Le bleuet en corymbe (Vaccinium corymbosum) est un arbuste vivace ligneux à feuilles caduques appartenant à la famille des Éricacées. Il a été mis au point par sélection classique au cours de la première moitié du 20e siècle par l'United States Department of Agriculture, à partir du bleuet nain indigène. Les effets bénéfiques des bleuets sur la santé, attribuables particulièrement à leur teneur élevée en antioxydants, ont attiré les consommateurs, ce qui a donné lieu à un accroissement du marché des bleuets. Les bleuets en corymbe sont consommés frais ou congelés.
Éditions précédentes, renseignements sur le droit d'auteur
- Sixième édition — 2025
Profil de la culture du bleuet en corymbe au Canada, 2023
No de catalogue : A118-10/8-2023F-PDF
ISBN : 978-0-660-71642-8
No d'AAC : 13215F - Cinquième édition — 2021
Profil de la culture du bleuet en corymbe au Canada, 2020
No de catalogue : A118-10/8-2020F-PDF
ISBN : 978-0-660-37569-4
No d'AAC : 13066F - Quatrième édition — 2019
Profil de la culture du bleuet en corymbe au Canada, 2017
No de catalogue : A118-10/8-2017F-PDF
ISBN : 978-0-660-31555-3
No d'AAC : 12973F - Troisième édition — 2016
Profil de la culture du bleuet en corymbe au Canada, 2014
No de catalogue : A118-10/8-2014F-PDF
ISBN : 978-0-660-07104-6
No d'AAC : 12589F - Deuxième édition — 2012
Profil de la culture du bleuet en corymbe au Canada, 2011
No de catalogue : A118-10/8-2012E-PDF
ISBN : 978-1-100-20077-4
No d'AAC : 11699E - Première édition — 2007
Profil de la culture du bleuet en corymbe au Canada
No de catalogue : A118-10/8-2007E-PDF
© Sa Majesté le Roi du Chef du Canada, représentée par le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (2007, 2012, 2016, 2019, 2021, 2025)
Pour de plus de détails, rendez-vous au aafc.info.aac@agr.gc.ca ou composez sans frais le 1-855-773-0241.
Tableaux
- Tableau 1. Renseignements généraux sur la production du bleuet en corymbe au Canada, 2023
- Tableau 2. Réparation de la production du bleuet en corymbe par province, 2023
- Tableau 3. Calendrier de production et de lutte antiparasitaire dans la culture du bleuet en corymbe au Canada
- Tableau 4. Présence de maladies dans les productions du bleuet en corymbe au Canada
- Tableau 5. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les maladies du bleuet en corymbe au Canada
- Tableau 6. Présence de insectes et acariens dans les productions du bleuet en corymbe au Canada
- Tableau 7. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les insectes et acariens du bleuet en corymbe au Canada
- Tableau 8. Présence de mauvaises herbes dans les productions du bleuet en corymbe au Canada
- Tableau 9. Intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023
Préface
Les profils nationaux des cultures sont produits dans le cadre du Programme de lutte antiparasitaire d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Les profils de cultures fournissent des renseignements de base sur les pratiques de production et de lutte antiparasitaire et présentent ce dont les producteurs ont besoin pour combler les lacunes et régler les problèmes de lutte liés à certaines cultures au Canada. Les profils sont dressés au moyen de vastes consultations auprès des intervenants et de la collecte de données auprès des provinces déclarantes. Les provinces déclarantes sont choisies en fonction de la superficie de la culture cible sur leur territoire (supérieure à 10 % de la production nationale) et elles fournissent des données qualitatives sur la présence d'organismes nuisibles et les pratiques de lutte intégrée utilisées par les producteurs de ces provinces. La province déclarante pour la production de bleuets en corymbe est la Colombie-Britannique.
Les renseignements sur les problèmes liés aux organismes nuisibles et les techniques de lutte sont uniquement fournis à titre d'information. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la culture du bleuet en corymbe, le lecteur est invité à consulter les guides de production publiés par les provinces et les sites Web des ministères provinciaux qui sont énumérés à la rubrique Ressources à la fin du présent document. Pour obtenir des renseignements sur les produits de protection homologués pour la culture du bleuet en corymbe, le lecteur est prié de consulter les guides de production publiés par les provinces ainsi que la base de données des étiquettes de pesticides de Santé Canada.
Aucun effort n'a été épargné pour assurer le caractère complet et l'exactitude des renseignements trouvés dans la présente publication. Agriculture et Agroalimentaire Canada n'assume aucune responsabilité pour les erreurs, les omissions ou les affirmations, explicites ou implicites, contenues dans toute communication écrite ou orale reliée à la publication. Les erreurs signalées aux auteurs seront corrigées dans les mises à jour ultérieures.
Agriculture et Agroalimentaire Canada tient à remercier les spécialistes provinciaux des cultures, les spécialistes sectoriels et les producteurs agricoles pour leur aide précieuse à la collecte de renseignements pour la préparation de la présente publication.
Pour toute question sur le profil de la culture du bleuet en corymbe, veuillez communiquer avec le :
Coordonnateur des profils de cultures
Centre de la lutte antiparasitaire
Agriculture et Agroalimentaire Canada
aafc.pmcinfo-clainfo.aac@agr.gc.ca
Production
Aperçu de l'industrie
La production de bleuets (en corymbe et nains) est l'une des plus importantes cultures fruitières du Canada en termes de volume de production et de valeur à la ferme, après la pomme. La production annuelle de bleuets en corymbe au Canada en 2023 était de 59 157 tonnes métriques avec une valeur à la ferme de 169,3 millions de dollars. La production commercialisée de bleuets en corymbe a diminué de 33 % au cours des 5 dernières années, mais la superficie cultivée est demeurée stable au cours de cette période, avec 11 880 hectares cultivés en 2023 (tableau 1).
Tableau 1. Renseignements généraux sur la production du bleuet en corymbe au Canada, 2023
- 59 157 tonnes métriques
- 11 880 hectares
Source : Statistique Canada. Table 32-10-0364-01 – Superficie, production et valeur à la ferme des fruits commercialisés (site consulté le 2024-05-10).
- 169,3 millions de dollars
Source : Statistique Canada. Table 32-10-0364-01 – Superficie, production et valeur à la ferme des fruits commercialisés (site consulté le 2024-05-10).
- Fraîches : 1,24 kg/personne
- Transformées : 1.88 kg/personne
Source : Statistique Canada. Table 32-10-0054-10 – Aliments disponibles au Canada (site consulté le 2024-10-16).
- Fraîches : 160,3 millions de dollars
- Transformées : 160,8 millions de dollars
Source : Statistique Canada. L'application Web sur le commerce international de marchandises du Canada. Fraîches : HS # 0810.40.13 – Bleuets cultivés, frais, certifié biologique; HS # 0810.40.14 – Bleuets cultivés, frais, autres que certifié biologique. Transformées : 0811.90.12 – Bleuets cultivés, non cuits ou cuits à l'eau ou à la vapeur, sucrés ou non, cong (site consulté le 2024-05-10).
- Fraîches : 404,8 millions de dollars
- Transformées : 77,0 millions de dollars
Source : Statistique Canada. L'application Web sur le commerce international de marchandises du Canada. Fraîches : HS # 0810.40.00.22 – Bleuets, myrtilles ou airelles bleues, cultivés, frais, certifiées biologiques; HS # 0810.40.00.23 – Bleuets, myrtilles ou airelles bleues,cultivés, frais, non certifiées biologiques. Transformées : 0811.90.90.15 – Bleuets, cultivés,congelés, n cuits ou cuits à l'eau/vapeur, a/s addi sucre/édul (site consulté le 2024-05-10).
Régions de production
Au Canada, la production de bleuets en corymbe se fait principalement en Colombie-Britannique (90 %, tableau 2), et dans une moindre mesure au Québec, en Ontario et en Nouvelle-Écosse. (données non présentées). En Colombie-Britannique, la production commerciale de bleuets en corymbe se fait principalement dans la région des basses terres continentales, et le reste sur l'île de Vancouver.
Région productrice | Superficie cultivée (hectares) | Pourcentage de la superficie nationale | Production mise en marché (tonnes métriques) | Pourcentage de la production nationale | Valeur à la ferme (M $) | Pourcentage de la valeur nationale |
|---|---|---|---|---|---|---|
Colombie-Britannique | 10 719 | 90 | 55 964 | 95 | 150,6 | 89 |
Canada | 11 880 | 100 | 59 157 | 100 | 169,3 | 100 |
Source : Statistique Canada. Table 32-10-0364-01 – Superficie, production et valeur à la ferme des fruits commercialisés (site consulté le 2024-05-10). | ||||||
Pratiques culturales
Le bleuet en corymbe est préférablement cultivé dans des loams sableux riches en matière organique, mais il peut tolérer une grande variété de types de sol, des sols tourbeux (organiques) aux loams sableux en passant par les loams sableux et les loams argileux. En général, le bleuet en corymbe donne un bon rendement sur des sols acides, dont le pH varie de 4,5 à 5,5. Des symptômes mineurs à graves de carence en fer peuvent être observés dans les sols au pH supérieur à 5,5. L'irrigation est essentielle pour la production du bleuet en corymbe et est généralement effectuée au moyen de systèmes au goutte-à-goutte.
La pollinisation est un aspect important de la production du bleuet en corymbe. Elle est assurée par les pollinisateurs indigènes, ainsi que par des ruches placées dans les bleuetières durant la floraison. On évite d'appliquer des insecticides pendant la floraison des bleuetiers et, dans les cas où on doit appliquer des pesticides, ceux-ci sont sélectionnés et appliqués de façon à protéger autant que possible les pollinisateurs et les prédateurs naturels.
Souvent, des plantes de couverture comme un mélange de fétuque et de seigle sont établies entre les rangs des bleuetières. Des paillis de sciure de bois sont appliqués pour favoriser la conservation de l'eau, maintenir un pH bas, augmenter la teneur en matière organique, améliorer la structure du sol et combattre les mauvaises herbes annuelles.
Les variétés de bleuets les plus couramment cultivées en Colombie-Britannique sont Bluecrop et Duke, à maturation hâtive, ainsi qu'Elliott, à maturation tardive. De nouvelles variétés sont aussi cultivées dans cette province, notamment Draper, Liberty, Aurora, Calypso, Valor, Top Shelf et Last Call. De plus, Reka et Hardyblue sont d'importantes variétés pour la transformation. Parmi les autres cultivars cultivés au Canada, mentionnons Patriot, Bluejay, Northland, Bluejay, Nelson, Northblue, Jersey, Coville, Berkeley, Burlington et Brigitta.
Le tableau suivant (tableau 3) décrit les pratiques de production des bleuets en corymbe au fil des saisons.
Tableau 3. Calendrier de production et de lutte antiparasitaire dans la culture du bleuet en corymbe au Canada
Janvier et février : Dormance
Mars : Début du gonflement des bourgeons
Fin mars à fin avril : Bourgeons à feuilles et à fleurs
Fin avril à mai : Floraison
Juin : Développement des fruits
Juillet : Développement et mûrissement des fruits récolte
Juillet à septembre : Récolte
Septembre : Croissance suivant la récolte
Octobre : Croissance suivant la récolte
Novembre à décembre : Dormance
Facteurs abiotiques limitant la production
Nutriments
Les bleuetiers carencés en azote présentent une taille réduite, des feuilles de couleur médiocre et une croissance ralentie. Les cultures qui reçoivent un excès d'azote présentent une croissance végétative excessive, une production restreinte de bourgeons floraux et un retard de maturation des fruits.
Carence en fer
La carence en fer, qui provoque le jaunissement des nouvelles feuilles, survient souvent lorsque le sol est trop alcalin. Des pulvérisations foliaires de fer chélaté peuvent constituer une solution à court terme. Des applications de soufre pendant plusieurs années peuvent diminuer le pH du sol.
Eau
Un apport en eau suffisant et uniforme est essentiel à une bonne production de bleuets. Les sécheresses peuvent provoquer l'éclatement des fruits. La peau de ceux-ci durcit et, lorsque l'eau devient de nouveau disponible, le fruit gonfle rapidement, ce qui entraîne le fendillement de la peau. Les fruits peuvent aussi se ratatiner sous l'effet d'un stress hydrique. Un mauvais drainage favorise la pourriture des racines dans les zones basses.
Températures froides
Au printemps, les dommages causés par le gel prédisposent les bleuets à la brûlure bactérienne (Pseudomonas syringae pv. syringae). Le temps froid en hiver provoque souvent le gel des tiges qui ne sont pas recouvertes par la neige, ce qui limite la croissance et la production de ces tiges par la suite. Cependant, les fortes chutes de neige et la glace peuvent également endommager les branches et les bourgeons.
Maladies
Dans cette section
- Principaux enjeux
- Alternariose (Alternaria spp.)
- Anthracnose et pourriture du fruit (Colletotrichum gloeosporioides et C. acutatum)
- Brûlure bactérienne (Pseudomonas syringae pv. syringae)
- Virus de la brunissure nécrotique du bleuet (BlScV, genus Clarlavirus)
- Virus du choc nécrotique du bleuet (BIShV, genus Ilavirus)
- Phytoplasme du flétrissement du bleuetier (Candidatus Phytoplasma asteris)
- Pourriture grise (Botrytis cinerea)
- Chancre godronien (Fusicoccum putrefaciens)
- Pourriture sclérotique (Monilina vacinii-corymbosi)
- Brûlure phomopsienne (Phomopsis vaccinii)
- Pourridié phytophtoréen (Phytophthora cinnamomi)
- Virus de la tache annulaire de la tomate (ToRSV, genus Nepovirus)
- Rouille-balai de sorcière (Pucciniastrum geoppertianum)
Principaux enjeux
- Il faudrait trouver de nouveaux produits phytosanitaires classiques et non classiques pour lutter contre l'anthracnose dans les bleuetières.
- En Colombie-Britannique, la résistance du Botrytis cinerea aux fongicides constitue une préoccupation. Il faudrait trouver des fongicides à mode d'action nouveau et élaborer des programmes d'application des fongicides qui minimiseraient les risques d'apparition d'une résistance et maximiseraient la durée de l'efficacité des fongicides actuellement sur le marché.
- Il faudrait améliorer les essais de diagnostic des virus pathogènes, pour permettre aux producteurs de lutter plus efficacement contre les maladies qu'ils causent. Il pourrait être utile de mettre au point et d'évaluer des trousses de dépistage sur le terrain qui pourraient être utilisées par les agronomes, les experts-conseils et les conseillers.
- La normalisation internationale des limites maximales de résidus pour les pesticides couramment utilisés dans les cultures de bleuets en corymbe serait utile à l'industrie.
- Pour les évaluations provinciales de la présence de maladies par espèce, voir le tableau 4.
Maladie | Colombie-Britannique |
|---|---|
Pourriture alternarienne | Préoccupation modérée |
Pourriture des fruits anthracnose | Préoccupation majeure |
Brûlure bactérienne | Préoccupation modérée |
Brunissure nécrotique | Préoccupation majeure |
Virus du choc nécrotique du bleuet | Préoccupation modérée |
Moisissure grise | Préoccupation majeure |
Chancre godronia / chancre fusicoccum | Préoccupation modérée |
Pourriture sclérotique | Préoccupation majeure |
Chancre phomopsien | Préoccupation modérée |
Virus de la tache annulaire de la tomate | Non présent |
Rouille-balai de sorcière | Non présent |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. | |
Prophylaxie
Pratique | Brunissure nécrotique | Pourriture sclérotique | Moisissure grise | Anthracnose et pourriture du fruit mûr | Chancre à godronia / chancre fusicoccum |
|---|---|---|---|---|---|
Sélection de variétés ou utilisation de variétés résistantes ou tolérantes | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Ajustement de la date de semis ou de récolte | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Rotation avec des cultures non hôtes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Sélection de l'emplacement de la culture | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Optimisation de la fertilisation pour favoriser une croissance équilibrée et réduire le stress de la culture | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Limitation des dommages mécaniques et causés par les insectes pour réduire les sites d'infection | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Utilisation de matériel de multiplication exempt de maladies (graines, boutures, plantes à transplanter) | Utilisée | Utilisée | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Prévention
Pratique | Brunissure nécrotique | Pourriture sclérotique | Moisissure grise | Anthracnose et pourriture du fruit mûr | Chancre à godronia/ chancre fusicoccum |
|---|---|---|---|---|---|
Désinfection de l'équipement | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Gestion du couvert végétal (éclaircissement, taille, espacement des rangs ou des plants, etc.) | Ne s'applique pas | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Ajustement de la profondeur de semis ou de plantation | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Gestion de l'irrigation (moment et durée de l'irrigation, quantité d'eau) pour réduire les périodes d'infection des maladies et gérer la croissance des plantes | Ne s'applique pas | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Gestion de l'humidité du sol (amélioration du drainage, culture sur plates-bandes surélevées, enchaussage, semis sur buttes ou billons, etc.) | Ne s'applique pas | Utilisée | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Élimination ou gestion des résidus de culture en fin de saison ou avant le semis | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Taille ou élimination du matériel infecté tout au long de la saison de croissance | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Ne s'applique pas | Utilisée |
Élimination des autres hôtes (mauvaises herbes / plantes spontanées /plantes sauvages) dans le champs et à proximité | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Surveillance
Pratique | Brunissure nécrotique | Pourriture sclérotique | Moisissure grise | Anthracnose et pourriture du fruit mûr | Chancre à godronia/ chancre fusicoccum |
|---|---|---|---|---|---|
Dépistage et piégeage de spores | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Tenue de dossier des suivis de maladies | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Dépistage de pathogènes par analyses de sol | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Lectures météorologiques pour la prédiction de maladies | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Utilisation de technologies agricoles de précision (GPS, SIG) pour la collecte de données et la cartographie des maladies | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Aides à la décision
Pratique | Brunissure nécrotique | Pourriture sclérotique | Moisissure grise | Anthracnose et pourriture du fruit mûr | Chancre à godronia/ chancre fusicoccum |
|---|---|---|---|---|---|
Seuil d'intervention économique | Ne s'applique pas | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation d'un modèle de prédiction comme aide à la prise de décision de traiter | Ne s'applique pas | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Recommandation d'un conseiller agricole ou bulletin d'aide technique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Décision de traiter fondée sur l'observation des symptômes de maladie | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation d'instruments électroniques portatifs dans les champs pour l'identification de pathogènes ou de maladies ou pour la gestion de données | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Intervention
Pratique | Brunissure nécrotique | Pourriture sclérotique | Moisissure grise | Anthracnose et pourriture du fruit mûr | Chancre à godronia/ chancre fusicoccum |
|---|---|---|---|---|---|
Utilisation de produits à divers modes d'action pour gérer le développement de résistance | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Incorporation au sol d'amendements et d'engrais verts qui ont des propriétés biofumigantes afin de réduire les populations de pathogènes | Ne s'applique pas | Utilisée | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Utilisation de biopesticides (pesticides microbiens et non conventionnels) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Entreposage en atmosphère contrôlée | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Utilisée | Utilisée | Ne s'applique pas |
Applications ciblées de pesticides (en bandes, traitements localisés, utilisation de pulvérisateurs à débit variable, etc.) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Sélection de pesticides épargnant les insectes auxiliaires, les pollinisateurs et les autres organismes non ciblés | Utilisée | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Pratiques spécifiques
Pratique | Brunissure nécrotique | Pourriture sclérotique | Moisissure grise | Anthracnose et pourriture du fruit mûr | Chancre à godronia/ chancre fusicoccum |
|---|---|---|---|---|---|
Souffleuse à air pour protéger contre le gel, afin de réduire les sites d'infection | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Alternariose (Alternaria spp.)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
La pourriture des fruits et les taches foliaires provoquées par les espèces du genre Alternaria ne constituent habituellement un problème que par temps froid et humide, conditions propices à l'infection. Les taches apparaissant sur les feuilles sont petites et de brun clair à grises avec une bordure rouge brunâtre. Les fruits infectés ramollissent et présentent une moisissure verdâtre, diffuse et plate hébergeant de nombreuses spores, et ils peuvent pourrir avant ou après la récolte.
Cycle vital
Les champignons hivernent sur le sol, les rameaux et les débris sous forme de spores et de mycélium. Au printemps, les spores produites dans les tissus infectés sont transportées vers les fruits et les feuilles par le vent et l'humidité. L'infection pénètre par les blessures du fruit et par les ouvertures naturelles.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Les fruits doivent être récoltés au moment opportun, pour éviter qu'ils ne mûrissent trop, et réfrigérés immédiatement après la récolte, pour réduire les risques de pourriture. Les bleuets sont examinés pour déceler les infections foliaires au printemps et les infections des fruits à la récolte, pour évaluer les risques de maladies au printemps suivant.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés à l'alternariose
- Il faut trouver des produits phytosanitaires classiques et non classiques pour lutter contre l'alternariose. Il faudrait également mettre au point des méthodes de lutte contre cette maladie qui ne reposent pas sur l'utilisation de produits chimiques (par exemple, mesures préventives, produits biologiques, etc.) et en faire la promotion.
- Même si l'alternariose est une maladie d'importance secondaire, elle a été signalée de plus en plus souvent au cours des dernières années. Il faudrait déterminer la fréquence de la maladie et les pertes réelles qu'elle cause dans les cultures de bleuet en corymbe.
- Il est nécessaire de déterminer l'efficacité des fongicides homologués pour d'autres maladies du bleuet en corymbe afin de déterminer s'il est possible d'élargir le profil d'emploi pour inclure la pourriture du fruit causée par l'Alternaria.
Anthracnose et pourriture du fruit (Colletotrichum gloeosporioides et C. acutatum)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Des zones renfoncées et ratatinées apparaissent sur les fruits mûrs infectés par les espèces du genre Colletotrichum qui produisent des masses de spores de couleur saumon. Les fruits infectés par l'anthracnose sont invendables.
Cycle vital
Le champignon passe l'hiver sous forme de mycélium dans les rameaux et les restants de grappes infectés. Au printemps, des spores sont produites puis dispersées sur des fleurs et fruits en développement par des gouttes de pluie. Les fruits infectés présentent des lésions enfoncées d'où exsudent des spores orange vif à mesure que la maladie se développe. Les spores sont dispersées par contact entre les fruits au moment de la récolte ou par l'eau. La pourriture apparaît habituellement sur les fruits mûrs après la récolte. Les spores peuvent aussi être dispersées par les paniers, les plateaux de cueillette et le matériel de récolte.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Les pratiques qui facilitent le séchage rapide du feuillage, comme la taille favorisant une bonne circulation de l'air, et l'application de l'irrigation tôt le matin, selon une méthode autre que l'irrigation par frondaison, favorisent la réduction des risques d'anthracnose. Il est important de réfrigérer les fruits aussitôt que possible après la récolte et de les inspecter durant la récolte, pour déceler les signes de la maladie. Il faut éviter le déplacement des paniers et des plateaux de cueillette entre les exploitations ainsi que le déplacement de récolteuses non lavées depuis des champs infectés vers des champs sains, pour réduire les risques de propagation de la maladie.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés à l'anthracnose et à la pourriture du fruit
- De nouveaux moyens de lutte contre l'anthracnose sont requis. Ces approches pourraient comprendre des mesures préventives et l'utilisation d'un modèle de prédiction permettant l'application de traitements fongicides au moment opportun.
- Il faut mener des recherches sur les risques d'apparition d'une résistance aux fongicides actuellement disponibles.
Brûlure bactérienne (Pseudomonas syringae pv. syringae)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
La brûlure bactérienne peut causer des pertes économiques considérables dans les nouvelles plantations. Les lésions causées sur la tige peuvent anneler celle-ci et entraîner la mort chez les jeunes bleuetiers. Lorsque la maladie est associée avec des gelées printanières tardives, elle peut causer la mort des boutons floraux. Les symptômes commencent à apparaître à la fin de l'hiver, sous forme de lésions aqueuses occupant quelques millimètres à toute la surface du rameau. La maladie touche uniquement les rameaux de un an.
Cycle vital
Pseudomonas syringae pv. syringae passe l'hiver sur les rameaux infectés et se disperse par temps frais et humide, au printemps et à l'automne. Il infecte la plante par les plaies, les ouvertures naturelles, comme les cicatrices foliaires, ou les tissus endommagés par le gel ou par l'hiver.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Tailler les rameaux infectés avant l'automne, pour éliminer la source d'inoculum. Il est important de ne pas réaliser une fertilisation azotée excessive pour éviter une croissance trop vigoureuse de nouvelles pousses, qui sont très vulnérables à l'infection à l'automne. Les antécédents culturaux, les conditions météorologiques printanières et la gravité de la maladie au moment de la taille hivernale peuvent être utilisés pour prédire le degré d'infection.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux relatifs à la brûlure bactérienne
- Il faut trouver des produits de remplacement aux bactéricides à base de cuivre pour lutter contre la brûlure bactérienne. Des souches de l'agent pathogène résistantes au cuivre ont été détectées dans le nord-ouest du Pacifique.
- Il faut trouver de nouvelles stratégies de lutte pour remplacer les produits à base de cuivre. Les approches à évaluer sont notamment des mesures préventives, des modèles de prédiction et de nouveaux bactéricides.
Virus de la brunissure nécrotique du bleuet (BlScV, genre Clarlavirus)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Le virus de la brunissure nécrotique du bleuet cause le flétrissement et le dépérissement des pousses et des fleurs au printemps et, dans le cas des variétés très sensibles, il entraîne une diminution de la production et finit par entraîner la mort du bleuetier. Les bleuets infectés demeurent asymptomatiques durant 1 an ou 2. Chez certaines variétés, la production de fruits peut chuter de manière dramatique 3 ans après l'infection.
Cycle vital
Les bleuets symptomatiques et asymptomatiques peuvent représenter une source du virus. Les pucerons, principalement le puceron du bleuet, constituent les principaux vecteurs de la maladie. La maladie peut également être propagée par les boutures prélevées de plante infectées et par le déplacement de matériel de pépinière infecté. Il existe plusieurs souches du BlScV, dont au moins 5 en Colombie-Britannique.
Moyens de lutte
Lutte culturale
La plantation de matériel exempt de virus empêchera l'introduction de la maladie dans le champ. Les coccinelles permettent de lutter dans une certaine mesure contre les pucerons vecteurs du virus, ce qui peut réduire la propagation de la maladie. Les producteurs doivent surveiller l'apparition des symptômes de la brunissure nécrotique du bleuet à partir de la floraison et faire analyser en laboratoire les tissus de bleuetiers présentant des symptômes suspects, pour pouvoir éliminer les bleuetiers infectés. Cette pratique ne permet toutefois pas d'éliminer complètement le virus, puisque les plantes infectées sont asymptomatiques pendant la première ou les 2 premières années de l'infection. D'autres moyens de lutte contre le virus de la brunissure nécrotique du bleuet sont énumérés au tableau 5.
Variétés résistantes : Toutes les variétés de bleuets en corymbe sont sensibles au virus de la brunissure nécrotique du bleuet, mais les variétés Duke et Bluecrop ne présentent que des symptômes subtils, relativement mineurs, lorsqu'ils sont infectés.
Renseignements sur l'organisme nuisible
- Il existe des moyens de lutte et des pratiques de gestion exemplaires qui sont efficaces pour limiter le plus possible la propagation du virus de la brunissure nécrotique, mais il faut faire plus de recherche concernant le diagnostic de la maladie.
- Il est important que tout le matériel de pépinière commercialisé soit certifié comme étant exempt de virus pathogènes, pour éviter l'introduction de ceux-ci dans de nouveaux champs.
- Il faudrait encourager la détection du virus et le déracinement des plantes infectées.
- Des recherches sur l'effet à long terme du BlScV sur le rendement et la vigueur des plantes doivent être menées, à la fois en fonction de la souche virale et du cultivar de bleuet.
- Une réévaluation de la lutte contre les pucerons (vecteurs) et de leur gestion est nécessaire pour réduire la propagation de ce virus.
Virus du choc nécrotique du bleuet (BlShV, genre Ilavirus)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Le virus du choc nécrotique du bleuet (BlShV) cause la nécrose des fleurs et des nouvelles pousses au printemps, durant la floraison. Les bleuetiers infectés produisent de nouvelles feuilles et ont une apparence normale à la fin de la saison de croissance, mais ils ne produisent pas de fruits. Les bleuetiers infectés par le virus du choc nécrotique présentent de graves symptômes durant une à 4 années, puis semblent ensuite s'être rétablis. Toutefois, le virus demeure présent dans le plant, qui continue de servir de source d'inoculum du virus.
Cycle vital
Le virus se propage rapidement par la plantation de matériel contaminé, ainsi que par les abeilles domestiques et d'autres insectes qui transportent du pollen infecté sur des plantes saines.
Moyens de lutte
Lutte culturale
L'utilisation exclusive de matériel de plantation certifié exempt de virus dans de nouveaux terrains préviendra l'introduction du virus. Éviter d'établir une bleuetière à proximité de champs infectés pour réduire les risques de propagation du virus dans la nouvelle plantation. Il existe des tests de laboratoire pour déterminer si les plantes présentant des symptômes suspects sont porteuses du virus. Il est également important de s'assurer que les ruches installées pour la pollinisation ne sont pas déplacées d'un champ infecté à un champ sain pour minimiser cette voie de propagation de la maladie.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés au BlShV
- Le virus du choc nécrotique du bleuet est une préoccupation pour les producteurs de bleuets, car il semble se propager rapidement à l'intérieur des plantations. Il faut encore déterminer les effets à long terme du BlShV sur le rendement et la vigueur des bleuetiers.
Phytoplasme du flétrissement du bleuetier (Candidatus Phytoplasma asteris)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Les bleuetiers infectés par le phytoplasme du flétrissement du bleuetier produisent des rameaux à entre-nœuds courts, ce qui leur donne un aspect buissonnant. Les feuilles jaunissent entre les nervures et sur la marge et deviennent légèrement convexes. À l'automne, les feuilles jaunies deviennent rouge vif. Les fruits des bleuetiers infectés mûrissent tardivement ou ne mûrissent pas.
Cycle vital
Le phytoplasme se trouve dans l'aubier. Une fois que les bleuetiers sont infectés, ils le sont en permanence. Le phytoplasme est propagé par les boutures infectées et par les cicadelles, principalement les cicadelles à rostre pointu (Scaphytopius spp.). Cette cicadelle est présente tout au long de la saison de croissance, et sa population atteint son maximum après la récolte.
Moyens de lutte
Lutte culturale
L'utilisation de plants de bleuets certifiés comme exempts du phytoplasme minimise l'introduction du phytoplasme dans la plantation. Il est possible de surveiller la présence de la cicadelle à rostre pointu tout au long de la saison de croissance, au moyen de pièges jaunes collants, et au besoin de lutter contre celle-ci pour éviter la propagation de la maladie. Les bleuetiers infectés sont généralement retirés et détruits.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible. La sensibilité varie d'une variété à l'autre.
Enjeux liés au phytoplasme du flétrissement du bleuetier
- Aucun enjeu relevé.
Pourriture grise (Botrytis cinerea)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Le Botrytis cinerea s'attaque principalement aux fleurs et aux fruits, mais cause également une brûlure des tiges. Les fleurs infectées deviennent brunes et flétries, et les fruits infectés se ratatinent et ramollissent. Des spores grises sont souvent visibles autour du site d'infection. La maladie peut se développer pendant l'entreposage si les fruits sont contaminés ou endommagés par la manipulation au moment de la récolte. Des pertes d'entreposage peuvent survenir si des fruits malades et endommagés sont entreposés avec des fruits sains.
Cycle vital
Le Botrytis cinerea passe l'hiver sous forme de mycélium ou de sclérote dans les tissus végétaux infectés. Au printemps, il produit à partir des tissus infectés de nombreuses spores qui sont dispersées par le vent jusqu'aux fleurs, où l'infection primaire se produit. Les températures fraîches et les périodes d'humidité relative élevée favorisent l'infection. Les fleurs sénescentes sont particulièrement sensibles à l'infection. Plus tard dans la saison, les spores se propagent aux fruits en mûrissement et les infectent.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Les méthodes de lutte culturale consistent à minimiser les périodes durant lesquelles le feuillage demeure humide, en réglant l'irrigation et en favorisant une bonne circulation de l'air, en taillant les bleuets et en utilisant une distance d'espacement appropriée. L'élimination des tissus infectés durant la taille et la réfrigération des fruits dès que possible après la récolte permettent de réduire les risques d'apparition de la maladie. Les conditions météorologiques et les antécédents culturaux sont de bons indicateurs pour l'infection et peuvent être utilisés en combinaison avec la surveillance de l'infection des fleurs. L'emballage sous atmosphère modifiée, y compris les concentrations déterminées de dioxyde de carbone et d'oxygène, après un refroidissement rapide, peut réduire la progression de la maladie durant l'entreposage. D'autres moyens de lutte contre la pourriture grise sont énumérés au tableau 5.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés à la pourriture grise
- La résistance au Botrytis cinerea aux fongicides constitue une préoccupation de premier plan en Colombie-Britannique. Il faut élaborer des profils d'utilisation des fongicides qui minimisent les risques d'apparition d'une résistance dans les populations d'agents pathogènes et maximisent la durée de l'efficacité des fongicides actuellement disponibles.
- Il faut homologuer des fongicides appartenant à de nouveaux groupes chimiques, pour gérer l'apparition d'une résistance chez les champignons du genre Botrytis.
Chancre godronien (Fusicoccum putrefaciens)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Le chancre godronien infecte les nouveaux tissus ligneux. Les branches infectées sont tuées, ce qui réduit le rendement des bleuets en corymbes.
Cycle vital
Le champignon passe l'hiver sous forme de mycélium dans les tiges et les collets vivants. Des pycnides (organes fongiques de fructification) se développent dans les chancres et libèrent des spores durant les périodes pluvieuses. Les lésions se développent au niveau des cicatrices foliaires et des aisselles des bourgeons et éventuellement elles encerclent la tige, causant son flétrissement et sa mort. La plupart des infections surviennent au printemps et à l'automne.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Les pratiques culturales pour prévenir le chancre godronien et lutter contre la maladie consistent à tailler les rameaux infectés et à les éliminer. La taille favorise en outre une bonne circulation de l'air autour des bleuetiers et facilite le séchage des feuilles. Les pratiques qui réduisent au minimum le temps pendant lequel les feuilles sont mouillées, comme d'éviter l'irrigation par frondaison dans les champs infectés ou l'irrigation tôt le matin pour que les plantes sèchent rapidement, réduisent les risques d'infection et de propagation de la maladie. D'autres moyens de lutte contre le chancre godronien sont énumérés au tableau 5.
Variétés résistantes : Des variétés résistantes sont disponibles.
Enjeux liés au chancre godronien
- Il faut consigner et promouvoir les bonnes pratiques culturales qui réduisent la fréquence du chancre godronien.
- Actuellement, il n'y a aucun fongicide disponible pour lutter contre le chancre godronien dans la culture du bleuet en corymbe. Il faut évaluer l'efficacité de diverses matières actives et faire homologuer les produits efficaces.
Pourriture sclérotique (Monilinia vacinii-corymbosi)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
La pourriture sclérotique est un problème grave chez les bleuets en corymbe produits sur la côte sud de la Colombie-Britannique. L'infection précoce cause le flétrissement et le changement de couleur des jeunes feuilles. Les rameaux infectés flétrissent et deviennent bruns. Les fruits changent aussi de couleur, sèchent et tombent avant la récolte.
Cycle vital
La pourriture sclérotique est un problème grave chez les bleuets en corymbe produits sur la côte sud de la Colombie-Britannique. L'infection précoce cause le flétrissement et le changement de couleur des jeunes feuilles. Les rameaux infectés flétrissent et deviennent bruns. Les fruits changent aussi de couleur, sèchent et tombent avant la récolte.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Les moyens de lutte culturale consistent à enterrer ou à détruire les fruits momifiés et les apothécies. Au début du printemps, le ratissage ou la culture du sol en surface autour de la base des bleuetiers peut permettre de détruire les fruits momifiés. L'utilisation d'un motoculteur ou le hersage fréquent après un râtelage du sol peuvent également détruire les apothécies et aider à enterrer les momies. Du paillis de paille, de copeaux de bois ou de sciure de bois peut être installé pour enterrer les momies. Étant donné que la maladie est plus grave là où l'air circule mal, la création d'ouvertures dans les zones basses et humides ou à côté des brise-vent peut réduire les infections. Il faut toutefois faire preuve de prudence avec cette approche, car elle peut entraîner une augmentation des dommages causés par l'hiver. La surveillance du développement des bourgeons et des signes d'infections primaires, de la présence de fruits momifiés et d'apothécies peut permettre de prévoir la nécessité de traitements et le moment le plus opportun. D'autres moyens de lutte contre la pourriture sclérotique sont énumérés au tableau 5.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés à la pourriture sclérotique
- Il faut homologuer des produits phytosanitaires classiques et non classiques pour lutter contre la pourriture sclérotique, y compris des biopesticides qui conviennent aux systèmes de culture biologique.
- Il faudrait mener des recherches pour trouver des méthodes de remplacement des fongicides, notamment des pratiques préventives et des produits biologiques.
- Presque tous les fongicides disponibles pour lutter contre la pourriture sclérotique appartiennent au même groupe (groupe 3). Aucun cas de résistance n'a encore été signalé, mais il faut trouver de nouveaux produits chimiques économiques qui pourraient être utilisés en rotation avec les produits du groupe 3.
Brûlure phomopsienne (Phomopsis vaccinii)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
La brûlure phomopsienne cause l'apparition de chancres sur les rameaux âgés de 1 à 3 ans. Le champignon s'introduit dans les bourgeons floraux et se propage à l'intérieur des rameaux. Il produit des chancres qui s'étendent progressivement vers le bas des rameaux et peuvent anneler ceux-ci, causant ainsi un rougissement du feuillage ainsi qu'un flétrissement et un dépérissement des rameaux.
Cycle vital
Le champignon passe l'hiver dans les tiges infectées. Les pycnides se forment dans les tissus infectés et produisent des conidies (spores). Les conidies sont dispersées par la pluie et causent de nouvelles infections entre le gonflement des bourgeons floraux et la fin août.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Les pratiques de lutte culturale contre la brûlure phomopsienne consistent à tailler les rameaux infectés et à les éliminer.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux relatifs à la brûlure phomopsienne
Aucun enjeu n'a été relevé.
Pourridié phytophtoréen (Phytophthora cinnamomi)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Le Phytophtora cinnamomi détruit les racines des bleuetiers et finit par causer la mort du collet. Les feuilles des plantes infectées peuvent jaunir ou prendre un aspect roussi et rabougri. La maladie apparaît souvent dans des superficies correspondant aux zones où le sol est mal drainé. Sa gravité peut être exacerbée par des pathogènes secondaires du sol comme les espèces du genre Pythium.
Cycle vital
Le Phytophtora cinnamomi peut persister durant plusieurs années sous forme de chlamydospores (spores dormantes) ou d'oospores (spores sexuées) qui, dans des conditions d'humidité et de mauvais drainage du sol, produisent des zoospores mobiles qui peuvent nager dans les pellicules d'eau et infecter les racines des plantes.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Il est important de planter du matériel de pépinière exempt de maladies pour éviter l'introduction du pathogène dans la bleuetière. En outre, un bon drainage du sol permet de prévenir le développement de la maladie. Dans les nouvelles plantations, l'installation de systèmes de drainage souterrain, au besoin, et la plantation des bleuets à une profondeur qui ne soit pas trop élevée minimiseront l'apparition du pourridié phytophtoréen. Dans les plantations déjà établies, pour limiter les risques d'apparition de la maladie, il faut gérer l'irrigation de manière à éviter les excès d'eau dans le sol et à prévenir les autres sources de stress, comme les brûlures causées par les engrais ou les herbicides. L'élimination des plantes infectées peut aussi aider.
Variétés résistantes : Certaines variétés présentent une résistance modérée, dont Patriot et Reka.
Enjeux liés au pourridié phytophtoréen
- Il faudrait disposer de cultivars de bleuets en corymbe qui soient résistants ou tolérants au pourridié phytophtoréen.
- Il faut mettre au point des outils de diagnostic du sol ou des racines qui soient faciles à utiliser pour les producteurs et qui permettent d'effectuer des tests sur le terrain pour détecter le pourridié phytophthoréen.
Virus de la tache annulaire de la tomate (ToRSV, genre Nepovirus)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Les bleuetiers infectés par le ToRSV présentent un déclin graduel de la productivité et peuvent finir par mourir. Les feuilles des bleuetiers infectés présentent des symptômes semblables à ceux de la mosaïque.
Cycle vital
Les nématodes terricoles du genre Xiphinema sont des vecteurs et des agents de dispersion du ToRSV. Ces nématodes parasites transmettent le virus en perçant la paroi des cellules racinaires pour se nourrir. Le ToRSV a tendance à se propager très lentement à mesure que les nématodes se déplacent dans les pellicules d'eau autour des particules du sol.
Moyens de lutte
Lutte culturale
L'utilisation de matériel de plantation exempt de virus constitue le fondement des pratiques visant à éviter l'introduction du virus dans les bleuetières. L'enlèvement des plantes infectées et des plantes asymptomatiques à proximité immédiate des plantes infectées, ainsi que le traitement du sol (fumigation) pour lutter contre les nématodes, peuvent aider à limiter la propagation de ce virus. Bonnes pratiques à adopter : éviter de planter du nouveau matériel près d'un champ infecté, analyser le sol à la recherche de nématodes de la dague dans les zones sélectionnées pour de nouvelles plantations afin d'éviter les zones où la maladie pourrait se développer.
Variétés résistantes : La sensibilité au ToRSV varie d'une variété à l'autre.
Enjeux liés au ToRSV
Aucun enjeu relevé.
Rouille-balai de sorcière (Pucciniastrum geoppertianum)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
D'épais rameaux spongieux portant peu de feuilles et formant une masse ressemblant à un balai se forment au printemps sur les branches et le collet des bleuetiers infectés. Les rameaux infectés ne produisent pas de fruits. L'écorce des rameaux touchés finit par devenir sèche et fendue.
Cycle vital
L'agent pathogène a un cycle vital complexe qui comprend comme hôtes le bleuetier et le sapin baumier. Des spores sont produites sur le sapin baumier, puis transportées par le vent au milieu ou à la fin de l'été jusqu'aux bleuets dont elles infectent les feuilles et les rameaux. Le champignon passe l'hiver sous forme de téliospores (spores dormantes) produites par les pousses infectées (« balai de sorcière ») dans la bleuetière. Au printemps, différents types de spores sont produites sur les balais, elles germent et sont transportées par le vent jusqu'au sapin baumier, chez lequel elles attaquent les jeunes aiguilles. Pendant l'été, d'autres spores sont transportées vers les bleuetières, chez lesquelles elles attaquent l'épiderme des tiges de bleuets. La rouille-balai de sorcière est une maladie vivace, et ses spores ne peuvent attaquer que le sapin baumier.
Moyens de lutte
Lutte culturale
L'élimination du sapin baumier à proximité de la plantation peut aider à freiner le cycle de l'agent pathogène, mais cette mesure n'est pas nécessairement réalisable dans tous les emplacements. Les bleuetiers infectés sont généralement enlevés et détruits.
Variétés résistantes : Aucune n'est vraiment résistante, mais certaines sont moins sensibles.
Enjeux liés à la rouille-balai de sorcière
La rouille-balai de sorcière représente un enjeu pour la production de bleuet en corymbe au Québec. Il faut acquérir de plus amples connaissances sur le cycle vital du Pucciniastrum goeppertianum, notamment sur les conditions et les périodes de sporulation chez les plantes hôtes (sapin baumier et bleuetier).
Insectes et acariens
Dans cette section
- Principaux enjeux
- Pucerons : puceron du bleuet (Ericaphis fimbriata) et autres espèces
- Cécidomyie du bleuet / cécidomyie des atocas (Dasineura oxycoccana)
- Cercope du bleuet (Clastoptera saintcyri)
- Mouche de l'airelle (Rhagoletis mendax)
- Punaise marbrée (Halyomorpha halys)
- Cicadelles : cicadelles à rostre pointu (Scaphytopius spp.) et autres espèces
- Tordeuses : tordeuse à bandes obliques (Choristoneura rosaceana) et tordeuse européenne (Archips rosana)
- Charançon de la prune (Conotrachelus nenuphar)
- Drosophile à ailes tachetées (Drosophila suzukii)
- Charançons des racines : charançon noir de la vigne (Otiorhynchus sulcatus) charançon sombre (Sciopithes obscurus), charançon de la racine du fraisier (O. ovatus) et autres espèces
- Chenilles des fruits immatures : noctuelle des cerises (Grapholita packardii), petit carpocapse de la pomme (G. prunivora) et pyrale des atocas (Acrobasis vaccinii)
- Chenilles printanières : arpenteuse de Bruce (Operophtera bruceata) et arpenteuse tardive (O. brumata)
- Vers blancs : hanneton européen (Rhizotrogus majalis), scarabée japonais (Popillia japonica), hannetons (Phyllophaga spp.) et scarabée du rosier (Macrodactylus subspinosus)
Principaux enjeux
- La drosophile à ailes tachetées peut causer de graves pertes dans les productions de bleuets. Il faut mettre au point des stratégies de lutte efficaces combinant les traitements insecticides contre la drosophile à ailes tachetées et ceux ciblant d'autres organismes nuisibles (pucerons, mouche de l'airelle, coléoptères, etc.) pour réduire la fréquence globale des traitements insecticides.
- Il faut trouver de nouveaux produits chimiques pour lutter contre la drosophile à ailes tachetées et réduire le risque d'apparition d'une résistance dans la population de ce ravageur.
- Il faut élaborer des stratégies de lutte additionnelles contre la drosophile à ailes tachetées, y compris des filets d'exclusion, le piégeage de masse, les technologies d'attraction et de destruction, l'introduction de mâles stériles, etc.
- La normalisation internationale des limites maximales de résidus pour les pesticides couramment utilisés dans la production de bleuets en corymbe serait bénéfique à l'industrie.
- Pour les évaluations provinciales de la présence des principaux insectes et acariens nuisibles, voir le tableau 6.
Tableau 6 : Présence de insectes et acariens dans les productions du bleuet en corymbe au Canadanote 1
Insecte / Acarien | Colombie-Britannique |
|---|---|
Puceron du bleuet | Préoccupation modérée |
Cécidomyie des atocas | Préoccupation modérée |
Cercope | Non présent |
Mouche de l'airelle | Non présent |
Punaise marbrée | Aucune préoccupation |
Arpenteuse de Bruce | Préoccupation modérée |
Noctuelle des cerises | Aucune préoccupation |
Pyrale des atocas | Aucune préoccupation |
Hanneton européen | Aucune préoccupation |
Tordeuse européenne | Aucune préoccupation |
Scarabée japonais | Non présent |
Scarabée du juin | Aucune préoccupation |
Cicadelles | Non présent |
Tordeuse bandes obliques | Préoccupation modérée |
Charançon de la prune | Non présent |
Drosophile ailes tachetées | Préoccupation majeure |
Charançon noir de la vigne | Généralisée, modérée |
Charançon gris | Préoccupation modérée |
Charançon sombre | Préoccupation modérée |
Charançon à stries rugueuses | Préoccupation modérée |
Charançon de la racine du fraisier | Préoccupation modérée |
Arpenteuse tardive | Préoccupation modérée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. | |
Prophylaxie
Pratique | Pucerons | Cécidomyie des atocas | Pyrale des atocas | Complexe de chenilles printanières | Drosophile aux ailes tachetées | Charançon des racines |
|---|---|---|---|---|---|---|
Sélection de variétés ou utilisation de variétés résistantes ou tolérantes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Ajustement de la date de semis ou de récolte | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Utilisée | Ne s'applique pas |
Rotation avec des cultures non hôtes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Sélection de l'emplacement de la culture | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Optimisation de la fertilisation pour favoriser une croissance équilibrée de la culture | Utilisée | Utilisée | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Limitation des dommages mécaniques pour rendre les cultures moins attrayantes pour les ravageurs | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Réduction des populations de ravageurs dans le périmètre de la culture | Utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Utilisation de barrières physiques (par exemple, paillis, filets, couvertures flottantes) | Ne s'applique pas | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Utilisation de matériel de multiplication exempt de ravageurs (graines, boutures ou plantes à transplanter) | Utilisée | Utilisée | Ne s'applique pas | Utilisée | Ne s'applique pas | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | ||||||
Prévention
Pratique | Pucerons | Cécidomyie des atocas | Pyrale des atocas | Complexe de chenilles printanières | Drosophile aux ailes tachetées | Charançon des racines |
|---|---|---|---|---|---|---|
Désinfection de l'équipement | Utilisée | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Gestion du couvert végétal (éclaircissement, taille, espacement des rangs ou des plants, etc.) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas | N'est pas utilisée | Utilisée | Utilisée |
Ajustement de la profondeur de semis ou de plantation | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Gestion de l'irrigation (moment et durée de l'irrigation, quantité d'eau) pour gérer la croissance des plantes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Gestion de l'humidité du sol (amélioration du drainage, culture sur plates-bandes surélevées, enchaussage, semis sur buttes ou billons, etc.) | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Enlèvement ou gestion des résidus de culture en fin de saison ou avant le semis | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Taille / élimination du matériel infesté tout au long de la saison de croissance | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Travail du sol / sarclage pour exposer les insectes nuisibles du sol | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Élimination d'autres hôtes (mauvaises herbes /plantes spontanées / plantes sauvages) dans le champ et à proximité | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas | Utilisée | Ne s'applique pas | Utilisée | Ne s'applique pas |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | ||||||
Surveillance
Pratique | Pucerons | Cécidomyie des atocas | Pyrale des atocas | Complexe de chenilles printanières | Drosophile aux ailes tachetées | Charançon des racines |
|---|---|---|---|---|---|---|
Dépistage / piégeage | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Tenue de dossiers des suivis de ravageurs | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Dépistage de ravageurs par analyse du sol | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Lectures météorologiques aux fins de la modélisation fondée sur les degrés-jours | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Utilisation de technologies agricoles de précision (GPS, SIG) pour la collecte de données et la cartographie des ravageurs | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | ||||||
Aides à la décision
Pratique | Pucerons | Cécidomyie des atocas | Pyrale des atocas | Complexe de chenilles printanières | Drosophile aux ailes tachetées | Charançon des racines |
|---|---|---|---|---|---|---|
Seuil d'intervention économique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de modèle de prédiction comme aide à la prise de décision de traiter | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Recommandation d'un conseiller agricole ou bulletin d'information technique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Décision de traiter fondée sur l'observation de la présence de ravageurs à un stade de développement critique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation d'instruments électroniques portatifs dans les champs pour l'identification des ravageurs ou la gestion de données | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | ||||||
Intervention
Pratique | Pucerons | Cécidomyie des atocas | Pyrale des atocas | Complexe de chenilles printanières | Drosophile aux ailes tachetées | Charançon des racines |
|---|---|---|---|---|---|---|
Utilisation de pesticides à divers modes d'action pour la gestion du développement de résistance | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Incorporation au sol d'amendements et d'engrais verts qui ont des propriétés biofumigantes afin de réduire les populations de ravageurs | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Utilisation de biopesticides (pesticides microbiens et non conventionnels) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Dissémination d'agents de lutte biologique (arthropodes) | Utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Préservation ou aménagement d'habitats pour la conservation ou le renforcement des moyens de lutte naturels (par ex. préservation des aires naturelles et des haies et brise-vent, ajustement de la hauteur de la faucheuse-andaineuse, etc.) | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas |
Utilisation de phéromones induisant une confusion sexuelle chez les insectes | Ne s'applique pas | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas |
Perturbation de la reproduction par dissémination d'insectes stériles | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Ne s'applique pas |
Piégeage | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Applications ciblées de pesticides (en bandes, traitements localisés, utilisation de pulvérisateurs à débit variable, etc.) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée |
Sélection de pesticides épargnant les insectes auxiliaires, les pollinisateurs et les autres organismes non ciblés | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | ||||||
Pucerons : puceron du bleuet (Ericaphis fimbriata) et autres espèces
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Les pucerons sucent la sève des nouvelles pousses pour se nourrir. Des populations importantes de l'insecte peuvent causer des difformités et un flétrissement ou rendre les fruits invendables à cause de la présence de miellat et de la fumagine qui l'accompagne. Les pucerons sont des vecteurs du virus de la brunissure nécrotique.
Cycle vital
Les pucerons hivernent sous forme d'œufs sur les tiges, près des bourgeons. L'éclosion a lieu de la fin février à la fin mars dans la vallée du Fraser (Colombie- Britannique) et en mai dans l'est du Canada. Les jeunes pucerons dépourvus d'ailes (larves) commencent à se nourrir sur les fleurs et les rameaux en croissance. Tout au long de la saison, les pucerons donnent naissance à de nouvelles femelles sans avoir à s'accoupler. Ils donnent naissance à des individus mâles après l'accouplement à l'automne, et les femelles produisent les œufs hivernants.
Moyens de lutte
Lutte culturale
La diminution des applications d'azote permet d'éviter une croissance excessive des parties végétatives favorable aux pucerons. Dans les plantations qui ne sont pas sujettes aux fortes infestations, aucun insecticide n'est généralement appliqué contre les pucerons, car leurs ennemis naturels permettent généralement d'en limiter les populations de façon adéquate. Un certain nombre d'insectes indigènes bénéfiques se nourrissent de pucerons ou parasitent ceux-ci, notamment les coccinelles, les chrysopes, les syrphes et les petites guêpes parasites. Le dépistage, le piégeage et l'évaluation des seuils de nuisibilité économique peuvent aider à planifier des traitements en temps opportun, le cas échéant. D'autres moyens de lutte contre les pucerons sont énumérés au tableau 7.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés au puceron du bleuet
- Il faut évaluer les effets des traitements ciblant la drosophile à ailes tachetées sur les populations de pucerons, en vue de combiner les traitements contre ces ravageurs et ainsi réduire le nombre total de traitements réalisés.
- Il faut trouver des stratégies de lutte qui permettraient de lutter contre les populations de pucerons durant la floraison et seraient sans danger pour les pollinisateurs.
- Il faut acquérir une meilleure compréhension des pucerons vecteurs de viroses dans les bleuetières, y compris de la biologie des pucerons et des moyens de lutte contre eux.
Cécidomyie du bleuet / cécidomyie des atocas (Dasineura oxycoccana)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
La larve de la cécidomyie du bleuet s'alimente sur les bourgeons à feuilles et à fleurs. Lorsque les bourgeons apicaux sont attaqués, une ramification non désirée des nouvelles pousses peut se produire. Ce phénomène peut être particulièrement problématique dans le cas des jeunes bleuetiers, qui n'atteindront ainsi peut-être pas une hauteur suffisante pour la récolte mécanique.
Cycle vital
L'adulte est une toute petite mouche qui pond sur les points de végétation des bleuetiers. La larve se nourrit à l'intérieur des bourgeons et, une fois parvenue à maturité (troisième stade), se laisse tomber au sol pour se pupifier. Les pupes hivernent et émergent en mouches adultes au printemps.
Moyens de lutte
Lutte culturale
La surveillance par le dépistage peut aider à déterminer si le ravageur atteint un seuil de nuisibilité économique. Les producteurs font parfois des applications ciblées de pesticides. D'autres moyens de lutte contre la cécidomyie du bleuet sont énumérés au tableau 7.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés à la cécidomyie du bleuet
- Aucun enjeu n'a été relevé.
Cercope du bleuet (Clastoptera saintcyri)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Le cercope du bleuet suce la sève de la plante pour s'alimenter. La larve sécrète une substance blanche ressemblant à de la mousse (crachat) qui la protège pendant qu'elle s'alimente. Les adultes ne produisent pas de crachat. La vigueur de la plante peut diminuer en présence d'une population élevée. En outre, les blessures que l'insecte cause en s'alimentant peuvent constituer un point d'entrée pour les agents pathogènes. L'insecte peut aussi causer des problèmes pendant la récolte.
Cycle vital
Le cercope du bleuet produit une génération par année. Il passe l'hiver sous forme d'œuf sur l'écorce de la plante hôte. L'éclosion a lieu au printemps, puis les jeunes larves sécrètent du crachat et commencent à se nourrir.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Il existe des agents de lutte naturels qui sont efficaces. Bien que les seuils de nuisibilité économique n'aient pas été déterminés pour le cercope du bleuet, la lutte chimique est rarement nécessaire.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés au cercope du bleuet
- Aucun enjeu n'a été relevé.
Mouche de l'airelle (Rhagoletis mendax)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
La mouche de l'airelle n'est présente que dans l'est du Canada. Les larves de la mouche de l'airelle se développent à l'intérieur des fruits, les rendant invendables. Si aucune mesure de lutte n'est appliquée, presque tous les fruits d'une plantation peuvent être infestés. Il n'y a aucune tolérance pour les fruits infestés de larves de la mouche de l'airelle dans la plupart des cas dans le marché des produits frais.
Cycle vital
L'adulte est une mouche de taille moyenne, et la femelle pond directement à l'intérieur des fruits en mûrissement. La larve se nourrit et se développe à l'intérieur du fruit. Généralement, les fruits infestés tombent prématurément. La larve sort du fruit et se pupifie dans le sol, où elle passe l'hiver. On compte seulement une génération par année.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Les moyens de lutte culturale consistent à entièrement récolter les fruits (méthodes de cueillette propre), éliminer tous les débris des bleuetiers et éliminer les mauvaises herbes qui servent d'abri aux mouches adultes. Des pièges jaunes collants et des pièges à phéromones peuvent être utilisés pour détecter la présence des adultes. Les exigences phytosanitaires interdisent le déplacement, au pays, de cultures infestées par la mouche de l'airelle en vertu de la Règlement sur la protection des végétaux dans le Loi sur la protection des végétaux du gouvernement fédéral, afin de prévenir la propagation de ce ravageur au Canada. Ces exigences font aussi partie du Programme de certification des bleuets.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés à la mouche de l'airelle
- Des mesures de prévention doivent continuer d'être mises en œuvre pour empêcher l'introduction de cet organisme nuisible dans les zones non infestées.
Punaise marbrée (Halyomorpha halys)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
La punaise marbrée est un insecte envahissant qui cause d'importants dégâts aux productions agricoles dans les États américains du centre du littoral de l'Atlantique. Bien que l'insecte soit présent dans certaines régions du Canada, aucune infestation à grande échelle n'a encore été détectée dans les milieux agricoles commerciaux canadiens. Cet insecte possède un vaste éventail d'hôtes, dont des arbres fruitiers, des cultures de petits fruits, des vignes, des plantes ornementales, des cultures céréalières, la tomate, le poivron et le maïs sucré. Les blessures sont causées par les nymphes et les adultes qui injectent leur salive contenant des enzymes digestives en s'alimentant. Chaque piqûre d'alimentation endommage à la plante. Lorsque la punaise se nourrit sur des bleuets, elle y crée des lésions brunes enfoncées, qui en diminuent la valeur sur le marché des produits frais.
Cycle vital
La punaise marbrée se propage par des moyens naturels ainsi que comme « auto-stoppeuse » dans les cargaisons et les véhicules. On sait qu'elle se déplace facilement parmi les cultures hôtes tout au long de la saison de croissance. Elle passe l'hiver à l'état adulte. Au printemps, les adultes s'accouplent et pondent leurs œufs sur les plantes hôtes. Les nymphes et les adultes se nourrissent de ces plantes. Les adultes vivent longtemps, et les femelles peuvent pondre plusieurs centaines d'œufs sur une longue période de temps. À l'automne, les adultes retournent dans des sites d'hivernage protégés. Souvent, ils pénètrent dans des structures, où ils sont considérés comme nuisibles.
Moyens de lutte
Lutte culturale
La surveillance de la punaise marbrée peut se faire au moyen de phéromones d'agrégation ou par dépistage. Même si aucun seuil de nuisibilité économique n'a été établi, un petit nombre de nymphes et d'adultes peut causer des dommages considérables au cours d'une saison de croissance.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés à la punaise marbrée
- Il faut mieux comprendre la biologie, le cycle vital et le comportement de la punaise marbrée, ainsi que les risques de dommages aux bleuetières posés par cet insecte.
- Il faut mettre au point des méthodes de gestion intégrée pour lutter contre la punaise marbrée, notamment de nouveaux produits phytosanitaires efficaces.
Cicadelles : cicadelles à rostre pointu (Scaphytopius spp.) et autres espèces
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Les cicadelles sucent la sève des plantes pour s'alimenter. Lorsqu'elles se nourrissent, elles peuvent entrer en contact avec le phytoplasme du rabougrissement du bleuetier sur des plantes infectées et ensuite le transmettre à d'autres plantes en s'alimentant. Les cicadelles à rostre pointu (Scaphytopius spp.) constituent des principaux vecteurs du phytoplasme du rabougrissement du bleuetier. D'autres cicadelles, comme la cicadelle de la pomme de terre (Empoasca fabae), le Limotettix corniculus et la cicadelle de l'aster (Macrosteles quadrilineatus), peuvent également transmettre l'agent pathogène.
Cycle vital
Les cicadelles à rostre pointu hivernent sous la forme d'œufs dans les tissus foliaires. Après l'éclosion, les cicadelles passent par 5 stades larvaires avant de devenir adultes et elles ont une à 2 générations par année. Les adultes de la cicadelle de l'aster et de la cicadelle de la pomme de terre passent l'hiver aux États-Unis et sont transportés au Canada par le vent. Ils peuvent avoir 3 à 5 générations et 2 à 4 générations par an respectivement.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Des pièges jaunes collants peuvent être utilisés pour surveiller la présence de cicadelles. Les seuils de nuisibilité économique n'ont pas été déterminés pour les cicadelles. Il est important de bien identifier l'espèce de cicadelle qui est présente au champ et de déterminer si elle est porteuse du phytoplasme du rabougrissement du bleuetier avant de décider si un traitement est nécessaire.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés aux cicadelles
Aucun enjeu relevé.
Tordeuses : tordeuse à bandes obliques (Choristoneura rosaceana) et tordeuse européenne (Archips rosana)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Les tordeuses se nourrissent des feuilles, des bourgeons, des fleurs et des fruits tout au long de la saison de croissance. Les chenilles s'alimentent à l'intérieur d'abris qu'elles fabriquent en enroulant une feuille ou en attachant plusieurs feuilles ensemble au moyen de fils de soie. Chez les jeunes bleuetiers, les infestations graves peuvent entraîner une défoliation et un affaiblissement ainsi qu'une ramification excessive dans les cas où les points végétatifs sont endommagés. Les dommages causés aux fruits sont minimes, mais les chenilles peuvent tomber dans les seaux de récolte et contaminer les fruits.
Cycle vital
Il y a 2 générations par année dans le cas de la tordeuse à bandes obliques. Les chenilles passent l'hiver sous l'écorce des bleuetiers et se pupifient au printemps. Les adultes apparaissent au début de l'été et pondent sur les feuilles. Après l'éclosion, les chenilles se dispersent en rampant ou en se laissant pendre le long de fils de soie et en se laissant transporter par le vent. Lorsqu'elles sont parvenues à maturité, les chenilles se pupifient, puis se transforment en papillon et pondent sur les feuilles. Les chenilles de la deuxième génération hivernent. Il y a une seule génération par années dans le cas de la tordeuse européenne. L'espèce passe l'hiver sous forme d'œuf sur l'écorce de la plante hôte. Après l'éclosion, la chenille s'alimente jusqu'à ce qu'elle parvienne à maturité, puis se pupifie à l'intérieur de feuilles enroulées. Les adultes émergent et pondent les œufs qui hivernent.
Moyens de lutte
Lutte culturale
La taille des bleuetiers aide à réduire le nombre de chenilles, en éliminant les sites d'hivernation.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés aux tordeuses
- Il faut des insecticides efficaces contre les tordeuses qui se prêtent à la lutte intégrée, en particulier des produits sans danger pour les abeilles et qui peuvent être appliqués durant la floraison.
Charançon de la prune (Conotrachelus nenuphar)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Les hôtes principaux du charançon de la prune sont les pêchers et les pruniers, mais les adultes de l'espèce se nourrissent et se reproduisent sur de nombreux autres fruitiers, dont les cerisiers, les bleuetiers et les pommiers.
Cycle vital
La larve se développe à l'intérieur du fruit et, une fois parvenue à maturité, se laisse tomber au sol pour la pupaison.
Moyens de lutte
Lutte culturale
La lutte contre les stades immatures présents dans le sol constitue un facteur important pour la réduction des populations de charançons. Les parasites naturels se nourrissent des œufs et des larves, mais les taux de parasitisme sont généralement faibles.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés au charançon de la prune
- Il faut trouver des produits phytosanitaires classiques et non classiques pouvant être intégrés aux systèmes existants de lutte antiparasitaire contre le charançon de la prune.
- Même si le charançon de la prune est présent uniquement au Québec actuellement et n'a pas été détecté en Colombie-Britannique, il est important que les producteurs de la Colombie-Britannique disposent de produits de lutte dans l'éventualité où cet organisme nuisible se propagerait dans cette province et dans de nouvelles régions.
- Il faudrait établir des méthodes de lutte autres que les insecticides chimiques et en faire la promotion auprès des producteurs de bleuet en corymbe.
Drosophile à ailes tachetées (Drosophila suzukii)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
La drosophile à ailes tachetées peut s'attaquer à de nombreux types de petits fruits et de fruits à noyau. La chair des fruits qui contiennent une larve devient brune et molle. En outre, les dommages peuvent constituer des points d'entrée pour les champignons et bactéries, qui détériorent encore davantage le fruit. Ces dommages font en sorte que les fruits sont invendables, ce qui cause des pertes économiques pour les producteurs.
Cycle vital
La drosophile à ailes tachetées passe l'hiver sous forme adulte. Les adultes deviennent actifs au printemps, période où ils s'accouplent et pondent à l'intérieur des fruits mûrs. Contrairement à d'autres espèces de drosophiles, la femelle de la drosophile à ailes tachetées possède un ovipositeur denté qui lui permet de pondre à l'intérieur des fruits en mûrissement intacts. Après l'éclosion, la larve se nourrit à l'intérieur du fruit. Elle effectue sa pupaison à l'intérieur ou à l'extérieur du fruit. Il peut y avoir jusqu'à 5 générations se chevauchant au cours d'une même année. L'espèce peut être propagée par le vent ou transportée dans de nouvelles régions par l'entremise des fruits infestés.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Les procédures d'assainissement, comme la destruction des fruits trop mûrs et des fruits tombés et des vieux fruits laissés dans les aires de transformation et sur l'équipement et l'élimination des hôtes intermédiaires sauvages se trouvant à proximité favorisent la diminution des populations de drosophile à ailes tachetées. La présence des adultes peut être surveillée au moyen de pièges appâtés avec du vinaigre de cidre de pomme. Ces pièges peuvent également être installés à proximité d'autres plantes fruitières hôtes plus hâtives poussant dans les environs de la bleuetière, pour une détection précoce de la drosophile à ailes tachetées. Les autres moyens de lutte contre la drosophile à ailes tachetées comprennent les suivants : la tonte et l'utilisation de paillis dans les allées; l'élimination du matériel infesté; la surveillance météorologique pour la modélisation de la population en fonction des degrés-jours; dépistage, piégeage et utilisation de seuils de nuisibilité économique pour l'application de traitements. D'autres moyens de lutte contre la drosophile à ailes tachetées sont énumérés au tableau 7.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés à la drosophile à ailes tachetées
- Il faut mettre au point des stratégies de lutte efficaces permettant de réduire la fréquence des applications d'insecticides. Il faut chercher des méthodes pour remplacer les outils de lutte chimiques (gestion préventive, produits biologiques, drosophiles stériles, filets d'exclusion) et en faire part aux producteurs.
- Il faut trouver de nouveaux insecticides chimiques pour lutter contre la drosophile à ailes tachetées et gérer les risques d'apparition d'une résistance. Ces produits doivent être associés à des délais de sécurité après traitement et à des délais d'attente avant la récolte appropriés, ainsi qu'à des limites maximales de résidus qui permettent leur utilisation.
Charançons des racines : charançon noir de la vigne (Otiorhynchus sulcatus) charançon sombre (Sciopithes obscurus), charançon de la racine du fraisier (O. ovatus) et autres espèces
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Les larves des charançons des racines se nourrissent sur les racines, les radicules et le collet. Elles peuvent causer de graves problèmes chez les jeunes plants de bleuets. Les adultes se nourrissent des nouvelles feuilles et créent des encoches sur la marge de celle-ci. Les bleuetiers infestés peuvent devenir rabougris, donner un faible rendement et même mourir.
Cycle vital
Le cycle vital du charançon compte 4 stades : œuf, larve, pupe et adulte. Les larves et les adultes passent l'hiver dans le sol et apparaissent en grand nombre à la fin juin. Les charançons adultes ne volent pas, mais sont de bons marcheurs et envahissent les nouvelles plantations en juillet et en août. Les adultes commencent à pondre à la surface ou sous la surface du sol de juin jusqu'à la mi-septembre. Immédiatement après l'éclosion, les larves se déplacent dans le sol et se nourrissent sur les racines des bleuetiers. Les adultes peuvent vivre plus d'un an.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Utiliser du matériel de pépinière exempt de charançons pour prévenir l'introduction de charançons des racines dans la plantation. Dans les champs infestés, l'établissement de cultures de couvertures composées de plantes non hôtes, comme des céréales, 12 à 16 mois avant la plantation du bleuet en corymbe peut réduire la population de charançons. Une approche pluriannuelle peut être nécessaire pour réduire les populations de charançons une fois qu'elles sont établies. La lutte contre cet insecte dans les plantes ornementales et autres végétaux adjacents à la bleuetière permet de réduire les problèmes associés à la migration des charançons. Les autres moyens de lutte contre les charançons comprennent les suivants : traitement du périmètre, assainissement de l'équipement, tonte et utilisation de paillis dans les allées. Le travail du sol du périmètre peut contribuer à réduire l'infestation par des hôtes secondaires. Le dépistage, le piégeage et l'utilisation de traitements uniquement lorsque les seuils de nuisibilité économique ont été atteints peuvent minimiser le nombre de traitements. D'autres moyens de lutte contre les charançons des racines sont énumérés au tableau 7.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés aux charançons
- Il faut urgemment trouver des produits de lutte efficaces contre les stades larvaire et adulte des charançons des racines.
- La présence de charançons est en hausse dans les régions productrices de bleuet en corymbe. Le dépistage visuel est chronophage et n'est pas toujours fiable, puisque les adultes peuvent être difficiles à détecter dans les bleuetières, à moins qu'ils soient présents en nombre élevé. Ils peuvent passer inaperçus lorsqu'ils s'alimentent sur les hôtes secondaires situés à proximité. Il faut élaborer des méthodes de surveillance qui permettent de détecter l'arrivée des adultes pour déterminer avec précision les moments opportuns pour les traitements.
Chenilles des fruits immatures : noctuelle des cerises (Grapholita packardii), petit carpocapse de la pomme (G. prunivora) et pyrale des atocas (Acrobasis vaccinii)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
La noctuelle des cerises, le petit carpocapse de la pomme et la pyrale des atocas se nourrissent à l'intérieur des bleuets. Chaque chenille peut endommager plusieurs fruits.
Cycle vital
La chenille mature de la noctuelle des cerises passe l'hiver sous l'écorce. La pyrale des atocas passe l'hiver au stade larvaire ou prépupal à l'intérieur d'une structure de soie, dans le sol. Le petit carpocapse de la pomme hiverne à l'état larvaire dans des débris au sol ou sous l'écorce. La noctuelle des cerises pond des œufs sur les feuilles vers la période de la floraison et compte une génération par année. La pyrale des atocas émerge en été et pond à la fin de l'été. La période de vol du petit carpocapse de la pomme commence en mai et s'échelonne sur jusqu'à 4 semaines; cette espèce compte 2 générations par année. Dans le cas des 3 espèces, après l'éclosion, la chenille se nourrit à l'intérieur des fruits, mais demeure invisible.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Les pièges à phéromone peuvent être utilisés pour surveiller l'activité des adultes et déterminer le moment opportun pour les traitements insecticides. La présence d'œufs sur les fruits et les feuilles peut être surveillée à partir de mai. Les traitements insecticides doivent être prévus de manière à ce que le produit entre en contact avec les larves, avant qu'elles commencent à entrer dans les fruits. D'autres moyens de lutte contre les chenilles des fruits immatures comprennent les suivants : traitement du périmètre et taille et élimination du matériel infesté. D'autres moyens de lutte contre la noctuelle des cerises sont énumérés au tableau 7.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés aux chenilles des fruits immatures
- Il faut déterminer les effets de ces chenilles qui se nourrissent à l'intérieur des fruits sur le rendement.
- Il faut réaliser d'autres recherches sur le cycle vital de chacun de ces organismes nuisibles (par exemple, les pics d'abondance des œufs, des chenilles et des adultes).
- On doit de déterminer le meilleur moment pour appliquer les produits phytosanitaires et l'efficacité de ces produits.
- Il faut affiner le seuil déclencheur de traitement pesticide qui est basé sur les captures dans les pièges à phéromones.
Chenilles printanières : arpenteuse de Bruce (Operophtera bruceata) et arpenteuse tardive (O. brumata)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
L'arpenteuse de Bruce et l'arpenteuse tardive sont présentes simultanément et causent des dommages semblables. Les chenilles apparaissent en début de saison, se nourrissent des fleurs et des feuilles en développement. Elles peuvent causer une défoliation complète et des pertes de rendement considérables en cas d'infestation grave.
Cycle vital
L'éclosion se produit au début du printemps, et les larves s'alimentent de la fin mars au début juin, puis se laissent tomber au sol pour se pupifier. Les individus adultes émergent à la fin de l'automne et pondent dans les crevasses de l'écorce des plantes hôtes ou en dessous de celle-ci.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Les pratiques de lutte contre ce ravageur comprennent l'éclaircissage et l'élimination du matériel infesté, le traitement (pulvérisation) du périmètre, l'assainissement de l'équipement et l'enlèvement des hôtes secondaires. Le dépistage, le piégeage et la détermination du seuil de nuisibilité économique peuvent aider à choisir le meilleur moment pour appliquer le traitement. D'autres moyens de lutte contre les chenilles printanières sont énumérés au tableau 7.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés à l'arpenteuse de Bruce et à l'arpenteuse tardive
- Il faut des insecticides efficaces qui puissent être utilisés en lutte intégrée pour combattre les chenilles printanières.
Vers blancs : hanneton européen (Rhizotrogus majalis), scarabée japonais (Popillia japonica), hannetons (Phyllophaga spp.) et scarabée du rosier (Macrodactylus subspinosus)
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Les larves du hanneton européen, du scarabée japonais, des hannetons et du scarabée du rosier sont communément appelées « vers blancs »; elles peuvent toutes consommer les racines des bleuetiers. Il est difficile de mesurer les pertes de productivité causées par les vers blancs, mais les dommages peuvent finir par nuire à la plantation durant de nombreuses années. Les dommages causés les premières années suivant l'établissement de la plantation peuvent être particulièrement dévastateurs. Les dommages chroniques non mortels attribuables aux vers blancs peuvent entraîner des pertes annuelles de 50 à 80 % chez les bleuetiers touchés. On suppose que les bleuetiers endommagés par les vers blancs finissent par se rétablir, mais le rétablissement peut prendre un certain nombre d'années. Les adultes du scarabée japonais consomment les feuilles et les fruits avant la récolte et peuvent contaminer les fruits au moment de la récolte. Les adultes du scarabée du rosier consomment eux aussi les boutons floraux, les fruits en développement et les feuilles de nombreux hôtes, dont les bleuetiers. En cas de fortes infestations de scarabée du rosier, les adultes peuvent détruire le feuillage et réduire la capacité de photosynthèse des plantes touchées.
Cycle vital
Les femelles adultes pondent dans le sol à proximité des plantes hôtes. Après l'éclosion, les larves commencent à se nourrir des racines. Les espèces passent l'hiver sous forme de larve dans le sol. Les adultes apparaissent au printemps et à l'été. Après l'accouplement, ils pondent dans le sol. Le hanneton européen, le scarabée japonais et le scarabée du rosier produisent une génération par année. Les hannetons ont un cycle vital de 3 ans.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Vérifier les sites avant la plantation et éviter de planter des bleuets là où il y a des vers blancs permet de réduire la probabilité de problèmes attribuables à ces ravageurs. Des pièges appâtés avec des odeurs florales peuvent être utilisés pour piéger les scarabées du rosier adultes. Le travail superficiel du sol ou le hersage autour des plantes permet d'exposer les larves. L'élimination des mauvaises herbes près des bleuetières peut réduire le risque de dommages causés aux racines des bleuetiers.
Variétés résistantes : Aucune n'est disponible.
Enjeux liés aux vers blancs
- Il faudrait mettre au point des méthodes de lutte efficaces classiques et non classiques contre les vers blancs.
- Le scarabée japonais et le scarabée du rosier continuent d'étendre leur aire géographique au Québec, et ils progressent vers l'est et le nord. La stratégie de lutte la plus courante consiste à utiliser des insecticides qui ciblent les adultes. Il faudrait toutefois évaluer des solutions de rechange, comme les insecticides biologiques (produits à base de pyréthrines et de spinosad), le piégeage de masse et les nématodes entomophages.
Mauvaises herbes
Dans cette section
Principaux enjeux
- Il faut mettre au point des pesticides non classiques, notamment des bioherbicides et des méthodes non chimiques pour lutter contre les mauvaises herbes dans les productions biologiques de bleuet en corymbe.
- Il faut diffuser l'information concernant l'utilisation de paillis, de motoculteurs et d'équipement autonome ou robotisé pour lutter contre les mauvaises herbes. Il serait utile pour les producteurs et les conseillers de disposer d'un inventaire des divers outils de désherbage mécaniques et d'une analyse des coûts des méthodes non chimiques de lutte contre les mauvaises herbes.
- La normalisation internationale des limites maximales de résidus pour les herbicides couramment utilisés dans la production de bleuets en corymbe serait utile à l'industrie.
- Pour les évaluations provinciales de la présence de mauvaises herbes par espèce, voir le tableau 8.
Mauvaises herbes | Colombie-Britannique |
|---|---|
Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Préoccupation majeure |
Graminées annuelles | Préoccupation majeure |
Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Préoccupation majeure |
Graminées vivaces | Préoccupation majeure |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. | |
Prophylaxie
Pratique | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces |
|---|---|---|---|---|
Sélection de variétés ou utilisation de variétés compétitives | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Ajustement de la date de semis ou de récolte | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Rotation des cultures | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Sélection de l'emplacement de la culture | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Optimisation de la fertilisation pour favoriser une croissance équilibrée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de matériel de propagation exempt de mauvaises herbes (graines, boutures ou plantes à transplanter) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Semis direct ou travail réduit du sol pour réduire la germination des graines de mauvaises herbes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Utilisation de barrières physiques (par ex. paillis) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | ||||
Prévention
Pratique | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces |
|---|---|---|---|---|
Désinfection de l'équipement | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Gestion du couvert végétal (éclaircissement, taille, espacement des rangs ou des plants, etc.) | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Ajustement de la profondeur de semis ou de plantation | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Gestion de l'irrigation (moment et durée de l'irrigation, quantité d'eau) pour maximiser la croissance de la culture | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Gestion de l'humidité du sol (amélioration du drainage, culture sur plates-bandes surélevées, enchaussage, semis sur buttes ou billons, etc.) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Lutte contre les mauvaises herbes dans les terrains non cultivés | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Lutte contre les mauvaises herbes durant les années sans culture / l'année précédant la plantation | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | ||||
Surveillance
Pratique | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces |
|---|---|---|---|---|
Surveillance et inspection des champs | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Tenue de dossiers sur l'incidence des mauvaises herbes, incluant des mauvaises herbes résistantes aux herbicides | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de technologies agricoles de précision (GPS, SIG) pour la collecte de données et la cartographie des mauvaises herbes | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | ||||
Aides à la décision
Pratique | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces |
|---|---|---|---|---|
Seuil d'intervention économique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Recommandation d'un conseiller agricole ou bulletin d'information technique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Décision de traiter fondée sur l'observation de la présence de mauvaises herbes à un stade de développement critique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Décision de traiter fondée sur l'observation de dommages causés à la culture | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation d'instruments électroniques portatifs dans les champs pour l'identification des mauvaises herbes ou pour la gestion de données | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | ||||
Intervention
Pratique | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces |
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Utilisation d'herbicides à divers modes d'action pour la gestion du développement de résistance | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Incorporation au sol d'amendements et d'engrais verts ayant des propriétés biofumigantes pour réduire les populations de mauvaises herbes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Utilisation de biopesticides (pesticides microbiens et non conventionnels) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Dissémination d'agents de lutte biologique (arthropodes) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Désherbage mécanique (sarclage / travail du sol) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Désherbage manuel (arrachage à la main, binage, flammage) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de la technique du faux semis sur planche d'ensemencement | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Applications ciblées de pesticides (en bandes, applications localisées, utilisation de pulvérisateurs à débit variable, etc.) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Sélection d'herbicides épargnant les insectes auxiliaires, les pollinisateurs et les autres organismes non ciblés | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet en corymbe (Colombie-Britannique); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | ||||
Mauvaises herbes
Renseignements sur l'organisme nuisible
Dommages
Les graminées annuelles et vivaces ainsi que les mauvaises herbes à feuilles larges entrent en concurrence avec les bleuets en corymbe pour les nutriments, l'eau et la lumière et servent d'hôtes secondaires aux insectes et aux agents pathogènes. En outre, elles nuisent aux activités d'irrigation et de récolte, et leurs fleurs entrent en concurrence avec celles des bleuetières pour la pollinisation par les abeilles. Les mauvaises herbes nuisent aussi à la circulation de l'air, augmentant ainsi la probabilité de maladies des tiges, des fruits et des feuilles. De nombreuses mauvaises herbes servent également d'hôtes à des espèces de nématodes, qui peuvent être des vecteurs de virus pathogènes.
Cycle vital
Mauvaises herbes annuelles : Les mauvaises herbes annuelles estivales germent au printemps, fleurissent et produisent des graines à l'été ou à l'automne et meurent avant l'arrivée de l'hiver, tandis que les mauvaises herbes annuelles hivernales germent à l'automne, hivernent à l'état végétatif, fleurissent au printemps, produisent des graines puis meurent.
Mauvaises herbes vivaces : Les mauvaises herbes vivaces simples repoussent chaque année à partir d'une racine ou de tissus du collet et se reproduisent en fleurissant et produisant des semences, alors que les vivaces rampantes peuvent se régénérer à partir de racines, de pousses et d'autres structures (morceaux de racines, tubercules et rhizomes) et elles peuvent aussi se reproduire par la floraison.
Moyens de lutte
Lutte culturale
Mauvaises herbes annuelles : Les producteurs peuvent graduellement réduire la réserve de semences de mauvaises herbes dans leur plantation en luttant contre les mauvaises herbes annuelles dans les tourbières et les autres zones qui ne sont pas en production et en évitant la production de graines dans la plantation. Le désherbage manuel, le sarclage et l'installation de paillis peuvent être utilisés pour lutter contre les mauvaises herbes sur le rang. Les matériaux utilisés comme paillis sont le bran de scie, les copeaux de bois, les rognures de gazon, le foin exempt de graines de mauvaises herbes, la paille propre et le fumier de poulet. Le travail du sol peut être utilisé comme moyen de lutte entre les rangs, mais il doit être superficiel de façon à ce que les racines des bleuetiers ne soient pas endommagées. Des cultures de couverture peuvent être établies entre les rangs pour réduire la croissance de mauvaises herbes, en plus de fournir une protection contre le lessivage et l'érosion.
Mauvaises herbes vivaces : La lutte contre les mauvaises herbes vivaces avant la plantation permet de réduire la pression exercée plus tard par ces mauvaises herbes. Avant la plantation de nouveaux champs, on peut éliminer les mauvaises herbes vivaces par le travail du sol et des traitements aux herbicides. Les herbicides et les pratiques culturales utilisés pour les cultures de rotation favorisent l'élimination des mauvaises herbes dans les productions de bleuet en corymbe. En cas d'infestations graves de mauvaises herbes vivaces, des mesures de lutte soutenues doivent être appliquées durant de nombreuses années. L'application de procédures d'assainissement permet de réduire la propagation des racines, des tubercules et des rhizomes de mauvaises herbes vivaces présents dans le sol, dans l'eau et sur l'équipement utilisé au champ. D'autres moyens de lutte contre les mauvaises herbes sont énumérés au tableau 9.
Enjeux liés aux mauvaises herbes
- Il faut poursuivre la mise au point de produits non conventionnels (par exemple, des bioherbicides) et d'approches non chimiques de lutte contre les mauvaises herbes dans les plantations de bleuets en corymbe.
- Il faut trouver des herbicides généraux sans danger pour les bleuetiers qui soient efficaces en climat frais en début de saison.
- La prêle est de plus en plus problématique en Colombie-Britannique, et les producteurs ont besoin de produits pour lutter contre celle-ci avant et après la levée. Le seul herbicide de prélevée disponible sur le marché peut endommager les jeunes bleuetiers et les bleuetiers matures dans le cas de certaines variétés, de sorte qu'il faut trouver d'autres solutions. Aucun produit de post-levée n'est homologué pour le bleuet en corymbe.
Ressources
Ressources relatives à la lutte intégrée et à la gestion intégrée pour le bleuet en corymbe au Canada
- Agri-Réseau, Québec.
- AgriService BC. Berries (en anglais seulement).
- Agence canadienne d'inspection des aliments. D-02-04: D-02-04: D-02-04 : Programme de certification des bleuets et exigences phytosanitaires en territoire canadien visant à prévenir la dissémination de la mouche du bleuet (Rhagoletis mendax) au Canada.
- Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ).
- Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Agroentreprise. 2021. Publication 360B, Crop Protection Guide for Berries (en anglais seulement, PDF).
- Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Agroentreprise. Baies.
Personnes-ressources provinciales
British Columbia Ministry of Agriculture and Food (en anglais seulement)
- Spécialiste de la culture : Carolyn Teasdale Carolyn.Teasdale@gov.bc.ca
- Coordinateur du Programme des pesticides à usage limité : Caroline Bédard Caroline.Bedard@gov.bc.ca
Coordinateur du Programme des pesticides à usage limité
- BC Blueberries (en anglais seulement)
- Producteurs de fruits et légumes du Canada
- North American Blueberry Council (en anglais seulement)
Annexe
Définition des codes pour les tableaux de présence des ravageurs
Le codage est basé sur trois types de renseignements : la répartition, la fréquence et la pression du ravageur dans chaque province.
Présence, données disponibles | Fréquence | Répartition | Pression | Niveau de preoccupation phytosanitaire |
|---|---|---|---|---|
Présent, données disponibles | Annuelle | Étendue | Élevée | Préoccupation majeure |
Présent, données disponibles | Annuelle | Étendue | Modérée | Préoccupation modérée |
Présent, données disponibles | Annuelle | Étendue | Faible | Préoccupation mineure |
Présent, données disponibles | Annuelle | Localisée | Élevée | Préoccupation modérée |
Présent, données disponibles | Annuelle | Localisée | Modérée | Préoccupation mineure |
Présent, données disponibles | Annuelle | Localisée | Faible | Préoccupation mineure |
Présent, données disponibles | Sporadique | Étendue | Élevée | Préoccupation modérée |
Présent, données disponibles | Sporadique | Étendue | Modérée | Préoccupation mineure |
Présent, données disponibles | Sporadique | Étendue | Faible | Aucune préoccupation |
Présent, données disponibles | Sporadique | Localisée | Élevée | Préoccupation mineure |
Présent, données disponibles | Sporadique | Localisée | Modérée | Aucune préoccupation |
Présent, données disponibles | Sporadique | Localisée | Faible | Aucune préoccupation |
Présent, données non disponibles | - | - | - | Aucune préoccupation |
Présent, données non disponibles | - | - | - | Données non disponibles; situation préoccupante |
Non présent | - | - | - | Non présente |
Données non déclarées | - | - | - | Données non disponibles |
- Sans objet | ||||
References
- Agri-Réseau. 2017. Fiche technique du Scarabée du rosier (Rose Chafer) (PDF).
- AgriService BC. Produce Guides: Berries (en anglais seulement).
- Lambert, L., G.H. Laplante, O. Carisse and C. Vincent. 2013. Diseases, Pests and Beneficial Organisms of Strawberry, Raspberry and Blueberry. Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec. ISBN 978-2-7649-0230-1. 343 pp.
- Laplante, N., C. Lacroix and G. Gilbert. Les phytoplasmes dans le bleuet en corymbe (PDF). Réseau d'avertissements phytosanitaires – Bulletin d'information No. 11 — Petits Fruits 16-30 juin 2016.
- Michigan State University Extension. 2020. A Pocket Guide to IPM Scouting in Highbush Blueberries (PDF) (en anglais seulement).
- Ontario Ministry of Agriculture, Food and Agribusiness. Blueberry maggots.
- Rawath, D.D. 2004. Ecology and management of Ericaphis fimbriata (Hemiptera: Aphididae) in relation to the potential for spread of blueberry scorch virus. Canadian Entomologist 136: 711–718.
- University of Vermont, Extension. Brattleboro, VT. USA. Health and History of Highbush Blueberries (en anglais seulement).
- Wild Blueberry Production Guide 36. Blueberry Spittlebug (PDF) (en anglais seulement).