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La carte ci-dessus montre l'étendue et la sévérité des conditions de sécheresse à travers le Canada. L'échelle utilisée va de D0 « anormalement sec » à D4 « sécheresse exceptionnelle ».
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Évaluation de la sécheresse – juin 2026
Aperçu national
Les précipitations de juin ont varié entre extrêmement faibles et extrêmement élevées, seules quelques régions du pays ayant enregistré des quantités proches de la normale. Des précipitations extrêmement abondantes ont été enregistrées dans la plupart des régions des Prairies, tandis que des précipitations supérieures à la normale ont été observées dans le sud de l’Ontario, le sud du Québec et la majeure partie de la région des Maritimes. Des précipitations extrêmement faibles ont été enregistrées en Colombie-Britannique, dans la majeure partie des Territoires du Nord-Ouest, dans le nord de la Saskatchewan, dans le nord du Québec et au Labrador. Les températures mensuelles ont été supérieures à la normale dans certaines régions de l’ouest de l’Alberta et de l’intérieur de la Colombie-Britannique, ainsi que dans la majeure partie du nord du Canada. Des températures inférieures à la normale ont été enregistrées dans la région de la rivière de la Paix en Alberta et dans certaines parties de la région des Maritimes.
La sécheresse en Colombie-Britannique, dans le nord du Québec et au Labrador s’est considérablement étendue en juin, des zones de sécheresse extrême (D3) étant apparues dans ces deux régions. La Colombie-Britannique demeure la région la plus préoccupante, puisque 80 % de la province connaît des conditions de sécheresse ou de temps anormalement sec, contre 40 % en mai. Dans le nord du Québec, le long de la frontière avec le Labrador, on a assisté à l’apparition de zones touchées par une sécheresse extrême (D3) et à l’expansion des zones touchées par une sécheresse grave (D2). Du temps anormalement sec (D0) et une sécheresse modérée (D1) se sont installés dans le nord de la Saskatchewan, le nord-ouest de l’Ontario et le nord du Québec. Dans le sud des Prairies, les conditions de sécheresse se sont quelque peu améliorées, surtout en Alberta, où les zones de sécheresse ont été soit reclassées à la baisse dans la catégorie « temps anormalement sec » (D0), soit complètement éliminées. La situation dans la région frontalière sud de la Saskatchewan et du Manitoba s’est également améliorée, mais certaines conditions de temps anormalement sec (D0) demeurent.
À la fin du mois, 35 % du pays se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée (D1) à grave (D2), dont 13 % des terres agricoles du pays.
Région du Pacifique (Colombie-Britannique)
En juin, les précipitations sont demeurées extrêmement faibles sur la majeure partie de la Colombie-Britannique, en particulier sur l’intérieur de la province. De nombreuses régions s’étendant de Smithers jusqu’au sud de l’Okanagan ont enregistré moins de 25 % des précipitations mensuelles normales. Les rares précipitations enregistrées ont eu lieu au cours de deux périodes distinctes, l’une vers le début du mois et l’autre vers la fin de celui-ci, et ont été séparées par une longue période de sécheresse. Les températures dans l’ensemble de la province ont été supérieures à la moyenne et des records ont été battus vers la fin du mois de juin. Le manteau neigeux de la province était inférieur à 50 % de la normale au milieu du mois, son épaisseur étant supérieure à la normale dans le nord et presque nulle dans le sud.
Des précipitations nettement inférieures à la normale et des températures supérieures à la normale ont entraîné une progression considérable de la sécheresse dans l’ensemble de la province, les trois quarts du sud de la province étant maintenant classés en situation de sécheresse. La région de Thompson-Okanagan et certaines parties du plateau Nechako ont été reclassées à la baisse dans la catégorie de sécheresse extrême (D3). L’absence de manteau neigeux dans le sud et des précipitations printanières nettement inférieures à la moyenne ont suscité des inquiétudes quant à l’écoulement fluvial dans l’ensemble de la province, de nombreuses stations ayant enregistré des creux records. Plusieurs restrictions concernant l’utilisation de l’eau ont été imposées par des municipalités locales, notamment dans la région de Vernon, où une réduction de 70 % de l’irrigation a été imposée. On prévoit une baisse des rendements agricoles dans de nombreuses régions, notamment dans les régions de la rivière de la Paix, de Kamloops et de Vanderhoof. La province a émis plusieurs alertes de pénurie d’eau, une pénurie modérée étant signalée dans la région de l’Okanagan et sur l’île de Vancouver. Le risque de feu de forêt dans la province continue de s’aggraver en raison du manque de précipitations et des températures élevées. Des températures supérieures à la normale et un déficit en eau entraîneront une saison des feux plus intense, dont l’activité devrait atteindre son pic en juillet et en août.
À la fin du mois, 80 % de la région du Pacifique se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée (D1) à grave (D2), dont 91 % des terres agricoles de la région.
Région des Prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba)
La majeure partie de la région des Prairies a connu des températures plus basses et beaucoup plus de précipitations que la normale en juin. Trois grandes tempêtes se déplaçant lentement sur plusieurs jours (du 31 mai au 2 juin, du 19 au 24 juin et du 26 au 30 juin), associées à de fréquents orages violents, ont entraîné des précipitations considérables dans le centre et le sud des trois provinces. Une vaste région s'étendant à travers le centre des Prairies, de Grande Prairie à Norway House en passant par Edmonton, Yorkton, Swan River, Dauphin, Winnipeg et Berens River, a également enregistré des précipitations nettement supérieures à la normale. Plusieurs endroits dans les Prairies ont reçu l’une de leurs cinq accumulations de précipitations les plus élevées jamais enregistrées en juin. Ces trois provinces comptent des régions où les précipitations ont atteint ou dépassé 300 % de la normale : Edmonton en Alberta (385 %); Broadview en Saskatchewan (291 %); Swan River au Manitoba (315 %). Ces précipitations ont entraîné une réduction importante de la sécheresse dans toute la région. Malgré des précipitations exceptionnellement abondantes dans certaines régions du nord, les précipitations sont demeurées inférieures, voire nettement inférieures, à la normale. High Level, en Alberta, certaines régions du centre-nord de la Saskatchewan et le nord-ouest du Manitoba ont tous enregistré des précipitations inférieures à la normale au mois de juin.
Les conditions de sécheresse se sont améliorées dans une grande partie de la région, en particulier dans le sud et le centre-ouest de l’Alberta. Toutefois, seules de petites zones anormalement sèches (D0) subsistent le long de la frontière sud après les fortes précipitations enregistrées au cours du mois dernier. La région de la rivière de la Paix en Alberta ainsi que les régions situées le long de la frontière sud de la Saskatchewan et du Manitoba ont également connu des améliorations notables. Une sécheresse s’est installée en juin dans le nord-ouest de l’Alberta et le centre-nord de la Saskatchewan. Juin 2026 marque la première fois depuis mars 2020 que la région agricole des Prairies n’a pas connu de sécheresse. À la fin de juin, seules des conditions de temps anormalement sec (D0) ont été observées dans la zone agricole des Prairies en raison de l’amélioration des niveaux d’humidité à court et à long terme.
À la fin du mois, 11 % de la région des Prairies se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée (D1) à grave (D2), dont 3 % des terres agricoles de la région.
Région du Centre (Ontario, Québec)
Les précipitations en Ontario et au Québec ont été très variables en juin. Les régions du nord des deux provinces ont reçu moins de 40 % des précipitations normales, tandis que les régions du sud ont reçu des précipitations supérieures ou nettement supérieures à la moyenne. Bien que de nombreuses régions du nord aient reçu des précipitations extrêmement faibles, la plupart ont bénéficié d’importantes précipitations plus tôt dans l’année, ce qui a limité les répercussions immédiates. Une exception a toutefois été observée dans le nord du Québec, le long de la frontière avec le Labrador, où la faiblesse persistante des précipitations a contribué à aggraver et à étendre les conditions de sécheresse. Dans le sud, une grande partie des précipitations mensuelles provenait de vastes systèmes orageux en mouvement qui ont donné lieu à des cumuls importants. Le 20 juin, une tempête a notamment déversé entre 100 et 170 mm de pluie dans la région de Montréal. De nouveaux records de précipitations quotidiennes ont également été établis à St. Catharines le 14 juin (60 mm) et à Earlton le 30 juin (102 mm). Ces fortes pluies ont touché la plupart des zones agricoles, améliorant ainsi l’humidité du sol, bien que des dommages aux cultures aient été signalés.
Les températures ont été généralement supérieures à la moyenne dans toute la région, surtout dans l’extrême nord où les normales mensuelles ont été dépassées d’environ 2,5 degrés Celsius. Les températures dans le sud de l’Ontario et du Québec sont demeurées plus près des valeurs saisonnières normales. Comme en mai, la région a connu plusieurs vagues de chaleur au cours des première et deuxième semaines de juin, les températures dépassant les 30 degrés Celsius dans les collectivités éloignées et du nord. Des records de température maximale quotidienne ont été battus à plusieurs endroits, notamment à Peawanuck, où le mercure a atteint 32,9 degrés Celsius le 10 juin. Ces périodes de chaleur intense ont contribué à alimenter les importants systèmes orageux à l’origine des fortes précipitations. Le milieu du mois a été marqué par un net refroidissement. Les températures sont descendues bien en dessous de la normale dans le sud avant de remonter au-dessus de la normale avant la fin du mois.
Les températures élevées et les précipitations limitées dans le nord de l’Ontario et du Québec ont contribué à l’émergence de zones anormalement sèches (D0) et à la progression des zones de sécheresse existantes. Dans le nord-ouest de l’Ontario, des conditions anormalement sèches (D0) se sont installées dans la région frontalière avec le Manitoba. L’ouest du Québec a connu des changements similaires, notamment l’apparition de nouvelles zones anormalement sèches (D0) et une progression de la sécheresse modérée (D1) le long de la frontière entre l’Ontario et le Québec. La préoccupation la plus importante demeure le nord du Québec, qui s’étend jusqu’au Labrador, où la sécheresse persistante a entraîné l’apparition d’une vaste zone de sécheresse extrême (D3). Ces conditions ont également suscité des inquiétudes concernant le niveau de l’eau dans une région hydroélectrique majeure. Au 5 juin, le réservoir de Caniapiscau n’était qu’à 24 % de sa capacité et les stocks d’énergie globaux sont à leur plus bas niveau en 21 ans.
À la fin du mois, 29 % de la région du Centre se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée (D1) à grave (D2), dont 5 % des terres agricoles de la région.
Région de l'Atlantique (Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard)
La région de l’Atlantique a connu des variations importantes des précipitations en juin, certaines provinces ayant enregistré des cumuls supérieurs à la normale tandis que d’autres se situaient bien en dessous de la moyenne. Les régions particulièrement sèches comprenaient la Nouvelle-Écosse, le Labrador et le sud de Terre-Neuve. Le Labrador demeure la principale préoccupation, car une grande partie de la zone côtière et de la région frontalière avec le Québec a reçu moins de 40 % des précipitations normales. Les températures ont également été contrastées, l’ouest du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse affichant des températures légèrement supérieures à la moyenne, tandis que l’est de ces deux provinces ainsi que l’ensemble de Terre-Neuve et de l’Île-du-Prince-Édouard ont connu des températures plus fraîches. Le Labrador s’est distingué comme la seule région où les températures mensuelles ont été très élevées, une grande partie du nord affichant des températures de 2 à 3 degrés Celsius supérieures à la moyenne.
Les conditions plus humides au Nouveau-Brunswick ont contribué à éliminer la sécheresse qui touchait le sud de la province, et la zone de sécheresse en Nouvelle-Écosse a été réduite. En revanche, la sécheresse qui sévit à Terre-Neuve a entraîné l’apparition d’une zone anormalement sèche (D0) et de poches de sécheresse modérée (D1) près de St. John’s. Le problème le plus urgent de la région demeure le Labrador, où une sécheresse persistante a entraîné des conditions anormalement sèches généralisées (D0) ainsi que des zones importantes de sécheresse grave (D2) et extrême (D3).
À la fin du mois, 56 % de la région de l’Atlantique se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée (D1) à grave (D2), dont 8 % des terres agricoles de la région.
Région du Nord (Yukon et Territoires du Nord-Ouest)
Le nord a connu un mois de juin très sec, les Territoires du Nord-Ouest ayant reçu moins de 40 % des précipitations normales dans la plupart des régions. Bien que la région frontalière sud du Yukon ait enregistré des précipitations moyennes ou supérieures à la moyenne, les conditions y sont restées globalement sèches. Cette sécheresse s’est accompagnée de températures anormalement chaudes, en particulier le long de la frontière entre le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest et dans l’extrême nord des Territoires du Nord-Ouest.
Ces conditions chaudes et sèches ont contribué à une progression notable de la sécheresse dans la région. Au nord du Grand lac des Esclaves, la sécheresse existante s’est aggravée, et la zone classée comme grave (D2) a considérablement augmenté. Les conditions sèches se sont également étendues vers l’ouest, aggravant les effets de la sécheresse le long de la frontière avec le Yukon et entraînant une sécheresse modérée (D1) généralisée ainsi que des poches de sécheresse grave (D2). Au Yukon, la zone anormalement sèche (D0) s’est légèrement étendue, mais il s’agit du seul changement notable.
À la fin du mois, 40 % de la région du Nord se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée (D1) à grave (D2).
Principaux indicateurs de sécheresse
Quelques uns des produits ont été intégrés pour produire cette évaluation. Ils peuvent fournir des renseignements additionnels sur les conditions de sécheresse.
- 30 jours - Centile des précipitations (PDF)
- 90 jours - Centile des précipitations (PDF)
- Centile des précipitations saisonnières (PDF)
- 90 jours - Indice de précipitations et d'évapotranspiration normalisé (PDF)
- 180 jours - Indice de précipitations et d'évapotranspiration normalisé (PDF)
- Indice de sécheresse de modifié de Palmer (PDF)
- Rapport à la normale de l'humidité du sol (modéle de sécheresse) (PDF)