Des éleveurs bovins de l’Atlantique essaient sur leur ferme une nouvelle variété de luzerne créée par AAC

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Douze éleveurs bovins de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard essaient actuellement une nouvelle variété de luzerne créée par un chercheur d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), Yousef Papadopoulos, Ph. D. Maintenant que la variété de luzerne sera bientôt lancée officiellement sur le marché canadien, M. Papadopoulos estime que des essais de ses semences sur des exploitations agricoles en activité permettront d’obtenir des informations précieuses sur la façon dont la nouvelle variété se comporte dans différents sols des provinces de l’Atlantique et d’évaluer sa persistance.

La luzerne est considérée comme la « reine des cultures fourragères ». La luzerne est utilisée par les éleveurs bovins pour nourrir leurs animaux, car elle offre une haute valeur nutritive, des protéines, des minéraux et des vitamines. En plus d’être prisée par les bovins, elle est aussi bénéfique pour l’environnement. Par le processus de la fixation d’azote, la luzerne capte l’azote de l’air et le transforme en une forme d’élément nutritif que les plantes peuvent utiliser dans le sol pour se nourrir. Ce processus naturel d’enrichissement de la teneur en azote dans le sol améliore la qualité du sol sans utiliser d’engrais azotés synthétiques, ces derniers pouvant entraîner une contamination des eaux souterraines et des émissions de gaz à effet de serre. La luzerne le fait naturellement grâce à des bactéries présentes dans ses racines et dans le sol.

Même si les producteurs bovins préfèrent nourrir leurs animaux avec de la luzerne, sa culture peut être difficile, car elle exige des sols qui ont une certaine fourchette de pH. Par conséquent, une grande partie des terres au Canada ne conviennent pas à la culture de cette plante fourragère. M. Papadopoulos, de la ferme expérimentale Nappan d’AAC, a passé 15 ans à mettre au point une nouvelle variété de luzerne pour surmonter ce problème. Sa nouvelle variété peut tolérer des sols plus acides tout en restant très productive.

« Même si la nouvelle variété n’est pas visuellement différente, les producteurs remarqueront une grande différence, car ils obtiendront de plus grosses récoltes avec cette variété. Ils réaliseront que cette variété est plus tolérante aux sols acides. »

- Yousef Papadopoulos, Ph. D., chercheur scientifique, Agriculture et Agroalimentaire Canada

En partenariat avec des représentants agricoles provinciaux, M. Papadopoulos a entamé des essais à la ferme en s’associant à des éleveurs bovins de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard. Les producteurs auront l’occasion de faire part à M. Papadopoulos de leurs commentaires sur la nouvelle variété, ce qui permettra d’accélérer le processus de mise en circulation sur le marché. M. Papadopoulos espère que cette variété sera offerte aux producteurs de tout le pays dans les prochaines années.

Le nom de la nouvelle variété n’a pas encore été choisi, mais M. Papadopoulos est connu pour rendre hommage à ses collègues lorsqu’il lance une nouvelle variété de plante fourragère. Au cours de sa carrière, il a mis en circulation sur le marché 6 légumineuses fourragères utiles aux éleveurs bovins, dont le lotier corniculé, le trèfle rouge et la luzerne, et a collaboré à la création de nombreuses autres variétés. Selon lui, le fait de rendre hommage à ses collègues permet de reconnaître leurs contributions au secteur agricole.

Galerie de photos

Yousef Papadoplous, Ph. D., son technicien de recherche, Matt Crouse et l’étudiante Alanna De Boer.

Un champ d’une nouvelle variété de luzerne créée par Yousef Papadopoulos, Ph. D., à AAC.

Brian Trueman, propriétaire de Thunderbrook Farms à Amherst (Nouvelle-Écosse), essaie la nouvelle variété de luzerne créée par Yousef Papadopoulos, Ph. D., à AAC.