Format alternatif
Le bleuet nain, aussi connu sous le nom de bleuet sauvage, est le fruit d'une plante vivace indigène qui pousse dans le nord-est de l'Amérique du Nord. Il appartient à la famille des Éricacées (la famille des bruyères). Le bleuet nain est une production qui a la particularité d'être récoltée dans des peuplements sauvages gérés, contrairement au bleuet en corymbes qui est une plantation entretenue comme un verger. Parmi les espèces de bleuets nains récoltés, citons Vaccinium angustifolium et V. myrtilloides. Vaccinium angustifloium compose la majorité des espèces de bleuets nains exploitées au Canada.
Les peuples autochtones récoltaient des bleuets avant l'arrivée des colons européens en Amérique du Nord. Les premiers colons établis dans les provinces de l'Atlantique cueillaient les fruits pour leur subsistance ou pour la distribution locale. Les marchés se sont élargis à la suite des améliorations apportées aux méthodes de mise en marché et d'expédition ainsi que de la construction de conserveries dans le Maine et le long de la frontière du Canada avec les États-Unis au milieu des années 1800. En outre, l'application de meilleures méthodes de cueillette et de conduite culturale a fait grimper la production durant tout le XXe siècle. Depuis les années 1980, la production a bondi grâce aux améliorations de la conduite des bleuetières, notamment avec la lutte contre les mauvaises herbes et l'utilisation des abeilles pour la pollinisation.
De nos jours, la majeure partie des bleuets nains récoltés sont expédiés dans des usines de transformation pour y être surgelés à l'aide de la technologie de surgélation individuelle (IQF). Les baies sont ensuite vendues comme fruits surgelés ou sous forme de produits transformés (tartes, yogourt, crème glacée, confitures, jus et sirop).
Éditions précédentes, informations sur le droit d'auteur
- Sixième édition — 2025
Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2023
No de catalogue : A118-10/31-2023F-PDF
ISBN : 978-0-660-71665-7
No d'AAC : 13219F - Cinquième édition — 2021
Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2020
No de catalogue : A118-10/31-2020F-PDF
ISBN : 978-0-660-37565-6
No d'AAC : 13064F - Quatrième édition — 2019
Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2017
No de catalogue : A118-10/31-2017F-PDF
ISBN : 978-0-660-31552-2
No d'AAC : 12972F - Troisième édition — 2017
Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2014
No de catalogue : A118-10/31-2014F-PDF
ISBN : 978-0-660-07144-2
No d'AAC : 12595F - Deuxième édition — 2012
Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2011
No de catalogue : A118-10/31-2012F-PDF
ISBN : 9781-100-20656-1
No d'AAC : 11751F - Première édition — 2008
Profil de la culture du bleuet sauvage au Canada
No de catalogue : A118-10/1-2008F-PDF
ISBN : 978-1-662-4615-3
No d'AAC : 10305F
© Sa Majesté le Roi du Chef du Canada, représentée par le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (2008, 2012, 2017, 2019, 2021, 2025)
Pour de plus amples renseignements, rendez-vous au aafc.info.aac@agr.gc.ca ou composez sans frais le 1-855-773-0241.
Liste des tableaux
- Tableau 1. Renseignements généraux sur la production du bleuet nain au Canada, 2023
- Tableau 2. Réparation de la production du bleuet nain par province, 2023
- Tableau 3. Calendrier de production et de Lutte antiparasitaire de la culture du bleuet nain au Canada
- Tableau 4. Niveau de préoccupation phytosanitaire fondé sur les données d’occurrence des maladies dans la production de bleuets en corymbe au Canada
- Tableau 5. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les maladies du bleuet nain au Canada
- Tableau 6. Niveau de préoccupation phytosanitaire fondé sur les données d’occurrence des insectes et acariens nuisibles dans la production de bleuets en corymbe au Canada
- Tableau 7. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les insectes et acariens du bleuet nain au Canada
- Tableau 8. Présence de mauvaises herbes dans les productions du bleuet nain au Canada
- Tableau 9. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les mauvaises herbes du bleuet nain au Canada
Préface
Les profils de culture nationaux sont élaborés dans le cadre du Centre de la Lutte antiparasitaire d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Les profils de cultures fournissent des renseignements de base sur les pratiques de production et de Lutte antiparasitaire et présentent ce dont les producteurs ont besoin pour combler les lacunes et régler les problèmes de lutte liés à certaines cultures au Canada. Les profils sont dressés au moyen de vastes consultations auprès des intervenants et de la collecte de données auprès des provinces déclarantes. Les provinces déclarantes sont choisies en fonction de la superficie de la culture cible sur leur territoire (supérieure à 10 % de la production nationale) et elles fournissent des données qualitatives sur la présence d'organismes nuisibles et les pratiques de lutte intégrée utilisées par les producteurs. Pour la production de bleuet nain, les provinces déclarantes sont le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle‑Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard.
Les renseignements sur les problèmes liés aux organismes nuisibles et les moyens de lutte sont uniquement fournis à titre indicatif. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la culture du bleuet nain, le lecteur est invité à consulter les guides de production publiés par les provinces et les sites Web des ministères provinciaux qui sont énumérés à la rubrique Ressources à la fin du présent document. Pour obtenir des conseils sur les produits phytosanitaires agricoles qui sont homologués pour protéger les vergers de poiriers, le lecteur est invité à consulter les guides de production publiés par les provinces ainsi que la Base de données sur les pesticides de Santé Canada.
Aucun effort n'a été épargné pour assurer le caractère complet et l'exactitude des renseignements trouvés dans la publication. Agriculture et Agroalimentaire Canada n'assume aucune responsabilité pour les erreurs, les omissions ou les affirmations, explicites ou implicites, contenues dans toute communication écrite ou orale, reliée à la publication. Les erreurs signalées aux auteurs seront corrigées dans les mises à jour ultérieures.
Agriculture et Agroalimentaire Canada tient à remercier les spécialistes des cultures provinciaux, les spécialistes de secteur et les producteurs agricoles pour leur aide précieuse à la collecte d'informations pour la présente publication.
Pour toute question sur le profil de la culture, veuillez communiquer avec le :
Coordonnateur des profils de culture
Centre de la Lutte antiparasitaire
Agriculture et Agroalimentaire Canada
aafc.pmcinfo-clainfo.aac@agr.gc.ca
Production
Aperçu du secteur
Le bleuet (bleuet en corymbe et bleuet nain) est l'une des principales cultures fruitières du Canada pour ce qui est du volume de production et de la valeur à la ferme, après la pomme. En 2023, la production annuelle de bleuet nain au Canada a été de 106 692 tonnes métriques avec une valeur à la ferme de 121,6 millions de dollars. Cela représente une baisse de 33 % par rapport aux données de 2022, année où la production avait atteint un niveau record de 180,8 millions de dollars (données non présentées). La superficie cultivée en bleuet nain au Canada est demeurée stable au cours des 5 dernières années, s'établissant à 63 155 hectares en 2023 (Tableau 1).
Tableau 1. Renseignements généraux sur la production du bleuet nain au Canada, 2023
- 106 692 tonnes métriques
- 63 155 hectares
Source : Statistique Canada. Table 32-10-0364-01 – Superficie, production et valeur à la ferme des fruits commercialisés (site consulté le 2024-05-08).
- 121,6 millions de dollars
Source : Statistique Canada. Table 32-10-0364-01 – Superficie, production et valeur à la ferme des fruits commercialisés (site consulté le 2024-05-08).
- Fraîches : 1,24 kg/personne
- Transformées : 1,88 kg/personne
Source : Statistique Canada. Table 32-10-0054-10 – Aliments disponibles au Canada (site consulté le 2024-10-16).
- Fraîches : 19,7 millions de dollars
- Transformées : 304,4 millions de dollars
Source : Statistique Canada. L'application Web sur le commerce international de marchandises du Canada. Fraîches : HS # 0810.40.11 – Bleuets sauvages, frais. Transformées : 0811.90.11 – Bleuets sauvages non cuits ou cuits à l'eau ou à la vapeur, sucrés ou non, cong (site consulté le 2024-05-08).
- Fraîches : 8,3 millions de dollars
- Transformées : 33,5 millions de dollars
Source : Statistique Canada. L'application Web sur le commerce international de marchandises du Canada. Fraîches : HS # 0810.40.00.21 – Bleuets, myrtilles ou airelles bleues, sauvages, frais. Transformées : 0811.90.90.14 – Bleuets, sauvages, congelés, n cuits ou cuits à l'eau/vapeur, a/s addi sucre/édul (site consulté le 2024-05-08).
Régions productrices
Le bleuet nain n'est produit commercialement que dans les provinces de l'Est du Canada. Le Québec possède la plus grande superficie de production de bleuet nain avec 31 306 hectares (50 % de la production nationale). La Nouvelle-Écosse arrive quant à elle au deuxième rang, avec 15 153 hectares (24 % de la production nationale). Les autres provinces ayant une production importante sont le Nouveau-Brunswick (18 % de la production nationale) et l'Île-du-Prince-Édouard (8 % de la production nationale) (Tableau 2).
Région productrice | Superficie cultivée (hectares) | Pourcentage de la superficie nationale | Production mise en marché (tonnes métriques) | Pourcentage de la production nationale | Valeur à la ferme (millions de dollars) | Pourcentage de la valeur nationale |
|---|---|---|---|---|---|---|
Québec | 31 306 | 50 | 45 180 | 42 | 45,1 | 37 |
Nouveau-Brunswick | 11 136 | 18 | 27 219 | 25 | 21,1 | 17 |
Nouvelle-Écosse | 15 153 | 24 | 22 771 | 21 | 32,7 | 27 |
Île-du-Prince-Édouard | 5 097 | 8 | 11 325 | 11 | 21,9 | 17 |
Canada | 63 155 | 100 | 106 692 | 100 | 121,6 | 100 |
Source : Statistique Canada. Table 32-10-0364-01 – Superficie, production et valeur à la ferme des fruits commercialisés (site consulté le 2024-05-08). | ||||||
Pratiques culturales
Les bleuets nains sont une espèce vivace qui pousse à l'état sauvage. Un peuplement géré pour la production commerciale est considéré comme un champ. Ces bleuetiers poussent dans des sols sableux, graveleux et bien drainés, là où l'acidité du sol est à un niveau optimal, soit entre 4,3 et 5,0. L'espèce se propage par voie végétative au moyen de tiges souterraines à croissance lente appelées rhizomes qui produisent des racines et des repousses. Chaque plante, avec son système constitué de rhizomes, de racines et de pousses, est appelée un « clone ». Dans les bleuetières aménagées, les rhizomes peuvent s'allonger jusqu'à 38 cm en une seule saison.
La pollinisation est un élément important de la production de bleuets nains. La présence de brise-vent dans les bleuetières améliore l'efficacité des insectes pollinisateurs, générant ainsi une meilleure nouaison. Le cas échéant, la sélection des pesticides est faite de manière à préserver les pollinisateurs indigènes et exploités, lesquels sont nécessaires pour la production de fruits.
Les bleuets nains préfèrent les sols non perturbés. La lutte contre les mauvaises herbes, les insectes ravageurs et les maladies est obtenue par des méthodes de lutte chimiques et culturales telles que l'élagage et la fertilisation, plutôt que par cultivation. Le fauchage a habituellement lieu après la récolte, soit tard à l'automne, soit au début du printemps; il favorise la repousse durant l'année de « croissance végétative » sans récolte. Le fauchage et le brûlage favorisent la croissance de nouvelles tiges vigoureuses à partir des rhizomes et augmentent la production des boutons floraux. En général, les bleuetières sont complètement rasées tous les 2 ans afin d'accroître le nombre de bourgeons floraux. Les bleuetières ont un avantage concurrentiel par rapport aux autres plantes durant la repousse en raison de leur système racinaire étendu. Les bourgeons floraux se forment à l'automne de l'année de croissance végétative. Les plantes fructifient l'année suivante, soit « l'année de récolte ». En général, les bleuetières sont gérées avec seulement la moitié de la superficie récoltée annuellement.
Au fil des ans, les producteurs ont nivelé leurs champs pour mécaniser davantage leurs opérations, notamment la récolte. Cette innovation a révolutionné la production du bleuet nain. Dans les champs qui n'ont pas été nivelés ou qui sont situés en zones forestières, la récolte se fait encore à l'aide de râteaux manuels.
Le tableau suivant (tableau 3) décrit les pratiques de production des bleuets nains au fil des saisons.
Tableau 3. Calendrier de production et de Lutte antiparasitaire de la culture du bleuet nain au Canada
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Facteurs abiotiques limitant la production
Pollinisation
La pollinisation est essentielle à une bonne récolte de bleuets. Une mauvaise pollinisation peut être attribuable à de faibles effectifs de pollinisateurs ou à des conditions météorologiques défavorables. De nombreuses espèces d'abeilles indigènes pollinisent les bleuets nains; toutefois, la plupart du temps, les producteurs louent des pollinisateurs (par exemple, abeilles domestiques, mégachiles de la luzerne) afin de maximiser la pollinisation.
Températures extrêmes
Les gelées et le froid survenant pendant la floraison (juin) et avant la récolte ou plus tard dans l'été peuvent provoquer des baisses de rendement. En hiver et au printemps, le froid, les vents secs et une couverture insuffisante de neige peuvent entraîner un dessèchement mortel des parties supérieures des plants de bleuets. On peut planter des brise-vent et installer des barrières à neige pour atténuer les vents et empêcher la neige d'être soufflée à l'extérieur de la bleuetière. En outre, les étés chauds et secs peuvent nuire à la qualité des fruits et diminuer les rendements jusqu'à 50 %.
Maladies
Dans cette section
- Principaux enjeux
- Moisissure grise (Botrytis cinerea)
- Tache foliaire et des fruits (Exobasidium spp.)
- Chancre godronien et chancre à Fusicoccum (Godronia cassandrae)
- Rouille des feuilles (Thekospora minima)
- Pourriture sclérotique (Monilinia vaccinii-corymbosi)
- Chancre phomopsien (Phomopsis vaccinii)
- Blanc ou oïdium (Erysiphe vaccinii)
- Rouge (Exobasidium vaccinii)
- Tache septorienne (Septoria spp.)
- Tache valdensinéenne (Valdensinia heterodoxa)
- Balai de sorcière (Pucciniastrum goeppertianum)
Principaux enjeux
- Il faudrait mettre au point des produits antiparasitaires acceptables en production biologique, comme des biopesticides, pour lutter contre un certain nombre de maladies du bleuet nain.
- Il faut mieux comprendre l'impact des maladies foliaires sur le rendement ainsi que les effets d'atténuation des pratiques culturales comme le fauchage et la fertilisation sur le bleuet nain.
- Il faut établir des délais d'attente avant la récolte pour les nouveaux produits homologués qui permettent de respecter les limites maximales de résidus dans les fruits destinés à l'exportation et pour assurer la qualité marchande des récoltes.
- Il faut déterminer les effets à long terme de l'utilisation de fongicides sur les microorganismes utiles du sol, particulièrement les mycorhizes, qui jouent un rôle important dans l'absorption des éléments nutritifs par le bleuet nain.
- Il faut continuer d'élaborer et d'encourager fortement l'élaboration de protocoles d'assainissement de l'équipement et de biosécurité à l'égard des phytopathogènes.
- En raison de la sensibilité des cultures à différents stades et de la présence d'agents pathogènes, il faut modéliser les unités thermiques de croissance afin de permettre un calendrier des pratiques de gestion précis et adapté aux parcelles.
- Pour les évaluations provinciales de la présence de maladies par espèce, voir le tableau 4.
Maladie | Québec | Nouveau-Brunswick | Nouvelle-Écosse | Île-du-Prince-Édouard |
|---|---|---|---|---|
Moisissure grise | Aucune préoccupation | Préoccupation mineure | Préoccupation modérée | Préoccupation majeure |
Taches foliaires et taches sur les fruits | Préoccupation mineure | Préoccupation modérée | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation |
Chancre godronia / chancre fusicoccum | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Non présent |
Rouille des feuilles | Préoccupation modérée | Préoccupation majeure | Préoccupation modérée | Présent |
Pourriture sclérotique | Préoccupation majeure | Préoccupation majeure | Préoccupation modérée | Préoccupation majeure |
Chancre phomopsien | Préoccupation modérée | Aucune préoccupation | Préoccupation mineure | Présent |
Oïdium | Préoccupation mineure | Préoccupation mineure | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation |
Rouge | Préoccupation mineure | Préoccupation modérée | Préoccupation modérée | Aucune préoccupation |
Tache septorienne | Préoccupation majeure | Préoccupation modérée | Préoccupation modérée | Préoccupation majeure |
Tache valdensienne | Aucune préoccupation | Préoccupation mineure | Aucune préoccupation | Présent |
Rouille-balai de sorcière | Préoccupation mineure | Préoccupation mineure | Aucune préoccupation | Présent |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. | ||||
Prophylaxie
Pratiques | Moisissure grise | Pourriture sclérotique | Tache septorienne | Tache foliaire à valdensinia | Rouille des feuilles |
|---|---|---|---|---|---|
Sélection de variétés ou utilisation de variétés résistantes ou tolérantes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Ajustement de la date de semis ou de récolte | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Utilisée | Ne s'applique pas | Utilisée |
Rotation avec des cultures non hôtes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Sélection de l'emplacement de la culture | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Optimisation de la fertilisation pour favoriser une croissance équilibrée et réduire le stress de la culture | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Limitation des dommages mécaniques et causés par les insectes pour réduire les sites d'infection | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de matériel de multiplication exempt de maladies (graines, boutures, plantes à transplanter) | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Prévention
Pratiques | Moisissure grise | Pourriture sclérotique | Tache septorienne | Tache foliaire à valdensinia | Rouille des feuilles |
|---|---|---|---|---|---|
Désinfection de l'équipement | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Gestion du couvert végétal (éclaircissement, taille, espacement des rangs ou des plants, etc.) | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Ajustement de la profondeur de semis ou de plantation | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Gestion de l'irrigation (moment et durée de l'irrigation, quantité d'eau) pour réduire les périodes d'infection des maladies et gérer la croissance des plantes | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Gestion de l'humidité du sol (amélioration du drainage, culture sur plates-bandes surélevées, enchaussage, semis sur buttes ou billons, etc.) | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Élimination ou gestion des résidus de culture en fin de saison ou avant le semis | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Taille ou élimination du matériel infecté tout au long de la saison de croissance | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Élimination des autres hôtes (mauvaises herbes / plantes spontanées / plantes sauvages) dans le champs et à proximité | Utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Surveillance
Pratiques | Moisissure grise | Pourriture sclérotique | Tache septorienne | Tache foliaire à valdensinia | Rouille des feuilles |
|---|---|---|---|---|---|
Dépistage et piégeage de spores | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Tenue de dossier des suivis de maladies | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Dépistage de pathogènes par analyses de sol | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Lectures météorologiques pour la prédiction de maladies | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de technologies agricoles de précision (GPS, SIG) pour la collecte de données et la cartographie des maladies | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Aides à la décision
Pratiques | Moisissure grise | Pourriture sclérotique | Tache septorienne | Tache foliaire à valdensinia | Rouille des feuilles |
|---|---|---|---|---|---|
Seuil d'intervention économique | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Utilisation d'un modèle de prédiction comme aide à la prise de décision de traiter | Utilisée | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée |
Recommandation d'un conseiller agricole ou bulletin d'aide technique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Décision de traiter fondée sur l'observation des symptômes de maladie | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation d'instruments électroniques portatifs dans les champs pour l'identification de pathogènes ou de maladies ou pour la gestion de données | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Intervention
Pratiques | Moisissure grise | Pourriture sclérotique | Tache septorienne | Tache foliaire à valdensinia | Rouille des feuilles |
|---|---|---|---|---|---|
Utilisation de produits à divers modes d'action pour gérer le développement de résistance | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Incorporation au sol d'amendements et d'engrais verts qui ont des propriétés biofumigantes afin de réduire les populations de pathogènes | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Utilisation de biopesticides (pesticides microbiens et non conventionnels) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Entreposage en atmosphère contrôlée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Applications ciblées de pesticides (en bandes, traitements localisés, utilisation de pulvérisateurs à débit variable, etc.) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Sélection de pesticides épargnant les insectes auxiliaires, les pollinisateurs et les autres organismes non ciblés | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Pratiques spécifiques
Pratiques | Moisissure grise | Pourriture sclérotique | Tache septorienne | Tache foliaire à valdensinia | Rouille des feuilles |
|---|---|---|---|---|---|
Taille de régénération par fauchage ours par brûlage | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Tondeuse à barre faucheuse en prétraitement au pyrodésherbage | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Moisissure grise (Botrytis cinerea)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
La moisissure grise peut devenir un grave problème au cours de périodes d'humidité prolongées. La maladie touche les fleurs, les fruits et les feuilles. Les feuilles brunissent, et des inflorescences entières peuvent subir des dégâts. Par temps humide, les tissus infectés peuvent se couvrir de moisissure grise. Le gel et les lésions causées par les herbicides accroissent la sensibilité des bleuetières à la maladie. La moisissure grise peut également se développer pendant l'entreposage si les fruits sont contaminés ou ont été mal manipulés durant la récolte. Il peut aussi y avoir des pertes après la récolte si des bleuets infectés et meurtris sont entreposés ensemble.
Cycle biologique
Le champignon hiverne dans des fleurs, des feuilles, des tiges et des fruits de bleuetiers nains infectés ainsi que dans des mauvaises herbes infectées. Au printemps, l'agent pathogène produit des spores que le vent transporte sur les fleurs de bleuetiers. Après une infection des fleurs, une nouvelle sporulation a lieu, et les spores produites sont aéroportées sur d'autres tissus sensibles. Le nombre de cycles de la maladie et la gravité de l'infection dépendent de la fréquence des périodes froides et pluvieuses pendant la floraison et peu après. Les clones de bleuetiers à floraison hâtive sont les premiers à être infectés et deviennent la source des spores qui infecteront les clones à floraison plus tardive.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
La régénération du peuplement par brûlage à toutes les 2 ou 3 récoltes réduira l'inoculum hivernant de Botrytis cinerea. Le désherbage de la bleuetière et de son pourtour éliminera des sources de survie hivernale de la maladie. Parmi les mauvaises herbes qui sont des hôtes potentiels, mentionnons le cornouiller du Canada, la petite oseille, la verge d'or, l'immortelle blanche, les potentilles et certaines graminées. La surveillance de l'apparition d'infections causées par B. cinerea sur les clones à floraison hâtive aidera à déterminer s'il est nécessaire d'appliquer un fongicide. Le conditionnement sous atmosphère modifiée, à la suite d'un refroidissement rapide des fruits récoltés peut réduire le développement de la moisissure grise en entrepôt. D'autres moyens de gérer cette maladie sont énumérés au tableau 5.
Enjeux relatifs à la moisissure grise
- Il faut mettre au point des produits de lutte contre la moisissure grise pour les systèmes d'exploitation conventionnels et non conventionnels qui sont sans danger pour les pollinisateurs.
- Il faut continuer de faire des études en vue de déterminer le potentiel de nouvelles méthodes d'applications, comme le transport de biofongicides par les abeilles, pour lutter contre la moisissure grise.
- L'élaboration d'un modèle de prédiction pour mieux planifier le moment des traitements contre la moisissure grise serait profitable aux producteurs.
Tache foliaire et des fruits (Exobasidium spp.)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
La maladie des taches foliaires et des fruits est causée par des champignons du genre Exobasidium. C'est une nouvelle maladie des bleuetiers nains qui peut réduire le rendement et la qualité des baies. L'agent pathogène entraîne l'apparition de taches circulaires blanchâtres ou verdâtres sur les feuilles et les baies. Les bleuets infectés sont invendables.
Cycle biologique
On en sait peu sur le cycle biologique de ce pathogène qui attaque le bleuet nain dans l'est du Canada.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Aucune pratique n'est identifiée.
Enjeux relatifs à la tache foliaire et des fruits
Il faudrait faire une étude pour déterminer le cycle biologique de l'agent pathogène, les impacts de la maladie et les options de lutte au cours du cycle de production des bleuets nains.
Chancre godronien et chancre à Fusicoccum (Godronia cassandrae)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Godronia cassandrae infecte uniquement les nouveaux tissus ligneux. Les branches infectées sont tuées, ce qui réduit le rendement des bleuetiers nains.
Cycle biologique
Le champignon survit à l'hiver sous forme de mycélium dans les tiges vivantes et les collets. Les pycnides (organes produisant les spores) apparaissent dans les chancres et libèrent des spores durant les périodes pluvieuses. Des lésions apparaissent au niveau des cicatrices foliaires et à l'aisselle des bourgeons; elles finissent par anneler les tiges et causer leur flétrissement et leur mort. La plupart des infections se produisent au printemps et à l'automne.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Les pratiques de lutte culturale contre le chancre godronien consistent à tailler les branches infectées et à les détruire. De plus, l'élagage favorise une bonne circulation de l'air autour des bleuets nains et facilite le séchage des feuilles.
Enjeux relatifs au chancre godronien
Aucun enjeu n'a été rapporté.
Rouille des feuilles (Thekospora minima)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
De fortes éclosions de rouille des feuilles peuvent causer une grave défoliation dans les bleuetières en croissance végétative (année sans fructification). On observe, à la face supérieure des feuilles infectées, de petites taches rouges qui se fusionnent pour en former de plus grandes. Des petites cloques apparaissent à la face inférieure des feuilles et des pustules jaune orangé de spores se forment sur ces lésions. La défoliation prématurée due à la rouille nuit au développement des bourgeons fructifères et demeure un souci particulier pour les champs en croissance végétative. Des feuilles commencent à tomber à la fin de l'été et au début de l'automne.
Cycle biologique
La rouille des feuilles produit différents types de spores et requiert 2 hôtes pour compléter son cycle biologique. Au printemps, des éciospores produites sur les aiguilles des pruches du Canada sont transportées par le vent et infectent le nouveau feuillage des bleuetières. Des pustules de rouille se développent dans les lésions foliaires en mi-saison et libèrent des urédospores qui peuvent réinfecter les feuilles de bleuetiers. Le pathogène survit à l'hiver sous forme de téleutospores (spores en dormance) dans les lésions foliaires de bleuetiers; au printemps, ces spores germent, puis produisent des basidiospores qui iront réinfecter les pruches.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
La régénération par brûlage est bénéfique pour les bleuetières, car elle réduit les sources d'inoculum. L'élimination des pruches à proximité, l'hôte secondaire de la rouille, est également une bonne pratique pour réduire la pression de maladie. Une fertilisation excessive peut accroître la sensibilité des feuilles à la rouille des feuilles. D'autres moyens de lutte contre la rouille des feuilles sont énumérés au tableau 5.
Enjeux relatifs à la rouille des feuilles
- Il faut mieux comprendre l'impact de la rouille des feuilles sur le rendement des bleuetières ainsi que les effets d'atténuation des pratiques culturales, comme le fauchage et l'ajustement de la fertilisation.
- Il faut élaborer une approche de lutte intégrée contre la rouille des feuilles. L'élaboration d'un modèle de prédiction qui reposerait sur l'importance des infections chez les hôtes secondaires permettrait aux producteurs de bleuets de traiter la rouille en temps plus opportun.
Pourriture sclérotique (Monilinia vaccinii-corymbosi)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les périodes d'humidité prolongées favorisent le développement de la pourriture sclérotique. Le champignon infecte les fleurs, les feuilles et les fruits, faisant flétrir les feuilles et ratatiner les inflorescences. Les fruits infectés ratatinent et durcissent plusieurs semaines avant la récolte et se transforment en masses fongiques noires de baies momifiées.
Cycle biologique
Le champignon passe l'hiver sous la forme de baies momifiées et peut survivre pendant de nombreuses années. Pendant le débourrement, les baies momifiées forment des structures appelées apothécies, qui libèrent des ascospores. Par temps frais et humide, ces spores infectent les bourgeons végétatifs et floraux, et les symptômes de la maladie apparaissent après 10 à 20 jours. L'exposition au gel accroît la sensibilité des bourgeons à l'infection. Des conidies sont produites sur des pousses infectées qui génèrent à leur tour d'autres conidies qui germent près des fleurs, infectant les baies mûrissantes. Les fruits qui se développent à partir de fleurs infectées restent asymptomatiques presque jusqu'à leur maturité où ils tombent au sol sous forme de baies momifiées et le champignon termine son cycle.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
La régénération de la bleuetière par brûlage intensif aide à détruire les « baies momifiées ». Les mesures visant à améliorer le drainage du sol et la circulation d'air dans la bleuetière peuvent aussi contribuer à réduire la sensibilité des bleuets nains à la pourriture sclérotique. L'épandage d'un paillis de paille ou de copeaux de bois peut aider à prévenir la propagation de la pourriture sclérotique en recouvrant les baies momifiées. Une stratégie de gestion visant à améliorer le drainage et à créer des prises d'air peut également aider à prévenir cette maladie. D'autres moyens de lutte contre cette maladie sont énumérés au tableau 5.
Enjeux relatifs à la pourriture sclérotique
- Il faut peaufiner les modèles de surveillance existants pour pouvoir faire des prédictions adaptées au terrain.
- Il faut mettre au point de nouveaux fongicides appartenant à des groupes autres que celui des inhibiteurs de la déméthylation (IDM) pour lutter contre la pourriture sclérotique et pour gérer le développement de résistances aux fongicides.
- Les nouveaux produits homologués doivent être assortis de limites maximales de résidus acceptables pour les principaux marchés d'exportation (par exemple, l'Union européenne, l'Asie) et pour les marchés intérieurs.
- Il faut accélérer la recherche et l'homologation de solutions de rechange non conventionnelles aux fongicides classiques, en particulier pour les traitements qui sont effectués durant les années de récolte.
Chancre phomopsien (Phomopsis vaccinii)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Le chancre phomopsien s'observe dans les bleuetières en croissance végétative, de la fin juillet à la fin septembre. Les lésions de la maladie apparaissent à la base des tiges et se présentent comme des chancres allongés et aplatis qui provoquent la chute des tiges. Le chancre phomopsien peut être dévastateur pour les arbustes dans les zones basses où les dommages hivernaux et les gels printaniers sont problématiques. Toutefois, la maladie n'est pas aussi commune dans les bleuetières en fructification où elle peut être confondue avec le chancre godronien.
Cycle biologique
Les conidies sont propagées par les gouttes de pluie qui les éclaboussent tout au long de la saison de croissance du débourrement jusqu'en septembre. Des dommages mécaniques, hivernaux ou causés par les gels printaniers sont nécessaires pour qu'il y ait une infection de Phomopsis vaccinii, car les tissus blessés servent de points d'entrée aux conidies. Les dommages causés par la récolte mécanique ou le fauchage peuvent aussi favoriser des infections. Les tiges infectées durant la saison de croissance se flétrissent souvent à l'été.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
La surveillance des chancres phomopsiens dans les bleuetières doit se faire au début de septembre durant l'année de croissance végétative de la bleuetière. La régénération par brûlage réduirait l'incidence de la maladie. Il vaut mieux éviter de tailler négligemment la bleuetière, de travail du sol et de faire une fertilisation à la fin de l'été pour réduire au minimum les blessures mécaniques aux bleuetiers. De garder les bleuetiers bien hydratés durant les périodes prolongées de temps sec en été contribué à prévenir la maladie.
Enjeux liés au chancre phomopsien
Aucun enjeu n'a été rapporté.
Blanc ou oïdium (Erysiphe vaccinii)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Le blanc ou oïdium peut causer la chute précoce des feuilles, tant dans les champs en fructification que dans les champs en croissance végétative. Certains clones de bleuetiers présentent des taches irrégulières rougeâtres sur leurs feuilles, tandis que d'autres affichent un mycélium blanc abondant. La chute prématurée des feuilles peut nuire au développement des bourgeons floraux des repousses et réduire la production des bleuetières en fructification.
Cycle biologique
Le champignon hiverne dans les tissus infectés. Les premiers symptômes apparaissent au début de juillet et résultent des infections qui ont débuté 2 ou 3 semaines plus tôt. Les spores (conidies) sont produites dans le mycélium blanc à la surface des feuilles et sont propagées par le vent tout au long de la saison de croissance. La présence du blanc tend à être plus importante dans les bleuetières au sol léger, c'est-à-dire dans les sols sablonneux et graveleux, ainsi qu'au cours des étés chauds et secs. Une carence en phosphore peut aussi accentuer la gravité de la maladie.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
La régénération par brûlage peut réduire l'inoculum; toutefois, la sensibilité des clones de bleuetiers nains au blanc peut varier.
Enjeux relatifs au blanc
Aucun enjeu n'a été rapporté.
Rouge (Exobasidium vaccinii)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
En juin et en juillet, les plantes attaquées par le rouge développent un feuillage rouge facile à remarquer. Le pathogène infecte systématiquement toute la plante et en diminue la vigueur et le rendement. Étant donné que les bleuets nains infectés fleurissent peu, ils ne fructifient pas beaucoup non plus. Au milieu de l'été, les feuilles infectées tombent, et la maladie devient moins évidente. Chaque année, les symptômes réapparaissent sur les mêmes plantes qui finissent par s'affaiblir et mourir.
Cycle biologique
Le champignon hiverne dans les pousses et les rhizomes des bleuets nains, infectant petit à petit les nouvelles repousses de la plante mère. Les feuilles infectées rougissent et des structures sporifères apparaissent sur leur face inférieure. On sait peu de choses du rôle des spores dans la propagation de la maladie. On suppose que les infections au champ causées par des spores ne se produisent que si le temps humide persiste.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
La pratique de la régénération par brûlage ou de l'enfouissement des résidus de fauchage ne maîtrise pas les infections de rhizomes, car les bleuetiers sont infectés dans l'ensemble de leur système par l'agent pathogène. Cependant, cette pratique peut détruire de nouveaux foyers d'infection qui n'ont pas encore atteint les rhizomes.
Enjeux relatifs au rouge
- Les répercussions de cette maladie à l'échelle de l'industrie sont mineures, même si on constate une baisse du rendement dans certaines régions de production. Il faut approfondir les études sur la biologie du pathogène, l'impact de la maladie sur le rendement et la lutte contre la maladie et déterminer les effets bénéfiques potentiels de l'amélioration de la composition du sol.
- Il faut surveiller cette maladie pour en déterminer la gravité et la fréquence.
- Il faut obtenir plus de renseignements sur le potentiel des fongicides dans la lutte contre le rouge.
Tache septorienne (Septoria spp.)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les symptômes de la tache septorienne apparaissent sur la face inférieure des feuilles sous forme de petites cloques aqueuses semblables aux symptômes précoces de la rouille. Ces lésions se fusionnent ensuite pour former des taches brunes irrégulières. La tache septorienne peut entraîner la défoliation des bleuetières en croissance végétative et des bleuetières en fructification. Cela peut nuire au développement des bourgeons floraux durant l'année de croissance végétative (repousse) et réduire le rendement durant l'année de fructification.
Cycle biologique
Le champignon hiverne sur les feuilles et les débris de tiges infectées. Au printemps et au début de l'été, la litière infectée de l'année précédente peut causer l'apparition de lésions sur les parties inférieures des tiges. Les spores sont libérées de la fin du printemps au début de l'été, et les gouttes de pluie qui éclaboussent les spores contribuent au prochain cycle d'infection. Les feuilles infectées tombent prématurément en août et une infection secondaire peut commencer sur les feuilles mortes. La gravité de la tache septorienne dépend du nombre de périodes humides dans une saison de croissance.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
La régénération par brûlage intensif ou le fauchage réduira la source d'inoculum durant l'année de croissance végétative d'une bleuetière sous système de production biennale. D'autres moyens de lutte contre la tache septorienne sont énumérés au tableau 5.
Enjeux relatifs à la tache septorienne
- Il faut poursuivre les études pour déterminer l'impact de la tache septorienne sur le rendement ainsi que l'efficacité et la rentabilité de pratiques telles que le brûlage et les traitements chimiques pour lutter contre cette maladie.
- Il faut accélérer la recherche et l'homologation de produits antiparasitaires non conventionnels, y compris des solutions de rechange biologiques.
- Il faudrait également élaborer une approche de lutte à intrants réduits qui intègre des produits antiparasitaires non conventionnels, pour lutter contre la tache septorienne.
Tache valdensinéenne (Valdensinia heterodoxa)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Valdensinia heterodoxa entraîne le développement de grandes taches circulaires brun rougeâtre sur le feuillage. Les feuilles infectées tombent peu après l'apparition des symptômes. Cette maladie peut causer une importante défoliation tant dans les bleuetières en fructification que dans les bleuetières en croissance végétative.
Cycle biologique
Le champignon hiverne sous forme de sclérotes (organes de conservation) sur les feuilles infectées. Au printemps, de grandes spores (conidies) apparaissent sur les sclérotes. Après 2 à 3 jours de temps humide, des spores sont libérées et infectent des feuilles, causant de grandes lésions. Une nouvelle génération de spores est produite après une autre période de conditions humides (d'un à deux jours) et se propage dans le feuillage, où elle cause de nouvelles infections. Le champignon peut être propagé aisément d'une bleuetière à l'autre, par l'équipement, les chaussures, etc. Parmi les autres hôtes de Valdensinia heterodoxa, notons le framboisier sauvage, les jeunes pousses de bouleau et d'érable, le cornouiller quatre-temps et le fraisier sauvage.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Le nettoyage de l'équipement et des bottes avant de passer d'un champ à l'autre aidera à limiter la propagation de la maladie. Le nettoyage et l'assainissement des boîtes et des bacs servant à la récolte avant leur réutilisation contribueront aussi à limiter la propagation du pathogène. Les infections circonscrites peuvent être gérées par temps sec par brûlage à l'aide d'une torche portative à mauvaises herbes; cette taille réduira l'inoculum durant l'année de croissance végétative. Éviter de surfertiliser pour aider à réduire la sensibilité du feuillage à l'agent pathogène. D'autres moyens de lutte contre la tache valdensinéenne sont énumérés au tableau 5.
Enjeux relatifs à la tache valdensienne
- Il faut étudier davantage les répercussions des pratiques de production, comme la fertilisation et la taille par fauchage, sur l'incidence et la propagation de la tache valdensinéenne.
- On aurait besoin de produits antiparasitaires qui pourraient être utilisés dans les années autres que celle du brûlage (régénération) pour contrôler cette maladie.
- Les producteurs ont besoin de plus d'information sur l'identification et la gestion de cette maladie.
- Il faut accélérer la recherche et l'homologation de produits antiparasitaires non conventionnels, notamment pour effectuer des traitements dans les années de récolte.
Balai de sorcière (Pucciniastrum goeppertianum)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les plantes infectées par le balai de sorcière produisent des touffes serrées de rameaux qui portent peu de feuilles ou pas du tout de feuilles, et elles ne produisent pas de fruits. Les symptômes se manifestent l'année suivant l'infection et persistent de nombreuses années.
Cycle biologique
Pucciniastrum goeppertianum a un cycle biologique complexe et son hôte intermédiaire est le sapin baumier. De la mi-mai à la fin juin, des spores de rouille se développent sur les pousses infectées et germent pour produire un autre type de spores (basidiospores). Ces spores sont transportées par le vent sur des sapins baumiers où elles attaquent de jeunes aiguilles et produisent des éciospores. Ces éciospores sont ramenées par le vent dans les bleuetières où elles causent de nouvelles infections, stimulant la pousse de bourgeons latéraux qui donneront naissance à des tiges enflées qui créent des formes caractéristiques de balais de sorcière. Finalement, les téleutospores se forment sur les touffes renflées des balais de sorcière pour y hiverner. La maladie est chronique et chaque printemps apparaissent de nouvelles pousses qui servent de réservoir au champignon pendant de nombreuses années.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Étant donné que les infections sont systémiques et que les rhizomes demeurent infectés après le brûlage et/ou le passage d'une faucheuse à fléaux, ces pratiques ne sont pas efficaces pour maîtriser la maladie. Les bleuetiers infectés doivent être enlevés pour éliminer la source d'infection.
Enjeux relatifs au balai de sorcière
Aucun enjeu n'a été rapporté.
Insectes et acariens
Dans cette section
- Principaux enjeux
- Chrysomèle porte-case du bleuet (Neochlamisus cribripennis)
- Altise du bleuet (altise de l'airelle) (Altica sylvia)
- Cécidomyie du bleuet (cécidomyie des pousses de canneberges, cécidomyie des atocas) (Dasineura oxycoccana)
- Tisseuse du bleuet (tisseuse de l'airelle) (Croesia curvalana)
- Mouche du bleuet (Rhagoletis mendax)
- Tenthrède du bleuet (Neopareophora litura)
- Arpenteuse du bleuet (Speranza argillacearia) et autres arpenteuses
- Ptéromale galligène (Hemadas nubilipennis)
- Thrips du bleuet (Frankliniella vaccinii and Catinathrips kainos)
- Arpenteuse caténaire (Cingilia catenaria)
- Punaises : Punaise terne (Lygus lineolaris) et autres espèces du genre Lygus
- Tordeuse du bleuet (tordeuse à lignes rosées, lieuse à bandes rouges) (Aroga trialbamaculella)
- Drosophile à ailes tachetées (Drosophila suzukii)
- Chenille à houppes blanches (Orgyia leucostigma)
Principaux enjeux
- Étant donné le risque élevé de dommages, il est important de continuer à surveiller la présence de drosophiles à ailes tachetées dans les bleuetières. Il faut améliorer les approches de surveillance et établir des seuils d'intervention, d'autant plus que le climat des régions productrices est en train de changer.
- Afin d'améliorer la gestion des ravageurs dans les bleuetières, il est nécessaire d'offrir de la formation aux producteurs sur la surveillance et le dépistage.
- Il faudrait développer des programmes de lutte intégrée alternatifs contre la mouche du bleuet, qui proposent et encouragent l'utilisation de biopesticides. Les nouveaux programmes doivent toutefois offrir des niveaux de contrôle de cet insecte qui sont comparables à ceux des approches de l'agriculture conventionnelle. Le dépistage de la mouche du bleuet est devenu essentiel au Québec.
- Il faut également développer une approche de lutte intégrée contre l'altise du bleuet, et mettre au point un modèle de prédiction qui peut être utilisé au cours de l'année de croissance végétative de la bleuetière.
- Il faut des protocoles d'assainissement de l'équipement et de biosécurité pour les bleuetières. L'adoption de ces protocoles aidera les producteurs de bleuets nains à réduire la propagation des insectes nuisibles dans leurs bleuetières.
- Il est impératif d'établir des délais d'attente avant la récolte pour tous les nouveaux produits homologués qui respectent les limites maximales de résidus dans les fruits destinés à l'exportation, et pour assurer la qualité marchande des récoltes.
- Il faut homologuer des produits antiparasitaires sans danger pour les pollinisateurs qui ciblent des organismes nuisibles communs contre lesquels les producteurs de bleuets nains doivent lutter.
- Pour les évaluations provinciales de la présence des principaux insectes et acariens nuisibles, voir le tableau 6.
Tableau 6. Niveau de préoccupation phytosanitaire fondé sur les données d’occurrence des insectes et acariens nuisibles dans la production de bleuets en corymbe au Canadanote 1
Insecte / Acarien | Québec | Nouveau-Brunswick | Nouvelle-Écosse | Île-du-Prince-Édouard |
|---|---|---|---|---|
Chrysomèle porte-case du bleuet | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Non présent |
Altise de l'airelle | Préoccupation mineure | Préoccupation modérée | Préoccupation mineure | Aucune préoccupation |
Cécidomyie des atocas | Aucune préoccupation | Préoccupation mineure | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation |
Tisseuse de l'airelle | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Préoccupation mineure | Aucune préoccupation |
Mouche de l'airelle | Préoccupation modérée | Préoccupation majeure | Préoccupation majeure | Présent |
Tenthrède du bleuet | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Préoccupation mineure | Non présent |
Arpenteuse du bleuet | Préoccupation mineure | Préoccupation modérée | Préoccupation modérée | Aucune préoccupation |
Ptéromale galligène | Préoccupation mineure | Aucune préoccupation | Préoccupation mineure | Non présent |
Thrips du bleuets | Aucune préoccupation | Préoccupation mineure | Préoccupation mineure | Aucune préoccupation |
Arpenteuse caténaire | Préoccupation mineure | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Non présent |
Punaises | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Present | Non présent |
Tordeuse du bleuet | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Non présent |
Drosophile ailes tachetées | Préoccupation mineure | Préoccupation modérée | Préoccupation modérée | Préoccupation modérée |
Chenille à houppes blanches | Aucune préoccupation | Aucune préoccupation | Préoccupation mineure | Non présent |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. | ||||
Prophylaxie
Pratiques | Altise de l'airelle | Tisseuse de l'airelle | Mouche du bleuet | Arpenteuse du bleuet | Drosophile à ailes tachetées |
|---|---|---|---|---|---|
Sélection de variétés ou utilisation de variétés résistantes ou tolérantes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Ajustement de la date de semis ou de récolte | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée |
Rotation avec des cultures non hôtes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Sélection de l'emplacement de la culture | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Optimisation de la fertilisation pour favoriser une croissance équilibrée de la culture | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée |
Limitation des dommages mécaniques pour rendre les cultures moins attrayantes pour les ravageurs | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Réduction des populations de ravageurs dans le périmètre de la culture | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de barrières physiques (par exemple, paillis, filets, couvertures flottantes) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Utilisation de matériel de multiplication exempt de ravageurs (graines, boutures ou plantes à transplanter) | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Prévention
Pratiques | Altise de l'airelle | Tisseuse de l'airelle | Mouche du bleuet | Arpenteuse du bleuet | Drosophile à ailes tachetées |
|---|---|---|---|---|---|
Désinfection de l'équipement | Utilisée | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée |
Gestion du couvert végétal (éclaircissement, taille, espacement des rangs ou des plants, etc.) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Ajustement de la profondeur de semis ou de plantation | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Gestion de l'irrigation (moment et durée de l'irrigation, quantité d'eau) pour gérer la croissance des plantes | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Gestion de l'humidité du sol (amélioration du drainage, culture sur plates-bandes surélevées, enchaussage, semis sur buttes ou billons, etc.) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Enlèvement ou gestion des résidus de culture en fin de saison ou avant le semis | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Taille / élimination du matériel infesté tout au long de la saison de croissance | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Travail du sol / sarclage pour exposer les insectes nuisibles du sol | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Élimination d'autres hôtes (mauvaises herbes / plantes spontanées / plantes sauvages) dans le champ et à proximité | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Surveillance
Pratiques | Altise de l'airelle | Tisseuse de l'airelle | Mouche du bleuet | Arpenteuse du bleuet | Drosophile à ailes tachetées |
|---|---|---|---|---|---|
Dépistage / piégeage | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Tenue de dossiers des suivis de ravageurs | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Dépistage de ravageurs par analyse du sol | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Lectures météorologiques aux fins de la modélisation fondée sur les degrés-jours | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée |
Utilisation de technologies agricoles de précision (GPS, SIG) pour la collecte de données et la cartographie des ravageurs | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Aides à la décision
Pratiques | Altise de l'airelle | Tisseuse de l'airelle | Mouche du bleuet | Arpenteuse du bleuet | Drosophile à ailes tachetées |
|---|---|---|---|---|---|
Seuil d'intervention économique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de modèle de prédiction comme aide à la prise de décision de traiter | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée |
Recommandation d'un conseiller agricole ou bulletin d'information technique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Décision de traiter fondée sur l'observation de la présence de ravageurs à un stade de développement critique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation d'instruments électroniques portatifs dans les champs pour l'identification des ravageurs ou la gestion de données | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Intervention
Pratiques | Altise de l'airelle | Tisseuse de l'airelle | Mouche du bleuet | Arpenteuse du bleuet | Drosophile à ailes tachetées |
|---|---|---|---|---|---|
Utilisation de pesticides à divers modes d'action pour la gestion du développement de résistance | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Incorporation au sol d'amendements et d'engrais verts qui ont des propriétés biofumigantes afin de réduire les populations de ravageurs | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Utilisation de biopesticides (pesticides microbiens et non conventionnels) | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Dissémination d'agents de lutte biologique (arthropodes) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Préservation ou aménagement d'habitats pour la conservation ou le renforcement des moyens de lutte naturels (par exemple, préservation des aires naturelles et des haies et brise-vent, ajustement de la hauteur de la faucheuse-andaineuse, etc.) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de phéromones induisant une confusion sexuelle chez les insectes | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Perturbation de la reproduction par dissémination d'insectes stériles | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Piégeage | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée |
Applications ciblées de pesticides (en bandes, traitements localisés, utilisation de pulvérisateurs à débit variable, etc.) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Sélection de pesticides épargnant les insectes auxiliaires, les pollinisateurs et les autres organismes non ciblés | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Pratiques spécifiques
Pratiques | Altise de l'airelle | Tisseuse de l'airelle | Mouche du bleuet | Arpenteuse du bleuet | Drosophile à ailes tachetées |
|---|---|---|---|---|---|
Taille de régénération par fauchage ours par brûlage | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Surveillance en l'année de pousse végétatif | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Chrysomèle porte-case du bleuet (Neochlamisus cribripennis)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les adultes et les larves de la chrysomèle porte-case du bleuet se nourrissent des feuilles du bleuet nain, causant une importante défoliation s'ils sont présents en grand nombre. Se nourrissant de l'écorce des tiges, ce sont les adultes qui causent les dégâts les plus graves, leurs activités entraînant le dessèchement et la destruction de la plante en hiver. Les dégâts les plus graves surviennent dans les bleuetières en croissance végétative ou dans celles à la deuxième année de production dans un cycle de production sur 3 ans, où une fraction importante de la récolte peut être détruite en cas de fortes infestations. Les dommages sont légers durant l'année de récolte dans une rotation biennale, car on taille les clones.
Cycle biologique
L'organisme nuisible hiverne à l'état adulte dans la couche de feuilles mortes qui jonchent les bleuetières. Les adultes apparaissent en mai et pondent à la mi-juin. L'éclosion des œufs a lieu une dizaine de jours plus tard et les jeunes larves se nourrissent surtout de feuilles de bleuetiers. La pupaison a lieu après 3 stades larvaires, soit de la fin de juillet au début d'août. Les œufs, les larves et les pupes sont enfermés dans un étui en forme de cloche. La pupaison dure de 4 à 5 semaines, et les adultes de la deuxième génération restent actifs jusqu'en novembre.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Le brûlage peut réduire les populations de ce prédateur. Comme les populations de ces insectes ravageurs sont souvent contrôlées par plusieurs espèces de guêpes parasitoïdes, le recours à des produits chimiques est inutile. Il est très important d'exercer une surveillance hebdomadaire des bleuetières en repousse à l'aide d'un filet fauchoir, là où l'activité des adultes à l'automne peut occasionner d'importants dégâts.
Enjeux liés à la chrysomèle porte-case du bleuet
- La détection de la chrysomèle porte-case du bleuet dans les champs a augmenté. Une surveillance est justifiée.
- Il faut obtenir davantage de renseignements sur la biologie de la chrysomèle porte-case du bleuet et sur les dégâts qu'elle peut infliger aux cultures.
Altise du bleuet (altise de l'airelle) (Altica sylvia)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les altises du bleuet peuvent causer une importante défoliation lorsqu'elles sont présentes en grand nombre. Les adultes et les larves se nourrissent de feuilles du bleuetier. Les infestations surviennent à la fin de mai ou au début de juin, et peuvent apparaître tant dans les bleuetières en repousse que dans celles en fructification. Si elles demeurent incontrôlées, ces infestations peuvent entraîner de lourdes pertes, du fait que les clones ne lèveront pas ou ne grandiront pas durant l'année de croissance végétative.
Cycle biologique
L'œuf hiverne dans la couche de feuilles mortes et éclot en mai, alors que les feuilles commencent à se développer. Les larves passent par 3 stades larvaires avant d'entamer leur pupaison dans le sol. Les adultes émergent à la fin de juin, pondent à la fin de juillet et sont présents jusqu'à la fin d'août.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Le brûlage automnal ou printanier contribue à maîtriser les populations d'altises, parce que les œufs passent l'hiver dans la couche de feuilles mortes. La plupart des infestations ont lieu dans les bleuetières où le fauchage est mécanisé. Un filet fauchoir peut être utilisé pour faire les échantillonnages hebdomadaires. D'autres moyens de lutte contre l'altise du bleuet sont énumérés au tableau 7.
Enjeux liés à l'altise du bleuet
- Il faut faire de la recherche pour mettre au point des approches de lutte intégrée contre l'altise du bleuet, y compris des options de lutte qui seraient applicables aux bleuetières en repousse. Même si les impacts de ce ravageur à l'échelle sectorielle sont mineurs, ils peuvent être importants dans certaines régions.
- Il faudrait disposer d'insecticides non conventionnels qui sont sans danger pour les pollinisateurs, y compris des produits à base de Bacillus thuringiensis (Bt), pour contrôler l'altise du bleuet.
- Un modèle de prédiction de l'émergence des altises du bleuet qui est en cours de développement doit encore faire l'objet de vérifications sur le terrain.
Cécidomyie du bleuet (cécidomyie des pousses de canneberges, cécidomyie des atocas) (Dasineura oxycoccana)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les larves de la cécidomyie du bleuet se nourrissent des points végétatifs des pousses de bleuets, causant une déformation des feuilles, un débourrement prématuré des bourgeons secondaires et des ramifications excessives. En raison de cette croissance des pousses, le développement des bourgeons floraux pour la saison de fructification suivante peut être retardé, ce qui peut également les rendre plus sensibles à l'hiver.
Cycle biologique
La cécidomyie du bleuet hiverne dans le sol sous forme de pupe et émerge au printemps sous forme de mouche adulte. Les adultes de la première génération s'accouplent et les femelles pondent dans les bourgeons. Après l'éclosion, les larves se nourrissent dans ces bourgeons durant environ 10 jours. Les larves passent par 3 stades et, à leur maturité, elles tombent au sol pour s'empuper. Les adultes de la génération suivante émergent peu après. Il peut y avoir plusieurs générations par année.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Il est important d'appliquer des engrais bien équilibrés qui ne stimulent pas une croissance végétale excessive, plus attirante pour cet insecte. La présence de cécidomyie du bleuet s'observe par les extrémités noircies des pousses lorsque les bourgeons des feuilles se déploient au printemps. La surveillance par le dépistage et le suivi peut aider à déterminer si les seuils économiques ont été atteints et si des mesures de lutte sont justifiées. L'élagage par brûlage intensif est efficace contre ce ravageur.
Enjeux liés à la cécidomyie du bleuet
- Il faut faire étudier davantage la biologie de la cécidomyie du bleuet et ses impacts sur la croissance et le rendement du bleuetier nain.
- Il faut développer une approche de lutte intégrée qui intègre de meilleures méthodes de surveillance, des seuils de nuisance économique et de nouveaux pesticides pour les bleuetières conventionnelles et non conventionnelles afin de lutter efficacement contre la cécidomyie du bleuet.
Tisseuse du bleuet (tisseuse de l'airelle) (Croesia curvalana)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les jeunes larves de la tisseuse du bleuet peuvent causer de lourds dégâts en se nourrissant des bourgeons floraux en formation. Les larves se nourrissent aussi de feuilles et de fleurs. La défoliation peut être complète en cas d'infestation grave.
Cycle biologique
L'insecte hiverne sous la forme d'œufs dans la couche de feuilles mortes autour des bleuetières. L'éclosion des œufs a lieu d'avril à mai. Les larves se nourrissent de bourgeons, de jeunes feuilles et de fleurs, puis se tissent un abri à l'aide de feuilles et de leur soie, pendant la mue. Les larves s'empupent à l'intérieur de ces abris pendant le mois de juin. Les adultes font leur apparition du début à la fin de juillet, puis pondent dans la couche de feuilles mortes, de la fin de juillet au début d'août.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Le brûlage de la bleuetière durant l'année de croissance végétative peut contribuer à réduire le nombre de ravageurs qu'il y aura l'année de production suivante. D'autres moyens de lutte contre la tisseuse du bleuet sont énumérés au tableau 7.
Enjeux liés à la tisseuse du bleuet
Les producteurs ont besoin de renseignements sur le dépistage et la surveillance de cet insecte afin de mieux comprendre la fréquence du ravageur et les aider à déterminer l'importance des dommages causés par la tisseuse du bleuet.
Mouche du bleuet (Rhagoletis mendax)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
La mouche du bleuet est la plus grave menace de l'industrie du bleuet nain au Québec. Elle est reconnue comme étant l'insecte nuisible du bleuet nain le plus important. Ce ravageur consomme les parties intérieures des baies, les faisant se ratatiner et tomber prématurément. Même si les pertes directes de fruits sont d'une importance économique mineure, la présence de larves dans les fruits n'est aucunement tolérée dans certains marchés d'exportation. La présence de larves même en faible nombre sur les fruits récoltés en réduit considérablement la valeur marchande.
Cycle biologique
La majorité des pupes passent un hiver dans le sol, dans un état de diapause, un période de développement suspendu. Certaines prolongent leur diapause un deuxième ou un troisième hiver. Les mouches adultes émergent du sol entre la fin de juin et le début d'août, puis elles vivent une trentaine de jours. Les femelles pondent leurs œufs dans les fruits qui commencent à mûrir. Chaque femelle peut pondre jusqu'à 100 œufs, qui sont habituellement déposés sous l'épiderme du fruit. Les larves se développent à l'intérieur des baies et, une fois qu'elles ont atteint leur plein développement, elles se laissent choir au sol où elles s'empupent et hivernent. Cet insecte est univoltin.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Vu que la majorité des mouches émerge au cours de l'année de croissance végétative dans un système cultural sur 2 ans, il est important de maintenir les champs en fructification séparés de ceux en croissance végétative pour éviter de nouvelles infestations. Des pratiques d'assainissement comme la destruction des fruits tombés plutôt que de les composter, ainsi que la cueillette et l'élimination des baies infestées aideront à réduire les réinfestations. La lutte contre les mauvaises herbes qui abritent les mouches adultes peut également être utile. La surveillance des mouches adultes peut se faire au moyen de pièges adhésifs jaunes placés dans le pourtour de la bleuetière. Les exigences phytosanitaires interdisent le déplacement en territoire canadien des cultures infestées par la mouche du bleuet en vertu de la Loi sur la protection des végétaux du gouvernement fédéral afin de prévenir l'introduction ou la propagation de ce ravageur dans les régions exemptes d'organismes nuisibles au Canada. Ces exigences font également partie du Programme de certification des bleuets (PCB) Programme de certification des bleuets. D'autres moyens de lutte contre la mouche du bleuet sont énumérés au Tableau 7.
Enjeux liés à la mouche du bleuet
- Il faut absolument avoir un bon contrôle de la mouche du bleuet pour deux raisons. Premièrement, le ravageur est en train de s'établir dans de nombreuses régions productrices de bleuets nains. Deuxièmement, la possibilité de commercialisation des bleuets est grandement impactée, car la mouche du bleuet est un insecte réglementé (tolérance zéro) dans certains marchés d'exportation, et la tolérance de la présence de ses larves dans les baies est quasi nulle pour les fruits destinés à être vendus directement aux consommateurs.
- Il faut renforcer la surveillance (par exemple, piégeage de masse, modèles de prédiction d'émergence) pour prévenir l'introduction de la mouche du bleuet dans des régions non infestées et pour limiter les infestations de fruits.
- Le besoin de faire des traitements insecticides contre la mouche du bleuet à la fin du cycle de production des bleuetières rend plus difficile l'exportation de bleuets dans les marchés étrangers qui ont établi des limites maximales de résidus à l'importation. Il est important de prendre en compte les limites maximales de résidus/tolérances à l'exportation durant l'homologation de nouveaux insecticides.
- Il faut aussi développer d'autres approches de lutte intégrée, qui intègrent des pesticides non conventionnels comme des biopesticides, qui offrent un contrôle semblable à celui offert par les approches conventionnelles de lutte contre la mouche du bleuet.
- Il serait bon de trouver de nouveaux produits de lutte contre la mouche du bleuet qui sont sans danger pour les insectes bénéfiques afin d'encourager l'activité des prédateurs naturels.
- Il faut renforcer les mesures de biosécurité au Québec.
- Il faut établir des seuils d'intervention liés à la tolérance du marché envers les larves.
Tenthrède du bleuet (Neopareophora litura)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les larves de la tenthrède du bleuet se nourrissent de feuilles, et lorsque les pressions de ravageurs sont fortes, ces larves peuvent causer une grave défoliation. Les infestations sont habituellement cantonnées dans des parties isolées de la bleuetière.
Cycle biologique
Les adultes pondent en mai, dans les verticilles foliaires en formation. Les larves se nourrissent de feuillage jusqu'à la fin juin, moment où elles se déplacent au sol, tissent un cocon puis hivernent dans la litière de feuilles mortes. La pupaison a lieu le printemps suivant, et les adultes apparaissent moins de 2 semaines plus tard.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Le brûlage n'a pas un grand effet sur les populations de tenthrèdes, car les pupes sont souvent enfouies plus profondément dans le sol que d'autres insectes ravageurs et sont protégées. Plusieurs guêpes parasites (famille des Ichneumonidés) sont actives dans les bleuetières et maintiennent les populations de tenthrèdes à des niveaux assez bas. Toutefois, les parasites ne parviendront sans doute pas à contrôler une infestation assez tôt pour empêcher des pertes économiques. Il est important de surveiller les bleuetières chaque semaine au moyen d'un filet fauchoir. La tenthrède du bleuet est habituellement tenue en échec par les traitements destinés à d'autres insectes comme l'altise du bleuet ou les arpenteuses.
Enjeux liés à la tenthrède du bleuet
Il faut trouver de nouveaux produits antiparasitaires pour lutter contre la tenthrède de la myrtille.
Arpenteuse du bleuet (Speranza argillacearia) et autres arpenteuses
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les chenilles de plusieurs espèces d'arpenteuses se nourrissent du feuillage des bleuets nains. En cas d'éclosion majeure, la défoliation peut être complète. Dans les bleuetières en croissance végétative, les nouvelles pousses peuvent être complètement consommées. Les arpenteuses posent plus de problèmes dans les bleuetières dans lesquelles les plantes sont fauchées que dans celles qui sont régénérées par brûlage.
Cycle biologique
Les papillons adultes sont présents au milieu de l'été et pondent des œufs qui hiverneront dans la litière à la base des plants. L'éclosion des œufs, avec l'apparition des chenilles, a lieu lorsque la croissance des plantes reprend, au printemps. Les larves se nourrissent de feuilles et de bourgeons la nuit et se cachent dans la litière de feuilles au sol durant le jour. Elles finissent de se nourrir au début de l'été et s'empupent dans le sol : les adultes émergent vers le milieu de l'été.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Le brûlage peut réduire le nombre d'arpenteuses dans les bleuetières en détruisant les œufs hivernants. Plusieurs espèces de guêpes parasites s'attaquent à ce ravageur et contribuent à en limiter les populations. Ce ravageur peut être surveillé une fois par semaine, du début de mai jusqu'en juin, à l'aide d'un filet fauchoir, et des traitements correctifs peuvent être appliqués lorsque les seuils critiques sont atteints. D'autres moyens de lutte contre l'arpenteuse du bleuet sont énumérés au tableau 7.
Enjeux liés à l'arpenteuse du bleuet
Il faut des méthodes de traitement et des seuils d'intervention améliorés pour des traitements mieux ciblés contre l'arpenteuse du bleuet.
Ptéromale galligène (Hemadas nubilipennis)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Le ptéromale galligène cause la formation de galles (excroissances irrégulières) sur les tiges du bleuet nain en réaction à la ponte des œufs de l'insecte et à l'alimentation des larves. Le tissu à l'extrémité de la tige infestée est détruit, arrêtant la formation des bourgeons floraux. Si l'attaque survient durant le cycle végétatif, elle peut réduire les rendements de l'année suivante. Les galles peuvent aussi se détacher de la tige durant la récolte, être introduites dans la filière de transformation et aboutir dans le produit fini en tant que corps étrangers. Les infestations peuvent être importantes dans des champs qui ont été fauchés uniquement par fauchage mécanique durant de nombreuses années.
Cycle biologique
Les adultes sont presque tous des femelles. Ils émergent des galles de mai à juin, avant le débourrement, et pondent dans les pousses en formation. La ponte provoque la croissance anormale de tissus et la formation d'une loge autour de chaque œuf. L'éclosion des œufs a lieu 2 semaines plus tard, et les larves se nourrissent à l'intérieur de la loge, stimulant davantage la croissance de tissu végétal non différencié. Une galle finit par se former autour de plusieurs larves en train de se nourrir. Les larves hivernent dans la galle, s'empupent et en émergent à l'état adulte le printemps suivant.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
La régénération par brûlage des plantes peut avoir une certaine efficacité sur la diminution des populations de ptéromales galligènes.
Enjeux liés au ptéromale galligène
Il faut élaborer un protocole d'assainissement de l'équipement pour aider les producteurs à réduire la propagation du ptéromale galligène.
Thrips du bleuet (Frankliniella vaccinii et Catinathrips kainos)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Ces 2 espèces de thrips se nourrissent des feuilles du bleuet nain, provoquant leur enroulement autour de la tige. Dans les bleuetières en croissance végétative, les dégâts ne sont visibles qu'au printemps, sur des feuilles encore rattachées aux plantes. Dans les bleuetières en fructification, les feuilles ne se déploient pas normalement et ressemblent à des bourgeons hypertrophiés. La plupart des infestations sont localisées, mais parfois, elles peuvent couvrir plusieurs hectares. Les plantes infestées sont plus sensibles aux dommages causés par l'hiver et produisent moins de fruits.
Cycle biologique
Les 2 espèces qui attaquent les bleuets nains ont une apparence et un cycle biologique semblables. Les femelles adultes hivernent dans le sol pour en sortir en avril et en mai. Elles pondent dans les tissus foliaires, de mai à juin. Les larves sucent la sève des feuilles, ce qui amène ces dernières à s'enrouler. Frankliniella vaccinii s'empupe dans des feuilles enroulées tandis que C. kainos se laisse souvent choir au sol pour s'empuper et achever son développement. Les adultes apparaissent à la fin du mois de juillet.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Le dépistage des thrips et l'inspection des dommages causés commencent au début de juin. Les aires infestées peuvent être traitées le printemps suivant, quand les plantes sont petites et que les adultes qui ont hiverné commencent à apparaître. Dans certaines régions, le fait de retarder à la mi-juin le fauchage ou le brûlage de la bleuetière pour sa régénération après la colonisation des thrips durant l'année de repousse, s'est avéré efficace pour le contrôle des populations de thrips.
Enjeux liés aux thrips
- Il faut déterminer l'impact réel des thrips sur la récolte de bleuets.
- Il faut développer d'autres approches de gestion des thrips en raison de l'étroite fenêtre d'utilisation des produits antiparasitaires.
Arpenteuse caténaire (Cingilia catenaria)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
L'arpenteuse caténaire se nourrit d'une grande variété de plantes, dont les bleuets et les canneberges. Les dommages sont largement causés par les larves des derniers stades larvaires qui consomment à la fois des feuilles et des fruits. Lorsque les larves sont nombreuses, de grandes superficies de la bleuetière peuvent être complètement défoliées. Il est rare que de pareilles infestations se produisent, car elles apparaissent généralement par plaques dans la bleuetière.
Cycle biologique
Les papillons adultes émergent au début de septembre et sont présents jusqu'à la mi-octobre. Ils commencent à pondre peu après leur émergence. Les œufs sont attachés lâchement à la face inférieure des feuilles de la plante hôte. Une variété d'arbustes peut être une plante hôte appropriée, y compris le bleuet nain, toutefois, la fougère douce (Comptonia peregrina) est l'hôte préférée. Ce sont les œufs qui hivernent et l'éclosion commence au début de juin. Les jeunes larves récemment écloses squelettisent les feuilles, et à mesure qu'elles grossissent, elles dévorent les feuilles en entier. La pupaison a lieu dans la litière de feuilles mortes, du mois d'août au début de septembre.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
L'éradication des mauvaises herbes dans la bleuetière et à sa périphérie, en particulier de la comptonie voyageuse, peut rendre le site moins attrayant pour les femelles pondeuses. Plusieurs parasites naturels de l'arpenteuse caténaire ont été recensés. Parmi eux, mentionnons des mouches de la famille des Tachindae et des guêpes des familles des Braconidae, des Chalcididae et des Ichneumonidae. Le champignon pathogène Entomophthora aulicae et le virus de la polyédrose nucléaire (VPN) à capside multiple sont 2 organismes qui ont aussi été observés comme étant des moyens de lutte naturels.
Enjeux liés à l'arpenteuse caténaire
Aucun enjeu n'a été rapporté.
Punaises : Punaise terne (Lygus lineolaris) et autres espèces du genre Lygus
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les punaises se nourrissent de fruits et de bourgeons à feuilles et les endommagent. Ces dommages peuvent se produire en fin de saison n'importe où sur les fruits. La punaise terne a une vaste gamme d'hôtes et se nourrit de mauvaises herbes, de légumes, de fruits, de fleurs et d'arbustes. Elle perfore la peau des fruits et suce la sève, ce qui entraîne une déformation des fruits. La punaise terne préfère les bourgeons floraux et les fruits immatures.
Cycle biologique
La punaise terne adulte hiverne sous la litière de feuilles et de mauvaises herbes. À la fin du printemps, elle se déplace vers les mauvaises herbes et les fleurs sauvages, où elle pond ses œufs dans les tiges. Plusieurs générations peuvent se chevaucher en une année.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Le fait de garder les champs avoisinants exempts de mauvaises herbes et de faucher les bordures des champs peut rendre la zone moins attrayante pour les punaises ternes.
Enjeux liés aux punaises
Aucun enjeu n'a été rapporté.
Tordeuse du bleuet (tordeuse à lignes rosées, lieuse à bandes rouges) (Aroga trialbamaculella)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
La tordeuse du bleuet (aussi appelée lieuse à bandes rouges) est surtout présente dans les bleuetières en repousse, mais elle peut aussi se trouver dans les bleuetières en fructification. La larve tisse une toile autour des tiges et des feuilles pour les regrouper et elle se nourrit à l'intérieur de cet abri. Elle peut aussi faire de même avec les fruits et nuire ainsi à la croissance et à la récolte des baies. Les chenilles sont considérées comme des contaminants de la récolte sur l'équipement de terrain et les chaînes de transformation.
Cycle biologique
La tordeuse du bleuet hiverne à l'état de larve mature dans la litière au sol. La pupaison a lieu au printemps et les adultes commencent à émerger à la fin de juin. Les adultes pondent leurs œufs sous l'écorce et à l'aisselle des feuilles du bleuetier nain.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
En raison de l'importance de ce ravageur comme contaminant des récoltes, il doit absolument faire l'objet d'une surveillance.
Enjeux liés à la tordeuse du bleuet
- Il faut faire des études pour mieux comprendre les impacts de la tordeuse du bleuet dans les bleuetières en repousse sur le rendement de l'année suivante.
- Il serait utile de poursuivre le travail visant à déterminer les facteurs écologiques propices aux éclosions et à identifier des attractifs comportementaux.
- Des produits conventionnels et biologiques sont requis pour lutter contre la tordeuse du bleuet.
Drosophile à ailes tachetées (Drosophila suzukii)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
La drosophile à ailes tachetées s'attaque aux bleuets nains sauvages ou cultivés, à d'autres cultures de petits fruits ainsi qu'à des fruits à noyau. En se nourrissant de la pulpe du fruit, les larves la font brunir et ramollir. La chair endommagée constitue une porte d'entrée pour les infections fongiques et bactériennes secondaires qui contribuent à détériorer encore plus le fruit. Les blessures occasionnées entraînent des pertes économiques en rendant les fruits non commercialisables.
Cycle biologique
La drosophile à ailes tachetées hiverne à l'état adulte. Au printemps, après l'accouplement, la femelle pond sous la peau des fruits en maturation. La larve se nourrit et se développe à l'intérieur du fruit. En raison de la courte durée d'une génération et de la période prolongée de ponte, il peut y avoir plusieurs générations qui se chevauchent chaque année. Cet insecte peut être porté par le vent sur de courtes distances et transporté vers de nouvelles régions par le transport de fruits infestés.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Les pratiques d'assainissement comme l'enlèvement des fruits tombés et trop mûrs, l'élimination des vieux fruits dans les aires de transformation et sur l'équipement ainsi que l'enlèvement d'hôtes sauvages qui poussent à proximité peuvent aider à réduire la population de drosophiles à ailes tachetées. Une surveillance étroite peut se faire au moyen de pièges appâtés de vinaigre de cidre installés dans les champs avoisinants de fruits hôtes plus précoces. Commencer les traitements lorsque la première drosophile mâle est découverte. D'autres moyens de lutte contre la drosophile à ailes tachetées sont énumérés au tableau 7.
Enjeux liés à la drosophile à ailes tachetées
- Il faut faire des études sur la biologie de cet insecte dans l'est du Canada afin de mieux la comprendre. L'élaboration d'un modèle de degrés-jours pour la première émergence serait très utile pour la lutte contre ce ravageur.
- Il faut améliorer les approches de surveillance et établir des seuils d'intervention pour la drosophile à ailes tachetées dans les bleuetières.
- Il faut disposer de moyens de lutte efficaces contre cet insecte. Les nouveaux insecticides doivent être sans danger pour les pollinisateurs tout en satisfaisant aux exigences des délais d'attente avant la récolte et aux exigences des limites maximales de résidus pour les marchés canadiens et d'exportation afin d'assurer la commercialité des fruits.
- Il faut mettre au point des méthodes efficaces d'application d'insecticides durant la récolte.
Chenille à houppes blanches (Orgyia leucostigma)
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
La chenille à houppes blanches est essentiellement un ravageur forestier, mais étant un insecte généraliste, elle peut attaquer le bleuetier nain. Les larves se nourrissent du feuillage des bleuetiers et peuvent défolier complètement de grandes étendues d'une bleuetière. Les dégâts peuvent survenir à un moment critique du développement des pousses des bleuetiers autant dans les bleuetières en repousse que dans celles en fructification. Selon les données historiques enregistrées, les infestations sont sporadiques et se produisent tous les 20 ans, pouvant durer chaque fois de 2 à 3 ans.
Cycle biologique
Le parasite hiverne sous forme de masses d'œufs qui vont éclore de la fin de juin à la mi-juillet. Les chenilles des premiers stades larvaires se nourrissent sur la face supérieure des feuilles et peuvent facilement être dispersées par le vent. Après s'être alimentées pendant 6 semaines, elles s'empupent dans un cocon tissé lâchement sur des plantes hôtes, puis les adultes émergent de la mi-août à septembre. Les femelles pondent des masses d'œufs, lesquels sont protégés par une couche protectrice de mousse blanche.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Les populations de chenilles à houppes blanches sont normalement contrôlées par plusieurs parasites. Il faut surveiller la présence de chenilles des premiers stades larvaires dans les bleuetières en fructification et en repousse au début de juillet afin de synchroniser les pulvérisations. Les personnes travaillant dans des bleuetières fortement infestées doivent porter des vêtements de protection et un filtre antipoussière pour éviter d'entrer en contact avec les poils des chenilles, car ces poils se détachent facilement des chenilles et peuvent causer des irritations et des réactions allergiques chez les humains.
Enjeux liés à la chenille à houppes blanches
Aucun enjeu n'a été rapporté.
Mauvaises herbes
Dans cette section
Principaux enjeux
- Il serait nécessaire d'avoir de nouveaux herbicides sélectifs pour traiter les bleuetières conventionnelles et non conventionnelles, et il faudrait que ces produits agissent contre un éventail de mauvaises herbes ciblées afin de réduire la dépendance aux herbicides de prélevée à large spectre.
- Il serait aussi utile d'avoir des herbicides de post-levée qui agissent contre des espèces de graminées adventices, notamment des herbicides qui n'appartiennent pas au groupe 1, afin de faciliter la gestion de la résistance dans ces populations adventices.
- Il est impératif d'établir des délais d'attente avant la récolte pour tous les nouveaux produits homologués qui respectent les limites maximales de résidus dans les fruits destinés à l'exportation, et pour assurer la qualité marchande des récoltes.
- Il faut élaborer un protocole d'assainissement de l'équipement et de biosécurité pour les bleuetières afin d'aider les producteurs à réduire la dissémination de mauvaises herbes entre les bleuetières.
- Il faut étudier plus à fond l'effet de la fertilisation et du pH sur la croissance des mauvaises herbes vivaces.
- De nouveaux moyens de désherbage doivent être explorés pour la production biologique et pour réduire la dépendance aux herbicides chimiques.
- Pour les évaluations provinciales de la présence de mauvaises herbes par espèce, voir le tableau 8.
Mauvaises herbes | Québec | Nouveau-Brunswick | Nouvelle-Écosse | Île-du-Prince-Édouard |
|---|---|---|---|---|
Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Préoccupation modérée | Préoccupation modérée | Préoccupation mineure | Présent |
Graminées annuelles | Préoccupation majeure | Préoccupation modérée | Préoccupation modérée | Présent |
Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Préoccupation modérée | Préoccupation majeure | Préoccupation majeure | Préoccupation mineure |
Graminées vivaces | Préoccupation majeure | Préoccupation majeure | Préoccupation majeure | Présent |
Espèces ligneuses nuisibles | Préoccupation modérée | Préoccupation modérée | Préoccupation mineure | Aucune préoccupation |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. | ||||
Prophylaxie
Pratiques | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces | Espèces ligneuses nuisibles |
|---|---|---|---|---|---|
Sélection de variétés ou utilisation de variétés compétitives | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Ajustement de la date de semis ou de récolte | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Rotation des cultures | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Sélection de l'emplacement de la culture | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Optimisation de la fertilisation pour favoriser une croissance équilibrée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de matériel de propagation exempt de mauvaises herbes (graines, boutures ou plantes à transplanter) | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Semis direct ou travail réduit du sol pour réduire la germination des graines de mauvaises herbes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Utilisation de barrières physiques (par exemple, paillis) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Prévention
Pratiques | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces | Espèces ligneuses nuisibles |
|---|---|---|---|---|---|
Désinfection de l'équipement | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Gestion du couvert végétal (éclaircissement, taille, espacement des rangs ou des plants, etc.) | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Utilisée | Ne s'applique pas | Utilisée |
Ajustement de la profondeur de semis ou de plantation | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Gestion de l'irrigation (moment et durée de l'irrigation, quantité d'eau) pour maximiser la croissance de la culture | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Gestion de l'humidité du sol (amélioration du drainage, culture sur plates-bandes surélevées, enchaussage, semis sur buttes ou billons, etc.) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | ***Utilisée*** | ***Utilisée*** | ***Utilisée*** |
Lutte contre les mauvaises herbes dans les terrains non cultivés | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Lutte contre les mauvaises herbes durant les années sans culture / l'année précédant la plantation | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Surveillance
Pratiques | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces | Espèces ligneuses nuisibles |
|---|---|---|---|---|---|
Surveillance et inspection des champs | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Tenue de dossiers sur l'incidence des mauvaises herbes, incluant des mauvaises herbes résistantes aux herbicides | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de technologies agricoles de précision (GPS, SIG) pour la collecte de données et la cartographie des mauvaises herbes | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Aides à la décision
Pratiques | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces | Espèces ligneuses nuisibles |
|---|---|---|---|---|---|
Seuil d'intervention économique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Recommandation d'un conseiller agricole ou bulletin d'information technique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Décision de traiter fondée sur l'observation de la présence de mauvaises herbes à un stade de développement critique | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Décision de traiter fondée sur l'observation de dommages causés à la culture | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation d'instruments électroniques portatifs dans les champs pour l'identification des mauvaises herbes ou pour la gestion de données | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Intervention
Pratiques | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces | Espèces ligneuses nuisibles |
|---|---|---|---|---|---|
Utilisation d'herbicides à divers modes d'action pour la gestion du développement de résistance | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Incorporation au sol d'amendements et d'engrais verts ayant des propriétés biofumigantes pour réduire les populations de mauvaises herbes | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Utilisation de biopesticides (pesticides microbiens et non conventionnels) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée |
Dissémination d'agents de lutte biologique (arthropodes) | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée | Utilisée | N'est pas utilisée | N'est pas utilisée |
Désherbage mécanique (sarclage / travail du sol) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Désherbage manuel (arrachage à la main, binage, flammage) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Utilisation de la technique du faux semis sur planche d'ensemencement | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas | Ne s'applique pas |
Applications ciblées de pesticides (en bandes, applications localisées, utilisation de pulvérisateurs à débit variable, etc.) | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Sélection d'herbicides épargnant les insectes auxiliaires, les pollinisateurs et les autres organismes non ciblés | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Pratiques spécifiques
Pratiques | Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles | Graminées annuelles | Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces | Graminées vivaces | Espèces ligneuses nuisibles |
|---|---|---|---|---|---|
Taille de régénération par fauchage ours par brûlage | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée | Utilisée |
Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023. Notes Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province. | |||||
Toutes les mauvaises herbes
Renseignements sur l’organisme nuisible
Dommages
Les mauvaises herbes concurrencent les autres végétaux pour l'espace, l'eau et les éléments nutritifs, réduisant ainsi la vigueur et le rendement des bleuetières. Elles peuvent faire de l'ombre aux cultures, ce qui peut nuire à la formation des bourgeons. Les mauvaises herbes peuvent aussi servir d'hôtes intermédiaires à des insectes et des maladies. Leur présence peut aussi compliquer la récolte des bleuets.
Cycle biologique
Feuilles larges et graminées annuelles : Les mauvaises herbes annuelles ont un cycle biologique d'un an : germination des graines, croissance végétative, floraison et production de graines. Elles produisent de grandes quantités de graines qui peuvent demeurer viables dans le sol pendant plusieurs années et ne germer que lorsque les conditions sont favorables.
Feuilles larges et graminées vivaces : Les mauvaises herbes vivaces sont des plantes herbacées ou ligneuses qui vivent plusieurs années. Elles peuvent se reproduire et se propager par leur semence, par l'expansion de divers types de systèmes racinaires et d'autres mécanismes de multiplication végétative.
Lutte antiparasitaire
Lutte culturale
Pour prévenir l'introduction de mauvaises herbes dans une bleuetière, il est important de bien nettoyer l'équipement avant de passer d'un champ à un autre, d'utiliser de la paille exempte de mauvaises herbes pour le brûlage des mauvaises herbes et la lutte contre celles-ci le long des routes et autour du périmètre des champs. L'enlèvement et la coupe des mauvaises herbes avant la grenaison peuvent aussi prévenir la dispersion des graines. Évitez l'application excessive d'engrais et réduisez le pH du sol pour améliorer la capacité de concurrence des bleuetières. L'élimination des zones dénudées par la plantation de jeunes plants de bleuets permettra de réduire les endroits propices à l'établissement de mauvaises herbes. La régénération par brûlage détruit les parties aériennes et les graines de mauvaises herbes. Toutefois, la taille par brûlage ou par fauchage peut seulement éliminer des mauvaises herbes vivaces, car ces pratiques ne détruisent pas complètement les systèmes racinaires, ce qui permettra à ces mauvaises herbes de repousser. D'autres moyens de lutte contre les mauvaises herbes sont énumérés au tableau 9.
Enjeux liés aux feuilles larges et aux graminées annuelles
- Il faut mieux comprendre l'impact de la fertilisation du sol et de sa teneur en éléments nutritifs sur la croissance et la vigueur des mauvaises herbes annuelles à feuilles larges.
- Il serait bon d'homologuer des herbicides de post-levée de groupes chimiques autres que le groupe 1, pour faciliter la gestion de la résistance.
- Parmi les mauvaises herbes émergentes qui causent des problèmes figurent le panic capillaire (Panicum capillare), une graminée annuelle, et le mélampyre des champs (Melampyrum lineare), une annuelle à feuilles larges.
- Des options de désherbage biologique sont nécessaires pour les exploitations de bleuetiers nains.
Enjeux liés aux feuilles larges et aux graminées vivaces
- Il faut améliorer la compréhension de l'éventail des mauvaises herbes qui sont contrôlées par les herbicides offerts actuellement pour la prise de meilleures décisions de traitement.
- Il faudrait obtenir un complément d'information sur le meilleur moment de faire des traitements herbicides et sur les impacts de la combinaison d'herbicides pour le contrôle des vivaces à feuilles larges.
- De nouveaux produits herbicides sont nécessaires pour contrôler un éventail de mauvaises herbes déterminées, afin de faire des traitements plus ciblés et de réduire la nécessité de recourir à des herbicides de prélevée à large spectre.
- Le millepertuis (Hypericum perforatum), l'apocyn à feuilles d'androsème (Apocynum androsaemifolium), les aronies (Photinia spp.), les ronces (Rubus spp.), les vesces (Vicia spp.), la petite oseille (Rumex acetosella), les épervières (Hieracium), les scirpes (Scirpus spp.) et les comptonies (Comptonia spp.) sont des mauvaises herbes particulièrement difficiles à contrôler.
- Il faut élaborer des protocoles sanitaires pour l'équipement afin d'aider les producteurs à réduire la dissémination de mauvaises herbes entre les bleuetières. De plus, il faut élaborer une approche efficace pour informer les producteurs des protocoles sanitaires.
- Il faut faire de la recherche sur les effets de la fertilisation et du pH sur la croissance des mauvaises herbes vivaces.
- Les mauvaises herbes vivaces, dont la danthonie à épi (Danthonia spicata) et les fétuques (Festuca spp.), représentent un problème croissant dans les champs de bleuets nains. Il faudrait disposer de nouveaux herbicides pour les bleuetières conventionnelles et non conventionnelles afin de gérer le développement de résistance aux produits chez les mauvaises herbes.
- D'autres approches de lutte contre les mauvaises herbes, y compris des méthodes de lutte biologique et différents calendriers d'application qui brisent les cycles des mauvaises herbes, sont nécessaires.
Ressources
Ressources relatives à la lutte intégrée et à la gestion intégrée de la production du bleuet nain au Canada
- Agri-Réseau, Québec.
- Agence canadienne d'inspection des aliments. D-02-04: D-02-04 : Programme de certification des bleuets et exigences phytosanitaires en territoire canadien visant à prévenir la dissémination de la mouche du bleuet (Rhagoletis mendax) au Canada.
- Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Agroentreprise. 2021. Publication 360B, Crop Protection Guide for Berries.
- Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Agroentreprise. Baies.
- Perennia. Wild Blueberries (en anglais seulement).
- Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ).
- Wild Blueberry Network Information Centre (en anglais seulement).
Personnes-ressources à l'échelle provinciale
Province | Ministère | Spécialistes provinciaux | Coordonnateur du Programme des pesticides à usage limité |
|---|---|---|---|
Québec | Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec | Pierre-Olivier Martel | Mathieu Côté |
Nouveau-Brunswick | Nouveau-Brunswick Ministère de Agriculture, Aquaculture et Pêches | Michel Melanson | Vanessa Deveau |
Nouvelle-Écosse | Nova Scotia Department of Agriculture (en anglais seulement) | S/O | Deney Augustine Joseph |
Hugh Lyu | Deney Augustine Joseph | ||
Île-du-Prince-Édouard | Cameron Menzies | Shauna Barry |
Associations provinciales des producteurs de bleuets nains
- Bleuets NB
- Producteurs de fruits et légumes du Canada
- Ontario Berry Growers Association (en anglais seulement)
- PEI Wild Blueberry Growers Association (en anglais seulement)
- Syndicat des producteurs de bleuets du Québec
- Wild Blueberry Producers Association of Nova Scotia (en anglais seulement)
Annexe
Définition des codes pour les tableaux de présence des ravageurs
Le codage est basé sur trois types de renseignements : la répartition, la fréquence et la pression du ravageur dans chaque province.
Présence, données disponibles | Fréquence | Répartition | Pression | Niveau de preoccupation phytosanitaire |
|---|---|---|---|---|
Présent, données disponibles | Annuelle | Étendue | Élevée | Préoccupation majeure |
Présent, données disponibles | Annuelle | Étendue | Modérée | Préoccupation modérée |
Présent, données disponibles | Annuelle | Étendue | Faible | Préoccupation mineure |
Présent, données disponibles | Annuelle | Localisée | Élevée | Préoccupation modérée |
Présent, données disponibles | Annuelle | Localisée | Modérée | Préoccupation mineure |
Présent, données disponibles | Annuelle | Localisée | Faible | Préoccupation mineure |
Présent, données disponibles | Sporadique | Étendue | Élevée | Préoccupation modérée |
Présent, données disponibles | Sporadique | Étendue | Modérée | Préoccupation mineure |
Présent, données disponibles | Sporadique | Étendue | Faible | Aucune préoccupation |
Présent, données disponibles | Sporadique | Localisée | Élevée | Préoccupation mineure |
Présent, données disponibles | Sporadique | Localisée | Modérée | Aucune préoccupation |
Présent, données disponibles | Sporadique | Localisée | Faible | Aucune préoccupation |
Présent, données non disponibles | - | - | - | Aucune préoccupation |
Présent, données non disponibles | - | - | - | Données non disponibles; situation préoccupante |
Non présent | - | - | - | Non présente |
Données non déclarées | - | - | - | Données non disponibles |
- Sans objet | ||||
Références
- Agriculture et Agroalimentaire Canada. 2016. Maladies du bleuetier nain et identification de ces maladies. [Hildebrand, P. D., W. E. Renderos, et R.W. Delbridge]. No d'AAC 12476F. ISBN : 978-0-660-04185-8. No de catalogue A59-37/2016F-PDF.
- Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ). 2016. Wild Blueberry Production Guide…in a context of sustainable development. Pub. No. PAUT0108-PDF.
- Drummond, F., J. Smagula, S. Annis, et D. Yarborough. 2009. The University of Maine. Cooperative Extension: Maine Wild Blueberries. Organic Management (en anglais seulement) – Maine Agricultural and Forest Experiment Station Bulletin 852: Organic Wild Blueberry Production. ISSN : 1070-1494.
- Lambert, L., G. H. Laplante, O. Carisse et C. Vincent. 2013. Maladies, ravageurs et organismes bénéfiques du fraisier, du framboisier et du bleuetier. Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec. ISBN 978-2-7649-0230-1. 343 p.
- Ministère de l'Agriculture, de l'Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick. 2017. Guide de lutte intégrée contre les mauvaises herbes dans les bleuetières (PDF). Feuillet de renseignements sur les bleuets sauvages C.4.2.0
- Nouveau-Brunswick Agriculture, Aquaculture et Pêches. Bleuets sauvages.
- Reekie, M., McKenzie, K et B. Lees. The biology and pest potential of cranberry tipworm (Diptera Cecidomyiidae) in lowbush blueberry (en anglais seulement). 2009. Proceedings of the IX International Vaccinium Symposium, International Society for Horticultural Science, Acta Horticulture 810, p. 401-410.
- Wild Blueberry Producers Association of Nova Scotia. 2011. Wild Blueberry Fact Sheet: Blueberry Gall Midge (en anglais seulement) (PDF).
- University of Maine. 2017. Cooperative Extension: Maine Wild Blueberries. Insects – 208-Blueberry Tip Midge (en anglais seulement). Fact Sheet No. 208.
- University of Maine. 1994. Cooperative Extension: Maine Wild Blueberries. Insects – 205-Red-Striped Fireworm (Aroga trialbamaculella Cham.) (en anglais seulement). Fact Sheet No. 205.