Les prévisions provisoires concernant la sécheresse au Canada sont actuellement fournies sous forme de prévisions saisonnières. Nos cartes antérieures, qui servaient à prévoir si les conditions de sécheresse au Canada allaient se développer, rester inchangées ou s'améliorer, ont été temporairement retirées. Des efforts sont en cours pour mettre à jour les cartes de l'Aperçu de la sécheresse au Canada. Entre-temps, une description des prévisions saisonnières en matière de sécheresse au Canada sera publiée sur cette page.
Perspectives de sécheresse printanière (avril à juin 2026)
Résumé national
À la fin mars, les conditions de sécheresse s'étaient considérablement améliorées presque partout au Canada. Néanmoins, des sécheresses modérées et graves continuent de se faire sentir dans la plupart des régions (tableau 1). Si la situation générale s'est améliorée, il n'en reste pas moins que les conditions de sécheresse ont empiré dans le sud de la Colombie-Britannique et dans le sud des Prairies au cours de l'hiver.
Les conditions printanières subiront grandement l'influence de La Niña, qui cède progressivement le pas à El Niño. On s'attend à un début de printemps lent, avec des températures sous la normale en avril et une transition rapide vers des températures au-dessus de la normale en mai. Les prévisions saisonnières d'Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) pour la période d'avril à juin indiquent une forte probabilité de connaître des températures au-dessus de la normale presque partout au pays. Le sud de la Colombie-Britannique et le sud de l'Ontario et du Québec sont les régions où l'on s'attend à l'écart le plus grand par rapport à la normale. Pour ce qui est des précipitations, les prévisions sont cependant moins certaines. En effet, Environnement et Changement Climatique Canada indique une probabilité égale que les précipitations se situent au-dessus, en dessous ou proche de la normale pour une grande partie du pays. Cela dit, les prévisions indiquent que les précipitations devraient se situer sous la normale dans les régions côtières de la Colombie-Britannique et au-dessus de la normale dans le sud-est de la Colombie-Britannique et le sud-ouest de l'Alberta. Les prévisions d'autres sources sont un peu plus optimistes et annoncent des précipitations supérieures à la normale dans le sud de la Colombie-Britannique, le sud des Prairies et des zones situées dans le sud de l'Est du Canada, en raison de l'activité des systèmes printaniers.
Compte tenu des prévisions globales de températures plus chaudes que la normale et des chances généralement égales de précipitations au-dessus, en dessous ou proches de la normale, il existe une incertitude considérable quant à l'incidence des conditions de sécheresse ce printemps. Il est probable que les conditions de sécheresse continuent de s'améliorer lors de la première moitié du printemps, surtout dans l'est du Canada, et s'aggravent pendant la deuxième moitié et le début de l'été, compte tenu de précipitations très faibles. La fonte des neiges précoce du printemps améliorera l'humidité du sol et rétablira le niveau d'eau de surface dans la majeure partie du pays. Cependant, à mesure que les températures augmenteront et que des conditions plus sèches s'installeront, le moment des précipitations sera particulièrement déterminant pour réduire les conditions de sécheresse dans l'ouest.
La description de l'image ci-dessus.
Le tableau montre que dans les régions du Pacifique et des Prairies, la sécheresse devrait s'aggraver, dans le Canada atlantique, elle devrait s'atténuer et dans le centre du Canada, elle devrait disparaître.
La description de l'image ci-dessus.
La carte ci-dessus montre l'étendue et la gravité des conditions de sécheresse au Canada. L'échelle utilisée va de D0 (anormalement sec) à D4 (sécheresse exceptionnelle).
La description de l'image ci-dessus.
La carte ci-dessus montre la probabilité prévue de températures au-dessus, en dessous et près de la normale (étalonnées) pour la période d'avril à juin 2026, d'après trois catégories équiprobables de la climatologie de 1991 à 2020.
Région du Pacifique (BC)
Les prévisions saisonnières de la Colombie-Britannique pour avril à juin indiquent une forte probabilité de températures supérieures à la normale dans la majeure partie de la province, avec des anomalies plus importantes dans le sud. Cependant, les températures fluctueront significativement du début à la fin du printemps, avec des températures près de la normale ou inférieures à la normale de saison jusqu'en avril, et une transition marquée vers des conditions beaucoup plus chaudes en mai et en juin. Dans l'ensemble, ECCC prévoit des précipitations inférieures à la normale pour la période d'avril à juin dans les régions côtières et des chances égales de précipitations supérieures à la normale, normales ou inférieures à la normale dans la majeure partie de la province. Selon les prévisions, les précipitations seraient supérieures à la normale dans quelques régions localisées du sud-est et de l'intérieur centre. Bien que des précipitations supérieures à la normale soient prévues pour la côte sud et l'intérieur jusqu'en avril, les mois de mai et juin devraient être plus secs, surtout dans les régions côtières, ce qui entraînera un déficit saisonnier de précipitations. À mesure que l'année avancera, on s'attend à des températures élevées, et Environnement et Changement climatique Canada s'attend à ce que 2026 soit une des années les plus chaudes jamais enregistrées.
Les conditions de sécheresse devraient s'améliorer dans toute la région au début du printemps. À l'échelle provinciale, des accumulations de neige supérieures à la normale, surtout en haute altitude, amélioreront le débit des cours d'eau et l'humidité du sol pendant la fonte printanière. De plus, avec des précipitations supérieures à la normale en avril, les conditions favoriseront le rétablissement continu de la situation. Cependant, à mesure que le printemps progresse, des températures plus chaudes que la normale et des précipitations proches de la normale entraîneront probablement des conditions de sécheresse croissante.
Région des Prairies (AB, SK, MB)
Le printemps s'installe tardivement dans la région des Prairies, qui a récemment connu des épisodes hivernaux. On s'attend à ce que des conditions plus fraîches qu'à l'habitude persistent en avril et pendant une partie du mois de mai dans de nombreuses régions, notamment dans l'est des Prairies. Les régions de l'ouest des Prairies pourraient connaître une transition plus rapide qu'à l'habitude vers des températures plus chaudes en mai, au fil de la transition entre les conditions associées à La Niña et celles associées à El Niño. D'ici juin, la majeure partie de la région connaîtra des températures supérieures ou nettement supérieures à la normale. Le système météorologique actif influencé par l'évolution de La Niña devrait apporter des chutes de neige importantes au début du printemps, ce qui améliorera l'humidité du sol. Les prévisions d'ECCC offrent un faible niveau de certitude, et de nombreuses zones des Prairies ont autant de chances de recevoir des précipitations proches de la normale que de recevoir des précipitations supérieures à la normale. D'autres fournisseurs de prévisions sont un peu plus optimistes quant à l'idée que les conditions atmosphériques apporteront dans le Sud des Prairies des précipitations égales ou supérieures à la normale plus tard au printemps.
Les conditions de sécheresse se sont améliorées dans une grande partie des Prairies pendant l'hiver. Cependant, le sud-ouest a connu des fluctuations de température fréquentes, ce qui a entraîné le recul du manteau neigeux et une augmentation de l'évaporation et de la sublimation. Un faible manteau neigeux et un ruissellement du printemps limité dans les régions présentement affectées par la sécheresse conduiront probablement à des conditions de sécheresse persistantes malgré des précipitations fraîches et normales au début du printemps. À mesure que le printemps avance, des précipitations normales pourraient fournir une humidité bénéfique pour de nombreuses zones, mais les températures supérieures à la normale accentueront l'évaporation et pourraient entraîner une sécheresse accrue selon le moment des précipitations.
Région centrale (ON, QC)
Les conditions de sécheresse se sont nettement améliorées à la fin de l'hiver, car des précipitations supérieures à la normale ont atténué la plupart des déficits d'humidité du sol de l'automne dernier et reconstitué les réserves d'eau de surface dans de nombreuses régions. Les conditions printanières s'installeront lentement en raison de températures plus fraîches que la normale et de précipitations supérieures à la normale en Ontario et au Québec. Des précipitations près de la normale ou supérieures à la normale sont attendues dans la plupart des régions jusqu'en avril et probablement jusqu'en mai. Cependant, la fiabilité des prévisions à plus long terme est faible. À l'approche de mai, les prévisions sont grandement incertaines et les signaux sont contradictoires quant au moment où s'amorcera la transition vers des températures plus chaudes.
Avec des températures plus basses et des précipitations supérieures à la normale qui persisteront pendant une grande partie du printemps, les conditions de sécheresse devraient continuer à se résorber. L'amélioration des conditions permettra d'amoindrir la sécheresse dans la plupart des régions de l'Ontario et du Québec.
Région de l'Atlantique (NS, NB, PE, NL)
Les conditions de sécheresse se sont considérablement améliorées dans la deuxième moitié de l'hiver grâce à des précipitations normales ou supérieures à la normale. Selon les prévisions saisonnières d'Environnement et Changement climatique Canada, la région Atlantique connaîtra des températures supérieures à la normale et présente des chances égales de précipitations printanières supérieures ou inférieures à la normale (figure 2). La région devrait connaître jusqu'en avril des conditions printanières habituelles, caractérisées par des températures variables et une trajectoire de tempêtes active. À mesure que le printemps avance, les températures seront vraisemblablement supérieures à la normale et les précipitations, inférieures. L'ouest des Maritimes sera probablement plus sec vers la fin du printemps.
Comme la sécheresse a été importante l'été dernier, des effets continueront certainement de se faire sentir ce printemps. De plus, la région est plus susceptible de souffrir de conditions sèches compte tenu de la sécheresse extrême qui a sévi en 2025. L'humidité du sol au printemps devrait être suffisante pour bien démarrer la saison de croissance. Cependant, on s'attend au retour des conditions de sécheresse dans certaines parties de la région, notamment dans l'ouest du Nouveau-Brunswick.
À propos de l'Aperçu de la sécheresse au Canada
L'Aperçu de la sécheresse au Canada examine si la sécheresse au Canada se développera, restera inchangée ou s'améliorera d'ici la fin de la saison en se fondant sur les prévisions d'ECCC, l'Outil de surveillance des sécheresses au Canada et l'avis d'experts.
L'Aperçu de la sécheresse au Canada est élaboré par le Service national d'information sur l'agroclimat (SNIA) d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec nous par courriel à l'adresse aafc.droughtwatch-guetterlasecheresse.aac@agr.gc.ca.