Le présent rapport est une mise à jour du rapport sur les perspectives des principales grandes cultures qu’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a publiées en août pour les campagnes agricoles 2024-2025 et 2025-2026 sur la base des données disponibles jusqu’au 19 septembre 2025. Le rapport intègre les données révisées de Statistique Canada sur l’offre et la demande pour la campagne agricole 2024-2025. Au Canada, les campagnes agricoles de la plupart des cultures commencent le 1er août et se terminent le 31 juillet, or celles du maïs et du soja s’échelonnent du 1er septembre au 31 août. L’incertitude sur les marchés céréaliers mondiaux reste élevée en raison des risques géopolitiques persistants.
Pour la campagne agricole de 2024-2025, le présent rapport fournit les estimations quasi finales pour toutes les cultures, à l’exception du maïs et du soja, pour lesquels les estimations demeurent préliminaires, en incorporant les renseignements du rapport de Statistique Canada (StatCan) du 9 septembre 2025, le rapport sur les stocks des principales grandes cultures au 31 juillet 2025. Les stocks des principales grandes cultures étaient inférieurs de 18 % aux niveaux de 2023 et 13 %, à l’exclusion du maïs et du soja, étaient inférieurs de 18 % aux niveaux de 2024 et de 13 % à la moyenne quinquennale antérieure. La diminution des stocks est le résultat d’une augmentation des exportations qui a plus que compensé l’augmentation de la production à la suite du retour à des niveaux d’humidité normaux dans les principales régions productrices du pays. Une diminution importante des stocks de canola a été à l'origine de la majeure partie de la baisse globale, la vigueur des exportations de canola étant combinée à une augmentation de la trituration intérieure et à une production légèrement inférieure en 2024. L'utilisation intérieure totale a légèrement diminué, la baisse étant atténuée par une augmentation de la trituration du canola. Les prix de la plupart des grandes cultures ont chuté de manière significative en raison de la pression exercée par la baisse des prix mondiaux des cultures.
Pour 2025-2026, les perspectives intègrent les estimations de la production agricole du 17 septembre 2025 de StatCan, les Estimations des principales grandes cultures basées sur des modèles qui sont basées sur les renseignements disponibles à la fin du 31 août 2025, selon les données de télédétection du Programme d’évaluation de l’état des cultures (PEEC) de StatCan, des données agroclimatiques, ainsi que des données d’enquête et des sources administratives. La production de l’ensemble des principales grandes cultures se rapproche d’un sommet historique et on estime qu’elle a augmenté de 3 % d’une année sur l’autre, soit 8 % de plus que la moyenne des 5 années précédentes. La production totale de céréales et d’oléagineux devrait augmenter de 2 %, tandis que la production de légumineuses et de cultures agricoles spéciales devrait augmenter de 16 %. Dans l'Ouest canadien, on estime que la production globale a augmenté de 4 % d'une année sur l'autre et devrait être de 10 % supérieure à la moyenne des 5 années précédentes. Pour la plupart des principales grandes cultures, de meilleurs rendements par rapport à 2024 sont à l’origine de ces prévisions de production, associées à des superficies stables ou en hausse pour certaines cultures. Les prix de la plupart des principales grandes cultures devraient diminuer d’une année sur l’autre, en baisse d’une année sur l’autre, en ligne avec la baisse des valeurs mondiales, à l’exception du soja, des graines de lin et des graines de moutarde, où les prix devraient augmenter.
Les prochaines perspectives d’AAC pour les principales grandes cultures devraient être publiées le 17 octobre 2025. Statistique Canada devrait publier ses estimations définitives de la production des grandes cultures pour l’année le 4 décembre 2025 en tenant compte des résultats de l’enquête qui sera menée en novembre auprès d’environ 27 200 agriculteurs de partout au Canada.
2023-2024 | |||
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 28 273 | 27 831 | 27 925 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 27 289 | 27 004 | 26 825 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,21 | 3,35 | 3,43 |
Production (mille tonnes) | 87 610 | 90 423 | 91 930 |
Importations (mille tonnes)Total des céréales et oléagineux note b | 3 815 | 2 610 | 2 837 |
Offre totale (mille tonnes) | 103 301 | 106 162 | 104 663 |
Exportations (mille tonnes)Total des céréales et oléagineux note c | 44 863 | 52 741 | 47 417 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Total des céréales et oléagineux note e | 45 309 | 43 524 | 45 311 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 13 129 | 9 897 | 11 935 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
2023-2024 | |||
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 3 376 | 3 749 | 3 879 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 3 309 | 3 712 | 3 785 |
Rendement (tonnes par hectare) | 1,60 | 1,77 | 2,01 |
Production (mille tonnes) | 5 284 | 6 568 | 7 606 |
Importations (mille tonnes)Total Légumineuses et cultures spéciales note b | 379 | 311 | 239 |
Offre totale (mille tonnes) | 6 845 | 7 700 | 9 363 |
Exportations (mille tonnes)Total Légumineuses et cultures spéciales note b | 4 907 | 4 867 | 5 145 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Total Légumineuses et cultures spéciales note c | 1 116 | 1 314 | 1 308 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 821 | 1 518 | 2 910 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
2023-2024 | |||
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 31 649 | 31 580 | 31 804 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 30 598 | 30 716 | 30 610 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,04 | 3,16 | 3,25 |
Production (mille tonnes) | 92 894 | 96 991 | 99 536 |
Importations (mille tonnes)Toutes les principales grandes cultures note b | 4 195 | 2 921 | 3 076 |
Offre totale (mille tonnes) | 110 146 | 113 862 | 114 026 |
Exportations (mille tonnes)Toutes les principales grandes cultures note b | 49 770 | 57 609 | 52 562 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Toutes les principales grandes cultures note c | 46 426 | 44 838 | 46 619 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 13 950 | 11 415 | 14 845 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Blé
Blé dur
En 2024-2025, l’offre canadienne de blé dur est estimée à 7,1 Mt suite à une révision à la hausse de la production et des stocks d’ouverture. Dans son dernier rapport, Statistique Canada (STC) a augmenté la production canadienne de blé dur de 9 %, à 6,4 Mt, et les stocks d'ouverture à un peu moins de 0,7 Mt. Les exportations totales pour l'année étaient de 5,8 Mt, soit 64 % de plus que l'année précédente, le niveau le plus élevé jamais enregistré depuis 2020-2021. Le blé dur a été exporté vers trente-neuf pays dans le monde entier, les quatre premières destinations représentant plus des trois-quarts de toutes les expéditions. Il s’agit de l’Algérie (part de 27 %), du Maroc (22 %), de l’Italie (16 %) et des États-Unis (11 %). L’utilisation intérieure est rapportée à 0,7 Mt, soit une hausse de 3 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années; les fourrages, les déchets et les impuretés à 0,3 Mt; et les stocks totaux, au 31 juillet, à 0,5 Mt.
Dans son plus récent rapport sur le marché des céréales, le Conseil international des céréales (CIC) laisse l’offre et la demande mondiales de blé dur stables, avec une production de 41,8 Mt, une consommation de 35,2 Mt, des échanges de 9,2 Mt et des stocks de clôture de 6,6 Mt, soit une augmentation de 12 % par rapport au niveau bas record de l’année précédente. En 2024-2025, le Canada était le plus grand exportateur mondial de blé dur, représentant 60 % du commerce total; du côté des importations, les principaux clients étaient l’UE (part de 27 %), suivie de l’Algérie (13 %) et de la Tunisie (13 %).
Le prix moyen final au comptant du blé dur ambré de l’Ouest canadien no 1 à 13 % de protéines (CWAD, 1, 13 %) en Saskatchewan pour 2024-2025 était de 321 $/tonne ($/t), atteignant un pic à 342 $/tonne en mai 2025.
Pour 2025-2026, les estimations de STC basées sur des modèles prévoient que la production canadienne de blé dur atteindra plus de 6,5 Mt, soit une augmentation de 2 % par rapport à l’année précédente et la deuxième plus élevée jamais enregistrée si elle se concrétise. Avec les révisions des stocks d’ouverture à la hausse de STC, l’offre totale devrait s’élever à 7,0 Mt, soit un niveau relativement stable par rapport à l’année précédente. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la récolte de blé dur progresse à un rythme soutenu dans les Prairies. En Saskatchewan, principale province productrice, 66 % de la récolte a été effectuée avec une qualité variable. Certaines évaluations provinciales précoces montrent que la qualité est inférieure à la moyenne à long terme, 23 % de la récolte étant classée dans la catégorie CWAD no 1, 43 % dans la catégorie no 2 et 23 % dans la catégorie no 3. En Alberta, la récolte, à 57 %, progresse plus vite que la moyenne quinquennale, mais avec quelques inquiétudes quant à la qualité, en raison du stress associé aux conditions météorologiques durant la saison de croissance; 47 % de la récolte a été classée no 1, ce qui représente un taux inférieur à la moyenne quinquennale de 57 %.
L’utilisation intérieure devrait s’élever à 0,8 Mt, soit une hausse de 13 % d’une année sur l’autre, avec une augmentation de l’utilisation résiduelle et dans les aliments pour animaux, dans l’attente de l’évaluation de la qualité et des catégories de qualité définitifs. Les exportations, quant à elles, devraient tomber à 5 Mt, les expéditions vers l’Europe et l’Afrique du Nord ayant été réduites à la suite d’une augmentation des récoltes locales. Au cours du premier mois de la nouvelle campagne agricole, 150 000 tonnes de blé dur ont été exportées par le biais du système des silos agréés, ce qui représente un retard de plus de 30 % par rapport aux volumes de l’année dernière. Cela dit, il est encore trop tôt pour observer des tendances notables, car les mauvaises récoltes au Mexique et en Turquie pourraient ouvrir des débouchés pour les exportations canadiennes. Les stocks de fin de campagne sont estimés à 1,2 Mt.
Selon le CIC, la production mondiale de blé dur devrait augmenter de 1 % pour atteindre 36,4 Mt, grâce à l’amélioration des rendements dans la plupart des principales régions productrices, notamment en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Europe. Soutenue par les stocks, l’offre totale est estimée à 43 Mt, soit une hausse de 3 % par rapport à l’année précédente. L’utilisation mondiale devrait augmenter de plus de 2 %, toute la croissance provenant d’une augmentation de l’utilisation alimentaire, mais en raison de la plus grande disponibilité des approvisionnements locaux, le commerce devrait diminuer de 9 % pour atteindre 8,4 Mt. Les stocks devraient encore augmenter de 6 % pour atteindre 7 Mt au niveau mondial, les stocks des principaux pays exportateurs augmentant de 14 % pour atteindre 2,4 Mt.
Le prix au comptant moyen prévu par les producteurs de la Saskatchewan pour le CWAD 1-13 % pour 2025-2026 est tombé à 280 $/t, sous la pression d'une offre mondiale abondante et d'une demande d'importation limitée.
2023-2024 | 2024-2025Blé dur note p | 2025-2026Blé dur note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 2 442 | 2 576 | 2 643 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 2 385 | 2 565 | 2 574 |
Rendement (tonnes par hectare) | 1,78 | 2,49 | 2,54 |
Production (mille tonnes) | 4 247 | 6 380 | 6 535 |
Importations (mille tonnes)Blé dur note b | 5 | 5 | 5 |
Offre totale (mille tonnes) | 4 830 | 7 054 | 7 036 |
Exportations (mille tonnes)Blé dur note c | 3 549 | 5 821 | 5 000 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes) Blé dur note d | 191 | 208 | 200 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 174 | 277 | 402 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Blé dur note e | 612 | 737 | 836 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 669 | 496 | 1 200 |
Prix moyen ($/tonne) Blé dur note g | 425 | 321 | 280 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Blé (à l'exclusion du blé dur)
Pour 2024-2025, l’offre de blé canadien est estimée à 34,3 Mt, suite à des révisions à la hausse de la production et des stocks. Dans son dernier rapport, STC a augmenté la production 2024-2025 de 2 %, à 29,6 Mt, tandis que les stocks d’ouverture ont été révisés à la hausse de 0,4 Mt, à 4,6 Mt. La production par grande catégorie, avec révisions entre parenthèses, est la suivante : Blé d’hiver 3,0 Mt (+1%); Blé roux de printemps de l’Ouest canadien : 26,5 Mt (+2 %); Blé de printemps des Prairies canadiennes : 2,0 Mt (+1 %); Blé Soft white : 0,4 Mt (+1 %); Blé de force roux de printemps du Nord canadien : 1,2 Mt (+2 %).
Les exportations totales sont estimées à 23,4 Mt, soit un volume supérieur de 7 % à celui expédié en 2023-2024 et le plus élevé jamais enregistré depuis 1991-1992. Le blé canadien a été expédié vers 68 pays dans le monde, les principales destinations étant l’Indonésie (11 %), la Chine (9 %), les États-Unis (9 %), le Japon (8 %), le Pérou (7 %), la Colombie (6 %) et le Bangladesh (5 %). L’utilisation intérieure s’élève à 7,2 Mt, soit 11 % de moins que la moyenne, tandis que l’utilisation fourragère s’élève à 3,0 Mt, soit 24 % de moins que la moyenne. En date du 31 juillet, les stocks s’élevaient à 3,6 Mt, en baisse de 22 % par rapport à l’année précédente et de 22 % par rapport à la moyenne quinquennale.
Selon le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), la production mondiale de blé pour 2024‑2025 est estimée à 801 Mt, en hausse de 1 % par rapport à l’année précédente. Malgré quelques augmentations compensatoires de la part d’autres grands exportateurs, les exportations totales ont diminué de 13 Mt, en raison de réductions importantes de la part de l’UE et de la Russie. La consommation mondiale a augmenté de 13 Mt pour atteindre 809 Mt, avec une augmentation de l’utilisation intérieure dans la mer Noire, au Nigeria, aux États-Unis et au Moyen-Orient.
Le prix moyen final au comptant du blé roux de printemps de l’Ouest canadien no 1 à 13,5 % (CWRS, no 1, 13,5) en Saskatchewan était de 282 $/tonne, atteignant un pic à 314 $/tonne en juin 2025.
Pour 2025-2026, STC estime que la production de blé augmentera de 2 %, à 30,1 Mt, mais que l’offre diminuera de 1 %, à 33,8 Mt, en raison d’un resserrement des stocks d’ouverture, malgré une révision à la hausse par STC de l’inventaire d’ouverture. La production de blé de printemps devrait augmenter légèrement pour atteindre 26,6 Mt, tandis que la production de blé d’hiver devrait augmenter de 15 % pour atteindre 3,5 Mt. Dans les provinces de l’Est, la récolte est pratiquement terminée, tandis que dans les Prairies, les agriculteurs de la Saskatchewan et du Manitoba ont subi quelques retards dus aux conditions météorologiques. En Alberta, la récolte progresse à un rythme moyen. Selon les rapports provinciaux, 56 % du blé de printemps a été récolté en Saskatchewan, 49 % en Alberta et 90 % au Manitoba. Au moment de rédiger ce rapport, les déclarations de qualité de l’Alberta classaient 77 % de la récolte dans le grade supérieur, tandis qu’au Manitoba, la majeure partie de la récolte a été jugée « bonne ». Bien que les évaluations officielles de la récolte en Saskatchewan ne soient pas encore disponibles, des rapports anecdotiques ont indiqué une qualité variable en raison des divers niveaux de précipitations dans toute la province. L'utilisation intérieure devrait actuellement augmenter à 7,8 Mt, avec une augmentation prévue de l'utilisation fourragère et de l'utilisation résiduelle, en attendant des données plus précises sur la qualité finale de la récolte de CWRS, particulièrement en Saskatchewan. Les stocks de fin de campagne devraient totaliser 4,0 Mt, une hausse de 11 % par rapport aux stocks de début de campagne.
En raison d’une concurrence mondiale accrue, les exportations totales devraient se contracter pour atteindre 22 millions de tonnes, soit une baisse de 6 % par rapport à 2024-2025, mais elles demeurent supérieures de 12 % aux niveaux moyens. Selon la Commission canadienne des grains (CCG), les expéditions de blé par le biais du réseau de silos agréés, ont atteint 1,5 Mt au cours des 5 premières semaines de 2025-2026, soit 5 % de moins que la même période l’an dernier, mais il est encore trop tôt pour parler d’un rythme soutenu. Les livraisons des producteurs et les stocks dans les établissements commerciaux ont récemment augmenté, ce qui laisse présager une accélération du rythme des exportations dans les semaines à venir.
L’USDA prévoit une augmentation de l’offre, de la consommation, des échanges et des stocks en 2025‑2026 et a procédé à des révisions à la hausse de toutes les variables de l’offre et de l’écoulement du blé au niveau mondial dans son rapport World Agricultural Supply and Demand Estimates (WASDE) de septembre. Une augmentation de la production est attendue dans plusieurs grands pays exportateurs, notamment en Australie, dans l’UE et en Russie. Dans l’ensemble, la production augmente de 9 Mt pour atteindre 816,2 Mt, et les réserves mondiales de blé atteignent 1 078,6 Mt, soit 7 Mt de plus que l’année précédente. La consommation mondiale a été portée à 814,6 Mt, principalement en raison de l’augmentation de l’utilisation fourragère et résiduelle; les échanges commerciaux devraient atteindre 214,7 Mt grâce à l’augmentation des expéditions en provenance des États-Unis et de l’Australie, tandis que la demande d’importation en provenance du Brésil, du Nigeria et de l’Asie du Sud-Est devrait augmenter d’une année sur l’autre. Les stocks de fermeture devraient augmenter de 1,6 Mt pour s’établir à 260,1 Mt.
La prévision moyenne du prix au comptant à la production pour la Saskatchewan Blé CWRS no 1 avec 13,5 % de protéines est tombé à 270 $/t, sous la pression d'une offre mondiale accrue et d'une concurrence accrue à l'exportation.
2023-2024 | 2024-2025Blé (sauf blé dur) note p | 2025-2026Blé (sauf blé dur) note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 8 505 | 8 259 | 8 297 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 8 324 | 8 087 | 8 084 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,50 | 3,66 | 3,72 |
Production (mille tonnes) | 29 167 | 29 559 | 30 089 |
Importations (mille tonnes) Blé (sauf blé dur) note b | 88 | 80 | 100 |
Offre totale (mille tonnes) | 34 382 | 34 247 | 33 805 |
Exportations (mille tonnes)Blé (sauf blé dur) note c | 21 771 | 23 399 | 22 000 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Blé (sauf blé dur) note d | 3 272 | 3 351 | 3 300 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 3 885 | 3 028 | 3 678 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Blé (sauf blé dur) note e | 8 002 | 7 232 | 7 805 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 4 609 | 3 616 | 4 000 |
Prix moyen ($/tonne) Blé (sauf blé dur) note g | 317 | 282 | 270 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
2023-2024 | 2024-2025Tous blés note p | 2025-2026Tous blés note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 10 947 | 10 835 | 10 940 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 10 709 | 10 652 | 10 659 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,12 | 3,37 | 3,44 |
Production (mille tonnes) | 33 414 | 35 939 | 36 624 |
Importations (mille tonnes) Tous blés note b | 92 | 85 | 105 |
Offre totale (mille tonnes) | 39 212 | 41 302 | 40 841 |
Exportations (mille tonnes)Tous blés note c | 25 321 | 29 220 | 27 000 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Tous blés note d | 3 463 | 3 558 | 3 500 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 4 060 | 3 305 | 4 081 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Tous blés note e | 8 614 | 7 969 | 8 641 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 5 278 | 4 112 | 5 200 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Céréales secondaires
Orge
En 2024-2025, l’offre d’orge représentait 9,5 Mt, en baisse de 3 % par rapport à l’année précédente. Malgré une augmentation du rendement moyen national, la production a baissé de 9 % d’une année sur l’autre en raison d’une réduction des superficies ensemencées et récoltées. L’utilisation intérieure totale, à 5,4 millions de tonnes, est inférieure de 12 % à la moyenne quinquennale précédente, 94 % de la demande totale provenant de l’industrie des aliments du bétail. Les exportations d’orge sont tombées à leur plus bas niveau en sept ans, soit 2,8 Mt. Les stocks de fin de campagne ont atteint leur plus haut niveau en huit ans, soit 1,2 Mt, l’augmentation des stocks à la ferme se combinant à une remontée des stocks de début de campagne et à une baisse des exportations.
Le prix de l’orge fourragère à Lethbridge pour 2024-2025 s’est établi en moyenne à 296 $/t.
En 2025-2026, Statistique Canada (STC) estime que 2,5 millions d’hectares (Mha) ont été ensemencés en orge, soit 4 % de moins que l’année dernière et 16 % de moins que la moyenne quinquennale. Par province, l’Alberta représente 54 % de la superficie nationale, suivie de la Saskatchewan (37 %) et du Manitoba (5 %).
Selon les dernières estimations du rendement fondées sur un modèle de STC, la production devrait s’élever à 8,2 Mt, soit une légère hausse par rapport à l’année dernière et une baisse de 8 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les conditions de croissance pour les producteurs d’orge canadiens ont été variables cette saison, avec une sécheresse généralisée qui a touché une grande partie des Prairies canadiennes. Toutefois, les régions ayant reçu des précipitations suffisantes, en temps voulu devraient tirer leur épingle du jeu. En date du 9 septembre, 61 % de la récolte d’orge de l’Alberta est classée no 1 Ouest canadien (OC), soit 4 points de plus que la moyenne sur 5 ans, selon les statistiques provinciales officielles.
Les disponibilités d’orge pour l’année devraient s’élever à 9,5 Mt, soit une légère hausse par rapport à l’année dernière et une baisse de 3 % par rapport à la moyenne quinquennale. L’utilisation intérieure totale devrait augmenter de 7 % par rapport à l’année dernière, pour atteindre 5,8 Mt, en raison de l’augmentation prévue de la demande fourragère. Les exportations totales devraient atteindre 2,8 million de tonnes, et seront donc stables par rapport à l’année dernière, mais inférieures de 15 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les stocks de fin de campagne devraient terminer l'année à 1 Mt, soit 20 % de moins que le niveau de l'année dernière, mais bien au-dessus du niveau le plus bas de 0,54 Mt en 2021-2022.
Pour 2025-2026, le prix moyen de l’orge à Lethbridge devrait s’établir à 285 $/t, sous la pression des prix du maïs américain et de l’abondance de l’offre de céréales fourragères.
Dans son dernier rapport World Agricultural Supply and Demand Estimates (WASDE), le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a laissé l’offre et l’écoulement de l’orge au pays pratiquement inchangés par rapport au mois d’août, à l’exception d’une légère augmentation des exportations. Les stocks de fin de campagne d’orge des États-Unis ont été revus à la baisse en conséquence, à 67 Mt. Le prix moyen à la ferme reste prévu à 5,30 $US/boisseau (243 $US/t).
L’offre mondiale d’orge est évaluée par l’USDA à 147,3 Mt, soit 3 % de plus que l’an dernier. Les prévisions ont été revues à la hausse ce mois-ci, en raison de l’augmentation de la production attendue en Australie, au Kazakhstan et en Ukraine, qui a compensé la baisse attendue de la production en Russie. Les approvisionnements sont prévus à 196 Mt, en hausse par rapport aux 194,6 Mt de l'année dernière, et le commerce mondial de l'orge devrait augmenter. Les stocks de fin de campagne devraient passer de 18,9 Mt à 19,2 Mt.
2023-2024 | 2024-2025Orge note p | 2025-2026Orge note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 2 967 | 2 592 | 2 483 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 2 703 | 2 394 | 2 233 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,29 | 3,40 | 3,69 |
Production (mille tonnes) | 8 905 | 8 144 | 8 228 |
Importations (mille tonnes)Orge note b | 117 | 168 | 50 |
Offre totale (mille tonnes) | 9 731 | 9 464 | 9 527 |
Exportations (mille tonnes)Orge note c | 3 063 | 2 843 | 2 840 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes) Orge note d | 90 | 89 | 319 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 5 204 | 5 070 | 5 155 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Orge note e | 5 516 | 5 372 | 5 687 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 1 152 | 1 249 | 1 000 |
Prix moyen ($/tonne) Orge note g | 314 | 296 | 285 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Maïs
En 2024-2025, l’offre de maïs est de 19,2 Mt, en baisse de 4 % par rapport à l’année précédente et légèrement sous la moyenne quinquennale de 19,5 Mt, la baisse de la production et des importations compensant la hausse des stocks de fin de campagne. Les importations devraient s’élever à 1,9 Mt, ce qui est nettement inférieur aux 3 Mt importées en 2023-2024. L’utilisation intérieure totale devrait s’élever à 14,6 Mt, 60 % de la demande totale provenant de l’industrie des aliments du bétail. Les exportations devraient s’élever à 3 Mt, soit un niveau nettement supérieur à celui de l’année précédente et à la moyenne quinquennale de 1,8 Mt. Les stocks d’ouverture de campagne devraient terminer l’année à 1,6 Mt, soit le niveau le plus bas depuis onze ans, si cela se concrétise.
Le prix du maïs de Chatham pour 2024-2025 est fixé à 223 $/t, soit une hausse d’environ 12 $/t par rapport à l’année précédente, mais une baisse de 35 $/t par rapport à la moyenne quinquennale.
En 2025-2026, STC estime à 1,5 Mha la superficie ensemencée en maïs, soit une augmentation de 4 % par rapport à l’année dernière. Par province, l’Ontario représente 58 % de la superficie nationale, suivie du Québec (22 %) et du Manitoba (16 %).
Selon les dernières estimations de STC découlant de modélisations, le rendement moyen national est de 10,38 tonnes par hectare (t/ha), ce qui porte la production à 15,5 Mt. Si ces prévisions se concrétisent, le rendement sera légèrement supérieur à celui de l’année dernière et de 5 % supérieur à la moyenne quinquennale. Le récent rapport national d’AAC sur les risques climatiques note que l’Ontario a connu des précipitations limitées en juillet et août, une période critique pour les stades de la pollinisation et du développement des grains. Au Manitoba, les précipitations provinciales cumulées représentent moins de 60 % de la moyenne sur trente ans pour la majeure partie de la province. Au Québec, des retards de croissance du maïs ont été observés, des conditions particulièrement variables ayant affecté la province cette saison; selon le Rapport national sur les risques agroclimatiques, les rendements de maïs devraient être inférieurs à la moyenne.
L’offre de maïs devrait atteindre son niveau le plus bas en 6 ans, à savoir 19,2 Mt, la baisse des stocks d’ouverture de campagne compensant l’augmentation de la production et des importations. L’utilisation intérieure totale devrait augmenter de 2 % par rapport à l’année dernière, pour atteindre 15 Mt. Les exportations devraient s’élever à 2,4 Mt, en baisse par rapport à l’année dernière, en raison des perspectives d’une importante production mondiale en 2025-2026, mais demeurant 5 % au-dessus de la moyenne quinquennale. Les stocks de fermeture devraient terminer l’année à 1,9 Mt, soit une hausse de 19 % par rapport à l’année dernière.
Le prix moyen du maïs à Chatham est de 215 $/t, la pression accrue découlant de l’anticipation d’une baisse des prix du maïs aux États-Unis.
L’USDA a rehaussé ses prévisions de production nationale de maïs, pour passer de 425,3 Mt à 427,1 Mt, bien qu’elle ait revu à la baisse ses prévisions de rendement national, en raison de l’augmentation des superficies plantées et récoltées. Si les prévisions se concrétisent, la production augmentera de 13 % par rapport à l’an dernier. L’utilisation fourragère intérieure américaine devrait rester importante, augmentant de 7 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 155 Mt, soit 34 % de l’offre totale. Par la suite, les exportations américaines de maïs ont également été portées à 75,6 Mt, soit une augmentation de 5 % par rapport à l’année dernière. Le prix moyen du maïs à la ferme est resté inchangé par rapport au mois dernier, à 3,90 $US/boisseau (153,54 $US/t).
Au niveau international, l’USDA a abaissé la production mondiale de maïs à 1 286,6 Mt ce mois-ci, en raison de la réduction de la production de l’UE, de la Serbie, de la Russie et de la Moldavie. La production sera néanmoins supérieure de 5 % à celle de l’année dernière. La consommation totale devrait augmenter modérément pour atteindre 1 289,4 Mt, la demande fourragère représentant 63 %. Les exportations devraient augmenter de 4 % en glissement annuel pour atteindre 201,7 Mt, principalement en raison de l’augmentation des échanges commerciaux avec les États-Unis, qui compense une légère baisse de ceux avec la Russie. Les stocks de fin de campagne devraient se contracter légèrement pour atteindre 281,4 Mt, en raison de la réduction des stocks de fin de campagne de la Chine et de la Russie.
2023-2024 | 2024-2025Maïs note p | 2025-2026Maïs note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 1 548 | 1 478 | 1 541 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 1 519 | 1 449 | 1 494 |
Rendement (tonnes par hectare) | 10,00 | 10,59 | 10,38 |
Production (mille tonnes) | 15 421 | 15 345 | 15 500 |
Importations (mille tonnes) Maïs note b | 2 979 | 1 900 | 2 100 |
Offre totale (mille tonnes) | 20 027 | 19 241 | 19 200 |
Exportations (mille tonnes)Maïs note c | 2 112 | 3 000 | 2 400 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Maïs note d | 5 999 | 5 800 | 5 700 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 9 905 | 8 825 | 9 184 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Maïs note e | 15 919 | 14 641 | 14 900 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 1 996 | 1 600 | 1 900 |
Prix moyen ($/tonne)Maïs note g | 211 | 223 | 215 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Avoine
En 2024-2025, l’offre d’avoine est à 4 Mt, en hausse de 3 % en glissement annuel, mais inférieure de 11 % à la moyenne quinquennale de 4,6 Mt. L’utilisation intérieure totale, dont 82 % ont été utilisés pour l’alimentation animale, s’établit à 0,97 Mt, ce qui représente un rebond notable par rapport au niveau record de l’année précédente. Les exportations totales (qui comprennent à la fois les céréales et les produits) ont augmenté de 9 % en glissement annuel pour atteindre 2,6 Mt, ce qui correspond à la moyenne quinquennale. Les stocks de fin de campagne ont terminé l’année à 0,51 Mt, en forte baisse par rapport à l’année dernière, en raison d’une utilisation intérieure plus importante et d’un programme d’exportation plus vaste.
Le prix de l’avoine au Chicago Board of Trade (CBOT) est fixé à 345 $/tonne.
En 2025-2026, la superficie ensemencée en avoine ce printemps était de 1,2 Mha, selon STC, en hausse de 3 % par rapport à l'année dernière. Par province, la Saskatchewan a semé 43 % de la récolte canadienne d’avoine, suivie de l’Alberta (28 %), du Manitoba (19 %), les 11 % restants étant semés dans les autres provinces.
Selon les dernières estimations de STC fondées sur la modélisation, la production d’avoine devrait s’élever à 3,4 Mt, soit un niveau proche de celui de l’année dernière. Les conditions de croissance dans les Prairies canadiennes ont été mitigées cette saison, une grande partie de l’Ouest ayant connu un certain niveau de sécheresse. L’avoine est généralement l’une des premières cultures à être récoltée, et toute pluie de fin de saison aurait été trop tardive pour avoir une incidence positive sur le potentiel de rendement. En Alberta, les statistiques provinciales officielles indiquent que 22 % de la récolte d’avoine est classée de catégorie 1 Canada de l’Ouest (CO), soit 16 points en dessous de la moyenne quinquennale. En Saskatchewan, le rendement moyen estimé de l’avoine est de 93 boisseaux par acre (bois/acre), 35 % de la superficie prévue ayant été récoltée jusqu’à présent. Si cette moyenne se maintient, il s’agira d’une récolte de taille convenable, surtout si l’on tient compte de la disponibilité variable de l’humidité de la couche arable cette saison. Le potentiel de rendement de l’avoine au Manitoba est jugé élevé, la province estimant que les rendements se situent entre 100 et 150 bois/acre, avec 79 % de la récolte se trouvant dans les silos.
L’offre d’avoine est projetée à 3,9 Mt, 4 % et 12 % de moins que l’an dernier et que la moyenne quinquennale, respectivement, avec des stocks d’ouverture plus élevés que le mois dernier et un programme d’importation moyen. La demande intérieure totale devrait augmenter de 11 % par rapport à l’année dernière pour atteindre 1,1 Mt. Les stocks de fermeture devraient atteindre leur niveau le plus bas en 4 ans, à savoir 400 Kt, bien en dessous de l’année dernière et de la moyenne quinquennale.
Le prix de l’avoine à la chambre de commerce de Chicago (CBOT) pour 2025-2026 reste prévu à 330 $/t, soit près de 15 $/t de moins que le prix de l’année dernière.
Selon les prévisions de l’USDA, la production mondiale d’avoine devrait s’élever à 22,6 Mt, ce qui correspond à la production de l’année dernière. Les importations d’avoine ont été révisées à la hausse ce mois-ci pour atteindre 2,6 Mt, soit une augmentation de 7 % par rapport à l’année dernière. Avec la baisse de la production et la diminution de l’offre aux États-Unis, le programme d’importation du pays devrait augmenter; à 1,3 Mt, il représentera 50 % des importations mondiales d’avoine. La demande mondiale d’avoine a été abaissée ce mois-ci à 22,3 Mt, et les stocks de fin de campagne devraient finir en hausse de 5 % par rapport à l’an dernier, à 2,9 Mt.
2023-2024 | 2024-2025Avoine note p | 2025-2026Avoine note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 1 026 | 1 174 | 1 213 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 826 | 993 | 981 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,20 | 3,38 | 3,43 |
Production (mille tonnes) | 2 643 | 3 358 | 3 370 |
Importations (mille tonnes)Avoine note b | 15 | 17 | 20 |
Offre totale (mille tonnes) | 3 933 | 4 045 | 3 897 |
Exportations (mille tonnes)Avoine note c | 2 365 | 2 568 | 2 420 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Avoine note d | 80 | 77 | 90 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 720 | 793 | 885 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Avoine note e | 898 | 971 | 1 077 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 670 | 507 | 400 |
Prix moyen ($/tonne)Avoine note g | 354 | 345 | 330 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Seigle
En 2024-2025, l’offre de seigle totalisait 513 Kt, une augmentation de 10 % et de 5 % par rapport à l’année précédente et à la moyenne quinquennale, respectivement, soutenue par des stocks d’ouverture moyen et une forte production. L’utilisation intérieure totale, à 216 Kt, a augmenté de 22 % par rapport à l’année précédente. Les exportations totales se sont contractées à 154 Kt, soutenant la forte hausse des stocks de fin de campagne totaux à 143 Kt.
Le prix moyen du seigle pour 2024-2025 est projeté à 165 $/t, en forte baisse en glissement annuel et le prix le plus bas depuis 7 ans.
En 2025-2026, les agriculteurs canadiens ont planté 286 Mha en seigle, l’Ouest canadien représentant plus de 60 % de la superficie nationale totale, le reste étant cultivé dans l’Est.
Selon STC, la production de seigle devrait atteindre 542 Kt cette année, ce qui serait le plus haut niveau atteint depuis 1990, en raison d’une forte augmentation des superficies ensemencées et récoltées. Avec une production solide et des stocks d’ouverture qui devraient atteindre le plus haut niveau en 8 ans, l’offre devrait augmenter de 34 % par rapport à l’année dernière, pour atteindre 686 Kt. L’utilisation intérieure totale devrait augmenter, suite à la hausse de l’offre disponible. Les exportations sont actuellement prévues à 182 Kt, les stocks de fin de campagne devant terminer l’année en forte hausse par rapport à l’année prochaine et par rapport à la moyenne, à 190 Kt.
Le prix moyen du seigle en 2025-2026 devrait s’établir à 155 $/t, soit le prix le plus bas depuis 15 ans, principalement en raison de la pression exercée par l’abondance de l’offre.
À l’échelle mondiale, les prévisions de production de seigle ont été revues à la baisse par rapport au mois dernier, à 10,9 Mt, selon les dernières données de l’USDA. Les importations de seigle restent inchangées, à 299 Kt, et les importations américaines représentent 68 % du total mondial. La consommation totale de seigle devrait augmenter légèrement, passant de 10,97 Mt l’année dernière à 11,1 Mt. Les stocks de fin de campagne demeurent inchangés par rapport au mois dernier, à 1,1 Mt, soit une baisse de 17 % par rapport à l’année dernière.
2023-2024 | 2024-2025Seigle note p | 2025-2026Seigle note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 178 | 183 | 286 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 116 | 117 | 175 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,09 | 3,60 | 3,10 |
Production (mille tonnes) | 358 | 421 | 542 |
Importations (mille tonnes)Seigle note b | 4 | 1 | 2 |
Offre totale (mille tonnes) | 466 | 513 | 686 |
Exportations (mille tonnes)Seigle note c | 198 | 154 | 182 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Seigle note d | 30 | 38 | 55 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 132 | 153 | 243 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Seigle note e | 177 | 216 | 314 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 91 | 143 | 190 |
Prix moyen ($/tonne)Seigle note g | 217 | 165 | 155 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
2023-2024 | 2024-2025Céréales mélangées note p | 2025-2026Céréales mélangées note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 145 | 149 | 123 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 60 | 62 | 52 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,53 | 2,46 | 2,68 |
Production (mille tonnes) | 153 | 152 | 138 |
Importations (mille tonnes)Céréales mélangées note b | 0 | 0 | 0 |
Offre totale (mille tonnes) | 153 | 152 | 138 |
Exportations (mille tonnes)Céréales mélangées note c | 0 | 0 | 0 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Céréales mélangées note d | 0 | 0 | 0 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 153 | 152 | 138 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Céréales mélangées note e | 153 | 152 | 138 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 0 | 0 | 0 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
2023-2024 | |||
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée | 5 863 | 5 575 | 5 646 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 5 223 | 5 015 | 4 934 |
Rendement (tonnes par hectare) | 5,26 | 5,47 | 5,63 |
Production (mille tonnes) | 27 480 | 27 419 | 27 779 |
Importations (mille tonnes)Total des céréales secondaires note b | 3 115 | 2 086 | 2 172 |
Offre totale (mille tonnes) | 34 311 | 33 415 | 33 449 |
Exportations (mille tonnes)Total des céréales secondaires note c | 7 738 | 8 565 | 7 842 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Total des céréales secondaires note d | 6 198 | 6 003 | 6 164 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 16 114 | 14 993 | 15 605 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Total des céréales secondaires note e | 22 663 | 21 352 | 22 116 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 3 909 | 3 498 | 3 490 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Oléagineux
Canola
En 2024-2025, l’offre totale a augmenté de 5 %, (0,99 Mt) en glissement annuel pour atteindre 22,6 Mt et 7% au-dessus de la moyenne quinquennale précédente, selon Statistique Canada. Environ 41 % de l’offre (9,3 Mt) a été exportée, soit une augmentation de 40 % ou 2,65 Mt en glissement annuel. Environ 11,7 Mt de l’offre, soit 52 %, a été consommée sur le marché intérieur, dont environ 98 % (11,4 Mt) ont été broyés pour l’huile et la farine, et 0,3 Mt ont été consommés pour d’autres utilisations intérieures. Au 31 juillet, les stocks totaux ont diminué de 50 % (1,63 Mt) en glissement annuel pour atteindre 1,60 Mt, soit 32 % de moins que la moyenne quinquennale et le niveau le plus bas depuis 3 ans.
Les principaux marchés d’exportation du canola canadien en 2024-2025 sont la Chine (4,6 Mt) et le Japon (1,7 Mt), suivis de l’Union européenne (1,1 Mt), du Mexique (0,8 Mt) et des Émirats arabes unis (0,57 Mt). Les principaux marchés de l’huile de canola canadienne ont été les États-Unis (2,7 Mt) et le Mexique (0,17 Mt), suivis de la Corée du Sud (0,14 Mt) et de la Chine (0,12 Mt). Les États-Unis et la Chine ont été les principaux marchés du tourteau de canola canadien, avec 3,9 Mt et 1,6 Mt, respectivement.
Le prix moyen non pondéré pour le canola de catégorie 1 au port de Vancouver s’est terminé à 678 $/t, contre 715 $/t en 2023-2024 et la moyenne quinquennale de 772 $/t.
En 2025-2026, les agriculteurs ont diminué la superficie ensemencée en canola d’environ 3 %, pour atteindre 8,7 Mha, soit environ 1 % de plus que la moyenne quinquennale, demeurant tout de même la plus petite superficie depuis 3 ans. Dans l’Ouest canadien, les cultures ont connu des températures chaudes en juillet, suivies de températures plus modérées en août. Les conditions d’humidité étaient normales ou légèrement supérieures à la normale dans la moitié sud des Prairies et plus sèches que la normale dans la moitié nord de la région productrice de canola.
Des rendements supérieurs à la normale basés sur l’imagerie satellitaire et des estimations fondées sur un modèle sont intégrés à la présente publication, ce qui donne une prévision de production de 20,0 Mt, supérieure à celle de l’année dernière et à la moyenne sur 5 ans. En prenant en compte des stocks d'ouverture de 1,6 Mt et dans l'hypothèse d'un programme d'importation moyen, l'offre devrait s'établir à 21,7 Mt, en baisse de 4 % par rapport à 2024-25.
La demande de canola canadien est de plus en plus axée sur le marché intérieur, avec une trituration record prévue de 11,8 Mt, en hausse de 3 % par rapport à l’année dernière et de 15 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les prévisions sont quelque peu optimistes en fonction de l’achèvement et de la mise en service prévus d’établissement de transformation en cours de construction. En revanche, les exportations canadiennes devraient tomber à 7,0 Mt, leur niveau le plus bas depuis 2 ans, en supposant que les droits antidumping préliminaires imposés par la Chine demeurent et qu’aucune résolution immédiate de la question commerciale n’ait lieu. Les stocks de fin de campagne devraient s’établir à 2,5 Mt, soit une hausse de 57 % (+0,90 Mt) par rapport à l’année dernière et une augmentation de 23 % par rapport à la moyenne quinquennale, bien qu’ils soient loin du record de 4,4 Mt enregistré en 2018-2019.
Le prix moyen non pondéré de catégorie 1, au port de Vancouver, est de 675 $/t, ce qui représente une légère baisse (2 $/t) par rapport à l’année dernière et qui est inférieur de 17 % à la moyenne quinquennale. Au cours de la dernière décennie, le prix le plus élevé (1 075 $/t) a été fixé lors de l’année de sécheresse 2021-2022, tandis que le prix le plus bas (484 $/t) a été fixé lors de l’année 2019-2020.
Les facteurs à observer sont les suivants : (i) la progression de la récolte, (ii) la qualité des cultures, (iii) les prix du soja et des produits à base de soja aux États-Unis, (iv) le rythme de la trituration et des exportations et (v) les progrès accomplis dans la résolution des droits antidumping imposés par la Chine sur le canola canadien.
2023-2024 | 2024-2025Canola note p | 2025-2026Canola note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 8 938 | 8 908 | 8 748 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 8 857 | 8 846 | 8 670 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,20 | 2,17 | 2,31 |
Production (mille tonnes) | 19 464 | 19 239 | 20 028 |
Importations (mille tonnes)Canola note b | 276 | 131 | 100 |
Offre totale (mille tonnes) | 21 602 | 22 595 | 21 726 |
Exportations (mille tonnes)Canola note c | 6 679 | 9 331 | 7 000 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Canola note d | 11 033 | 11 412 | 11 800 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 601 | 191 | 375 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Canola note e | 11 698 | 11 667 | 12 226 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 3 225 | 1 597 | 2 500 |
Prix moyen ($/tonne)Canola note g | 715 | 677 | 675 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Graines de lin
En 2024-2025, l’offre totale a diminué de 14 %, à 0,43 Mt, car une légère baisse de la production a été accompagnée d’une baisse de 25 % des stocks d’ouverture. Un peu plus de la moitié (0,23 Mt) des graines de lin a été exportée, tandis que l’utilisation intérieure totale, composée principalement d’aliments pour animaux, de déchets et d’impuretés, a chuté à un niveau record de 0,07 Mt. Au 31 juillet 2025, les stocks de fermeture s’élevaient à 0,13 Mt, soit une baisse de 18 % (-30 000 t) par rapport à l’année précédente, mais 14 % de plus que la moyenne quinquennale de 0,12 Mt.
Les principaux marchés d’exportation du lin canadien ont été les États-Unis (0,084 Mt), la Belgique (0,073 Mt) et la Chine (0,027 Mt). Le prix moyen non pondéré pour la catégorie 1 à Saskatoon (en entrepôt) s’est terminé à 630 $/t, contre 581 $/t en 2023-2024 et la moyenne quinquennale de 727 $/t.
En 2025-2026, la superficie ensemencée devrait être de 250,8 kha, selon l’enquête sur les superficies ensemencées de Statistique Canada. Ce chiffre est en hausse de 23 % par rapport à l’année dernière, mais demeure inférieur à la moyenne quinquennale. Les rendements devraient être supérieurs à ceux de l’année dernière en raison d’un été chaud et d’une amélioration des conditions d’humidité par rapport à l’année dernière. La production devrait s’élever à 0,37 Mt, soit une hausse de 42 % (0,11 Mt) par rapport à l’année dernière et une baisse de 3 % par rapport à la moyenne quinquennale de 0,38 Mt.
L’utilisation intérieure totale devrait s’élever à 90 kt, soit une légère augmentation par rapport à l’année dernière, tandis que les exportations devraient s’élever à 0,23 kt, soit le même niveau que l’année précédente. Les stocks en fin de campagne devraient augmenter à 195 kt. Le prix moyen non pondéré prévu pour la graine de lin no 1, en magasin, au comptant, à Saskatoon, devrait augmenter de 30 $/t en glissement annuel, pour atteindre 660 $/t.
2023-2024 | 2024-2025Graine de lin note p | 2025-2026Graine de lin note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 247 | 204 | 251 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 239 | 201 | 242 |
Rendement (tonnes par hectare) | 1,14 | 1,28 | 1,51 |
Production (mille tonnes) | 273 | 258 | 365 |
Importations (mille tonnes)Graine de lin note b | 10 | 8 | 10 |
Offre totale (mille tonnes) | 502 | 431 | 509 |
Exportations (mille tonnes)Graine de lin note c | 211 | 225 | 225 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Graine de lin note d | n/d | n/d | n/d |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 118 | 60 | 71 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Flaxseed note e | 127 | 71 | 90 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 164 | 134 | 195 |
Prix moyen ($/tonne)Graine de lin note g | 581 | 630 | 660 |
n/d : non disponible Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Soja
En 2024-2025, l’offre de soja est préliminairement estimée à 8,4 Mt, soit une hausse de 10 % (0,75 Mt) par rapport à l’année dernière et de 15 % par rapport à la moyenne quinquennale. La production a augmenté de 8 % par rapport à l’année précédente, grâce à une légère augmentation de la superficie plantée et à une hausse des rendements de 0,2 tonne par hectare (t/ha) pour atteindre 3,3 t/ha. Les exportations devraient être légèrement inférieures à l’an dernier pour atteindre 0,3 Mt.
L’utilisation intérieure totale est estimée à 2,47 Mt, soit une hausse de 12 % (0,26 Mt) par rapport à l’année dernière, mais 4 % de moins que la moyenne quinquennale sur une trituration intérieure estimée à 1,65 Mt. Les exportations sont estimées à 5,4 Mt, soit une hausse de 10 % par rapport à l’année dernière et la deuxième plus élevée jamais enregistrée, tandis que les stocks de fermeture sont au plus haut depuis cinq ans, à 0,56 Mt. Les marchés de l’exportation pour le soja sont dispersés, onze pays représentant 80 % des expéditions à partir du Canada. La Chine a été le plus grand importateur de soja canadien (1,04 Mt), suivie de l’Iran (0,77 Mt) et de l’Algérie (0,55 Mt).
Le prix moyen non pondéré du soja, à Chatham, devrait baisser à 487 $, contre 572 $/t en 2023-2024 et la moyenne quinquennale de 595 $/t.
En 2025-2026, les superficies plantées sont estimées à 2,3 Mha, en légère hausse par rapport à l’année dernière et 6 % au-dessus de la moyenne quinquennale. La production devrait atteindre 7,1 Mt, ce qui en ferait la quatrième récolte la plus importante à ce jour, mais en baisse de 6 % par rapport à 2024-25. L’offre totale devrait diminuer par rapport à l’année dernière pour atteindre 8,1 Mt, soit 7 % de plus que la moyenne quinquennale.
L’utilisation intérieure totale est projetée à 2,2 Mt, une baisse de 9 % par rapport à l’an dernier, principalement en raison d’une diminution de l’utilisation fourragère, des déchets et des impuretés. Les exportations devraient s’élever à 5,4 Mt, soit une baisse considérable par rapport à l’année dernière, mais une hausse de 14 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les stocks de fin de campagne devraient diminuer légèrement en glissement annuel (0,55 Mt).
Le prix moyen non pondéré prévu pour le soja, à Chatham, est en légère hausse par rapport à l’année dernière, à 495 $/tonne, l’abondance de l’offre mondiale continuant à limiter les hausses de prix.
L’USDA maintient ses perspectives à la baisse pour les prix mondiaux des oléagineux augmentant légèrement l’offre tout en réduisant l’utilisation et en portant les stocks de fin de campagne à 145 Mt, contre 143,1 Mt pour 2024-2025 et 136,4 Mt pour 2023-2024. Dans l’édition de septembre du World Agricultural Supply and Demand Estimates (WASDE), le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a légèrement réduit la production mondiale de soja à 425,9 Mt, l’augmentation de la production américaine ayant atténué la baisse de la production totale à l’étranger.
La trituration mondiale de soja est estimée en hausse de 3 % par rapport à l’année dernière (366,6 Mt), en partie grâce à une augmentation de 5 % de la trituration chinoise, ce qui se traduit par une production mondiale d’huile de soja et de tourteau de soja de 70,9 Mt et 287,7 Mt, respectivement. Les exportations mondiales de soja ont légèrement augmenté par rapport au mois dernier pour atteindre 187,8 Mt, contre 183,5 Mt pour 2024-2025 et 177,8 Mt pour 2023-2024. Les stocks de fermeture ont été légèrement diminués par rapport au mois dernier à 124,0 Mt pour un ratio stocks/utilisation de 29 % contre 30 % pour l’année dernière et 2023-2024.
Les prévisions sur le prix moyen simple à la production du soja américain restent inchangées par rapport au mois dernier, à 367 $US/t (10,00 $US/boisseau), soit la même chose qu’en 2024-2025, mais en forte baisse par rapport à la campagne agricole de 2023-2024 (456 $US/t, 12,40 $US/boisseau).
2023-2024 | 2024-2025Soja note p | 2025-2026Soja note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 2 279 | 2 311 | 2 340 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 2 261 | 2 290 | 2 320 |
Rendement (tonnes par hectare) | 3,09 | 3,31 | 3,07 |
Production (mille tonnes) | 6 981 | 7 568 | 7 134 |
Importations (mille tonnes) Soja note b | 322 | 300 | 450 |
Offre totale (mille tonnes) | 7 674 | 8 420 | 8 138 |
Exportations (mille tonnes)Soja note c | 4 915 | 5 400 | 5 350 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Soja note d | 1 652 | 1 650 | 1 700 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 316 | 615 | 339 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Soja note e | 2 207 | 2 465 | 2 239 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 552 | 555 | 550 |
Prix moyen ($/tonne) Soja note g | 572 | 487 | 495 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
2023-2024 | 2024-2025Total des oléagineux note p | 2025-2026Total des oléagineux note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 11 463 | 11 422 | 11 339 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 11 356 | 11 337 | 11 232 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,35 | 2,39 | 2,45 |
Production (mille tonnes) | 26 717 | 27 065 | 27 527 |
Importations (mille tonnes)Total des oléagineux note b | 608 | 439 | 560 |
Offre totale (mille tonnes) | 29 779 | 31 445 | 30 374 |
Exportations (mille tonnes)Total des oléagineux note c | 11 805 | 14 956 | 12 575 |
Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Total des oléagineux note d | 12 685 | 13 062 | 13 500 |
Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 1 034 | 866 | 784 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Total des oléagineux note e | 14 032 | 14 203 | 14 554 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 3 941 | 2 286 | 3 245 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Légumineuses et cultures spéciales
Pois secs
En 2024-2025, les exportations ont été plus faibles qu’en 2023-2024 à 2,17 Mt, en raison de la baisse des expéditions vers la Chine et les États-Unis. Cette hausse a été partiellement compensée par l’augmentation de la demande du Bangladesh et du Pakistan. L’utilisation intérieure a été plus élevée que l’an dernier. Le prix moyen du pois sec était de 405 $/t, soit 12 % de moins que le prix de 2023‑2024 en raison d’une offre mondiale plus élevée et d’une nette augmentation des stocks de fin de campagne canadiens.
En 2025-2026, Statistique Canada (StatCan) estime que la production canadienne de pois secs augmentera de 19 % par rapport à 2024-2025, pour atteindre 3,56 Mt, en grande partie grâce à des rendements plus élevés et à l’augmentation des superficies. La Saskatchewan et l’Alberta devraient représenter respectivement 47 % et 45 % de la production de pois secs, le reste étant réparti entre le Manitoba, la Colombie-Britannique et l’Est du Canada. En conséquence, l’offre totale devrait augmenter plus de 0,7 Mt en raison d’une augmentation des stocks de fermeture et de la production. Les exportations devraient augmenter à 2,2 Mt, l’Inde, la Chine et le Bangladesh demeurant les principaux marchés du Canada. Les stocks de fin de campagne devraient grimper en flèche pour atteindre des niveaux records. Le prix moyen devrait être inférieur à celui de 2024-2025 à 300 $/t en raison d’importantes récoltes de pois secs attendues au Canada, en Russie et aux États-Unis.
Aux États-Unis, l’USDA prévoit que la superficie consacrée aux pois secs en 2025-2026 augmentera de 21 % par rapport aux niveaux de 2024-2025 pour atteindre 1,2 million d’acres (0,48 Mha). Cela est principalement attribuable à une augmentation de la superficie ensemencée dans le Dakota du Nord et le Montana. Avec un taux d’abandon et des rendements plus élevés, la production américaine de pois secs devrait, selon les prévisions du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), augmenter de 23 % pour atteindre 0,93 Kt. Les principaux marchés d’exportation des États-Unis pour les pois secs devraient demeurer la Chine, le Canada et les Philippines.
2023-2024 | 2024-2025Pois secs note p | 2025-2026Pois secs note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 1 233 | 1 300 | 1 420 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 1 200 | 1 281 | 1 385 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,17 | 2,34 | 2,57 |
Production (mille tonnes) | 2 609 | 2 997 | 3 563 |
Importations (mille tonnes)Pois secs note b | 127 | 38 | 20 |
Offre totale (mille tonnes) | 3 286 | 3 335 | 4 072 |
Exportations (mille tonnes) Pois secs note b | 2 402 | 2 174 | 2 200 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Pois secs note c | 584 | 672 | 672 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 299 | 489 | 1 200 |
Ratio stocks-utilisation | 10 % | 17 % | 42 % |
Prix moyen ($/tonne)Pois secs note d | 460 | 405 | 300 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Lentilles
En 2024-2025, les exportations de lentilles ont augmenté de 9 % par rapport à l’an dernier pour s’établir à 1,82 Mt. Ce volume était composé de 1,1 Mt de lentilles rouges et 0,72 Mt de lentilles vertes. Les principaux marchés d’exportation étaient la Turquie, l’Inde et les Émirats arabes unis. L’utilisation intérieure totale a été supérieure à celle de l’année précédente, à 0,35 Mt. Les stocks de fin de campagne ont fortement augmenté, à 0,55 Mt. Le prix moyen des lentilles au Canada a chuté de 21 %, à 790 $/t.
Les prix des grosses lentilles vertes (no 1) ont conservé une bonification de 464 $/t pendant la campagne agricole sur le prix des lentilles rouges (no 1).
En 2025-2026, on estime que la production de lentilles augmentera de 0,5 Mt pour atteindre 2,97 Mt en raison de l’augmentation des rendements et des superficies ensemencées. En ce qui concerne la production de lentilles par province, la Saskatchewan devrait représenter 84 % de la production, et l’Alberta, 16 %. Avec la hausse des stocks de report, l’offre totale devrait augmenter de 32 % pour atteindre le niveau record de 3,6 Mt. Les exportations devraient être en hausse à 2,1 Mt. Les stocks de fermeture devraient être en forte hausse à un niveau record de 1,15 Mt. Le prix moyen pour toutes les catégories devrait être nettement inférieur à celui de 2024-2025 à 510 $/t, en raison de la hausse des stocks de fermeture et des prévisions d’une augmentation de l’offre mondiale.
Aux États-Unis, l’USDA prévoit que la superficie ensemencée en lentilles pour 2025-2026 sera de 1,07 Mac (0,43 Mha), soit 15 % de plus qu’en 2024-2025, en raison d’une augmentation de la superficie ensemencée dans le Montana et le Dakota du Nord. Toutefois, en raison de la hausse des rendements et de la baisse du taux d’abandon, la production de lentilles aux États-Unis devrait, selon l’USDA, s’établir à 0,5 Mt, en hausse de 23 % par rapport à l’an dernier. Les principaux marchés d’exportation américains pour les lentilles devraient rester le Canada, le Mexique, l’Inde et l’UE, en particulier l’Espagne.
2023-2024 | 2024-2025Lentilles note p | 2025-2026Lentilles note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 1 485 | 1 704 | 1 772 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 1 460 | 1 693 | 1 748 |
Rendement (tonnes par hectare) | 1,23 | 1,44 | 1,70 |
Production (mille tonnes) | 1 801 | 2 431 | 2 972 |
Importations (mille tonnes)Lentilles note b | 92 | 124 | 75 |
Offre totale (mille tonnes) | 2 104 | 2 721 | 3 596 |
Exportations (mille tonnes)Lentilles note b | 1 675 | 1 821 | 2 100 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Lentilles note c | 264 | 350 | 351 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 165 | 549 | 1 145 |
Ratio stocks-utilisation | 9 % | 25 % | 47 % |
Prix moyen ($/tonne)Lentilles note d | 1 000 | 790 | 510 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Haricots secs
En 2024-2025, les exportations de haricots secs devraient être légèrement inférieures au niveau de 2023-2024 à 402 Kt. Les États-Unis et l’UE sont restés les deux principaux marchés d’exportation pour les haricots secs canadiens, tandis que de plus petits volumes ont été exportés vers le Japon et le Mexique. Une récolte nord-américaine plus abondante a été la principale cause de la chute de 12 % des prix des haricots secs au Canada.
En 2025-2026, la production canadienne devrait chuter de 17 % pour atteindre 352 Kt, malgré une superficie ensemencée similaire, mais en grande partie en raison d’un taux d’abandon plus élevé et de rendements plus faibles. Par province, le Manitoba devrait représenter 44 % de la production de haricots secs, l’Ontario 36 %, et l’Alberta, 20 %. L’offre globale ne devrait diminuer que de 10 % en raison des stocks de début de campagne plus élevés. Selon les prévisions, les exportations seront inférieures à celles de l’année précédente. Toutefois, les stocks de fin de campagne devraient diminuer. Le prix moyen des haricots secs au Canada devrait tomber à 945 $/t, en raison de l’augmentation prévue de l’offre en Amérique du Nord.
Aux États-Unis, l'USDA prévoit une forte baisse des superficies ensemencées en haricots secs, à 1,39 Mc (0,56 Mha), en grande partie due à une diminution des superficies ensemencées dans le Dakota du Nord et le Nebraska. Selon l’USDA, la production totale de haricots secs aux États-Unis devrait descendre en-dessous de 1,36 Mt en 2025-2026, soit une baisse de 4 % par rapport à 2024-2025.
2023-2024 | 2024-2025Haricots secs note p | 2025-2026Haricots secs note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 129 | 163 | 162 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 129 | 160 | 146 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,63 | 2,65 | 2,42 |
Production (mille tonnes) | 339 | 424 | 352 |
Importations (mille tonnes)Haricots secs note b | 70 | 71 | 70 |
Offre totale (mille tonnes) | 489 | 515 | 462 |
Exportations (mille tonnes)Haricots secs note b | 408 | 402 | 380 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Haricots secs note c | 61 | 73 | 62 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 20 | 40 | 20 |
Ratio stocks-utilisation | 4 % | 8 % | 5 % |
Prix moyen ($/tonne)Haricots secs note d | 1 215 | 1 075 | 945 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Pois chiches
En 2024-2025, les exportations de pois chiches ont augmenté par rapport à l'année précédente pour atteindre un niveau record de 209 Kt en raison de la demande accrue du Pakistan et de l'UE. La hausse des exportations a été plus que compensée par l’augmentation de l’offre et, par conséquent, les stocks de fermeture ont augmenté par rapport à l’année précédente. Le prix moyen a nettement chuté pour atteindre 735 $/t.
En 2025-2026, la production devrait augmenter pour atteindre 331 Kt, en raison de la hausse de la superficie ensemencée, combinée à l’augmentation des rendements. En ce qui concerne la production de pois chiches par province, la Saskatchewan devrait représenter 88 % de la production et l’Alberta, 12 %. L’offre totale devrait augmenter davantage que la production, de 21 %, pour atteindre 0,43 Mt, en raison de l’augmentation des stocks de fermeture. Les exportations devraient être inférieures à celles de 2024-2025, ce qui, combiné à une offre plus élevée, devrait entraîner une forte augmentation des stocks de fin de campagne. Le prix moyen devrait être inférieur à 600 $/t en raison de l’augmentation prévue de l’offre mondiale de pois chiches.
Selon les prévisions de l’USDA, la superficie américaine de pois chiches en 2025-2026 devrait augmenter de 8 % pour atteindre 0,54 Mac (0,22 Mha). Compte tenu des rendements et des taux d’abandon plus élevés, l’USDA prévoit que la production de pois chiches aux États-Unis pour 2025-2026 s’élèvera à 337 Kt, soit une hausse de 32 % par rapport à l’année précédente. Les principaux marchés d’exportation sont le Pakistan, l’UE et le Canada.
2023-2024 | 2024-2025Pois chiches note p | 2025-2026Pois chiches note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 128 | 194 | 219 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 127 | 194 | 214 |
Rend-ment (tonnes par hectare) | 1,25 | 1,48 | 1,55 |
Production (mille tonnes) | 159 | 287 | 331 |
Importations (mille tonnes) Pois chiches note b | 47 | 43 | 40 |
Offre totale (mille tonnes) | 299 | 359 | 433 |
Exportations (mille tonnes) Pois chiches note b | 184 | 209 | 200 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Pois chiches note c | 86 | 88 | 88 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 30 | 62 | 145 |
Ratio stocks-utilisation | 11 % | 21 % | 50 % |
Prix moyen ($/tonne) Pois chiches note d | 1 005 | 735 | 600 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Graines de moutarde
En 2024-2025, les exportations canadiennes de moutarde ont baissé à 91 Kt par rapport à l’année précédente, les deux principaux marchés étant les États-Unis et l’UE. La baisse des exportations et l’augmentation de l’offre ont entraîné une hausse des stocks de fermeture à 143 Kt. Les prix ont chuté de 33 % pour tous les types de graines de moutarde, en raison de la pression exercée par l’augmentation des stocks intérieurs de fin de campagne.
En 2025-2026, la production est estimée à 141 Kt, soit 27 % de moins que l’année dernière, la baisse importante des superficies été partiellement compensée par des rendements plus élevés. L’offre devrait demeurer semblable à l’année précédente, soit 0,29 Mt, compte tenu des stocks d’ouverture plus élevés. Les exportations devraient augmenter pour atteindre 95 Kt, les principaux marchés pour les graines de moutarde du Canada étant les États-Unis et l’UE. Les stocks en fin de campagne devraient être semblables à ceux de l’an dernier. Le prix moyen devrait se situer à 925 $/t, une hausse par rapport à 2024-2025.
2023-2024 | 2024-2025Graines de moutarde note p | 2025-2026Graines de moutarde note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 258 | 245 | 146 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 251 | 243 | 141 |
Rendement (tonnes par hectare) | 0,68 | 0,79 | 1,00 |
Production (mille tonnes) | 171 | 192 | 141 |
Importations (mille tonnes) Graines de moutarde note b | 16 | 8 | 9 |
Offre totale (mille tonnes) | 227 | 288 | 293 |
Exportations (mille tonnes) Graines de moutarde note b | 96 | 91 | 95 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Graines de moutarde note c | 42 | 54 | 53 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 88 | 143 | 145 |
Ratio stocks-utilisation | 64 % | 98 % | 98 % |
Prix moyen ($/tonne) Graines de moutarde note d | 1 280 | 860 | 925 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Graines à canaris
En 2024-2025, les exportations ont augmenté par rapport à l’année précédente, atteignant 133 Kt. Cela s'explique par la hausse des exportations vers le Mexique. Le prix moyen a diminué de 26 % à 685 $/t, avec des stocks de fin d'année à 84 Kt.
En 2025-2026, la production est estimée à 185 Kt, inchangée par rapport à l’année dernière, en raison de rendements plus faibles mais d’une superficie plus importante. On prévoit une augmentation de l’offre à 269 Kt, en raison de l’importance des stocks d’ouverture. Les exportations devraient augmenter légèrement en raison d’un accroissement de l’offre intérieure, et des principaux marchés que sont l’UE et le Mexique, suivis par les États-Unis. Le prix moyen devrait être inférieur à celui de 2024-2025, soit 530 $/t, ce qui correspond aux prévisions d’augmentation des stocks de fin de campagne.
2023-2024 | 2024-2025Graines à canaris note p | 2025-2026Graines à canaris note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 104 | 118 | 129 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 103 | 118 | 126 |
Rendement (tonnes par hectare) | 1,09 | 1,57 | 1,47 |
Production (mille tonnes) | 112 | 185 | 185 |
Importations (mille tonnes) Graines à canaris note b | 0 | 0 | 0 |
Offre totale (mille tonnes) | 170 | 229 | 269 |
Exportations (mille tonnes) Graines à canaris note b | 113 | 133 | 135 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Graines à canaris note c | 13 | 12 | 14 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 44 | 84 | 120 |
Ratio stocks-utilisation | 35 % | 58 % | 80 % |
Prix moyen ($/tonne) Graines à canaris note d | 930 | 685 | 530 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Graines de tournesol
En 2024-2025, les exportations de graines de tournesol ont augmenté à 36 Kt en raison de la demande accrue des États-Unis.Les stocks de fin de campagne ont diminué, l'offre ayant diminué plus que la demande totale, qui a diminué en raison d'une moindre utilisation intérieure. Le prix moyen total canadien des graines de tournesol a considérablement augmenté par rapport à l’année précédente compte tenu des prix plus élevés du tournesol de type oléagineux et des prix plus faibles du tournesol de type confiserie.
Pour 2025-2026, la production devrait atteindre 61 Kt, soit une augmentation par rapport à l’année précédente. Cela est dû en grande partie à l’augmentation des superficies ensemencées et des rendements par rapport à l’année précédente. L’offre devrait diminuer de 6 % et les exportations devraient être similaires, à 35 Kt. Les États‑Unis demeurent le principal débouché d’exportation des graines de tournesol canadiennes. En raison de l’offre réduite, les stocks en fin de campagne devraient descendre à 135 Kt. Les prix des graines de tournesol devraient augmenter pour atteindre 680 $/t, avec des prix plus faibles pour les graines de type oléagineux et des prix plus élevés pour les graines de type confiserie.
Selon les prévisions de l’USDA pour 2025-2026, la superficie ensemencée en tournesol aux États-Unis devrait totaliser 1,0 million d’acres (0,4 Mha), une hausse de 38 % par rapport à 2024-2025, en raison d’une augmentation des superficies ensemencées au Dakota du Nord et au Dakota du Sud. La superficie ensemencée devrait augmenter à 0,88 Mac (0,36 Mha) pour les variétés de type huile et diminuer à 0,12 Mac (0,05 Mha) pour les variétés de type confiserie. En supposant des rendements et des taux d’abandon plus faibles, AAA estime que la production américaine de graines de tournesol pour 2025-2026 devrait nettement augmenter pour atteindre 0,74 Mt.
Selon les estimations de l’USDA pour 2025-2026, l’offre mondiale de graines de tournesol aurait atteint 61,0 Mt, ce qui représente une hausse de 5 % par rapport à l’an dernier, en raison de l’offre accrue en Ukraine et en Russie. Les exportations mondiales devraient chuter à 2,6 Mt, et l’utilisation intérieure devrait augmenter à 54,9 Mt. Les stocks mondiaux en fin de campagne devraient augmenter à 3,5 Mt, en hausse de 6 % par rapport à l’an dernier.
2023-2024 | 2024-2025Graines de tournesol note p | 2025-2026Graines de tournesol note p | |
|---|---|---|---|
Superficie ensemencée (mille hectares) | 40 | 24 | 31 |
Superficie récoltée (mille hectares) | 40 | 24 | 27 |
Rendement (tonnes par hectare) | 2,32 | 2,13 | 2,30 |
Production (mille tonnes) | 92 | 51 | 61 |
Importations (mille tonnes) Graines de tournesol note b | 27 | 27 | 25 |
Offre totale (mille tonnes) | 270 | 252 | 237 |
Exportations (mille tonnes) Graines de tournesol note b | 30 | 36 | 35 |
Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Graines de tournesol note c | 66 | 65 | 67 |
Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 175 | 151 | 135 |
Ratio stocks-utilisation | 184 % | 149 % | 132 % |
Prix moyen ($/tonne) Graines de tournesol note d | 545 | 720 | 680 |
Source: Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Données historiques
On peut obtenir des données historiques sur les principales grandes cultures sous forme de tableur électronique en adressant un courriel à aafc.bulletin.aac@agr.gc.ca. Veuillez préciser les cultures, les campagnes agricoles et le format de fichier préféré.