Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2023

Le bleuet nain, aussi connu sous le nom de bleuet sauvage, est le fruit d'une plante vivace indigène qui pousse dans le nord-est de l'Amérique du Nord. Il appartient à la famille des Éricacées (la famille des bruyères). Le bleuet nain est une production qui a la particularité d'être récoltée dans des peuplements sauvages gérés, contrairement au bleuet en corymbes qui est une plantation entretenue comme un verger. Parmi les espèces de bleuets nains récoltés, citons Vaccinium angustifolium et V. myrtilloides. Vaccinium angustifloium compose la majorité des espèces de bleuets nains exploitées au Canada.

Les peuples autochtones récoltaient des bleuets avant l'arrivée des colons européens en Amérique du Nord. Les premiers colons établis dans les provinces de l'Atlantique cueillaient les fruits pour leur subsistance ou pour la distribution locale. Les marchés se sont élargis à la suite des améliorations apportées aux méthodes de mise en marché et d'expédition ainsi que de la construction de conserveries dans le Maine et le long de la frontière du Canada avec les États-Unis au milieu des années 1800. En outre, l'application de meilleures méthodes de cueillette et de conduite culturale a fait grimper la production durant tout le XXe siècle. Depuis les années 1980, la production a bondi grâce aux améliorations de la conduite des bleuetières, notamment avec la lutte contre les mauvaises herbes et l'utilisation des abeilles pour la pollinisation.

De nos jours, la majeure partie des bleuets nains récoltés sont expédiés dans des usines de transformation pour y être surgelés à l'aide de la technologie de surgélation individuelle (IQF). Les baies sont ensuite vendues comme fruits surgelés ou sous forme de produits transformés (tartes, yogourt, crème glacée, confitures, jus et sirop).

Éditions précédentes, informations sur le droit d'auteur

  • Sixième édition — 2025
    Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2023
    No de catalogue : A118-10/31-2023F-PDF
    ISBN : 978-0-660-71665-7
    No d'AAC : 13219F
  • Cinquième édition — 2021
    Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2020
    No de catalogue : A118-10/31-2020F-PDF
    ISBN : 978-0-660-37565-6
    No d'AAC : 13064F
  • Quatrième édition — 2019
    Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2017
    No de catalogue : A118-10/31-2017F-PDF
    ISBN : 978-0-660-31552-2
    No d'AAC : 12972F
  • Troisième édition — 2017
    Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2014
    No de catalogue : A118-10/31-2014F-PDF
    ISBN : 978-0-660-07144-2
    No d'AAC : 12595F
  • Deuxième édition — 2012
    Profil de culture du bleuet nain au Canada, 2011
    No de catalogue : A118-10/31-2012F-PDF
    ISBN : 9781-100-20656-1
    No d'AAC : 11751F
  • Première édition — 2008
    Profil de la culture du bleuet sauvage au Canada
    No de catalogue : A118-10/1-2008F-PDF
    ISBN : 978-1-662-4615-3
    No d'AAC : 10305F

© Sa Majesté le Roi du Chef du Canada, représentée par le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (2008, 2012, 2017, 2019, 2021, 2025)

Pour de plus amples renseignements, rendez-vous au aafc.info.aac@agr.gc.ca ou composez sans frais le 1-855-773-0241.

Liste des tableaux

Préface

Les profils de culture nationaux sont élaborés dans le cadre du Centre de la Lutte antiparasitaire d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Les profils de cultures fournissent des renseignements de base sur les pratiques de production et de Lutte antiparasitaire et présentent ce dont les producteurs ont besoin pour combler les lacunes et régler les problèmes de lutte liés à certaines cultures au Canada. Les profils sont dressés au moyen de vastes consultations auprès des intervenants et de la collecte de données auprès des provinces déclarantes. Les provinces déclarantes sont choisies en fonction de la superficie de la culture cible sur leur territoire (supérieure à 10 % de la production nationale) et elles fournissent des données qualitatives sur la présence d'organismes nuisibles et les pratiques de lutte intégrée utilisées par les producteurs. Pour la production de bleuet nain, les provinces déclarantes sont le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle‑Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard.

Les renseignements sur les problèmes liés aux organismes nuisibles et les moyens de lutte sont uniquement fournis à titre indicatif. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la culture du bleuet nain, le lecteur est invité à consulter les guides de production publiés par les provinces et les sites Web des ministères provinciaux qui sont énumérés à la rubrique Ressources à la fin du présent document. Pour obtenir des conseils sur les produits phytosanitaires agricoles qui sont homologués pour protéger les vergers de poiriers, le lecteur est invité à consulter les guides de production publiés par les provinces ainsi que la Base de données sur les pesticides de Santé Canada.

Aucun effort n'a été épargné pour assurer le caractère complet et l'exactitude des renseignements trouvés dans la publication. Agriculture et Agroalimentaire Canada n'assume aucune responsabilité pour les erreurs, les omissions ou les affirmations, explicites ou implicites, contenues dans toute communication écrite ou orale, reliée à la publication. Les erreurs signalées aux auteurs seront corrigées dans les mises à jour ultérieures.

Agriculture et Agroalimentaire Canada tient à remercier les spécialistes des cultures provinciaux, les spécialistes de secteur et les producteurs agricoles pour leur aide précieuse à la collecte d'informations pour la présente publication.

Pour toute question sur le profil de la culture, veuillez communiquer avec le :

Coordonnateur des profils de culture
Centre de la Lutte antiparasitaire
Agriculture et Agroalimentaire Canada
aafc.pmcinfo-clainfo.aac@agr.gc.ca

Production

Aperçu du secteur

Le bleuet (bleuet en corymbe et bleuet nain) est l'une des principales cultures fruitières du Canada pour ce qui est du volume de production et de la valeur à la ferme, après la pomme. En 2023, la production annuelle de bleuet nain au Canada a été de 106 692 tonnes métriques avec une valeur à la ferme de 121,6 millions de dollars. Cela représente une baisse de 33 % par rapport aux données de 2022, année où la production avait atteint un niveau record de 180,8 millions de dollars (données non présentées). La superficie cultivée en bleuet nain au Canada est demeurée stable au cours des 5 dernières années, s'établissant à 63 155 hectares en 2023 (Tableau 1).

Tableau 1. Renseignements généraux sur la production du bleuet nain au Canada, 2023

Production au Canada
  • 106 692 tonnes métriques
  • 63 155 hectares

Source : Statistique Canada. Table 32-10-0364-01 – Superficie, production et valeur à la ferme des fruits commercialisés (site consulté le 2024-05-08).

Valeur à la ferme
  • 121,6 millions de dollars

Source : Statistique Canada. Table 32-10-0364-01 – Superficie, production et valeur à la ferme des fruits commercialisés (site consulté le 2024-05-08).

Disponibilité (bleuet nain et bleuet en corymbe)
  • Fraîches : 1,24 kg/personne
  • Transformées : 1,88 kg/personne

Source : Statistique Canada. Table 32-10-0054-10 – Aliments disponibles au Canada (site consulté le 2024-10-16).

Exportations (bleuet nain et bleuet en corymbe)
  • Fraîches : 19,7 millions de dollars
  • Transformées : 304,4 millions de dollars

Source : Statistique Canada. L'application Web sur le commerce international de marchandises du Canada. Fraîches : HS # 0810.40.11 – Bleuets sauvages, frais. Transformées : 0811.90.11 – Bleuets sauvages non cuits ou cuits à l'eau ou à la vapeur, sucrés ou non, cong (site consulté le 2024-05-08).

Importations (bleuet nain et bleuet en corymbe)
  • Fraîches : 8,3 millions de dollars
  • Transformées : 33,5 millions de dollars

Source : Statistique Canada. L'application Web sur le commerce international de marchandises du Canada. Fraîches : HS # 0810.40.00.21 – Bleuets, myrtilles ou airelles bleues, sauvages, frais. Transformées : 0811.90.90.14 – Bleuets, sauvages, congelés, n cuits ou cuits à l'eau/vapeur, a/s addi sucre/édul (site consulté le 2024-05-08).

Régions productrices

Le bleuet nain n'est produit commercialement que dans les provinces de l'Est du Canada. Le Québec possède la plus grande superficie de production de bleuet nain avec 31 306 hectares (50 % de la production nationale). La Nouvelle-Écosse arrive quant à elle au deuxième rang, avec 15 153 hectares (24 % de la production nationale). Les autres provinces ayant une production importante sont le Nouveau-Brunswick (18 % de la production nationale) et l'Île-du-Prince-Édouard (8 % de la production nationale) (Tableau 2).

Tableau 2. Réparation de la production du bleuet nain par province, 2023

Région productrice

Superficie cultivée (hectares)

Pourcentage de la superficie nationale

Production mise en marché (tonnes métriques)

Pourcentage de la production nationale

Valeur à la ferme (millions de dollars)

Pourcentage de la valeur nationale

Québec

31 306

50

45 180

42

45,1

37

Nouveau-Brunswick

11 136

18

27 219

25

21,1

17

Nouvelle-Écosse

15 153

24

22 771

21

32,7

27

Île-du-Prince-Édouard

5 097

8

11 325

11

21,9

17

Canada

63 155

100

106 692

100

121,6

100

Source : Statistique Canada. Table 32-10-0364-01 – Superficie, production et valeur à la ferme des fruits commercialisés (site consulté le 2024-05-08).

Pratiques culturales

Les bleuets nains sont une espèce vivace qui pousse à l'état sauvage. Un peuplement géré pour la production commerciale est considéré comme un champ. Ces bleuetiers poussent dans des sols sableux, graveleux et bien drainés, là où l'acidité du sol est à un niveau optimal, soit entre 4,3 et 5,0. L'espèce se propage par voie végétative au moyen de tiges souterraines à croissance lente appelées rhizomes qui produisent des racines et des repousses. Chaque plante, avec son système constitué de rhizomes, de racines et de pousses, est appelée un « clone ». Dans les bleuetières aménagées, les rhizomes peuvent s'allonger jusqu'à 38 cm en une seule saison.

La pollinisation est un élément important de la production de bleuets nains. La présence de brise-vent dans les bleuetières améliore l'efficacité des insectes pollinisateurs, générant ainsi une meilleure nouaison. Le cas échéant, la sélection des pesticides est faite de manière à préserver les pollinisateurs indigènes et exploités, lesquels sont nécessaires pour la production de fruits.

Les bleuets nains préfèrent les sols non perturbés. La lutte contre les mauvaises herbes, les insectes ravageurs et les maladies est obtenue par des méthodes de lutte chimiques et culturales telles que l'élagage et la fertilisation, plutôt que par cultivation. Le fauchage a habituellement lieu après la récolte, soit tard à l'automne, soit au début du printemps; il favorise la repousse durant l'année de « croissance végétative » sans récolte. Le fauchage et le brûlage favorisent la croissance de nouvelles tiges vigoureuses à partir des rhizomes et augmentent la production des boutons floraux. En général, les bleuetières sont complètement rasées tous les 2 ans afin d'accroître le nombre de bourgeons floraux. Les bleuetières ont un avantage concurrentiel par rapport aux autres plantes durant la repousse en raison de leur système racinaire étendu. Les bourgeons floraux se forment à l'automne de l'année de croissance végétative. Les plantes fructifient l'année suivante, soit « l'année de récolte ». En général, les bleuetières sont gérées avec seulement la moitié de la superficie récoltée annuellement.

Au fil des ans, les producteurs ont nivelé leurs champs pour mécaniser davantage leurs opérations, notamment la récolte. Cette innovation a révolutionné la production du bleuet nain. Dans les champs qui n'ont pas été nivelés ou qui sont situés en zones forestières, la récolte se fait encore à l'aide de râteaux manuels.

Le tableau suivant (tableau 3) décrit les pratiques de production des bleuets nains au fil des saisons.

Tableau 3. Calendrier de production et de Lutte antiparasitaire de la culture du bleuet nain au Canada

Avril
Soins des plantes
Fauchage avec une faucheuse à fléaux ou brûlage; application d'engrais de prélevée durant l'année de la croissance végétative (ACV) dans certaines régions productrices.
Lutte contre les insectes
Utilisation d'un filet fauchoir pour échantillonner les arpenteuses dans certaines régions productrices; recours à des moyens de lutte si le comptage dépasse le seuil de nuisance au cours de l'année de la récolte (AR).
Lutte contre les mauvaises herbes
Fauchage avec une faucheuse à fléaux ou brûlage; application d'herbicides de prélevée et de soufre dans certaines régions productrices (ACV).
Mai
Soins des plantes
Pollinisation (AR) et fertilisation (ACV).
Lutte contre les maladies
Surveillance et pulvérisation, au besoin (AR).
Lutte contre les insectes et acariens
Surveillance et pulvérisation, au besoin (AR et ACV).
Lutte contre les mauvaises herbes
Application d'herbicides de prélevée (ACV).
Juin
Soins des plantes
Pollinisation (AR) et fertilisation (ACV); nutriments foliaires (ACV et AR); retrait des ruches des champs après la floraison.
Lutte contre les maladies
Surveillance et pulvérisation au besoin (ACV, AR).
Lutte contre les insectes et acariens
Surveillance et pulvérisation au besoin (AR et ACV).
Lutte contre les mauvaises herbes
Application d'herbicides de post-levée et traitements localisés, au besoin (AR et ACV).
Juillet
Soins des plantes
Échantillonnage de tissus foliaires (ACV); fertilisation foliaire (ACV et AR).
Soins du sol
Échantillonnage du sol (en même temps que celui des feuilles) (ACV).
Lutte contre les maladies
Surveillance et pulvérisation, au besoin (ACV).
Lutte contre les insectes et acariens
Surveillance et pulvérisation, au besoin (ACV).
Lutte contre les mauvaises herbes
Applications localisées d'herbicides et options de lutte mécanique (ACV).
Août
Soins des plantes
Récolte (AR); échantillonnage de tissus foliaires (ACV).
Soins du sol
Échantillonnage du sol, en même temps que celui des feuilles (ACV).
Lutte contre les maladies
Surveillance et pulvérisation au besoin (ACV).
Lutte contre les insectes et acariens
Surveillance et pulvérisation, au besoin (AR).
Lutte contre les mauvaises herbes
Surveillance et pulvérisation d'herbicides après la récolte, au besoin (AR); application par frottement d'herbicides de post-levée sélectifs sur les mauvaises herbes plus hautes que les plants de bleuets.
Septembre
Soins des plantes
Récolte (AR).
Soins du sol
Échantillonnage du sol (ACV).
Lutte contre les mauvaises herbes
Traitements herbicides ciblant certaines mauvaises herbes (ACV, AR).
Octobre
Soins des plantes
Fauchage après la récolte (AR).
Soins du sol
Application de paillis après la récolte dans certaines régions productrices (AR).
Lutte contre les mauvaises herbes
Application d'herbicides non sélectifs après la récolte (AR).
Novembre
Soins des plantes
Fauchage après la récolte (AR).
Lutte contre les mauvaises herbes
Application d'herbicides de contact non sélectifs après la récolte (AR); lutte contre les mauvaises herbes d'automne, en particulier la fétuque (AR, ACV).

Facteurs abiotiques limitant la production

Pollinisation

La pollinisation est essentielle à une bonne récolte de bleuets. Une mauvaise pollinisation peut être attribuable à de faibles effectifs de pollinisateurs ou à des conditions météorologiques défavorables. De nombreuses espèces d'abeilles indigènes pollinisent les bleuets nains; toutefois, la plupart du temps, les producteurs louent des pollinisateurs (par exemple, abeilles domestiques, mégachiles de la luzerne) afin de maximiser la pollinisation.

Températures extrêmes

Les gelées et le froid survenant pendant la floraison (juin) et avant la récolte ou plus tard dans l'été peuvent provoquer des baisses de rendement. En hiver et au printemps, le froid, les vents secs et une couverture insuffisante de neige peuvent entraîner un dessèchement mortel des parties supérieures des plants de bleuets. On peut planter des brise-vent et installer des barrières à neige pour atténuer les vents et empêcher la neige d'être soufflée à l'extérieur de la bleuetière. En outre, les étés chauds et secs peuvent nuire à la qualité des fruits et diminuer les rendements jusqu'à 50 %.

Maladies

Dans cette section

Principaux enjeux

  • Il faudrait mettre au point des produits antiparasitaires acceptables en production biologique, comme des biopesticides, pour lutter contre un certain nombre de maladies du bleuet nain.
  • Il faut mieux comprendre l'impact des maladies foliaires sur le rendement ainsi que les effets d'atténuation des pratiques culturales comme le fauchage et la fertilisation sur le bleuet nain.
  • Il faut établir des délais d'attente avant la récolte pour les nouveaux produits homologués qui permettent de respecter les limites maximales de résidus dans les fruits destinés à l'exportation et pour assurer la qualité marchande des récoltes.
  • Il faut déterminer les effets à long terme de l'utilisation de fongicides sur les microorganismes utiles du sol, particulièrement les mycorhizes, qui jouent un rôle important dans l'absorption des éléments nutritifs par le bleuet nain.
  • Il faut continuer d'élaborer et d'encourager fortement l'élaboration de protocoles d'assainissement de l'équipement et de biosécurité à l'égard des phytopathogènes.
  • En raison de la sensibilité des cultures à différents stades et de la présence d'agents pathogènes, il faut modéliser les unités thermiques de croissance afin de permettre un calendrier des pratiques de gestion précis et adapté aux parcelles.
  • Pour les évaluations provinciales de la présence de maladies par espèce, voir le tableau 4.
Tableau 4. Niveau de préoccupation phytosanitaire fondé sur les données d’occurrence des maladies dans la production de bleuets en corymbe au Canadanote 1

Maladie

Québec

Nouveau-Brunswick

Nouvelle-Écosse

Île-du-Prince-Édouard

Moisissure grise

Aucune préoccupation

Préoccupation mineure

Préoccupation modérée

Préoccupation majeure

Taches foliaires et taches sur les fruits

Préoccupation mineure

Préoccupation modérée

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Chancre godronia / chancre fusicoccum

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Non présent

Rouille des feuilles

Préoccupation modérée

Préoccupation majeure

Préoccupation modérée

Présent

Pourriture sclérotique

Préoccupation majeure

Préoccupation majeure

Préoccupation modérée

Préoccupation majeure

Chancre phomopsien

Préoccupation modérée

Aucune préoccupation

Préoccupation mineure

Présent

Oïdium

Préoccupation mineure

Préoccupation mineure

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Rouge

Préoccupation mineure

Préoccupation modérée

Préoccupation modérée

Aucune préoccupation

Tache septorienne

Préoccupation majeure

Préoccupation modérée

Préoccupation modérée

Préoccupation majeure

Tache valdensienne

Aucune préoccupation

Préoccupation mineure

Aucune préoccupation

Présent

Rouille-balai de sorcière

Préoccupation mineure

Préoccupation mineure

Aucune préoccupation

Présent

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Prophylaxie
Tableau 5a. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les maladies du bleuet nain au Canada — prophylaxie

Pratiques

Moisissure grise

Pourriture sclérotique

Tache septorienne

Tache foliaire à valdensinia

Rouille des feuilles

Sélection de variétés ou utilisation de variétés résistantes ou tolérantes

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ajustement de la date de semis ou de récolte

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Utilisée

Ne s'applique pas

Utilisée

Rotation avec des cultures non hôtes

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Sélection de l'emplacement de la culture

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Optimisation de la fertilisation pour favoriser une croissance équilibrée et réduire le stress de la culture

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Limitation des dommages mécaniques et causés par les insectes pour réduire les sites d'infection

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation de matériel de multiplication exempt de maladies (graines, boutures, plantes à transplanter)

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Prévention
Tableau 5b. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les maladies du bleuet nain au Canada — prévention

Pratiques

Moisissure grise

Pourriture sclérotique

Tache septorienne

Tache foliaire à valdensinia

Rouille des feuilles

Désinfection de l'équipement

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Gestion du couvert végétal (éclaircissement, taille, espacement des rangs ou des plants, etc.)

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Ajustement de la profondeur de semis ou de plantation

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Gestion de l'irrigation (moment et durée de l'irrigation, quantité d'eau) pour réduire les périodes d'infection des maladies et gérer la croissance des plantes

N'est pas utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Gestion de l'humidité du sol (amélioration du drainage, culture sur plates-bandes surélevées, enchaussage, semis sur buttes ou billons, etc.)

Utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Élimination ou gestion des résidus de culture en fin de saison ou avant le semis

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Taille ou élimination du matériel infecté tout au long de la saison de croissance

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Élimination des autres hôtes (mauvaises herbes / plantes spontanées / plantes sauvages) dans le champs et à proximité

Utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Surveillance
Tableau 5c. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les maladies du bleuet nain au Canada — surveillance

Pratiques

Moisissure grise

Pourriture sclérotique

Tache septorienne

Tache foliaire à valdensinia

Rouille des feuilles

Dépistage et piégeage de spores

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Tenue de dossier des suivis de maladies

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Dépistage de pathogènes par analyses de sol

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Lectures météorologiques pour la prédiction de maladies

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation de technologies agricoles de précision (GPS, SIG) pour la collecte de données et la cartographie des maladies

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Aides à la décision
Tableau 5d. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les maladies du bleuet nain au Canada — aides à la décision

Pratiques

Moisissure grise

Pourriture sclérotique

Tache septorienne

Tache foliaire à valdensinia

Rouille des feuilles

Seuil d'intervention économique

Utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Utilisation d'un modèle de prédiction comme aide à la prise de décision de traiter

Utilisée

Utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Recommandation d'un conseiller agricole ou bulletin d'aide technique

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Décision de traiter fondée sur l'observation des symptômes de maladie

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation d'instruments électroniques portatifs dans les champs pour l'identification de pathogènes ou de maladies ou pour la gestion de données

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Intervention
Tableau 5e. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les maladies du bleuet nain au Canada — intervention

Pratiques

Moisissure grise

Pourriture sclérotique

Tache septorienne

Tache foliaire à valdensinia

Rouille des feuilles

Utilisation de produits à divers modes d'action pour gérer le développement de résistance

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Incorporation au sol d'amendements et d'engrais verts qui ont des propriétés biofumigantes afin de réduire les populations de pathogènes

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Utilisation de biopesticides (pesticides microbiens et non conventionnels)

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Entreposage en atmosphère contrôlée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Applications ciblées de pesticides (en bandes, traitements localisés, utilisation de pulvérisateurs à débit variable, etc.)

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Sélection de pesticides épargnant les insectes auxiliaires, les pollinisateurs et les autres organismes non ciblés

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Pratiques spécifiques
Tableau 5f. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les maladies du bleuet nain au Canada — pratiques spécifiques

Pratiques

Moisissure grise

Pourriture sclérotique

Tache septorienne

Tache foliaire à valdensinia

Rouille des feuilles

Taille de régénération par fauchage ours par brûlage

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Tondeuse à barre faucheuse en prétraitement au pyrodésherbage

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Moisissure grise (Botrytis cinerea)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

La moisissure grise peut devenir un grave problème au cours de périodes d'humidité prolongées. La maladie touche les fleurs, les fruits et les feuilles. Les feuilles brunissent, et des inflorescences entières peuvent subir des dégâts. Par temps humide, les tissus infectés peuvent se couvrir de moisissure grise. Le gel et les lésions causées par les herbicides accroissent la sensibilité des bleuetières à la maladie. La moisissure grise peut également se développer pendant l'entreposage si les fruits sont contaminés ou ont été mal manipulés durant la récolte. Il peut aussi y avoir des pertes après la récolte si des bleuets infectés et meurtris sont entreposés ensemble.

Cycle biologique

Le champignon hiverne dans des fleurs, des feuilles, des tiges et des fruits de bleuetiers nains infectés ainsi que dans des mauvaises herbes infectées. Au printemps, l'agent pathogène produit des spores que le vent transporte sur les fleurs de bleuetiers. Après une infection des fleurs, une nouvelle sporulation a lieu, et les spores produites sont aéroportées sur d'autres tissus sensibles. Le nombre de cycles de la maladie et la gravité de l'infection dépendent de la fréquence des périodes froides et pluvieuses pendant la floraison et peu après. Les clones de bleuetiers à floraison hâtive sont les premiers à être infectés et deviennent la source des spores qui infecteront les clones à floraison plus tardive.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

La régénération du peuplement par brûlage à toutes les 2 ou 3 récoltes réduira l'inoculum hivernant de Botrytis cinerea. Le désherbage de la bleuetière et de son pourtour éliminera des sources de survie hivernale de la maladie. Parmi les mauvaises herbes qui sont des hôtes potentiels, mentionnons le cornouiller du Canada, la petite oseille, la verge d'or, l'immortelle blanche, les potentilles et certaines graminées. La surveillance de l'apparition d'infections causées par B. cinerea sur les clones à floraison hâtive aidera à déterminer s'il est nécessaire d'appliquer un fongicide. Le conditionnement sous atmosphère modifiée, à la suite d'un refroidissement rapide des fruits récoltés peut réduire le développement de la moisissure grise en entrepôt. D'autres moyens de gérer cette maladie sont énumérés au tableau 5.

Enjeux relatifs à la moisissure grise

  • Il faut mettre au point des produits de lutte contre la moisissure grise pour les systèmes d'exploitation conventionnels et non conventionnels qui sont sans danger pour les pollinisateurs.
  • Il faut continuer de faire des études en vue de déterminer le potentiel de nouvelles méthodes d'applications, comme le transport de biofongicides par les abeilles, pour lutter contre la moisissure grise.
  • L'élaboration d'un modèle de prédiction pour mieux planifier le moment des traitements contre la moisissure grise serait profitable aux producteurs.

Tache foliaire et des fruits (Exobasidium spp.)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

La maladie des taches foliaires et des fruits est causée par des champignons du genre Exobasidium. C'est une nouvelle maladie des bleuetiers nains qui peut réduire le rendement et la qualité des baies. L'agent pathogène entraîne l'apparition de taches circulaires blanchâtres ou verdâtres sur les feuilles et les baies. Les bleuets infectés sont invendables.

Cycle biologique

On en sait peu sur le cycle biologique de ce pathogène qui attaque le bleuet nain dans l'est du Canada.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Aucune pratique n'est identifiée.

Enjeux relatifs à la tache foliaire et des fruits

Il faudrait faire une étude pour déterminer le cycle biologique de l'agent pathogène, les impacts de la maladie et les options de lutte au cours du cycle de production des bleuets nains.

Chancre godronien et chancre à Fusicoccum (Godronia cassandrae)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Godronia cassandrae infecte uniquement les nouveaux tissus ligneux. Les branches infectées sont tuées, ce qui réduit le rendement des bleuetiers nains.

Cycle biologique

Le champignon survit à l'hiver sous forme de mycélium dans les tiges vivantes et les collets. Les pycnides (organes produisant les spores) apparaissent dans les chancres et libèrent des spores durant les périodes pluvieuses. Des lésions apparaissent au niveau des cicatrices foliaires et à l'aisselle des bourgeons; elles finissent par anneler les tiges et causer leur flétrissement et leur mort. La plupart des infections se produisent au printemps et à l'automne.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Les pratiques de lutte culturale contre le chancre godronien consistent à tailler les branches infectées et à les détruire. De plus, l'élagage favorise une bonne circulation de l'air autour des bleuets nains et facilite le séchage des feuilles.

Enjeux relatifs au chancre godronien

Aucun enjeu n'a été rapporté.

Rouille des feuilles (Thekospora minima)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

De fortes éclosions de rouille des feuilles peuvent causer une grave défoliation dans les bleuetières en croissance végétative (année sans fructification). On observe, à la face supérieure des feuilles infectées, de petites taches rouges qui se fusionnent pour en former de plus grandes. Des petites cloques apparaissent à la face inférieure des feuilles et des pustules jaune orangé de spores se forment sur ces lésions. La défoliation prématurée due à la rouille nuit au développement des bourgeons fructifères et demeure un souci particulier pour les champs en croissance végétative. Des feuilles commencent à tomber à la fin de l'été et au début de l'automne.

Cycle biologique

La rouille des feuilles produit différents types de spores et requiert 2 hôtes pour compléter son cycle biologique. Au printemps, des éciospores produites sur les aiguilles des pruches du Canada sont transportées par le vent et infectent le nouveau feuillage des bleuetières. Des pustules de rouille se développent dans les lésions foliaires en mi-saison et libèrent des urédospores qui peuvent réinfecter les feuilles de bleuetiers. Le pathogène survit à l'hiver sous forme de téleutospores (spores en dormance) dans les lésions foliaires de bleuetiers; au printemps, ces spores germent, puis produisent des basidiospores qui iront réinfecter les pruches.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

La régénération par brûlage est bénéfique pour les bleuetières, car elle réduit les sources d'inoculum. L'élimination des pruches à proximité, l'hôte secondaire de la rouille, est également une bonne pratique pour réduire la pression de maladie. Une fertilisation excessive peut accroître la sensibilité des feuilles à la rouille des feuilles. D'autres moyens de lutte contre la rouille des feuilles sont énumérés au tableau 5.

Enjeux relatifs à la rouille des feuilles

  • Il faut mieux comprendre l'impact de la rouille des feuilles sur le rendement des bleuetières ainsi que les effets d'atténuation des pratiques culturales, comme le fauchage et l'ajustement de la fertilisation.
  • Il faut élaborer une approche de lutte intégrée contre la rouille des feuilles. L'élaboration d'un modèle de prédiction qui reposerait sur l'importance des infections chez les hôtes secondaires permettrait aux producteurs de bleuets de traiter la rouille en temps plus opportun.

Pourriture sclérotique (Monilinia vaccinii-corymbosi)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les périodes d'humidité prolongées favorisent le développement de la pourriture sclérotique. Le champignon infecte les fleurs, les feuilles et les fruits, faisant flétrir les feuilles et ratatiner les inflorescences. Les fruits infectés ratatinent et durcissent plusieurs semaines avant la récolte et se transforment en masses fongiques noires de baies momifiées.

Cycle biologique

Le champignon passe l'hiver sous la forme de baies momifiées et peut survivre pendant de nombreuses années. Pendant le débourrement, les baies momifiées forment des structures appelées apothécies, qui libèrent des ascospores. Par temps frais et humide, ces spores infectent les bourgeons végétatifs et floraux, et les symptômes de la maladie apparaissent après 10 à 20 jours. L'exposition au gel accroît la sensibilité des bourgeons à l'infection. Des conidies sont produites sur des pousses infectées qui génèrent à leur tour d'autres conidies qui germent près des fleurs, infectant les baies mûrissantes. Les fruits qui se développent à partir de fleurs infectées restent asymptomatiques presque jusqu'à leur maturité où ils tombent au sol sous forme de baies momifiées et le champignon termine son cycle.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

La régénération de la bleuetière par brûlage intensif aide à détruire les « baies momifiées ». Les mesures visant à améliorer le drainage du sol et la circulation d'air dans la bleuetière peuvent aussi contribuer à réduire la sensibilité des bleuets nains à la pourriture sclérotique. L'épandage d'un paillis de paille ou de copeaux de bois peut aider à prévenir la propagation de la pourriture sclérotique en recouvrant les baies momifiées. Une stratégie de gestion visant à améliorer le drainage et à créer des prises d'air peut également aider à prévenir cette maladie. D'autres moyens de lutte contre cette maladie sont énumérés au tableau 5.

Enjeux relatifs à la pourriture sclérotique

  • Il faut peaufiner les modèles de surveillance existants pour pouvoir faire des prédictions adaptées au terrain.
  • Il faut mettre au point de nouveaux fongicides appartenant à des groupes autres que celui des inhibiteurs de la déméthylation (IDM) pour lutter contre la pourriture sclérotique et pour gérer le développement de résistances aux fongicides.
  • Les nouveaux produits homologués doivent être assortis de limites maximales de résidus acceptables pour les principaux marchés d'exportation (par exemple, l'Union européenne, l'Asie) et pour les marchés intérieurs.
  • Il faut accélérer la recherche et l'homologation de solutions de rechange non conventionnelles aux fongicides classiques, en particulier pour les traitements qui sont effectués durant les années de récolte.

Chancre phomopsien (Phomopsis vaccinii)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Le chancre phomopsien s'observe dans les bleuetières en croissance végétative, de la fin juillet à la fin septembre. Les lésions de la maladie apparaissent à la base des tiges et se présentent comme des chancres allongés et aplatis qui provoquent la chute des tiges. Le chancre phomopsien peut être dévastateur pour les arbustes dans les zones basses où les dommages hivernaux et les gels printaniers sont problématiques. Toutefois, la maladie n'est pas aussi commune dans les bleuetières en fructification où elle peut être confondue avec le chancre godronien.

Cycle biologique

Les conidies sont propagées par les gouttes de pluie qui les éclaboussent tout au long de la saison de croissance du débourrement jusqu'en septembre. Des dommages mécaniques, hivernaux ou causés par les gels printaniers sont nécessaires pour qu'il y ait une infection de Phomopsis vaccinii, car les tissus blessés servent de points d'entrée aux conidies. Les dommages causés par la récolte mécanique ou le fauchage peuvent aussi favoriser des infections. Les tiges infectées durant la saison de croissance se flétrissent souvent à l'été.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

La surveillance des chancres phomopsiens dans les bleuetières doit se faire au début de septembre durant l'année de croissance végétative de la bleuetière. La régénération par brûlage réduirait l'incidence de la maladie. Il vaut mieux éviter de tailler négligemment la bleuetière, de travail du sol et de faire une fertilisation à la fin de l'été pour réduire au minimum les blessures mécaniques aux bleuetiers. De garder les bleuetiers bien hydratés durant les périodes prolongées de temps sec en été contribué à prévenir la maladie.

Enjeux liés au chancre phomopsien

Aucun enjeu n'a été rapporté.

Blanc ou oïdium (Erysiphe vaccinii)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Le blanc ou oïdium peut causer la chute précoce des feuilles, tant dans les champs en fructification que dans les champs en croissance végétative. Certains clones de bleuetiers présentent des taches irrégulières rougeâtres sur leurs feuilles, tandis que d'autres affichent un mycélium blanc abondant. La chute prématurée des feuilles peut nuire au développement des bourgeons floraux des repousses et réduire la production des bleuetières en fructification.

Cycle biologique

Le champignon hiverne dans les tissus infectés. Les premiers symptômes apparaissent au début de juillet et résultent des infections qui ont débuté 2 ou 3 semaines plus tôt. Les spores (conidies) sont produites dans le mycélium blanc à la surface des feuilles et sont propagées par le vent tout au long de la saison de croissance. La présence du blanc tend à être plus importante dans les bleuetières au sol léger, c'est-à-dire dans les sols sablonneux et graveleux, ainsi qu'au cours des étés chauds et secs. Une carence en phosphore peut aussi accentuer la gravité de la maladie.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

La régénération par brûlage peut réduire l'inoculum; toutefois, la sensibilité des clones de bleuetiers nains au blanc peut varier.

Enjeux relatifs au blanc

Aucun enjeu n'a été rapporté.

Rouge (Exobasidium vaccinii)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

En juin et en juillet, les plantes attaquées par le rouge développent un feuillage rouge facile à remarquer. Le pathogène infecte systématiquement toute la plante et en diminue la vigueur et le rendement. Étant donné que les bleuets nains infectés fleurissent peu, ils ne fructifient pas beaucoup non plus. Au milieu de l'été, les feuilles infectées tombent, et la maladie devient moins évidente. Chaque année, les symptômes réapparaissent sur les mêmes plantes qui finissent par s'affaiblir et mourir.

Cycle biologique

Le champignon hiverne dans les pousses et les rhizomes des bleuets nains, infectant petit à petit les nouvelles repousses de la plante mère. Les feuilles infectées rougissent et des structures sporifères apparaissent sur leur face inférieure. On sait peu de choses du rôle des spores dans la propagation de la maladie. On suppose que les infections au champ causées par des spores ne se produisent que si le temps humide persiste.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

La pratique de la régénération par brûlage ou de l'enfouissement des résidus de fauchage ne maîtrise pas les infections de rhizomes, car les bleuetiers sont infectés dans l'ensemble de leur système par l'agent pathogène. Cependant, cette pratique peut détruire de nouveaux foyers d'infection qui n'ont pas encore atteint les rhizomes.

Enjeux relatifs au rouge

  • Les répercussions de cette maladie à l'échelle de l'industrie sont mineures, même si on constate une baisse du rendement dans certaines régions de production. Il faut approfondir les études sur la biologie du pathogène, l'impact de la maladie sur le rendement et la lutte contre la maladie et déterminer les effets bénéfiques potentiels de l'amélioration de la composition du sol.
  • Il faut surveiller cette maladie pour en déterminer la gravité et la fréquence.
  • Il faut obtenir plus de renseignements sur le potentiel des fongicides dans la lutte contre le rouge.

Tache septorienne (Septoria spp.)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les symptômes de la tache septorienne apparaissent sur la face inférieure des feuilles sous forme de petites cloques aqueuses semblables aux symptômes précoces de la rouille. Ces lésions se fusionnent ensuite pour former des taches brunes irrégulières. La tache septorienne peut entraîner la défoliation des bleuetières en croissance végétative et des bleuetières en fructification. Cela peut nuire au développement des bourgeons floraux durant l'année de croissance végétative (repousse) et réduire le rendement durant l'année de fructification.

Cycle biologique

Le champignon hiverne sur les feuilles et les débris de tiges infectées. Au printemps et au début de l'été, la litière infectée de l'année précédente peut causer l'apparition de lésions sur les parties inférieures des tiges. Les spores sont libérées de la fin du printemps au début de l'été, et les gouttes de pluie qui éclaboussent les spores contribuent au prochain cycle d'infection. Les feuilles infectées tombent prématurément en août et une infection secondaire peut commencer sur les feuilles mortes. La gravité de la tache septorienne dépend du nombre de périodes humides dans une saison de croissance.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

La régénération par brûlage intensif ou le fauchage réduira la source d'inoculum durant l'année de croissance végétative d'une bleuetière sous système de production biennale. D'autres moyens de lutte contre la tache septorienne sont énumérés au tableau 5.

Enjeux relatifs à la tache septorienne

  • Il faut poursuivre les études pour déterminer l'impact de la tache septorienne sur le rendement ainsi que l'efficacité et la rentabilité de pratiques telles que le brûlage et les traitements chimiques pour lutter contre cette maladie.
  • Il faut accélérer la recherche et l'homologation de produits antiparasitaires non conventionnels, y compris des solutions de rechange biologiques.
  • Il faudrait également élaborer une approche de lutte à intrants réduits qui intègre des produits antiparasitaires non conventionnels, pour lutter contre la tache septorienne.

Tache valdensinéenne (Valdensinia heterodoxa)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Valdensinia heterodoxa entraîne le développement de grandes taches circulaires brun rougeâtre sur le feuillage. Les feuilles infectées tombent peu après l'apparition des symptômes. Cette maladie peut causer une importante défoliation tant dans les bleuetières en fructification que dans les bleuetières en croissance végétative.

Cycle biologique

Le champignon hiverne sous forme de sclérotes (organes de conservation) sur les feuilles infectées. Au printemps, de grandes spores (conidies) apparaissent sur les sclérotes. Après 2 à 3 jours de temps humide, des spores sont libérées et infectent des feuilles, causant de grandes lésions. Une nouvelle génération de spores est produite après une autre période de conditions humides (d'un à deux jours) et se propage dans le feuillage, où elle cause de nouvelles infections. Le champignon peut être propagé aisément d'une bleuetière à l'autre, par l'équipement, les chaussures, etc. Parmi les autres hôtes de Valdensinia heterodoxa, notons le framboisier sauvage, les jeunes pousses de bouleau et d'érable, le cornouiller quatre-temps et le fraisier sauvage.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Le nettoyage de l'équipement et des bottes avant de passer d'un champ à l'autre aidera à limiter la propagation de la maladie. Le nettoyage et l'assainissement des boîtes et des bacs servant à la récolte avant leur réutilisation contribueront aussi à limiter la propagation du pathogène. Les infections circonscrites peuvent être gérées par temps sec par brûlage à l'aide d'une torche portative à mauvaises herbes; cette taille réduira l'inoculum durant l'année de croissance végétative. Éviter de surfertiliser pour aider à réduire la sensibilité du feuillage à l'agent pathogène. D'autres moyens de lutte contre la tache valdensinéenne sont énumérés au tableau 5.

Enjeux relatifs à la tache valdensienne

  • Il faut étudier davantage les répercussions des pratiques de production, comme la fertilisation et la taille par fauchage, sur l'incidence et la propagation de la tache valdensinéenne.
  • On aurait besoin de produits antiparasitaires qui pourraient être utilisés dans les années autres que celle du brûlage (régénération) pour contrôler cette maladie.
  • Les producteurs ont besoin de plus d'information sur l'identification et la gestion de cette maladie.
  • Il faut accélérer la recherche et l'homologation de produits antiparasitaires non conventionnels, notamment pour effectuer des traitements dans les années de récolte.

Balai de sorcière (Pucciniastrum goeppertianum)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les plantes infectées par le balai de sorcière produisent des touffes serrées de rameaux qui portent peu de feuilles ou pas du tout de feuilles, et elles ne produisent pas de fruits. Les symptômes se manifestent l'année suivant l'infection et persistent de nombreuses années.

Cycle biologique

Pucciniastrum goeppertianum a un cycle biologique complexe et son hôte intermédiaire est le sapin baumier. De la mi-mai à la fin juin, des spores de rouille se développent sur les pousses infectées et germent pour produire un autre type de spores (basidiospores). Ces spores sont transportées par le vent sur des sapins baumiers où elles attaquent de jeunes aiguilles et produisent des éciospores. Ces éciospores sont ramenées par le vent dans les bleuetières où elles causent de nouvelles infections, stimulant la pousse de bourgeons latéraux qui donneront naissance à des tiges enflées qui créent des formes caractéristiques de balais de sorcière. Finalement, les téleutospores se forment sur les touffes renflées des balais de sorcière pour y hiverner. La maladie est chronique et chaque printemps apparaissent de nouvelles pousses qui servent de réservoir au champignon pendant de nombreuses années.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Étant donné que les infections sont systémiques et que les rhizomes demeurent infectés après le brûlage et/ou le passage d'une faucheuse à fléaux, ces pratiques ne sont pas efficaces pour maîtriser la maladie. Les bleuetiers infectés doivent être enlevés pour éliminer la source d'infection.

Enjeux relatifs au balai de sorcière

Aucun enjeu n'a été rapporté.

Insectes et acariens

Dans cette section

Principaux enjeux

  • Étant donné le risque élevé de dommages, il est important de continuer à surveiller la présence de drosophiles à ailes tachetées dans les bleuetières. Il faut améliorer les approches de surveillance et établir des seuils d'intervention, d'autant plus que le climat des régions productrices est en train de changer.
  • Afin d'améliorer la gestion des ravageurs dans les bleuetières, il est nécessaire d'offrir de la formation aux producteurs sur la surveillance et le dépistage.
  • Il faudrait développer des programmes de lutte intégrée alternatifs contre la mouche du bleuet, qui proposent et encouragent l'utilisation de biopesticides. Les nouveaux programmes doivent toutefois offrir des niveaux de contrôle de cet insecte qui sont comparables à ceux des approches de l'agriculture conventionnelle. Le dépistage de la mouche du bleuet est devenu essentiel au Québec.
  • Il faut également développer une approche de lutte intégrée contre l'altise du bleuet, et mettre au point un modèle de prédiction qui peut être utilisé au cours de l'année de croissance végétative de la bleuetière.
  • Il faut des protocoles d'assainissement de l'équipement et de biosécurité pour les bleuetières. L'adoption de ces protocoles aidera les producteurs de bleuets nains à réduire la propagation des insectes nuisibles dans leurs bleuetières.
  • Il est impératif d'établir des délais d'attente avant la récolte pour tous les nouveaux produits homologués qui respectent les limites maximales de résidus dans les fruits destinés à l'exportation, et pour assurer la qualité marchande des récoltes.
  • Il faut homologuer des produits antiparasitaires sans danger pour les pollinisateurs qui ciblent des organismes nuisibles communs contre lesquels les producteurs de bleuets nains doivent lutter.
  • Pour les évaluations provinciales de la présence des principaux insectes et acariens nuisibles, voir le tableau 6.

Tableau 6. Niveau de préoccupation phytosanitaire fondé sur les données d’occurrence des insectes et acariens nuisibles dans la production de bleuets en corymbe au Canadanote 1

Insecte / Acarien

Québec

Nouveau-Brunswick

Nouvelle-Écosse

Île-du-Prince-Édouard

Chrysomèle porte-case du bleuet

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Non présent

Altise de l'airelle

Préoccupation mineure

Préoccupation modérée

Préoccupation mineure

Aucune préoccupation

Cécidomyie des atocas

Aucune préoccupation

Préoccupation mineure

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Tisseuse de l'airelle

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Préoccupation mineure

Aucune préoccupation

Mouche de l'airelle

Préoccupation modérée

Préoccupation majeure

Préoccupation majeure

Présent

Tenthrède du bleuet

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Préoccupation mineure

Non présent

Arpenteuse du bleuet

Préoccupation mineure

Préoccupation modérée

Préoccupation modérée

Aucune préoccupation

Ptéromale galligène

Préoccupation mineure

Aucune préoccupation

Préoccupation mineure

Non présent

Thrips du bleuets

Aucune préoccupation

Préoccupation mineure

Préoccupation mineure

Aucune préoccupation

Arpenteuse caténaire

Préoccupation mineure

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Non présent

Punaises

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Present

Non présent

Tordeuse du bleuet

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Non présent

Drosophile ailes tachetées

Préoccupation mineure

Préoccupation modérée

Préoccupation modérée

Préoccupation modérée

Chenille à houppes blanches

Aucune préoccupation

Aucune préoccupation

Préoccupation mineure

Non présent

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Prophylaxie
Tableau 7a. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les insectes et acariens du bleuet nain au Canada — prophylaxie

Pratiques

Altise de l'airelle

Tisseuse de l'airelle

Mouche du bleuet

Arpenteuse du bleuet

Drosophile à ailes tachetées

Sélection de variétés ou utilisation de variétés résistantes ou tolérantes

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ajustement de la date de semis ou de récolte

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Rotation avec des cultures non hôtes

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Sélection de l'emplacement de la culture

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Optimisation de la fertilisation pour favoriser une croissance équilibrée de la culture

Utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Limitation des dommages mécaniques pour rendre les cultures moins attrayantes pour les ravageurs

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Réduction des populations de ravageurs dans le périmètre de la culture

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation de barrières physiques (par exemple, paillis, filets, couvertures flottantes)

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Utilisation de matériel de multiplication exempt de ravageurs (graines, boutures ou plantes à transplanter)

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Prévention
Tableau 7b. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les insectes et acariens du bleuet nain au Canada — prévention

Pratiques

Altise de l'airelle

Tisseuse de l'airelle

Mouche du bleuet

Arpenteuse du bleuet

Drosophile à ailes tachetées

Désinfection de l'équipement

Utilisée

Utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Gestion du couvert végétal (éclaircissement, taille, espacement des rangs ou des plants, etc.)

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Ajustement de la profondeur de semis ou de plantation

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Gestion de l'irrigation (moment et durée de l'irrigation, quantité d'eau) pour gérer la croissance des plantes

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Gestion de l'humidité du sol (amélioration du drainage, culture sur plates-bandes surélevées, enchaussage, semis sur buttes ou billons, etc.)

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Enlèvement ou gestion des résidus de culture en fin de saison ou avant le semis

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Taille / élimination du matériel infesté tout au long de la saison de croissance

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Travail du sol / sarclage pour exposer les insectes nuisibles du sol

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Élimination d'autres hôtes (mauvaises herbes / plantes spontanées / plantes sauvages) dans le champ et à proximité

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Surveillance
Tableau 7c. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les insectes et acariens du bleuet nain au Canada — surveillance

Pratiques

Altise de l'airelle

Tisseuse de l'airelle

Mouche du bleuet

Arpenteuse du bleuet

Drosophile à ailes tachetées

Dépistage / piégeage

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Tenue de dossiers des suivis de ravageurs

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Dépistage de ravageurs par analyse du sol

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Lectures météorologiques aux fins de la modélisation fondée sur les degrés-jours

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Utilisation de technologies agricoles de précision (GPS, SIG) pour la collecte de données et la cartographie des ravageurs

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Aides à la décision
Tableau 7d. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les insectes et acariens du bleuet nain au Canada — aides à la décision

Pratiques

Altise de l'airelle

Tisseuse de l'airelle

Mouche du bleuet

Arpenteuse du bleuet

Drosophile à ailes tachetées

Seuil d'intervention économique

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation de modèle de prédiction comme aide à la prise de décision de traiter

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Recommandation d'un conseiller agricole ou bulletin d'information technique

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Décision de traiter fondée sur l'observation de la présence de ravageurs à un stade de développement critique

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation d'instruments électroniques portatifs dans les champs pour l'identification des ravageurs ou la gestion de données

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Intervention
Tableau 7e. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les insectes et acariens du bleuet nain au Canada — intervention

Pratiques

Altise de l'airelle

Tisseuse de l'airelle

Mouche du bleuet

Arpenteuse du bleuet

Drosophile à ailes tachetées

Utilisation de pesticides à divers modes d'action pour la gestion du développement de résistance

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Incorporation au sol d'amendements et d'engrais verts qui ont des propriétés biofumigantes afin de réduire les populations de ravageurs

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Utilisation de biopesticides (pesticides microbiens et non conventionnels)

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Dissémination d'agents de lutte biologique (arthropodes)

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Préservation ou aménagement d'habitats pour la conservation ou le renforcement des moyens de lutte naturels (par exemple, préservation des aires naturelles et des haies et brise-vent, ajustement de la hauteur de la faucheuse-andaineuse, etc.)

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation de phéromones induisant une confusion sexuelle chez les insectes

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Perturbation de la reproduction par dissémination d'insectes stériles

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Piégeage

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Applications ciblées de pesticides (en bandes, traitements localisés, utilisation de pulvérisateurs à débit variable, etc.)

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Sélection de pesticides épargnant les insectes auxiliaires, les pollinisateurs et les autres organismes non ciblés

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Pratiques spécifiques
Tableau 7f. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les insectes et acariens du bleuet nain au Canada — pratiques spécifiques

Pratiques

Altise de l'airelle

Tisseuse de l'airelle

Mouche du bleuet

Arpenteuse du bleuet

Drosophile à ailes tachetées

Taille de régénération par fauchage ours par brûlage

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Surveillance en l'année de pousse végétatif

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Chrysomèle porte-case du bleuet (Neochlamisus cribripennis)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les adultes et les larves de la chrysomèle porte-case du bleuet se nourrissent des feuilles du bleuet nain, causant une importante défoliation s'ils sont présents en grand nombre. Se nourrissant de l'écorce des tiges, ce sont les adultes qui causent les dégâts les plus graves, leurs activités entraînant le dessèchement et la destruction de la plante en hiver. Les dégâts les plus graves surviennent dans les bleuetières en croissance végétative ou dans celles à la deuxième année de production dans un cycle de production sur 3 ans, où une fraction importante de la récolte peut être détruite en cas de fortes infestations. Les dommages sont légers durant l'année de récolte dans une rotation biennale, car on taille les clones.

Cycle biologique

L'organisme nuisible hiverne à l'état adulte dans la couche de feuilles mortes qui jonchent les bleuetières. Les adultes apparaissent en mai et pondent à la mi-juin. L'éclosion des œufs a lieu une dizaine de jours plus tard et les jeunes larves se nourrissent surtout de feuilles de bleuetiers. La pupaison a lieu après 3 stades larvaires, soit de la fin de juillet au début d'août. Les œufs, les larves et les pupes sont enfermés dans un étui en forme de cloche. La pupaison dure de 4 à 5 semaines, et les adultes de la deuxième génération restent actifs jusqu'en novembre.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Le brûlage peut réduire les populations de ce prédateur. Comme les populations de ces insectes ravageurs sont souvent contrôlées par plusieurs espèces de guêpes parasitoïdes, le recours à des produits chimiques est inutile. Il est très important d'exercer une surveillance hebdomadaire des bleuetières en repousse à l'aide d'un filet fauchoir, là où l'activité des adultes à l'automne peut occasionner d'importants dégâts.

Enjeux liés à la chrysomèle porte-case du bleuet

  • La détection de la chrysomèle porte-case du bleuet dans les champs a augmenté. Une surveillance est justifiée.
  • Il faut obtenir davantage de renseignements sur la biologie de la chrysomèle porte-case du bleuet et sur les dégâts qu'elle peut infliger aux cultures.

Altise du bleuet (altise de l'airelle) (Altica sylvia)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les altises du bleuet peuvent causer une importante défoliation lorsqu'elles sont présentes en grand nombre. Les adultes et les larves se nourrissent de feuilles du bleuetier. Les infestations surviennent à la fin de mai ou au début de juin, et peuvent apparaître tant dans les bleuetières en repousse que dans celles en fructification. Si elles demeurent incontrôlées, ces infestations peuvent entraîner de lourdes pertes, du fait que les clones ne lèveront pas ou ne grandiront pas durant l'année de croissance végétative.

Cycle biologique

L'œuf hiverne dans la couche de feuilles mortes et éclot en mai, alors que les feuilles commencent à se développer. Les larves passent par 3 stades larvaires avant d'entamer leur pupaison dans le sol. Les adultes émergent à la fin de juin, pondent à la fin de juillet et sont présents jusqu'à la fin d'août.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Le brûlage automnal ou printanier contribue à maîtriser les populations d'altises, parce que les œufs passent l'hiver dans la couche de feuilles mortes. La plupart des infestations ont lieu dans les bleuetières où le fauchage est mécanisé. Un filet fauchoir peut être utilisé pour faire les échantillonnages hebdomadaires. D'autres moyens de lutte contre l'altise du bleuet sont énumérés au tableau 7.

Enjeux liés à l'altise du bleuet

  • Il faut faire de la recherche pour mettre au point des approches de lutte intégrée contre l'altise du bleuet, y compris des options de lutte qui seraient applicables aux bleuetières en repousse. Même si les impacts de ce ravageur à l'échelle sectorielle sont mineurs, ils peuvent être importants dans certaines régions.
  • Il faudrait disposer d'insecticides non conventionnels qui sont sans danger pour les pollinisateurs, y compris des produits à base de Bacillus thuringiensis (Bt), pour contrôler l'altise du bleuet.
  • Un modèle de prédiction de l'émergence des altises du bleuet qui est en cours de développement doit encore faire l'objet de vérifications sur le terrain.

Cécidomyie du bleuet (cécidomyie des pousses de canneberges, cécidomyie des atocas) (Dasineura oxycoccana)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les larves de la cécidomyie du bleuet se nourrissent des points végétatifs des pousses de bleuets, causant une déformation des feuilles, un débourrement prématuré des bourgeons secondaires et des ramifications excessives. En raison de cette croissance des pousses, le développement des bourgeons floraux pour la saison de fructification suivante peut être retardé, ce qui peut également les rendre plus sensibles à l'hiver.

Cycle biologique

La cécidomyie du bleuet hiverne dans le sol sous forme de pupe et émerge au printemps sous forme de mouche adulte. Les adultes de la première génération s'accouplent et les femelles pondent dans les bourgeons. Après l'éclosion, les larves se nourrissent dans ces bourgeons durant environ 10 jours. Les larves passent par 3 stades et, à leur maturité, elles tombent au sol pour s'empuper. Les adultes de la génération suivante émergent peu après. Il peut y avoir plusieurs générations par année.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Il est important d'appliquer des engrais bien équilibrés qui ne stimulent pas une croissance végétale excessive, plus attirante pour cet insecte. La présence de cécidomyie du bleuet s'observe par les extrémités noircies des pousses lorsque les bourgeons des feuilles se déploient au printemps. La surveillance par le dépistage et le suivi peut aider à déterminer si les seuils économiques ont été atteints et si des mesures de lutte sont justifiées. L'élagage par brûlage intensif est efficace contre ce ravageur.

Enjeux liés à la cécidomyie du bleuet

  • Il faut faire étudier davantage la biologie de la cécidomyie du bleuet et ses impacts sur la croissance et le rendement du bleuetier nain.
  • Il faut développer une approche de lutte intégrée qui intègre de meilleures méthodes de surveillance, des seuils de nuisance économique et de nouveaux pesticides pour les bleuetières conventionnelles et non conventionnelles afin de lutter efficacement contre la cécidomyie du bleuet.

Tisseuse du bleuet (tisseuse de l'airelle) (Croesia curvalana)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les jeunes larves de la tisseuse du bleuet peuvent causer de lourds dégâts en se nourrissant des bourgeons floraux en formation. Les larves se nourrissent aussi de feuilles et de fleurs. La défoliation peut être complète en cas d'infestation grave.

Cycle biologique

L'insecte hiverne sous la forme d'œufs dans la couche de feuilles mortes autour des bleuetières. L'éclosion des œufs a lieu d'avril à mai. Les larves se nourrissent de bourgeons, de jeunes feuilles et de fleurs, puis se tissent un abri à l'aide de feuilles et de leur soie, pendant la mue. Les larves s'empupent à l'intérieur de ces abris pendant le mois de juin. Les adultes font leur apparition du début à la fin de juillet, puis pondent dans la couche de feuilles mortes, de la fin de juillet au début d'août.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Le brûlage de la bleuetière durant l'année de croissance végétative peut contribuer à réduire le nombre de ravageurs qu'il y aura l'année de production suivante. D'autres moyens de lutte contre la tisseuse du bleuet sont énumérés au tableau 7.

Enjeux liés à la tisseuse du bleuet

Les producteurs ont besoin de renseignements sur le dépistage et la surveillance de cet insecte afin de mieux comprendre la fréquence du ravageur et les aider à déterminer l'importance des dommages causés par la tisseuse du bleuet.

Mouche du bleuet (Rhagoletis mendax)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

La mouche du bleuet est la plus grave menace de l'industrie du bleuet nain au Québec. Elle est reconnue comme étant l'insecte nuisible du bleuet nain le plus important. Ce ravageur consomme les parties intérieures des baies, les faisant se ratatiner et tomber prématurément. Même si les pertes directes de fruits sont d'une importance économique mineure, la présence de larves dans les fruits n'est aucunement tolérée dans certains marchés d'exportation. La présence de larves même en faible nombre sur les fruits récoltés en réduit considérablement la valeur marchande.

Cycle biologique

La majorité des pupes passent un hiver dans le sol, dans un état de diapause, un période de développement suspendu. Certaines prolongent leur diapause un deuxième ou un troisième hiver. Les mouches adultes émergent du sol entre la fin de juin et le début d'août, puis elles vivent une trentaine de jours. Les femelles pondent leurs œufs dans les fruits qui commencent à mûrir. Chaque femelle peut pondre jusqu'à 100 œufs, qui sont habituellement déposés sous l'épiderme du fruit. Les larves se développent à l'intérieur des baies et, une fois qu'elles ont atteint leur plein développement, elles se laissent choir au sol où elles s'empupent et hivernent. Cet insecte est univoltin.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Vu que la majorité des mouches émerge au cours de l'année de croissance végétative dans un système cultural sur 2 ans, il est important de maintenir les champs en fructification séparés de ceux en croissance végétative pour éviter de nouvelles infestations. Des pratiques d'assainissement comme la destruction des fruits tombés plutôt que de les composter, ainsi que la cueillette et l'élimination des baies infestées aideront à réduire les réinfestations. La lutte contre les mauvaises herbes qui abritent les mouches adultes peut également être utile. La surveillance des mouches adultes peut se faire au moyen de pièges adhésifs jaunes placés dans le pourtour de la bleuetière. Les exigences phytosanitaires interdisent le déplacement en territoire canadien des cultures infestées par la mouche du bleuet en vertu de la Loi sur la protection des végétaux du gouvernement fédéral afin de prévenir l'introduction ou la propagation de ce ravageur dans les régions exemptes d'organismes nuisibles au Canada. Ces exigences font également partie du Programme de certification des bleuets (PCB) Programme de certification des bleuets. D'autres moyens de lutte contre la mouche du bleuet sont énumérés au Tableau 7.

Enjeux liés à la mouche du bleuet

  • Il faut absolument avoir un bon contrôle de la mouche du bleuet pour deux raisons. Premièrement, le ravageur est en train de s'établir dans de nombreuses régions productrices de bleuets nains. Deuxièmement, la possibilité de commercialisation des bleuets est grandement impactée, car la mouche du bleuet est un insecte réglementé (tolérance zéro) dans certains marchés d'exportation, et la tolérance de la présence de ses larves dans les baies est quasi nulle pour les fruits destinés à être vendus directement aux consommateurs.
  • Il faut renforcer la surveillance (par exemple, piégeage de masse, modèles de prédiction d'émergence) pour prévenir l'introduction de la mouche du bleuet dans des régions non infestées et pour limiter les infestations de fruits.
  • Le besoin de faire des traitements insecticides contre la mouche du bleuet à la fin du cycle de production des bleuetières rend plus difficile l'exportation de bleuets dans les marchés étrangers qui ont établi des limites maximales de résidus à l'importation. Il est important de prendre en compte les limites maximales de résidus/tolérances à l'exportation durant l'homologation de nouveaux insecticides.
  • Il faut aussi développer d'autres approches de lutte intégrée, qui intègrent des pesticides non conventionnels comme des biopesticides, qui offrent un contrôle semblable à celui offert par les approches conventionnelles de lutte contre la mouche du bleuet.
  • Il serait bon de trouver de nouveaux produits de lutte contre la mouche du bleuet qui sont sans danger pour les insectes bénéfiques afin d'encourager l'activité des prédateurs naturels.
  • Il faut renforcer les mesures de biosécurité au Québec.
  • Il faut établir des seuils d'intervention liés à la tolérance du marché envers les larves.

Tenthrède du bleuet (Neopareophora litura)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les larves de la tenthrède du bleuet se nourrissent de feuilles, et lorsque les pressions de ravageurs sont fortes, ces larves peuvent causer une grave défoliation. Les infestations sont habituellement cantonnées dans des parties isolées de la bleuetière.

Cycle biologique

Les adultes pondent en mai, dans les verticilles foliaires en formation. Les larves se nourrissent de feuillage jusqu'à la fin juin, moment où elles se déplacent au sol, tissent un cocon puis hivernent dans la litière de feuilles mortes. La pupaison a lieu le printemps suivant, et les adultes apparaissent moins de 2 semaines plus tard.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Le brûlage n'a pas un grand effet sur les populations de tenthrèdes, car les pupes sont souvent enfouies plus profondément dans le sol que d'autres insectes ravageurs et sont protégées. Plusieurs guêpes parasites (famille des Ichneumonidés) sont actives dans les bleuetières et maintiennent les populations de tenthrèdes à des niveaux assez bas. Toutefois, les parasites ne parviendront sans doute pas à contrôler une infestation assez tôt pour empêcher des pertes économiques. Il est important de surveiller les bleuetières chaque semaine au moyen d'un filet fauchoir. La tenthrède du bleuet est habituellement tenue en échec par les traitements destinés à d'autres insectes comme l'altise du bleuet ou les arpenteuses.

Enjeux liés à la tenthrède du bleuet

Il faut trouver de nouveaux produits antiparasitaires pour lutter contre la tenthrède de la myrtille.

Arpenteuse du bleuet (Speranza argillacearia) et autres arpenteuses

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les chenilles de plusieurs espèces d'arpenteuses se nourrissent du feuillage des bleuets nains. En cas d'éclosion majeure, la défoliation peut être complète. Dans les bleuetières en croissance végétative, les nouvelles pousses peuvent être complètement consommées. Les arpenteuses posent plus de problèmes dans les bleuetières dans lesquelles les plantes sont fauchées que dans celles qui sont régénérées par brûlage.

Cycle biologique

Les papillons adultes sont présents au milieu de l'été et pondent des œufs qui hiverneront dans la litière à la base des plants. L'éclosion des œufs, avec l'apparition des chenilles, a lieu lorsque la croissance des plantes reprend, au printemps. Les larves se nourrissent de feuilles et de bourgeons la nuit et se cachent dans la litière de feuilles au sol durant le jour. Elles finissent de se nourrir au début de l'été et s'empupent dans le sol : les adultes émergent vers le milieu de l'été.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Le brûlage peut réduire le nombre d'arpenteuses dans les bleuetières en détruisant les œufs hivernants. Plusieurs espèces de guêpes parasites s'attaquent à ce ravageur et contribuent à en limiter les populations. Ce ravageur peut être surveillé une fois par semaine, du début de mai jusqu'en juin, à l'aide d'un filet fauchoir, et des traitements correctifs peuvent être appliqués lorsque les seuils critiques sont atteints. D'autres moyens de lutte contre l'arpenteuse du bleuet sont énumérés au tableau 7.

Enjeux liés à l'arpenteuse du bleuet

Il faut des méthodes de traitement et des seuils d'intervention améliorés pour des traitements mieux ciblés contre l'arpenteuse du bleuet.

Ptéromale galligène (Hemadas nubilipennis)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Le ptéromale galligène cause la formation de galles (excroissances irrégulières) sur les tiges du bleuet nain en réaction à la ponte des œufs de l'insecte et à l'alimentation des larves. Le tissu à l'extrémité de la tige infestée est détruit, arrêtant la formation des bourgeons floraux. Si l'attaque survient durant le cycle végétatif, elle peut réduire les rendements de l'année suivante. Les galles peuvent aussi se détacher de la tige durant la récolte, être introduites dans la filière de transformation et aboutir dans le produit fini en tant que corps étrangers. Les infestations peuvent être importantes dans des champs qui ont été fauchés uniquement par fauchage mécanique durant de nombreuses années.

Cycle biologique

Les adultes sont presque tous des femelles. Ils émergent des galles de mai à juin, avant le débourrement, et pondent dans les pousses en formation. La ponte provoque la croissance anormale de tissus et la formation d'une loge autour de chaque œuf. L'éclosion des œufs a lieu 2 semaines plus tard, et les larves se nourrissent à l'intérieur de la loge, stimulant davantage la croissance de tissu végétal non différencié. Une galle finit par se former autour de plusieurs larves en train de se nourrir. Les larves hivernent dans la galle, s'empupent et en émergent à l'état adulte le printemps suivant.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

La régénération par brûlage des plantes peut avoir une certaine efficacité sur la diminution des populations de ptéromales galligènes.

Enjeux liés au ptéromale galligène

Il faut élaborer un protocole d'assainissement de l'équipement pour aider les producteurs à réduire la propagation du ptéromale galligène.

Thrips du bleuet (Frankliniella vaccinii et Catinathrips kainos)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Ces 2 espèces de thrips se nourrissent des feuilles du bleuet nain, provoquant leur enroulement autour de la tige. Dans les bleuetières en croissance végétative, les dégâts ne sont visibles qu'au printemps, sur des feuilles encore rattachées aux plantes. Dans les bleuetières en fructification, les feuilles ne se déploient pas normalement et ressemblent à des bourgeons hypertrophiés. La plupart des infestations sont localisées, mais parfois, elles peuvent couvrir plusieurs hectares. Les plantes infestées sont plus sensibles aux dommages causés par l'hiver et produisent moins de fruits.

Cycle biologique

Les 2 espèces qui attaquent les bleuets nains ont une apparence et un cycle biologique semblables. Les femelles adultes hivernent dans le sol pour en sortir en avril et en mai. Elles pondent dans les tissus foliaires, de mai à juin. Les larves sucent la sève des feuilles, ce qui amène ces dernières à s'enrouler. Frankliniella vaccinii s'empupe dans des feuilles enroulées tandis que C. kainos se laisse souvent choir au sol pour s'empuper et achever son développement. Les adultes apparaissent à la fin du mois de juillet.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Le dépistage des thrips et l'inspection des dommages causés commencent au début de juin. Les aires infestées peuvent être traitées le printemps suivant, quand les plantes sont petites et que les adultes qui ont hiverné commencent à apparaître. Dans certaines régions, le fait de retarder à la mi-juin le fauchage ou le brûlage de la bleuetière pour sa régénération après la colonisation des thrips durant l'année de repousse, s'est avéré efficace pour le contrôle des populations de thrips.

Enjeux liés aux thrips

  • Il faut déterminer l'impact réel des thrips sur la récolte de bleuets.
  • Il faut développer d'autres approches de gestion des thrips en raison de l'étroite fenêtre d'utilisation des produits antiparasitaires.

Arpenteuse caténaire (Cingilia catenaria)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

L'arpenteuse caténaire se nourrit d'une grande variété de plantes, dont les bleuets et les canneberges. Les dommages sont largement causés par les larves des derniers stades larvaires qui consomment à la fois des feuilles et des fruits. Lorsque les larves sont nombreuses, de grandes superficies de la bleuetière peuvent être complètement défoliées. Il est rare que de pareilles infestations se produisent, car elles apparaissent généralement par plaques dans la bleuetière.

Cycle biologique

Les papillons adultes émergent au début de septembre et sont présents jusqu'à la mi-octobre. Ils commencent à pondre peu après leur émergence. Les œufs sont attachés lâchement à la face inférieure des feuilles de la plante hôte. Une variété d'arbustes peut être une plante hôte appropriée, y compris le bleuet nain, toutefois, la fougère douce (Comptonia peregrina) est l'hôte préférée. Ce sont les œufs qui hivernent et l'éclosion commence au début de juin. Les jeunes larves récemment écloses squelettisent les feuilles, et à mesure qu'elles grossissent, elles dévorent les feuilles en entier. La pupaison a lieu dans la litière de feuilles mortes, du mois d'août au début de septembre.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

L'éradication des mauvaises herbes dans la bleuetière et à sa périphérie, en particulier de la comptonie voyageuse, peut rendre le site moins attrayant pour les femelles pondeuses. Plusieurs parasites naturels de l'arpenteuse caténaire ont été recensés. Parmi eux, mentionnons des mouches de la famille des Tachindae et des guêpes des familles des Braconidae, des Chalcididae et des Ichneumonidae. Le champignon pathogène Entomophthora aulicae et le virus de la polyédrose nucléaire (VPN) à capside multiple sont 2 organismes qui ont aussi été observés comme étant des moyens de lutte naturels.

Enjeux liés à l'arpenteuse caténaire

Aucun enjeu n'a été rapporté.

Punaises : Punaise terne (Lygus lineolaris) et autres espèces du genre Lygus

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les punaises se nourrissent de fruits et de bourgeons à feuilles et les endommagent. Ces dommages peuvent se produire en fin de saison n'importe où sur les fruits. La punaise terne a une vaste gamme d'hôtes et se nourrit de mauvaises herbes, de légumes, de fruits, de fleurs et d'arbustes. Elle perfore la peau des fruits et suce la sève, ce qui entraîne une déformation des fruits. La punaise terne préfère les bourgeons floraux et les fruits immatures.

Cycle biologique

La punaise terne adulte hiverne sous la litière de feuilles et de mauvaises herbes. À la fin du printemps, elle se déplace vers les mauvaises herbes et les fleurs sauvages, où elle pond ses œufs dans les tiges. Plusieurs générations peuvent se chevaucher en une année.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Le fait de garder les champs avoisinants exempts de mauvaises herbes et de faucher les bordures des champs peut rendre la zone moins attrayante pour les punaises ternes.

Enjeux liés aux punaises

Aucun enjeu n'a été rapporté.

Tordeuse du bleuet (tordeuse à lignes rosées, lieuse à bandes rouges) (Aroga trialbamaculella)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

La tordeuse du bleuet (aussi appelée lieuse à bandes rouges) est surtout présente dans les bleuetières en repousse, mais elle peut aussi se trouver dans les bleuetières en fructification. La larve tisse une toile autour des tiges et des feuilles pour les regrouper et elle se nourrit à l'intérieur de cet abri. Elle peut aussi faire de même avec les fruits et nuire ainsi à la croissance et à la récolte des baies. Les chenilles sont considérées comme des contaminants de la récolte sur l'équipement de terrain et les chaînes de transformation.

Cycle biologique

La tordeuse du bleuet hiverne à l'état de larve mature dans la litière au sol. La pupaison a lieu au printemps et les adultes commencent à émerger à la fin de juin. Les adultes pondent leurs œufs sous l'écorce et à l'aisselle des feuilles du bleuetier nain.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

En raison de l'importance de ce ravageur comme contaminant des récoltes, il doit absolument faire l'objet d'une surveillance.

Enjeux liés à la tordeuse du bleuet

  • Il faut faire des études pour mieux comprendre les impacts de la tordeuse du bleuet dans les bleuetières en repousse sur le rendement de l'année suivante.
  • Il serait utile de poursuivre le travail visant à déterminer les facteurs écologiques propices aux éclosions et à identifier des attractifs comportementaux.
  • Des produits conventionnels et biologiques sont requis pour lutter contre la tordeuse du bleuet.

Drosophile à ailes tachetées (Drosophila suzukii)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

La drosophile à ailes tachetées s'attaque aux bleuets nains sauvages ou cultivés, à d'autres cultures de petits fruits ainsi qu'à des fruits à noyau. En se nourrissant de la pulpe du fruit, les larves la font brunir et ramollir. La chair endommagée constitue une porte d'entrée pour les infections fongiques et bactériennes secondaires qui contribuent à détériorer encore plus le fruit. Les blessures occasionnées entraînent des pertes économiques en rendant les fruits non commercialisables.

Cycle biologique

La drosophile à ailes tachetées hiverne à l'état adulte. Au printemps, après l'accouplement, la femelle pond sous la peau des fruits en maturation. La larve se nourrit et se développe à l'intérieur du fruit. En raison de la courte durée d'une génération et de la période prolongée de ponte, il peut y avoir plusieurs générations qui se chevauchent chaque année. Cet insecte peut être porté par le vent sur de courtes distances et transporté vers de nouvelles régions par le transport de fruits infestés.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Les pratiques d'assainissement comme l'enlèvement des fruits tombés et trop mûrs, l'élimination des vieux fruits dans les aires de transformation et sur l'équipement ainsi que l'enlèvement d'hôtes sauvages qui poussent à proximité peuvent aider à réduire la population de drosophiles à ailes tachetées. Une surveillance étroite peut se faire au moyen de pièges appâtés de vinaigre de cidre installés dans les champs avoisinants de fruits hôtes plus précoces. Commencer les traitements lorsque la première drosophile mâle est découverte. D'autres moyens de lutte contre la drosophile à ailes tachetées sont énumérés au tableau 7.

Enjeux liés à la drosophile à ailes tachetées

  • Il faut faire des études sur la biologie de cet insecte dans l'est du Canada afin de mieux la comprendre. L'élaboration d'un modèle de degrés-jours pour la première émergence serait très utile pour la lutte contre ce ravageur.
  • Il faut améliorer les approches de surveillance et établir des seuils d'intervention pour la drosophile à ailes tachetées dans les bleuetières.
  • Il faut disposer de moyens de lutte efficaces contre cet insecte. Les nouveaux insecticides doivent être sans danger pour les pollinisateurs tout en satisfaisant aux exigences des délais d'attente avant la récolte et aux exigences des limites maximales de résidus pour les marchés canadiens et d'exportation afin d'assurer la commercialité des fruits.
  • Il faut mettre au point des méthodes efficaces d'application d'insecticides durant la récolte.

Chenille à houppes blanches (Orgyia leucostigma)

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

La chenille à houppes blanches est essentiellement un ravageur forestier, mais étant un insecte généraliste, elle peut attaquer le bleuetier nain. Les larves se nourrissent du feuillage des bleuetiers et peuvent défolier complètement de grandes étendues d'une bleuetière. Les dégâts peuvent survenir à un moment critique du développement des pousses des bleuetiers autant dans les bleuetières en repousse que dans celles en fructification. Selon les données historiques enregistrées, les infestations sont sporadiques et se produisent tous les 20 ans, pouvant durer chaque fois de 2 à 3 ans.

Cycle biologique

Le parasite hiverne sous forme de masses d'œufs qui vont éclore de la fin de juin à la mi-juillet. Les chenilles des premiers stades larvaires se nourrissent sur la face supérieure des feuilles et peuvent facilement être dispersées par le vent. Après s'être alimentées pendant 6 semaines, elles s'empupent dans un cocon tissé lâchement sur des plantes hôtes, puis les adultes émergent de la mi-août à septembre. Les femelles pondent des masses d'œufs, lesquels sont protégés par une couche protectrice de mousse blanche.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Les populations de chenilles à houppes blanches sont normalement contrôlées par plusieurs parasites. Il faut surveiller la présence de chenilles des premiers stades larvaires dans les bleuetières en fructification et en repousse au début de juillet afin de synchroniser les pulvérisations. Les personnes travaillant dans des bleuetières fortement infestées doivent porter des vêtements de protection et un filtre antipoussière pour éviter d'entrer en contact avec les poils des chenilles, car ces poils se détachent facilement des chenilles et peuvent causer des irritations et des réactions allergiques chez les humains.

Enjeux liés à la chenille à houppes blanches

Aucun enjeu n'a été rapporté.

Mauvaises herbes

Dans cette section

Principaux enjeux

  • Il serait nécessaire d'avoir de nouveaux herbicides sélectifs pour traiter les bleuetières conventionnelles et non conventionnelles, et il faudrait que ces produits agissent contre un éventail de mauvaises herbes ciblées afin de réduire la dépendance aux herbicides de prélevée à large spectre.
  • Il serait aussi utile d'avoir des herbicides de post-levée qui agissent contre des espèces de graminées adventices, notamment des herbicides qui n'appartiennent pas au groupe 1, afin de faciliter la gestion de la résistance dans ces populations adventices.
  • Il est impératif d'établir des délais d'attente avant la récolte pour tous les nouveaux produits homologués qui respectent les limites maximales de résidus dans les fruits destinés à l'exportation, et pour assurer la qualité marchande des récoltes.
  • Il faut élaborer un protocole d'assainissement de l'équipement et de biosécurité pour les bleuetières afin d'aider les producteurs à réduire la dissémination de mauvaises herbes entre les bleuetières.
  • Il faut étudier plus à fond l'effet de la fertilisation et du pH sur la croissance des mauvaises herbes vivaces.
  • De nouveaux moyens de désherbage doivent être explorés pour la production biologique et pour réduire la dépendance aux herbicides chimiques.
  • Pour les évaluations provinciales de la présence de mauvaises herbes par espèce, voir le tableau 8.
Tableau 8. Présence de mauvaises herbes dans les productions du bleuet nain au Canadanote 1

Mauvaises herbes

Québec

Nouveau-Brunswick

Nouvelle-Écosse

Île-du-Prince-Édouard

Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles

Préoccupation modérée

Préoccupation modérée

Préoccupation mineure

Présent

Graminées annuelles

Préoccupation majeure

Préoccupation modérée

Préoccupation modérée

Présent

Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces

Préoccupation modérée

Préoccupation majeure

Préoccupation majeure

Préoccupation mineure

Graminées vivaces

Préoccupation majeure

Préoccupation majeure

Préoccupation majeure

Présent

Espèces ligneuses nuisibles

Préoccupation modérée

Préoccupation modérée

Préoccupation mineure

Aucune préoccupation

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Prophylaxie
Tableau 9a. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les mauvaises herbes du bleuet nain au Canada — prophylaxie

Pratiques

Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles

Graminées annuelles

Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces

Graminées vivaces

Espèces ligneuses nuisibles

Sélection de variétés ou utilisation de variétés compétitives

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ajustement de la date de semis ou de récolte

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Rotation des cultures

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Sélection de l'emplacement de la culture

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Optimisation de la fertilisation pour favoriser une croissance équilibrée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation de matériel de propagation exempt de mauvaises herbes (graines, boutures ou plantes à transplanter)

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Semis direct ou travail réduit du sol pour réduire la germination des graines de mauvaises herbes

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Utilisation de barrières physiques (par exemple, paillis)

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Prévention
Tableau 9b. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les mauvaises herbes du bleuet nain au Canada — prévention

Pratiques

Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles

Graminées annuelles

Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces

Graminées vivaces

Espèces ligneuses nuisibles

Désinfection de l'équipement

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Gestion du couvert végétal (éclaircissement, taille, espacement des rangs ou des plants, etc.)

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Utilisée

Ne s'applique pas

Utilisée

Ajustement de la profondeur de semis ou de plantation

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Gestion de l'irrigation (moment et durée de l'irrigation, quantité d'eau) pour maximiser la croissance de la culture

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Gestion de l'humidité du sol (amélioration du drainage, culture sur plates-bandes surélevées, enchaussage, semis sur buttes ou billons, etc.)

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

***Utilisée***

***Utilisée***

***Utilisée***

Lutte contre les mauvaises herbes dans les terrains non cultivés

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Lutte contre les mauvaises herbes durant les années sans culture / l'année précédant la plantation

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Surveillance
Tableau 9c. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les mauvaises herbes du bleuet nain au Canada — surveillance

Pratiques

Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles

Graminées annuelles

Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces

Graminées vivaces

Espèces ligneuses nuisibles

Surveillance et inspection des champs

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Tenue de dossiers sur l'incidence des mauvaises herbes, incluant des mauvaises herbes résistantes aux herbicides

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation de technologies agricoles de précision (GPS, SIG) pour la collecte de données et la cartographie des mauvaises herbes

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Aides à la décision
Tableau 9d. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les mauvaises herbes du bleuet nain au Canada — aides à la décision

Pratiques

Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles

Graminées annuelles

Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces

Graminées vivaces

Espèces ligneuses nuisibles

Seuil d'intervention économique

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Recommandation d'un conseiller agricole ou bulletin d'information technique

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Décision de traiter fondée sur l'observation de la présence de mauvaises herbes à un stade de développement critique

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Décision de traiter fondée sur l'observation de dommages causés à la culture

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation d'instruments électroniques portatifs dans les champs pour l'identification des mauvaises herbes ou pour la gestion de données

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Intervention
Tableau 9e. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les mauvaises herbes du bleuet nain au Canada — intervention

Pratiques

Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles

Graminées annuelles

Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces

Graminées vivaces

Espèces ligneuses nuisibles

Utilisation d'herbicides à divers modes d'action pour la gestion du développement de résistance

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Incorporation au sol d'amendements et d'engrais verts ayant des propriétés biofumigantes pour réduire les populations de mauvaises herbes

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Utilisation de biopesticides (pesticides microbiens et non conventionnels)

Utilisée

Utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

Dissémination d'agents de lutte biologique (arthropodes)

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Utilisée

N'est pas utilisée

N'est pas utilisée

Désherbage mécanique (sarclage / travail du sol)

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Désherbage manuel (arrachage à la main, binage, flammage)

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisation de la technique du faux semis sur planche d'ensemencement

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Ne s'applique pas

Applications ciblées de pesticides (en bandes, applications localisées, utilisation de pulvérisateurs à débit variable, etc.)

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Sélection d'herbicides épargnant les insectes auxiliaires, les pollinisateurs et les autres organismes non ciblés

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Pratiques spécifiques
Tableau 9f. Moyens du lutte intégrée adoptes contre les mauvaises herbes du bleuet nain au Canada — pratiques spécifiques

Pratiques

Mauvaises herbes à feuilles larges annuelles

Graminées annuelles

Mauvaises herbes à feuilles larges vivaces

Graminées vivaces

Espèces ligneuses nuisibles

Taille de régénération par fauchage ours par brûlage

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Utilisée

Source : Les intervenants dans les provinces productrices du bleuet nain (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse); les données correspondent aux années de production 2021, 2022 et 2023.

Notes

Cette pratique est utilisée pour lutter contre ce ravageur dans la province.
Cette pratique n'est pas utilisée par les producteurs pour lutter contre ce ravageur dans cette province.
Cette pratique ne s'applique pas ou n'est pas pertinente à ce ravageur dans cette province.

Toutes les mauvaises herbes

Renseignements sur l’organisme nuisible

Dommages

Les mauvaises herbes concurrencent les autres végétaux pour l'espace, l'eau et les éléments nutritifs, réduisant ainsi la vigueur et le rendement des bleuetières. Elles peuvent faire de l'ombre aux cultures, ce qui peut nuire à la formation des bourgeons. Les mauvaises herbes peuvent aussi servir d'hôtes intermédiaires à des insectes et des maladies. Leur présence peut aussi compliquer la récolte des bleuets.

Cycle biologique

Feuilles larges et graminées annuelles : Les mauvaises herbes annuelles ont un cycle biologique d'un an : germination des graines, croissance végétative, floraison et production de graines. Elles produisent de grandes quantités de graines qui peuvent demeurer viables dans le sol pendant plusieurs années et ne germer que lorsque les conditions sont favorables.

Feuilles larges et graminées vivaces : Les mauvaises herbes vivaces sont des plantes herbacées ou ligneuses qui vivent plusieurs années. Elles peuvent se reproduire et se propager par leur semence, par l'expansion de divers types de systèmes racinaires et d'autres mécanismes de multiplication végétative.

Lutte antiparasitaire

Lutte culturale

Pour prévenir l'introduction de mauvaises herbes dans une bleuetière, il est important de bien nettoyer l'équipement avant de passer d'un champ à un autre, d'utiliser de la paille exempte de mauvaises herbes pour le brûlage des mauvaises herbes et la lutte contre celles-ci le long des routes et autour du périmètre des champs. L'enlèvement et la coupe des mauvaises herbes avant la grenaison peuvent aussi prévenir la dispersion des graines. Évitez l'application excessive d'engrais et réduisez le pH du sol pour améliorer la capacité de concurrence des bleuetières. L'élimination des zones dénudées par la plantation de jeunes plants de bleuets permettra de réduire les endroits propices à l'établissement de mauvaises herbes. La régénération par brûlage détruit les parties aériennes et les graines de mauvaises herbes. Toutefois, la taille par brûlage ou par fauchage peut seulement éliminer des mauvaises herbes vivaces, car ces pratiques ne détruisent pas complètement les systèmes racinaires, ce qui permettra à ces mauvaises herbes de repousser. D'autres moyens de lutte contre les mauvaises herbes sont énumérés au tableau 9.

Enjeux liés aux feuilles larges et aux graminées annuelles

  • Il faut mieux comprendre l'impact de la fertilisation du sol et de sa teneur en éléments nutritifs sur la croissance et la vigueur des mauvaises herbes annuelles à feuilles larges.
  • Il serait bon d'homologuer des herbicides de post-levée de groupes chimiques autres que le groupe 1, pour faciliter la gestion de la résistance.
  • Parmi les mauvaises herbes émergentes qui causent des problèmes figurent le panic capillaire (Panicum capillare), une graminée annuelle, et le mélampyre des champs (Melampyrum lineare), une annuelle à feuilles larges.
  • Des options de désherbage biologique sont nécessaires pour les exploitations de bleuetiers nains.

Enjeux liés aux feuilles larges et aux graminées vivaces

  • Il faut améliorer la compréhension de l'éventail des mauvaises herbes qui sont contrôlées par les herbicides offerts actuellement pour la prise de meilleures décisions de traitement.
  • Il faudrait obtenir un complément d'information sur le meilleur moment de faire des traitements herbicides et sur les impacts de la combinaison d'herbicides pour le contrôle des vivaces à feuilles larges.
  • De nouveaux produits herbicides sont nécessaires pour contrôler un éventail de mauvaises herbes déterminées, afin de faire des traitements plus ciblés et de réduire la nécessité de recourir à des herbicides de prélevée à large spectre.
  • Le millepertuis (Hypericum perforatum), l'apocyn à feuilles d'androsème (Apocynum androsaemifolium), les aronies (Photinia spp.), les ronces (Rubus spp.), les vesces (Vicia spp.), la petite oseille (Rumex acetosella), les épervières (Hieracium), les scirpes (Scirpus spp.) et les comptonies (Comptonia spp.) sont des mauvaises herbes particulièrement difficiles à contrôler.
  • Il faut élaborer des protocoles sanitaires pour l'équipement afin d'aider les producteurs à réduire la dissémination de mauvaises herbes entre les bleuetières. De plus, il faut élaborer une approche efficace pour informer les producteurs des protocoles sanitaires.
  • Il faut faire de la recherche sur les effets de la fertilisation et du pH sur la croissance des mauvaises herbes vivaces.
  • Les mauvaises herbes vivaces, dont la danthonie à épi (Danthonia spicata) et les fétuques (Festuca spp.), représentent un problème croissant dans les champs de bleuets nains. Il faudrait disposer de nouveaux herbicides pour les bleuetières conventionnelles et non conventionnelles afin de gérer le développement de résistance aux produits chez les mauvaises herbes.
  • D'autres approches de lutte contre les mauvaises herbes, y compris des méthodes de lutte biologique et différents calendriers d'application qui brisent les cycles des mauvaises herbes, sont nécessaires.

Ressources

Ressources relatives à la lutte intégrée et à la gestion intégrée de la production du bleuet nain au Canada

Personnes-ressources à l'échelle provinciale

Associations provinciales des producteurs de bleuets nains

Annexe 

Définition des codes pour les tableaux de présence des ravageurs

Le codage est basé sur trois types de renseignements : la répartition, la fréquence et la pression du ravageur dans chaque province.

Présence, données disponibles

Fréquence

Répartition

Pression

Niveau de preoccupation phytosanitaire

Présent, données disponibles

Annuelle

Étendue

Élevée

Préoccupation majeure

Présent, données disponibles

Annuelle

Étendue

Modérée

Préoccupation modérée

Présent, données disponibles

Annuelle

Étendue

Faible

Préoccupation mineure

Présent, données disponibles

Annuelle

Localisée

Élevée

Préoccupation modérée

Présent, données disponibles

Annuelle

Localisée

Modérée

Préoccupation mineure

Présent, données disponibles

Annuelle

Localisée

Faible

Préoccupation mineure

Présent, données disponibles

Sporadique

Étendue

Élevée

Préoccupation modérée

Présent, données disponibles

Sporadique

Étendue

Modérée

Préoccupation mineure

Présent, données disponibles

Sporadique

Étendue

Faible

Aucune préoccupation

Présent, données disponibles

Sporadique

Localisée

Élevée

Préoccupation mineure

Présent, données disponibles

Sporadique

Localisée

Modérée

Aucune préoccupation

Présent, données disponibles

Sporadique

Localisée

Faible

Aucune préoccupation

Présent, données non disponibles

-

-

-

Aucune préoccupation

Présent, données non disponibles

-

-

-

Données non disponibles; situation préoccupante

Non présent

-

-

-

Non présente

Données non déclarées

-

-

-

Données non disponibles

- Sans objet

Références