concurrence du point de vue des exportations (2/3 de la production) et des importations
  • Répercussions des conditions météorologiques défavorables et des fluctuations de prix

Fermes de pommes de terre

  • 800 fermes
  • Les ventes de pommes de terre ont totalisé 1,7 milliard de dollars, soit 2 % de toutes les recettes du marché
  • Les fermes dépendent de la demande des transformateurs et de l'industrie de la restauration, comme on a pu le constater dans le contexte de la COVID-19
  • Les fermes de pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard sont responsables d'environ le quart de production de pommes de terre au Canada, suivies de près par les fermes du Manitoba et de l'Alberta.
  • Environ 65 % des pommes de terre cultivées sont destinées à la transformation, 20 % sont des pommes de terre de consommation et 15 % sont des semences.
  • Les fermes de pommes de terre des provinces de l'Atlantique sont généralement plus petites que celles des Prairies.
  • Les plus grandes fermes de pommes de terre (1 %) génèrent environ 12 % de la production totale du secteur, avec des ventes moyennes de 15 millions de dollars et une valeur moyenne de l'actif de 51 millions de dollars, principalement des terres et de l'équipement.
Exemple de ferme — fermes de pommes de terre

Pommes de terre (l'Île-du-Prince-Édouard)

Ventes ($)

3 000 000

Capacité de production

900 acres

Actif et dette ($)

Actif, 10 000 000
Dette, 2 900 000

Principales dépenses (approximations, en dollars)

Main-d'œuvre (440 000)
Engrais (430 000)
Semences (250 000)

Principaux risques/défis
  • Confiance du public par rapport aux répercussions sur l'environnement
  • Recours à des méthodes innovatrices de gestion de la production pour réduire l'utilisation de pesticides
  • Nécessité de développer de nouvelles variétés

Serres

  • 2 200 fermes
  • Les ventes des serres ont totalisé 2,2 milliards de dollars, soit 3 % de toutes les recettes du marché
  • La serriculture est l'industrie agricole connaissant la plus forte croissance au Canada
  • La plupart des serres se situent dans le sud de l'Ontario; le dernier tiers des serres se situe en Colombie-Britannique et au Québec.
  • La production est axée sur les poivrons, les tomates et les concombres.
  • Il existe un certain nombre de petites serres, mais la plus grande partie de la production provient de fermes dont les revenus sont supérieurs à 5 millions de dollars.
  • Les plus grandes fermes (1 %) ont généré 32 % de la production totale, avec des ventes moyennes de 20 millions de dollars et des actifs de 28 millions de dollars.
  • Les serres ne demandent pas une grande superficie; la plus grande partie des investissements est consacrée aux technologies serricoles.
Exemple de ferme — serres

Serre (Québec)

Ventes ($)

6 000 000

Actif et dette ($)

Actif, 16 000 000
Dette, 6 000 000

Principales dépenses (approximations, en dollars)

Main-d'œuvre (1 600 000)
Semences (720 000)
Semences (390 000)

Principaux risques/défis
  • Embauche de travailleurs saisonniers et dépendance à l'égard des travailleurs étrangers temporaires
  • Capacité à innover et à perfectionner les méthodes de gestion de la production pour réduire l'utilisation de pesticides et d'énergie et pour accroître l'automatisation

Structure, croissance et compétitivité de l'ensemble du secteur agricole et agroalimentaire

Secteur agricole et agroalimentaire du Canada

Le secteur agricole et agroalimentaire touche toute la population et toutes les collectivités du pays.

Principaux acteurs du secteur

  • Producteurs/agriculteurs primaires
  • Transformateurs
  • Détaillants et grossistes en alimentation
  • Fournisseurs de services alimentaires
  • Fournisseurs d'intrants et de services

Ces acteurs font également partie d'une vaste chaîne d'approvisionnement qui comprend

  • Fournisseurs de transport
  • Consommateurs, au pays et à l'étranger

Agriculture primaire

  • Produit intérieur brut (PIB) : 31,7 milliards de dollars (1,4 %)
  • Emplois : 223 000

Transformation des aliments et des boissons

  • PIB : 35,6 milliards de dollars (1,6 %)
  • Emplois : 318 400

Détaillants et grossistes en alimentation

  • PIB : 37,3 milliards de dollars (1,6 %)
  • Emplois : 645 600

Services alimentaires

  • PIB : 31,9 milliards de dollars (1,4 %)
  • Emplois : 992 300

Fournisseurs d'intrants et de services

  • PIB : 14,3 milliards de dollars (0,6 %)
  • Emplois : 76 400

Agriculture primaire

10 principaux produits selon les recettes agricoles moyennes, 2020 à 2024
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10 principaux produits selon les recettes agricoles moyennes, 2020 à 2024

  • Bovins et veaux : 12,6 milliards de dollars
  • Canola : 12,5 milliards de dollars
  • Blé (sauf le blé dur) : 8,3 milliards de dollars
  • Lait : 8,0 milliards de dollars
  • Porcs : 5,9 milliards de dollars
  • Légumes (serre et plein champ) : 4,4 milliards de dollars
  • Volaille (poulets et dindons) : 4,1 milliards de dollars
  • Soya : 3,7 milliards de dollars
  • Maïs : 3,1 milliards de dollars
  • Cannabis : 2,6 milliards de dollars
Contribution de l'agriculture primaire au produit intérieur brut provincial, 2023
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  • Colombie-Britannique : 1,0 %
  • Alberta : 1,4 %
  • Saskatchewan : 6,2 %
  • Manitoba : 4,5 %
  • Ontario : 1,0 %
  • Québec : 1,1 %
  • Nouveau-Brunswick : 1,8 %
  • Nouvelle-Écosse : 0,8 %
  • Île-du-Prince-Édouard : 4,3 %
  • Terre-Neuve-et-Labrador : 0,3 %

Le Canada compte plus de 62 millions d'hectares (154 millions d'acres) de terres agricoles concentrées principalement dans les Prairies, le Québec et le Sud de l'Ontario.

De 2020 à 2024, les trois provinces des Prairies représentaient en moyenne 59 % du total des recettes des exploitations agricoles, notamment 60 % des recettes tirées des cultures et 45 % des recettes tirées de l'élevage.

Des provinces sont plus diversifiées que d'autres. La contribution de l'agriculture primaire au produit intérieur brut (PIB) provincial varie à l'échelle du Canada.

Les producteurs canadiens ont récemment bénéficié d'une croissance record

Les recettes du marché agricole (RMA) ont augmenté de 7,6 % en moyenne par année entre 2020 et 2024 pour atteindre 91,4 milliards de dollars en 2024, la deuxième année la plus élevée jamais enregistrée, après 2023, à 92,8 milliards de dollars.

Bien que les céréales et les oléagineux demeurent la principale composante des RMA, la croissance a ralenti au cours des dernières années et s'est même inversée en 2024. Parallèlement, le secteur des bovins et des veaux a connu une forte croissance au cours des dernières années, principalement à cause de la hausse des prix, ainsi que la plus forte croissance de valeur depuis 2022. À 16,8 milliards de dollars en RMA, les bovins et les veaux représentaient 18,3 % des RMA totales en 2024.

Recettes du marché agricole, milliards de dollars, 2024
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  • Céréales et oléagineux : 32,0 milliards de dollars
  • Bovins et veaux : 16,8 milliards de dollars
  • Produits laitiers : 8,9 milliards de dollars
  • Horticulture : 8,9 milliards de dollars
  • Volaille et œufs : 6,4 milliards de dollars
  • Porcs : 6,3 milliards de dollars
  • Légumineuses et cultures spéciales : 3,3 milliards de dollars
  • Cannabis : 2,7 milliards de dollars
  • Autres : 6,2 milliards de dollars

Notes

1. « Légumineuses et cultures spéciales » désigne les pois secs, les haricots secs, les lentilles, les pois chiches, les graines de moutarde, les graines à canaris et les graines de tournesol.

2. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.

La plupart des producteurs canadiens ont connu une solide croissance au cours de la dernière décennie

Le revenu net pour l'agriculture primaire a atteint un nouveau record de 24 milliards de dollars en 2023, les recettes ayant continué d'augmenter et la hausse des dépenses ayant modéré.

Des facteurs externes comme les fluctuations des prix des produits de base, les maladies, la variabilité météorologique et l'accès aux marchés peuvent avoir une incidence sur le revenu net ou entraîner une variabilité entre les produits de base et les secteurs.

Revenue net, 2004 à 2023
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Le revenu net a connu une tendance générale à la hausse et est passé de 6,93 milliards de dollars en 2004 à 23,98 milliards de dollars en 2023.

Revenue net, 2004 à 2023

Année

Revenu net ('000)

2004

6 930 768

2005

6 822 662

2006

5 867 641

2007

7 109 159

2008

8 931 673

2009

8 480 592

2010

9 030 642

2011

11 486 858

2012

12 544 910

2013

12 536 980

2014

13 778 244

2015

14 090 636

2016

14 178 692

2017

14 153 519

2018

11 699 824

2019

11 823 769

2020

15 806 309

2021

21 829 291

2022

22 071 718

2023

23 978 455

Transformation des aliments et des boissons

Le secteur de la transformation des aliments et des boissons est le plus important secteur de fabrication au Canada en ce qui a trait au produit intérieur brut et à l'emploi. Plus de 8 800 entreprises du secteur de la transformation des aliments et des boissons emploient directement plus de 318 000 Canadiens, soit plus de personnes que l'ensemble du secteur de la fabrication du matériel de transport.

Le secteur de la transformation utilise plus de la moitié de la production agricole primaire du Canada et fournit environ 80 % de l'ensemble des aliments et boissons transformés au Canada.

En 2024, 95 % des établissements de transformation d'aliments et de boissons étaient de petites exploitations (0 à 99 employés) avec peu de variation entre les sous-industries. Les usines sont situées dans tout le pays, mais principalement en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique, qui comptent 77 % du total des établissements de transformation des aliments et des boissons au pays.

Ventes et exportations du secteur de la transformation des aliments, des boissons et du tabac (ABT) du Canada, 2000 à 2024
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Les ventes du secteur de la transformation des aliments, des boissons et du tabac sont passées de 68,9 milliards de dollars en 2000 à 169,9 milliards de dollars en 2024. Les exportations par le secteur de la transformation des aliments, des boissons et du tabac sont passées de 15,6 milliards de dollars en 2000 à 59,8 milliards de dollars en 2024.

Répartition des expéditions du secteur de la transformation des aliments et des boissons, par sous-industrie, 2024
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Répartition des expéditions du secteur de la transformation des aliments et des boissons, par sous-industrie, 2024

Sous-industrie

Répartition (%)

Transformation de la viande

25,8

Transformation des produits laitiers

11,5

Boulangeries et fabrication de tortilla

11,0

Transformation d'autres alimentsnote 1

11,0

Meunerie de céréales et d'oléagineux

10,8

Fabrication des boissons

9,3

Fruits et légumesnote 2

6,8

Fabrication d'aliments du bétail

6,0

Préparation et emballage de produits de la mer

4,0

Transformation du sucre et fabrication de produits de confiserie

3,9

Grossistes, vente d'aliments au détail et services de restauration

La vente en gros couvre les produits agricoles, et les aliments, boissons et produits du tabac

  • En 2024, les ventes de produits agricoles en gros ont atteint un sommet record de 41 milliards de dollars et les ventes d'aliments, de boissons et de produits du tabac en gros ont augmenté légèrement pour atteindre 125 milliards de dollars, une hausse d'année en année de 11 % et de 0,1 %, respectivement.

Le secteur canadien de la vente d'aliments au détail est très concentré

  • Il est estimé que les trois principaux épiciers traditionnels (Loblaw, Sobeys et Metro) et les deux principaux détaillants de marchandises diverses (Walmart et Costco) représentaient environ 75 % du total des ventes d'épicerie en 2024. (La part de marché estimative des principaux détaillants en alimentation du Canada a été obtenue par l'entremise des rapports 2024 Canada: Retail Foods Annual. Department of Agriculture des États-Unis. 4 novembre 2024.
  • Les grandes chaînes sont dominantes dans chacune des régions du Canada.
  • Les commerces indépendants (par exemple, les coopératives et les magasins individuels) sont les plus courants dans l'Ouest du Canada et en Ontario, mais les magasins des grandes chaînes demeurent plus nombreux.

Les ventes des services de restauration se sont presque rétablies depuis la COVID-19, mais leur composition a changé

  • En 2024, les ventes totales des services de restauration ont atteint 97 milliards de dollars, une hausse de 4 % par rapport à 2023 et de 25 % par rapport à 2019.
  • Les ventes des restaurants à service limité (à emporter) ont atteint 45 milliards de dollars, soit 46 % des ventes totales des services de restauration, comparativement à 44 % en 2019.
  • Les ventes des restaurants à service complet ont contribué pour 42 milliards de dollars aux ventes totales, ce qui représente une baisse par rapport à la part de 45 % en 2019.
  • Les ventes des services de restauration spéciaux (traiteurs et services d'alimentation mobiles) se sont chiffrées à 8 milliards de dollars, tandis que celles des débits de boissons ont atteint près de 2,5 milliards de dollars, soit 8 % de moins qu'en 2019.
Répartition des ventes des services de restauration, selon l'industrie, 2024
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Répartition des ventes des services de restauration, selon l'industrie, 2024

Industrie

Répartition (%)

À service limité

46

À service complet

43

Services de restauration spéciaux

8

Débits de boissons

3

L'inflation des prix alimentaires a ralenti, mais les prix demeurent élevés

L'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté en moyenne de 2,4 % en 2024, à la suite des hausses de 3,9 % en 2023, de 6,8 % en 2022 et de 3,4 % en 2021. La hausse de 2022 était la plus importante des 40 dernières années, soit depuis 1982 (+10,9 %).

Les hausses des prix à l'épicerie (+2,2 %) en 2024 ont considérablement ralenti par rapport aux deux années précédentes, où l'inflation des prix alimentaires s'est établie à 7,8 % en 2023 et a continué d'augmenter en 2022 (+9,8 %), pour tomber sous les niveaux d'avant la pandémie (+3,7 % en 2019).

Variation en pourcentage de l'IPC d'une année à l'autre, de 1962 à 2024
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Variation en pourcentage de l'IPC d'une année à l'autre, de 1962 à 2024

D'une année sur l'autre, les prix des aliments provenant des magasins (de l'épicerie) ont augmenté de 2,2 % entre 2023 et 2024, tandis que les prix de tous les articles (inflation globale) ont augmenté de 2,4 %. Le graphique ci-dessus montre les pics d'inflation des prix des aliments en glissement annuel en 1974 (+15,6 %), en 1978 (+17,4 %), en 1981 (+12 %) et en 2022 (+9,8 %). L'inflation globale a dépassé l'inflation des prix des aliments en 2024.

IPC des produits alimentaires, 2019 à 2024
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IPC des produits alimentaires, 2019 à 2024

En 2024, les prix des aliments au Canada ont augmenté de 2,2 %, soit une hausse moins importante qu'en 2023 (7,8 %) et 2022 (9,8 %). Le graphique ci-dessus montre une augmentation progressive du prix des produits d'épicerie, de la viande, des légumes frais, des produits laitiers et des fruits frais entre 2019 et 2024. Par comparaison, le prix des graisses et huiles comestibles a augmenté davantage de 2021 à 2024.

Le secteur fait face à des défis importants

Malgré la sécheresse dans l'Ouest en 2020-2021, les perturbations de la chaîne d'approvisionnement liées à la pandémie de COVID-19 et la hausse du coût des intrants découlant de la guerre de la Russie contre l'Ukraine, le revenu net a augmenté de plus de 50 % entre 2020 et 2023 grâce aux prix élevés des cultures et du bétail, qui ont fait grimper les recettes, au-delà de la hausse des dépenses des exploitations agricoles.

Cela dit, le climat commercial actuel est le plus fragile qu'il ait été depuis des décennies. Les producteurs et les transformateurs font face à des droits de douane sur de nombreux marchés et devront renouveler leur résilience pour faire face à l'incertitude du commerce international.

Aux États-Unis en particulier, les principaux produits d'exportation du Canada en 2024 comprenaient les produits céréaliers (10,2 milliards de dollars), les produits oléagineux (8,3 milliards de dollars), les viandes rouges (5,6 milliards de dollars), le poisson et les produits de la mer (5,5 milliards de dollars) et les légumes à l'exclusion des pommes de terre (3,7 milliards de dollars). Les exportations vers ce marché autrefois fiable seront plus difficiles pour ces produits en particulier.

Le Canada est une force majeure sur les marchés agricoles mondiaux

De 2013 à 2024, les exportations de produits agricoles et agroalimentaires et de produits de la mer canadiens ont augmenté de 98,9 %, atteignant un sommet record de plus de 100,3 milliards de dollars en 2024.

Bien que les classements des exportations changent au fil du temps, depuis 2020, le Canada ne s'est pas classé plus haut que le septième rang mondial. En 2024, le Canada était le neuvième exportateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires et de produits de la mer, après les États‑Unis, le Brésil, les Pays‑Bas, l'Allemagne, la Chine, la France, l'Espagne et l'Italie. Au cours des deux premiers mois de 2025, les exportations ont totalisé 16,8 milliards de dollars, en hausse par rapport à 15,2 milliards de dollars au cours de la même période en 2024.

Si les tendances précédentes se maintenaient, la valeur totale des exportations agricoles et agroalimentaires, y compris le poisson et les produits de la mer, atteindrait 121,8 milliards de dollars d'ici 2034. Toutefois, ces projections sont probablement optimistes. Un récent rapport de la RBC indique que, si de nouvelles mesures ne sont pas prises, le Canada continuera de prendre du retard par rapport à ses concurrents mondiaux qui gagnent du terrain sur les principaux marchés en croissance au monde.

Exportations canadiennes de produits agricoles et agroalimentaires
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  • Les exportations de poissons et de fruits de mer se sont élevées à 9,6 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 12 milliards de dollars d'ici 2034.
  • Les exportations de légumineuses sèches et d'aliments pour animaux se sont élevées à 6,4 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 9,4 milliards de dollars d'ici 2034.
  • Les exportations de céréales et produits céréaliers se sont élevées à 23,3 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 25,0 milliards de dollars d'ici 2034.
  • Les exportations d'oléagineux et produits à base d'oléagineux se sont élevées à 19,4 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 23,2 milliards de dollars d'ici 2034.
  • Les exportations de bétail et de viande rouge se sont élevées à 15,0 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 17,4 milliards de dollars d'ici 2034.
  • Les autres exportations se sont élevées à 28,4 milliards de dollars en 2024 et devraient atteindre 34,9 milliards de dollars d'ici 2034.

Note : Les projections ne tiennent pas compte des incertitudes actuelles en matière de droits de douane qui ont une incidence sur le commerce mondial
Source : Perspectives à moyen terme d'AAC, Pêches et Océans Canada et Statistique Canada

Les défis d'un contexte commercial incertain

Si l'on suppose un climat commercial semblable à celui des dernières décennies, les exportations de produits agricoles et agroalimentaires devraient connaître une légère baisse à court terme, car les prix des produits de base devraient diminuer par rapport à leur sommet historique actuel. Ces projections seraient influencées par les droits de douane et l'incertitude commerciale qui perdurent.

  • Les récents droits de douane (par exemple, les droits imposés par la Chine sur le porc et l'huile et le tourteau de canola, les droits imposés par les États-Unis sur divers produits) pourraient avoir une incidence négative sur les exportations futures de produits agricoles et agroalimentaires, car tous les marchés perdus au cours des mesures commerciales devront être rétablis si les clients étrangers ont noué des relations avec de nouveaux exportateurs.
  • L'approche de la nouvelle administration américaine en matière de politique commerciale a créé une grande incertitude sur les marchés mondiaux. L'incertitude économique exacerbe le sous-investissement (par exemple, dans l'innovation).
  • Les données empiriques suggèrent qu'à court terme, l'incertitude peut être aussi dommageable que les droits de douane eux-mêmes. À long terme, la situation peut être encore pire compte tenu de la perte de confiance des investisseurs dans les accords commerciaux et d'autres dispositions institutionnelles. Au Canada, les grands projets d'investissement (par exemple, la trituration du canola et les usines de biocarburants) sont déjà au point mort, l'incertitude étant la cause.

Le Canada peut demeurer une force mondiale concurrentielle

Le Canada possède des avantages clés qui peuvent faire de lui un chef de file en matière de production et de transformation d'aliments :

  • des ressources abondantes en terre et en eau;
  • l'accès aux marchés internationaux et à des partenaires commerciaux de confiance;
  • des institutions de recherche et développement renommées et une main-d'œuvre hautement scolarisée;
  • une réputation mondiale en tant que fournisseur de confiance d'aliments salubres d'excellente qualité;
  • le leadership de l'industrie dans l'adoption de nouvelles technologies;
  • une solide tradition d'intendance des terres.

Des mesures ciblées à l'avenir peuvent aider le secteur à continuer de miser sur ces forces au cours de la prochaine décennie et plus tard.

Principaux points à retenir

  • Le Canada a été une force majeure sur les marchés agricoles mondiaux et il offre de nombreux avantages et possibilités en matière de production et de transformation des aliments.
  • La plupart des producteurs canadiens ont connu une croissance au cours de la dernière décennie.
  • Pour que la croissance se poursuive, il faudra surmonter d'importants défis, comme les répercussions des phénomènes météorologiques violents sur la production, la volatilité du commerce mondial, le besoin d'investir dans la recherche et l'adoption de technologies émergentes, et l'incidence de l'inflation des prix alimentaires sur les Canadiens.
  • Bien que les exportations agricoles canadiennes continuent de croître, la position du Canada dans le commerce agricole et agroalimentaire mondial a reculé. Des mesures ciblées sont nécessaires pour que le Canada demeure à la hauteur de ses concurrents mondiaux.

Commerce international, accès aux marchés et développement des marchés

Le Canada est un important exportateur de produits agricoles, ce qui le rend vulnérable aux perturbations

  • L'environnement commercial mondial actuel est difficile pour plusieurs raisons (par exemple, les progrès technologiques, les demandes des consommateurs, la main-d'œuvre, l'inflation, la géopolitique, le protectionnisme et la sécurité économique) et les obstacles tarifaires et non tarifaires continuent de perturber le commerce.
  • Comme la moitié de la valeur de la production totale du Canada est exportée, la croissance du secteur repose sur des échanges commerciaux prévisibles.
  • En 2024, le Canada était le 5e exportateur de produits agroalimentaires et de produits de la mer, avec des exportations de 100,3 milliards de dollars. Il s'agit d'une augmentation de 1,1 % par rapport à 99,2 milliards de dollars en 2023, et de 62,7 % par rapport aux 61,6 milliards de dollars enregistrés en 2015 (voir l'annexe).
  • En 2024, les trois principaux produits agroalimentaires et produits de la mer exportés en valeur étaient le blé et le méteil (10,3 milliards de dollars), les produits de boulangerie-pâtisserie (7,7 milliards de dollars) et l'huile de canola (6 milliards de dollars).

Le commerce agricole du Canada est axé sur quelques marchés essentiels

  • Ensemble, les 5 principaux marchés du Canada représentaient 83 % des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer vers des marchés étrangers en 2024, comparativement à 77 % en 2015.
  • Les exportations canadiennes restent centrées sur 5 marchés, et la plupart sont destinées aux États-Unis (avec 61,9 % des exportations en 2024 comparativement à 53,3 % en 2015), suivis de la Chine (9,6 %), du Japon (4,9 %), de l'Union européenne (4,4 %) et du Mexique (2,2 %).
  • Les exportations vers les États-Unis ont augmenté d'un taux de croissance annuel composé de 7,3 % depuis 2015
Exportations des produits agroalimentaires et des produits de la mer, en milliards de dollars canadiens
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Les exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer demeurent fortement concentrées, les 5 principaux marchés représentant 83 % des exportations totales en 2024, comparativement à 77 % en 2015. Les États-Unis représentaient la plus grande partie des exportations (61,9 %) en 2024, contre 53,3 % en 2015. Viennent ensuite la Chine (9,6 %), le Japon (4,9 %), l'UE (4,4 %) et le Mexique (2,2 %).

Exportations des produits agroalimentaires et des produits de la mer, en milliards de dollars canadiens

Année

États-Unis

Chine

Japon

UE

Mexique

2015

33

6

4

3

2

2016

34

7

4

3

2

2017

34

8

5

3

2

2018

35

11

5

3

2

2019

37

7

5

3

2

2020

38

9

5

5

2

2021

46

9

5

4

7

2022

55

10

5

5

3

2023

59

12

4

4

3

2024

62

10

5

4

2

Compte tenu de la forte dépendance du secteur aux marchés américains et chinois, et de sa vulnérabilité actuelle à l'égard des droits de douane de ces deux marchés, la diversification commerciale revêt une nouvelle importance vitale.

Boîte à outils d'AAC pour le commerce international

AAC appuie le programme commercial du Canada en maintenant, en élargissant et en rétablissant l'accès aux marchés internationaux, en concluant des accords de libre-échange, en défendant les règles commerciales fondées sur la science et en faisant la promotion du secteur dans les marchés clés.

Accords de libre-échange (ALE)

  • Travailler avec Affaires mondiales Canada (AMC) pour négocier de nouveaux ALE régionaux et bilatéraux, ainsi qu'avec AMC et les missions à l'étranger afin d'accroître continuellement l'utilisation des ALE (tirer parti du potentiel inexploité) et de mettre en œuvre les ALE existants au profit du secteur.

Collaboration avec les institutions multilatérales et les partenaires commerciaux

  • Démontrer le leadership du Canada à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et à d'autres organisations et organismes internationaux de normalisation comme l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'Organisation des Nations Unies, le G7 (le Canada accueille le G7 en 2025), le G20, le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et l'Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture (IICA), afin de préserver la prévisibilité des échanges et de promouvoir les systèmes commerciaux fondés sur des règles.
  • Ces organismes peuvent également offrir un forum de coopération sur la science et la sécurité alimentaire mondiale, et des occasions de réunions bilatérales avec des homologues internationaux qui peuvent être mises à profit pour promouvoir les intérêts commerciaux et sectoriels.

Accès aux marchés et défense des intérêts

  • Démontrer le leadership du Canada à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et à d'autres organisations et organismes internationaux de normalisation comme l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'Organisation des Nations Unies, le G7 (le Canada accueille le G7 en 2025), le G20, le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et l'Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture (IICA), afin de préserver la prévisibilité des échanges et de promouvoir les systèmes commerciaux fondés sur des règles.
  • Ces organismes peuvent également offrir un forum de coopération sur la science et la sécurité alimentaire mondiale, et des occasions de réunions bilatérales avec des homologues internationaux qui peuvent être mises à profit pour promouvoir les intérêts commerciaux et sectoriels.

Développement et promotion des marchés

  • Démontrer le leadership du Canada à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et à d'autres organisations et organismes internationaux de normalisation comme l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'Organisation des Nations Unies, le G7 (le Canada accueille le G7 en 2025), le G20, le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et l'Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture (IICA), afin de préserver la prévisibilité des échanges et de promouvoir les systèmes commerciaux fondés sur des règles.
  • Ces organismes peuvent également offrir un forum de coopération sur la science et la sécurité alimentaire mondiale, et des occasions de réunions bilatérales avec des homologues internationaux qui peuvent être mises à profit pour promouvoir les intérêts commerciaux et sectoriels.

ALE : promouvoir le programme commercial du Canada

Le Canada a conclu 15 ALE bilatéraux et régionaux couvrant 51 pays, ce qui donne aux exportateurs canadiens un avantage concurrentiel dans les deux tiers de l'économie mondiale.

En 2015, 45 % (44,9 milliards de dollars) des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer ont profité de la couverture des ALE, et la part des exportations profitant des ALE est passée à 79 % en 2024 (79,2 milliards de dollars).

En 2024, seulement 17 % (17,1 milliards de dollars) des exportations étaient destinées à des partenaires non-signataires d'ALE autre que les États-Unis, contre 19,6 % (12,1 milliards de dollars) en 2015.

Exportations aux partenaires d'ALE et aux partenaires non-signataires d'ALE, 2015 à 2024
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La part des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer bénéficiant de la couverture de l'ALE a augmenté, pour passer de 45 % (44,9 milliards de dollars) en 2015 à 79 % en 2024 (79,2 milliards de dollars). La part des exportations vers les partenaires d'ALE non américains a diminué, passant de 19,6 % (12,1 milliards de dollars) en 2015 à 17 % (17,1 milliards de dollars) en 2024.

ALE régionaux

  • Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM, 2020);
  • Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP, 2018);
  • Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (AECG, 2017);
  • Accord de libre-échange entre le Canada et l'Association européenne de libre-échange (AELE, 2009).

ALE bilatéraux : Colombie, Chili, Costa Rica, Honduras, Israël, Jordanie, Corée, Panama, Pérou et Ukraine, et Accord de continuité commerciale Canada–Royaume-Uni (ACC Canada–R.-U.)

ALE conclus (pas encore en vigueur) : Équateur et Indonésie

Négociations en cours : adhésion de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) et du Costa Rica au PTPGP

Discussions exploratoires : Philippines

Examen de l'ACEUM : examen conjoint requis en 2026, et de certaines dispositions canado-américaines relatives aux produits laitiers en 2025

Collaboration avec les institutions multilatérales et les partenaires commerciaux

Organisation mondiale du commerce (OMC)

  • Préserver et mettre en œuvre les règles de l'OMC relatives au commerce agricole.
  • Collaborer avec les ministères partenaires pour s'assurer que le système de recours commerciaux du Canada est adapté.
  • Faire progresser et promouvoir la prise de décisions fondées sur la science et les risques et l'utilisation de normes, de lignes directrices et de recommandations internationales dans l'élaboration de la réglementation.
  • Collaborer avec des partenaires internationaux ayant des vues similaires (par exemple, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, l'UE et le Japon) afin de coordonner les efforts de l'OMC et des organismes internationaux de normalisation [CAVIARDÉ]

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)

  • Elle soutient les organismes de normalisation (Codex, Convention internationale pour la protection des végétaux) et produit des analyses sur une foule de pratiques et de sujets.
  • Le Canada plaide auprès de la FAO pour qu'elle soutienne davantage l'établissement de normes, les mérites du commerce ouvert et l'innovation.

Groupe des 7 (G7)

  • Le Canada et plusieurs pays développés; promeuvent souvent des initiatives mondiales visant à améliorer les conditions à l'échelle de la planète.
  • Il s'agit d'une importante plateforme ministérielle; le Canada accueille le G7 en 2025.

Groupe des 20 (G20)

  • Il rassemble presque tous les plus grands pays et les plus grandes économies du monde.
  • Le Canada travaille avec des pays ayant des vues similaires pour défendre le rôle du commerce, de la science et de l'innovation dans la gestion mondiale des questions agricoles.

Accès aux marchés et défense des intérêts : activités en cours

États-Unis (É.-U.)

L'environnement commercial actuel avec les États-Unis est imprévisible et incertain. Les efforts déployés actuellement portent sur :

  • une action soutenue et coordonnée de sensibilisation et de mobilisation auprès des décideurs afin d'atténuer les menaces de droits de douane en cours et de défendre les intérêts du Canada, en tirant parti des efforts déployés par l'industrie, les provinces et les alliés américains;
  • la politique américaine sur les biocarburants;
  • l'étiquetage volontaire des produits des États-Unis;
  • les mesures prises à l'échelle nationale en matière de bien-être animal.

Mexique et Amériques

Les efforts déployés actuellement portent sur :

  • [CAVIARDÉ]
  • [CAVIARDÉ]
  • la surveillance de réformes constitutionnelles (par exemple, les aliments génétiquement modifiés).

Union européenne (EU)

Les efforts portent sur la défense des intérêts et la collaboration soutenues pour maintenir l'accès dans le cadre de la demande de mesures non tarifaires :

  • la réglementation sur la déforestation (soja, bovins/bœuf, cacao, café, huile de palme et forêt) : mesures proposées pour le bien-être des animaux (transport) et nouvelles techniques génomiques (sélection des végétaux);
  • la directive de l'UE visant à régir la réglementation relative aux pesticides en fonction des facteurs environnementaux (plutôt que de la sécurité des consommateurs);

Région indo-pacifique

Les efforts portent sur la collaboration avec le Japon, la Corée et les pays de l'ANASE pour accroître l'accès aux produits agricoles canadiens, y compris le travail réalisé par l'entremise du nouveau Bureau Indo-Pacifique pour l'agriculture et l'agroalimentaire.

Les efforts de mobilisation continus avec la Chine visent à aborder les points suivants :

  • les droits de douane de 100 % sur les importations canadiennes d'huile de canola, de tourteau de canola et de pois;
  • les droits de douane de 25 % sur le poisson, les produits de la mer et les produits de porc;
  • l'enquête antidumping sur les importations canadiennes de graines de canola;
  • les autres préoccupations commerciales, y compris l'accès aux aliments pour les bovins et les animaux de compagnie.

Développement et promotion des marchés : soutien aux exportateurs agricoles

Service des délégués commerciaux du secteur agroalimentaire (SDCSA)

  • Il y a 44 délégués commerciaux dans les marchés clés dans le monde qui, en collaboration avec d'autres ressources FPT et industrielles à l'étranger, aident les exportateurs agricoles canadiens et les associations industrielles à atteindre les objectifs commerciaux internationaux en fournissant des renseignements sur le marché, en faisant progresser les possibilités d'exportation et en réglant les problèmes d'accès aux marchés.

Bureau Indo-Pacifique pour l'agriculture et l'agroalimentaire

  • Il y a un centre ciblé de SDCSA à Manille, aux Philippines, qui vise à faire du Canada un fournisseur privilégié dans la région en renforçant les partenariats, en faisant progresser la coopération technique et en aidant les entreprises canadiennes à trouver de nouvelles occasions de diversifier leurs exportations.

Programme de la marque Canada

  • Il fournit aux membres (plus de 200 entreprises inscrites prêtes à exporter) un accès à une boîte à outils de marketing numérique pour les aider à présenter leurs produits et à rehausser la réputation de confiance des produits canadiens sur les marchés mondiaux.

Foires commerciales et activités sur les marchés du Pavillon du Canada

  • Il offre aux petites et moyennes entreprises l'occasion de promouvoir leurs produits et de présenter le Canada à huit foires commerciales phares dans le monde et à d'autres activités promotionnelles.

Analyse mondiale

  • Elle fournit des renseignements, des données et des analyses sur les marchés mondiaux pour aider l'industrie, les provinces et les territoires à évaluer les débouchés sur les marchés internationaux.

Programme Agri-marketing

  • Il fournit des fonds aux organisations nationales (129 millions de dollars sur 5 ans, 2023-2028) pour soutenir les activités promotionnelles dirigées par l'industrie visant à accroître et à diversifier les exportations canadiennes sur les marchés internationaux et à saisir les occasions.

Soutien du portefeuille des exportateurs agricoles

AAC collabore avec les ministères et organismes partenaires pour orienter, réglementer et développer le secteur agricole et agroalimentaire au nom des Canadiens, par exemple :

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) est la seule autorité compétente du Canada responsable de la mise en œuvre et de l'application des règlements relatifs à l'importation et à l'exportation de produits alimentaires et de produits d'origine végétale et animale, et joue donc un rôle essentiel en favorisant le commerce pour le secteur.

  • Elle négocie, atteste et certifie les conditions d'importation et d'exportation (par exemple, les exigences sanitaires et phytosanitaires) afin d'atténuer le fardeau réglementaire inutile et de favoriser l'accès aux marchés et la stabilité des échanges commerciaux, tout en assurant la salubrité des aliments et l'intégrité des ressources nationales.
  • Elle collabore avec des organismes internationaux de normalisation (par exemple, CODEX, Convention internationale pour la protection des végétaux, Organisation mondiale de la santé animale, OMC) pour influer sur l'élaboration de règles internationales et de normes scientifiques relatives à la protection des végétaux, à la santé des animaux et à la salubrité des aliments qui sous-tendent les systèmes commerciaux mondiaux.
  • Elle renforce la coopération internationale en offrant une aide technique à d'autres pays et en contribuant au renforcement de leurs capacités afin d'appuyer des systèmes réglementaires améliorés et des relations commerciales fiables.

Financement agricole Canada (FAC) offre des produits et des services financiers et non financiers conçus pour répondre aux besoins changeants de l'industrie, notamment par l'entremise de programmes axés sur le commerce.

  • Le Programme de soutien à la clientèle en cas de perturbations commerciales de la FAC, lancé en mars 2025, fournira 1 milliard de dollars en nouveaux prêts pour aider à relever les défis financiers auxquels font face les clients des industries agricole et alimentaire touchés par les droits de douane américains.

Exportation et développement Canada (EDC) fournit des capitaux, des assurances pour atténuer les risques, des renseignements commerciaux et des relations à l'étranger pour aider les entreprises canadiennes à faire croître leurs activités.

  • Le Programme d'impact commercial d'EDC, lancé en mars 2025, facilitera l'octroi d'un montant supplémentaire de 5 milliards de dollars sur deux ans pour soutenir les entreprises admissibles pour toute une gamme de produits, notamment de l'agriculture, en les aidant à gérer les défis économiques et les incertitudes du marché.
Annexe : Commerce des produits agroalimentaires et des produits de la mer du Canada, 2015 à 2024
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La valeur des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer est passée de 61,6 milliards de dollars en 2015 à 100,3 milliards de dollars en 2024, une augmentation de 62,8 %.

La valeur des importations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer a également connu une hausse, pour passer de 47,1 milliards de dollars à 75,4 milliards de dollars au cours de la même période.

Valeur des exportations et des importations de produits agroalimentaires et de produits de la mer (en millions de dollars CA)

Année

Exportations

Importations

2015

61 622

47 096

2016

62 562

48 372

2017

64 607

49 001

2018

66 289

50 327

2019

67 004

52 201

2020

74 057

53 665

2021

82 476

57 097

2022

92 913

67 322

2023

99 174

68 915

2024

100 281

75 381

Analyse des tendances des exportations agricoles du Canada de 2015 à 2024

Canada — Commerce total de produits agroalimentaires et de produits de la mer avec les autres pays, 2015-2024, par croissance de la valeur totale (%), en millions de dollars CA
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Source : Global Trade Tracker (GTT), avril 2025

Description de l'image ci-dessus

La valeur des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer est passée de 61,6 milliards de dollars en 2015 à 100,3 milliards de dollars en 2024, une augmentation de 62,8 %. La valeur des importations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer a également connu une hausse, pour passer de 47,1 milliards de dollars à 75,4 milliards de dollars au cours de la même période.

Canada — Commerce total de produits agroalimentaires et de produits de la mer avec les autres pays, 2015-2024, par croissance de la valeur totale (%), en millions de dollars CA

Année

Exportations (millions de dollars CA)

Importations (millions de dollars CA)

2015

61 622

47 096

2016

62 562

48 372

2017

64 607

49 001

2018

66 289

50 327

2019

67 004

52 201

2020

74 057

53 665

2021

82 476

57 097

2022

92 913

67 322

2023

99 174

68 915

2024

100 281

75 381

Répartition – Exportations mondiales

Dix principaux produits agroalimentaires et produits de la mer exportés par le Canada, par produit (SH6) en 2024; mesure en millions de dollars CA
Description de cette image suit

Source : GTT, avril 2025

Description de l'image ci-dessus

Les principales exportations de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada en 2024 étaient le blé autre que le blé dur, les graines de canola, ainsi que le pain et les produits de boulangerie. La valeur totale des exportations de produits agroalimentaires et de produits de la mer s'élevait à 100,3 milliards de dollars.

Dix principaux produits agroalimentaires et produits de la mer exportés par le Canada, par produit (SH6) en 2024; mesure en millions de dollars CA

Rang

Produit

Valeur des exportations (millions de dollars CA)

1

Blé autre que le blé dur (à l'exception des semences)

8 111

2

Graines de canola

5 934

3

Pain et autres produits de boulangerie

5 828

4

Huile de canola (à l'exception de l'huile brute)

3 746

5

Soja (à l'exception des semences)

3 340

6

Viandes désossées de l'espèce bovine fraiches ou réfrigérées

3 083

7

Frites surgélées

2 817

8

Tourteau de canola

2 695

9

Viande de porc fraiche ou réfrigérée, désossée

2 284

10

Bovins vivants destinés à l'abattage

2 224

Dix principaux produits agroalimentaires et produits de la mer exportés par le Canada, par produit (SH6) en 2024; part de marché (%)
Description de cette image suit

Source : GTT, avril 2025

Description de l'image ci-dessus

La valeur totale des exportations de produits agroalimentaires et de produits de la mer s'élevait à 100,3 milliards de dollars. Les 10 premiers produits d'exportation en importance représentaient près de 40 % des exportations totales de produits agroalimentaires et de produits de la mer. Le blé autre que le blé dur représentait 8,1 % des exportations totales, les graines de canola et le pain et les produits de boulangerie contribuant chacun pour près de 6 %.

Dix principaux produits agroalimentaires et produits de la mer exportés par le Canada, par produit (SH6) en 2024; part de marché (%)

Rang

Produit

Part de marché (%)

1

Blé autre que le blé dur

8,1

2

Graines de canola

5,9

3

Pain et autres produits de boulangerie

5,8

4

Huile de canola

3,7

5

Soja

3,3

6

Bœuf désossé frais

3,1

7

Frites surgélées

2,8

8

Tourteau de canola

2,7

9

Porc frais désossé

2,3

10

Bovins vivants destinés à l'abattage

2,2

Répartition – Importations mondiales

Dix principaux produits agroalimentaires et produits de la mer importés par le Canada, par produit (SH6) en 2024; mesure en millions de dollars CA
Description de cette image suit

Source : GTT, avril 2025

Description de l'image ci-dessus

Les principales importations de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada en 2024 étaient les préparations alimentaires, le vin de raisin (y compris les vins enrichis), ainsi que le pain et autres produits de boulangerie. La valeur totale des importations de produits agroalimentaires et de produits de la mer s'élevait à 75,4 milliards de dollars.

Dix principaux produits agroalimentaires et produits de la mer importés par le Canada, par produit (SH6) en 2024; mesure en millions de dollars CA

Rang

Produit

Valeur des importations (millions de dollars CA)

1

Autres préparations alimentaires

2 818

2

Vin de raisins frais, y compris le vin fortifié

2 407

3

Pain et autres produits de boulangerie

2 369

4

Alcool éthylique et autres spiritueux dénaturés, de tous titres

1 931

5

Aliments pour chiens ou chats

1 896

6

Café, à l'exclusion du café torréfié ou décaféiné

1 419

7

Sucre de canne brut

1 162

8

Huile de soja

1 155

9

Sauces préparées, assaisonnements et condiments composés

1 079

10

Café torréfié, caféiné

1 070

Dix principaux produits agroalimentaires et produits de la mer importés par le Canada, par produit (SH6) en 2024; part de marché (%)
Description de cette image suit

Source : GTT, avril 2025

Description de l'image ci-dessus

La valeur totale des importations de produits agroalimentaires et de produits de la mer s'élevait à 75,4 milliards de dollars. Les 10 premiers produits d'importation en importance représentaient près de 23 % des importations totales de produits agroalimentaires et de produits de la mer.

Dix principaux produits agroalimentaires et produits de la mer importés par le Canada, par produit (SH6) en 2024; part de marché (%)

Rang

Produit

Part de marché (%)

1

Autres préparations alimentaires

3,7

2

Vin de raisins frais, y compris le vin fortifié

3,2

3

Pain et autres produits de boulangerie

3,1

4

Alcool éthylique et autres spiritueux dénaturés, de tous titres

2,6

5

Aliments pour chiens ou chats

2,5

6

Café, à l'exclusion du café torréfié ou décaféiné

1,9

7

Sucre de canne brut

1,5

8

Huile de soja

1,5

9

Sauces préparées, assaisonnements et condiments composés

1,4

10

Café torréfié, caféiné

1,4

Répartition — Six principaux marchés d'exportation du Canada

Exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer par principaux marchés, 2015 à 2024, en millions de dollars CA
Description de cette image suit

Source : GTT, avril 2025

Description de l'image ci-dessus

Les États-Unis étaient le plus important marché d'exportation de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada, passant de 32,8 milliards de dollars en exportations en 2015 à 62,1 milliards de dollars en 2024. Les autres principaux marchés d'exportation au cours de l'année ont été la Chine (9,7 milliards de dollars), le Japon (4,9 milliards de dollars), l'Europe (4,4 milliards de dollars), le Mexique (2,2 milliards de dollars) et l'Inde (1,4 milliard de dollars).

Exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer par principaux marchés, 2015 à 2024, en millions de dollars CA

Pays

2015

2020

2024

États-Unis

32 830

38 411

62 072

Chine

6 270

9 390

9 661

Japon

3 813

4 895

4 907

UE27

2 868

4 639

4 411

Mexique

1 735

1 733

2 217

Inde

1 533

0 739

1 418

Six principaux marchés d'exportation de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada en 2024; part de marché (%)
Description de cette image suit

Source : GTT, avril 2025

Description de l'image ci-dessus

En 2024, les États-Unis représentaient 61,9 % de toutes les exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer. La Chine suivait à 9,6 %, et le Japon et l'UE chacun entre 4 % et 5 %.

Six principaux marchés d'exportation de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada en 2024; part de marché (%)

Pays

Part de marché (%)

États-Unis

61,9

Chine

9,6

Japon

4,9

UE27

4,4

Mexique

2,2

Inde

1,4

Exportations totales de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada : Principaux marchés par rapport aux États-Unis, 2015-2024 par croissance de la valeur totale (%), en millions de dollars CA
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Source : GTT, avril 2025

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La valeur totale des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer vers les États-Unis est considérablement plus élevée que la valeur combinée des exportations canadiennes vers d'autres marchés principaux, plus précisément vers la Chine, le Japon, l'UE27, le Mexique et l'Inde. De 2015 à 2024, la valeur des exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer vers les États-Unis a augmenté à un taux plus de deux fois supérieur (+89,1 %) à celui de la valeur combinée des exportations vers d'autres grands marchés. Bien que ces cinq autres principaux marchés d'exportation aient connu une baisse au cours de la dernière année (2024/2023), ils ont tout de même enregistré un taux de croissance de +39,4 % sur 10 ans au cours de la même période d'examen.

Exportations totales de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada : Principaux marchés par rapport aux États-Unis, 2015-2024 par croissance de la valeur totale (%), en millions de dollars CA

Année

États-Unis

Autres (Chine, Japon, UE27, Mexique, Inde)

2015

32 830

16 219

2016

33 924

17 094

2017

34 384

18 369

2018

35 351

19 754

2019

37 260

16 796

2020

38 411

21 395

2021

45 706

21 887

2022

54 779

22 791

2023

59 498

23 572

2024

62 072

22 613

Exportations totales de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada : Principaux marchés (autres que les États-Unis), 2015-2024, par croissance de la valeur totale (%), en millions de dollars CA
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Source : GTT, avril 2025

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La Chine est le principal marché d'exportation non américain du Canada pour les produits agroalimentaires et les produits de la mer, suivie du Japon, de l'UE27, du Mexique et de l'Inde. La volatilité la plus marquée est observée dans les exportations vers la Chine, qui ont connu une forte baisse de 2018 à 2019 (-37,9 %), puis un sommet de 11,5 milliards de dollars en 2023, avant de diminuer en 2024 (9,7 milliards de dollars).

Exportations totales de produits agroalimentaires et de produits de la mer du Canada : Principaux marchés (autres que les États-Unis), 2015-2024, par croissance de la valeur totale (%), en millions de dollars CA

Année

Chine

Japon

UE27

Mexique

Inde

2015

6 270

3 813

2 868

1 735

1 533

2016

6 848

4 212

3 113

1 736

1 185

2017

8 026

4 546

2 912

1 945

940

2018

10 552

4 569

2 546

1 917

170

2019

6 552

4 714

3 438

1 648

443

2020

9 390

4 895

4 639

1 732

739

2021

9 486

5 210

4 087

2 675

429

2022

9 561

5 384

4 484

2 943

419

2023

11 501

4 399

4 169

2 687

816

2024

9 661

4 907

4 410

2 217

1 418

Principaux marchés d'exportation du Canada et cinq principaux secteurs de l'agroalimentaire et des produits de la mer de chaque pays, 2015 par rapport à 2024, en millions de dollars CA
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Principaux marchés d'exportation du Canada et cinq principaux secteurs de l'agroalimentaire et des produits de la mer de chaque pays, 2015 par rapport à 2024, en millions de dollars CA

Pays

Produits

Valeur 2015 (millions de dollars CA)

Valeur 2024 (millions de dollars CA)

États-Unis

Pain et produits de boulangerie

1 550

5 700

Huile de canola

1 354

3 558

Chocolat/cacao

1 667

3 656

Boeuf désossé frais

1 227

2 812

Autres principaux produits

2 595

4 796

Chine

Graines de canola

2 045

3 990

Crustacés

479

960

Blé

334

876

Soja

588

695

Autres principaux produits

-

918

Japon

Porc frais ou surgélé

858

1,365

Blé

515

819

Graines de canola

1,058

713

Soja

310

417

Autres principaux produits

53

190

UE27

Blé

737

866

Pois, lentilles, haricots

210

364

Soja

445

361

Graines de canola

172

319

Autres principaux produits

45

377

Mexique

Porc frais ou surgélé

124

415

Graines de canola

747

395

Blé

261

245

Huile de canola

73

164

Boeuf désossé frais

102

187

Inde

Pois, lentilles, haricots

1 517

1 399

Autres principaux produits

1

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