Canada : perspectives des principales grandes cultures (Version PDF, 596 Ko)
Le présent rapport est une mise à jour du rapport sur les perspectives des principales grandes cultures qu’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) avait publié en mars pour les campagnes agricoles 2025-2026 et 2026-2027. Les campagnes agricoles de la majorité des cultures au Canada commencent le 1er août et se terminent le 31 juillet, mais celles du maïs et du soja s’échelonnent du 1er septembre au 31 août. L’incertitude sur les marchés céréaliers internationaux et canadiens reste élevée, surtout en raison de facteurs géopolitiques persistants qui continuent de perturber les flux commerciaux et la stabilité des marchés. Le rapport est basé sur les informations et les politiques commerciales en vigueur au 10 avril 2026.
En 2025-2026, la production totale des principales grandes cultures a atteint un nouveau record, dépassant largement tant le niveau de l’année dernière que la moyenne quinquennale récente. Cette récolte plus abondante devrait soutenir une activité d’exportation soutenue qui, bien qu’en légère baisse par rapport à l’année précédente, devrait rester supérieure à la moyenne quinquennale. Les stocks de fermeture des principales grandes cultures devraient augmenter fortement par rapport à l’an dernier, en raison de la production record et d’une légère baisse des exportations. Les prix de la plupart des cultures devraient baisser en glissement annuel, même si le maïs, le colza, le soja et les graines de moutarde devraient enregistrer de légères hausses.
En 2026-2027, le présent rapport sur les Perspectives intègre les estimations des Superficies des principales grandes cultures pour 2026, qui ont été publiées par Statistique Canada (SC) le 5 mars 2026. L’enquête a été réalisée avant la survenue de plusieurs événements marquants. Elle a précédé l’accord qui a été conclu mi-janvier entre le Canada et la Chine, qui a réduit les droits de douane chinois sur le canola canadien pour une durée de cinq ans et suspendu les droits de douane sur le tourteau de canola et les pois à compter du mois de mars. Elle a également précédé le conflit en Iran, qui a accru le risque géopolitique et la volatilité des marchés. Par conséquent, les impacts de ces événements restent incertains sur les décisions d’ensemencement des producteurs, bien qu’ils aient été pris en compte dans d’autres volets du rapport sur les Perspectives des grandes cultures. Alors que le printemps s’amène dans tout le pays, les producteurs entameront bientôt les semis au cours du mois prochain et les préparatifs sont déjà en cours. À l’heure actuelle, les Perspectives supposent des conditions de croissance moyennes et des rendements normaux; par conséquent, la production totale des principales grandes cultures pour 2026-2027 devrait reculer par rapport aux niveaux élevés de l’an dernier pour revenir à des volumes plus normaux. Les exportations devraient se contracter légèrement, tandis que les stocks de fermeture devraient baisser fortement. Dans l’ensemble, les perspectives de prix sont plus favorables, la plupart des prix attendus des différentes récoltes devraient se maintenir ou se renforcer, même si de légères baisses de prix sont prévisibles pour le colza, le soja et les graines de tournesol.
AAC devrait publier son prochain rapport intitulé Perspectives des principales grandes cultures le 21 mai 2026. Le prochain rapport majeur de Statistique Canada (STC) sera publié le 6 mai 2026 et présentera les estimations des stocks de grains canadiens pour les principales grandes cultures au 31 mars 2026. Statistique Canada publiera ses prochaines estimations des superficies ensemencées le 30 juin 2026, sur la base des données d’enquête qui seront recueillies à la fin du mois de mai et au début du mois de juin.
| 2024-2025 | 2025-2026Total des céréales et oléagineux note p | 2026-2027Total des céréales et oléagineux note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 27 831 | 27 916 | 28 034 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 27 004 | 26 908 | 27 121 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 3,35 | 3,66 | 3,32 |
| Production (mille tonnes) | 90 462 | 98 390 | 90 076 |
| Importations (mille tonnes)Total des céréales et oléagineux note b | 2 508 | 2 717 | 2 807 |
| Offre totale (mille tonnes) | 106 153 | 111 030 | 107 814 |
| Exportations (mille tonnes)Total des céréales et oléagineux note c | 52 535 | 50 642 | 49 567 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Total des céréales et oléagineux note e | 43 695 | 45 457 | 46 716 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 9 923 | 14 931 | 11 531 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
| 2024-2025 | 2025-2026Total Légumineuses et cultures spéciales note p | 2026-2027Total Légumineuses et cultures spéciales note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 3 749 | 3 890 | 3 618 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 3 712 | 3 818 | 3 560 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 1,77 | 2,27 | 1,78 |
| Production (mille tonnes) | 6 568 | 8 661 | 6 328 |
| Importations (mille tonnes)Total Légumineuses et cultures spéciales note b | 312 | 209 | 239 |
| Offre totale (mille tonnes) | 7 701 | 10 400 | 10 247 |
| Exportations (mille tonnes)Total Légumineuses et cultures spéciales note b | 4 869 | 5 595 | 5 755 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Total Légumineuses et cultures spéciales note c | 1 302 | 1 125 | 1 167 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 1 530 | 3 680 | 3 325 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
| 2024-2025 | 2025-2026Toutes les principales grandes cultures note p | 2026-2027Toutes les principales grandes cultures note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 31 580 | 31 806 | 31 652 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 30 716 | 30 726 | 30 681 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 3,16 | 3,48 | 3,14 |
| Production (mille tonnes) | 97 029 | 107 051 | 96 404 |
| Importations (mille tonnes)Toutes les principales grandes cultures note b | 2 820 | 2 926 | 3 046 |
| Offre totale (mille tonnes) | 113 854 | 121 430 | 118 061 |
| Exportations (mille tonnes)Toutes les principales grandes cultures note b | 57 403 | 56 237 | 55 322 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Toutes les principales grandes cultures note c | 44 997 | 46 582 | 47 883 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 11 454 | 18 611 | 14 856 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Blé
Blé dur
En 2025-2026, la production canadienne de blé dur a augmenté de 12 % pour atteindre 7,1 millions de tonnes (Mt), grâce à une hausse des rendements de 11 %. L’offre totale a augmenté de 8 % pour atteindre 7,6 Mt, freinée par le faible niveau des stocks. Les prévisions concernant les exportations ont été revues à la hausse ce mois-ci, les livraisons des producteurs et les expéditions à l’exportation continuant à transiter rapidement par le réseau des silos agréés. Selon la Commission canadienne des grains (CCG), les exportations de blé dur pour l’année en cours, jusqu’à la 34e semaine (se terminant le 29 mars), se sont élevées à 3,8 millions de tonnes, soit une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente et 24 % de plus que la moyenne. Les exportations vers les marchés habituels, tels que le Maroc, l’Italie et les États-Unis, ont baissé cette année, mais cette baisse est compensée par une augmentation des expéditions vers la Turquie, l’Algérie, le Mexique, le Venezuela, le Nigeria et la Chine.
L’utilisation intérieure totale demeure établie à un niveau moyen, soit 0,8 Mt, et les stocks de fermeture sont désormais estimés à 1,35 Mt.
Selon le Conseil international des céréales (CIC), l’offre de blé dur en 2025-2026 est estimée à 45,6 Mt, soit une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente et le niveau le plus haut en neuf ans. La consommation mondiale est estimée à 36,5 Mt, soit une hausse de 2 % par rapport à l’année précédente, due à une augmentation de l’utilisation pour la consommation humaine. Le volume total des échanges devrait atteindre 8,6 Mt, soit une baisse de 5 % par rapport à l’année précédente, en raison d’une baisse de la demande de la part de l’Europe et de l’Afrique du Nord, par suite d’une amélioration des offres intérieures. Les stocks de fermeture devraient atteindre 9,2 Mt à la fin de l’année, contre 7,4 Mt l’an dernier, et les stocks des principaux exportateurs devraient augmenter de 24 %.
Le prix moyen en Saskatchewan du blé dur ambré canadien (CWAD) no 1 à 13 % de protéines (CWAD, 1, 13 %) demeure établi à 280 $/tonne (t) en 2025-2026.
En 2026-2027, la superficie ensemencée en blé dur au Canada devrait diminuer de 2 % selon l’Enquête sur les intentions d’ensemencement qui a été publiée le mois dernier par STC. Plus de 80 % du blé dur canadien sera semé dans la province de la Saskatchewan. La production devrait reculer à 5,9 Mt. L’offre totale est actuellement établie à 7,5 Mt, soit une baisse de seulement 4 % par rapport à l’année précédente, en raison de stocks d’ouverture plus importants reportés de 2025-2026. L’utilisation intérieure totale devrait se maintenir aux niveaux moyens à long terme, tandis que les exportations devraient reculer à 5,35 Mt en raison d’une demande modérée de la part de l’Afrique du Nord, de la Turquie et du Mexique, pays qui attendent des récoltes plus abondantes cette année. Les stocks de fermeture devraient baisser à 1,25 Mt.
Le Conseil international des céréales (CIC) prévoit que la production mondiale de blé dur restera relativement stable à 38,3 Mt, et que les bonnes récoltes au Mexique et en Afrique du Nord surpasseront toute éventuelle diminution en Amérique du Nord et en Europe. En raison de meilleurs rendements, la production au Mexique devrait plus que doubler par rapport à l’année dernière, tandis qu’en Afrique du Nord et en Turquie, elle pourrait augmenter de 15 % globalement; cela réduirait la demande de ces régions. L’offre totale augmentera de 4 %, soutenue par les stocks d’ouverture importants reportés de l’exercice 2025-2026. Les échanges commerciaux seront modérés en 2026-2027 en raison de récoltes locales plus favorables dans les principaux pays importateurs. Ils devraient totaliser 8,2 Mt, en baisse de 4 % par rapport à l’année précédente. L’utilisation mondiale et les stocks vont tous deux augmenter; une baisse de la consommation de 2 % accompagnée d’une hausse continue de l’utilisation en alimentation humaine, tandis que les stocks de fermeture termineront l’année de commercialisation à 10,2 Mt, soit une hausse de 11 % par rapport aux stocks d’ouverture.
Le prix moyen en Saskatchewan du blé CWAD (no 1, 13 % de protéines min.) devrait rester relativement stable à 280 $ la tonne.
| 2024-2025 | 2025-2026Blé dur note p | 2026-2027Blé dur note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 2 576 | 2 643 | 2 581 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 2 565 | 2 593 | 2 529 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 2,49 | 2,75 | 2,35 |
| Production (mille tonnes) | 6 380 | 7 135 | 5 944 |
| Importations (mille tonnes)Blé dur note b | 5 | 6 | 5 |
| Offre totale (mille tonnes) | 7 054 | 7 637 | 7 299 |
| Exportations (mille tonnes)Blé dur note c | 5 821 | 5 500 | 5 350 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes) Blé dur note d | 193 | 210 | 200 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 292 | 343 | 371 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Blé dur note e | 737 | 787 | 699 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 496 | 1 350 | 1 250 |
| Prix moyen ($/tonne) Blé dur note g | 321 | 280 | 280 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Blé (à l'exclusion du blé dur)
En 2025-2026, la production canadienne de blé a augmenté de 11 % pour atteindre 32,8 Mt, en raison de rendements records. L’offre totale a augmenté de 7 %, limitée par des stocks d’ouverture serrés. Selon la CCG, le volume total des exportations reste établi à 23,3 Mt, mais le rythme des exportations ralentit. Bien que ce rythme d’expédition excède encore celui de l’an dernier, il a chuté étant passé de +15 % en début d’année à +6 % en moyenne au cours des quatre dernières semaines de mars. Pour la présente campagne agricole jusqu’à maintenant, jusqu’à la semaine 34 (se terminant le 29 mars), les exportations de blé par le réseau des silos agréés s’élèvent à 14,5 Mt, en hausse de 4 % par rapport à l’an dernier. Les expéditions ralentissent généralement en hiver en raison de la fermeture de la voie maritime du Saint-Laurent et peuvent reprendre dès sa réouverture; avec sa récente réouverture, les exportations continueront d’être suivies de près et des ajustements seront apportés, le cas échéant. Selon Statistique Canada, le plus grand importateur de blé dur canadien au cours de la campagne agricole qui s’est achevée en février fut la Chine, suivie de l’Indonésie, du Japon, du Bangladesh et des États-Unis.
L’utilisation intérieure est projetée à 7,4 Mt sur la base d’une utilisation de 3,3 Mt en alimentation animale. Les stocks de fermeture devraient grimper à 5,9 Mt.
Selon le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), la production mondiale de blé (y compris le blé dur) a augmenté de plus de 2 Mt pour atteindre 844,2 Mt comparativement aux données du rapport du mois dernier, et elle est désormais supérieure de 6 % à la production de 2024-2025. L’offre totale de blé est estimée à 1 103,2 Mt, soit une hausse de 35 Mt par rapport à l’année précédente, tandis que l’utilisation mondiale totale devrait augmenter de 10 Mt pour atteindre 820,1 Mt en 2025-2026. Les échanges commerciaux sont estimés à 221,9 Mt, soit une hausse de 5 % en glissement annuel, et les stocks de fermeture devraient augmenter de 9 % par rapport aux stocks d’ouverture, pour atteindre 283,1 Mt. En ce qui concerne les États-Unis, l’USDA a revu à la hausse ses estimations concernant l’offre totale de blé en raison d’une augmentation des importations; elle est désormais estimée à 80,7 Mt, soit 5 % de plus que le volume expédié en 2024-2025. La consommation intérieure est estimée à 30,7 Mt, soit une baisse de 0,5 Mt par rapport à l’année précédente, tandis que les échanges s’élèvent à 24,5 Mt, contre 22,5 Mt en 2024-2025. Les stocks de fermeture sont actuellement établis à 25,5 Mt, en hausse de 10 % par rapport à l’an dernier, et sont à leur plus haut niveau depuis 2019-2020.
Le prix moyen en Saskatchewan du blé roux de printemps de l’Ouest canadien no 1 à 13,5 % de protéines (CWRS, 1, 13,5 %) en 2025-2026 reste fixé à 265 $/t.
En 2026-2027, selon le rapport de STC sur les intentions d’ensemencement qui a été publié le mois dernier, la superficie ensemencée en blé au Canada devrait diminuer de 1 % par rapport à 2025-2026, prenant en compte un recul de la superficie en blé d’hiver de 7 % et une légère diminution de la superficie en blé de printemps (-0,1 %). La superficie ensemencée en blé roux de printemps de l’Ouest canadien, la classe de blé la plus commune au Canada, est estimée à 6,7 millions d’hectares, soit une hausse de 5 % par rapport à l’année précédente.
La production devrait baisser de 11 % en supposant des rendements moyens; l’offre devrait s’élever à 35,1 Mt, soit 4 % de moins qu’en 2025-2026, mais 8 % de plus que la moyenne. L’utilisation intérieure est établie à 7,4 Mt, et les exportations à 23,2 Mt, soit une baisse de 1 % en glissement annuel, en raison de l’augmentation des approvisionnements internationaux et de la concurrence exercée par d’autres exportateurs internationaux. Les stocks de fermeture devraient se contracter et atteindre 4,5 Mt.
Le CIC prévoit une baisse de la production l’an prochain, en raison d’une réduction des superficies mondiales cultivées et de rendements plus faibles. La production est projetée à 822 Mt, en baisse de 3 % par rapport à l’année précédente. L’offre totale devrait baisser légèrement pour s’établir à 1 105 Mt. L’étendue des dégâts causés par le gel hivernal et la sécheresse qui touchent le blé d’hiver dans l’hémisphère Nord fait l’objet d’une surveillance étroite et pourrait peser davantage sur les prévisions si ces craintes se concrétisaient. Le CIC tient à souligner que les tensions géopolitiques, la hausse des coûts énergétiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement pourraient encore aggraver l’incertitude liée aux approvisionnements mondiaux, en particulier dans les régions qui n’ont pas un accès certain à des engrais, voire aucun accès, ou qui éprouvent de grandes difficultés structurelles. Selon les prévisions actuelles, la consommation mondiale totale devrait atteindre un nouveau record de 829 Mt, soit une hausse de 2 % par rapport à l’année précédente et de 1 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le volume total des échanges devrait baisser en raison d’une offre exportable réduite, mais aussi d’une baisse de la demande de la part du Maroc, du Bangladesh, de l’Indonésie et du Vietnam. Les stocks à la fin de 2025-2026 devraient s’élever à 286 Mt, en baisse de 2 % par rapport à l’an dernier.
Le prix moyen en Saskatchewan du blé CWRS no 1 à 13,5 % de protéines pour 2026-2027 est révisé à la hausse à 280 $/tonne. Les prix devraient rester volatils tant que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient persisteront.
| 2024-2025 | 2025-2026Blé (sauf blé dur) note p | 2026-2027Blé (sauf blé dur) note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 8 259 | 8 297 | 8 240 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 8 087 | 8 022 | 8 075 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 3,66 | 4,09 | 3,60 |
| Production (mille tonnes) | 29 559 | 32 820 | 29 070 |
| Importations (mille tonnes) Blé (sauf blé dur) note b | 80 | 150 | 100 |
| Offre totale (mille tonnes) | 34 247 | 36 586 | 35 070 |
| Exportations (mille tonnes)Blé (sauf blé dur) note c | 23 399 | 23 300 | 23 200 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Blé (sauf blé dur) note d | 3 351 | 3 300 | 3 200 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 3 028 | 3 259 | 3 343 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Blé (sauf blé dur) note e | 7 232 | 7 386 | 7 370 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 3 616 | 5 900 | 4 500 |
| Prix moyen ($/tonne) Blé (sauf blé dur) note g | 282 | 265 | 280 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
| 2024-2025 | 2025-2026Tous blés note p | 2026-2027Tous blés note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 10 835 | 10 940 | 10 821 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 10 652 | 10 615 | 10 604 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 3,37 | 3,76 | 3,30 |
| Production (mille tonnes) | 35 939 | 39 955 | 35 014 |
| Importations (mille tonnes) Tous blés note b | 85 | 156 | 105 |
| Offre totale (mille tonnes) | 41 302 | 44 222 | 42 369 |
| Exportations (mille tonnes)Tous blés note c | 29 220 | 28 800 | 28 550 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Tous blés note d | 3 543 | 3 510 | 3 400 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 3 320 | 3 602 | 3 613 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Tous blés note e | 7 969 | 8 172 | 8 069 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 4 112 | 7 250 | 5 750 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Céréales secondaires
Orge
En 2025-2026, l’offre d’orge canadienne est estimée à environ 11,1 millions de tonnes (Mt), ce qui représente une forte augmentation par rapport à l’an dernier, grâce à la fois à des stocks d’ouverture plus volumineux (le plus haut niveau en huit ans) et à une production considérablement plus élevée, malgré un recul des importations. L’offre en 2025-2026 demeure aussi considérablement supérieure à la moyenne quinquennale. L’offre abondante d’orge devrait faire augmenter l’utilisation intérieure d’orge en alimentation animale et les exportations. Les stocks de fermeture sont projetés à 1,3 Mt, un niveau plus élevé que les 1,2 Mt de la saison précédente et bien supérieur à la moyenne quinquennale (0,9 Mt).
Selon les données commerciales mensuelles de Statistique Canada (STC), les exportations d’orge brute au cours des sept premiers mois de la campagne agricole (août-février) ont atteint près de 2,1 Mt (+60 % en glissement annuel; +26 % par rapport à la moyenne quinquennale), et la Chine a reçu 59 % des expéditions totales, suivie du Japon, de l’Arabie saoudite, des États-Unis et de la Colombie. Les exportations de produits d’orge (en équivalent grain) ont atteint 0,370 Mt (-9 % en glissement annuel; -8 % par rapport à la moyenne), et les États-Unis ont absorbé plus de 60 % des expéditions totales, suivis par le Japon, le Mexique, la Corée du Sud et le Guatemala.
Le prix moyen de l’orge de provende à Lethbridge en 2025-2026 est projeté à 280 dollars la tonne ($/t), soit une baisse de 16 $/t par rapport à 2024-2025.
Selon les estimations de l’offre et la demande mondiales par le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), la production mondiale d’orge en 2025-2026 est estimée à 155 Mt, ce qui représente une augmentation notable en glissement annuel et un niveau supérieur à la moyenne quinquennale. Cette hausse est attribuable à la production accrue dans les principaux pays exportateurs, en particulier l’UE, la Russie, l’Australie et le Canada, bien que l’Ukraine ait récolté l’une de ses plus maigres récoltes de son histoire. Les échanges commerciaux devraient être plus dynamiques cette saison. La consommation devrait également se renforcer, soutenue par une utilisation accrue en alimentation animale, et dans une moindre mesure, en alimentation humaine et à des fins semencières et industrielles. Les stocks de fermeture sont projetés à plus de 20 Mt, ce qui représente une augmentation considérable par rapport à la saison précédente, et les stocks devraient être abondants dans la plupart des principaux pays exportateurs.
En 2026-2027, les producteurs canadiens prévoient augmenter leur superficie en orge, selon le premier rapport de STC sur les estimations des superficies des grandes cultures pour la saison de croissance à venir. À l’échelle nationale, la superficie en orge en 2026 est projetée à 2 607 milliers d’hectares (kha), soit une hausse de 5 % une année sur l’autre, témoignant d’un renforcement de l’intérêt pour cette culture dans une grande partie de l’Ouest canadien, en particulier en Alberta et en Saskatchewan, malgré un léger recul au Manitoba. Néanmoins, la superficie prévue en 2026 se situe à 9 % sous la moyenne quinquennale. Par province, l’Alberta reste la plus grande région productrice d’orge, comptant pour près de 55 % de la superficie nationale totale en orge en 2026. La Saskatchewan suit avec plus de 35 %, le Manitoba avec 5 %, le reste étant réparti entre les autres provinces.
La production d’orge devrait s’élever à 8,3 Mt, soit une baisse notable par rapport à la saison dernière, en raison d’un retour à des rendements moyens qui devraient être sensiblement plus bas que les rendements records de la saison précédente, malgré la plus grande superficie ensemencée attendue. L’offre totale est projetée à 9,8 Mt, soit une baisse marquée par rapport à l’année précédente, principalement en raison d’une production plus faible, qui n’est que partiellement compensée par des stocks d’ouverture légèrement plus élevés et des importations globalement inchangées. L’utilisation intérieure totale devrait rester relativement stable. Les exportations devraient diminuer, principalement en raison des offres réduites disponibles et de la concurrence accrue exercée par les principaux pays exportateurs. Les stocks de fermeture devraient baisser fortement pour se situer à 0,7 Mt, en raison surtout de la plus petite récolte attendue.
Le prix moyen à Lethbridge en 2026-2027 est projeté à 285 $/t, en hausse de 5 $/t en glissement annuel.
Aux États-Unis d’après les estimations de l’USDA, la superficie qui sera ensemencée en orge en 2026 devrait s’élever à 952 kha, soit une hausse de 2 % par rapport à la saison dernière, sur la base des intentions d’ensemencement accrues dans la plupart des principaux États producteurs d’orge.
| 2024-2025 | 2025-2026Orge note p | 2026-2027Orge note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 2 592 | 2 483 | 2 607 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 2 394 | 2 277 | 2 381 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 3,40 | 4,27 | 3,50 |
| Production (mille tonnes) | 8 144 | 9 725 | 8 339 |
| Importations (mille tonnes)Orge note b | 169 | 120 | 120 |
| Offre totale (mille tonnes) | 9 464 | 11 094 | 9 759 |
| Exportations (mille tonnes)Orge note c | 2 842 | 3 700 | 3 000 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes) Orge note d | 93 | 319 | 319 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 5 067 | 5 552 | 5 516 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Orge note e | 5 373 | 6 094 | 6 059 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 1 249 | 1 300 | 700 |
| Prix moyen ($/tonne) Orge note g | 296 | 280 | 285 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Maïs
En 2025-2026, l’offre de maïs au Canada devrait s’établir à 18,4 Mt, soit une baisse légèrement par rapport à l’an dernier, principalement en raison d’une forte diminution des stocks d’ouverture et d’une production moindre, malgré des importations accrues prévues. L’utilisation intérieure totale devrait rester stable en glissement annuel, une légère hausse des utilisations en alimentation humaine et à des fins industrielles compensant largement le léger recul de l’utilisation en alimentation animale, tandis que les exportations devraient accuser une baisse substantielle. Les stocks de fermeture sont projetés à 1,7 Mt, soit un niveau supérieur aux 1,6 Mt de la saison précédente, mais bien en deçà de la moyenne quinquennale de 2,0 Mt.
Les importations au cours de la première moitié de la campagne agricole (septembre – décembre) ont totalisé plus de 1 Mt (+4 % en glissement annuel); -33 % par rapport à la moyenne quinquennale), et se sont les États-Unis qui fournissent la quasi-totalité des expéditions. Au cours de la même période, les exportations ont atteint 0,5 Mt (-49 % en glissement annuel; -29 % par rapport à la moyenne), l’Irlande absorbant près de 52 % du volume total, suivie par les États-Unis et plusieurs pays d’Europe occidentale.
En 2025-2026, le prix moyen du maïs à Chatham est projeté à 230 $/t, en hausse de 5 $/t par rapport à 2024-2025.
Selon les estimations de l’USDA, la production mondiale de maïs en 2025-2026 à un peu plus de 1 300 Mt, soit une hausse notable en glissement annuel et un sommet record. Cette augmentation s’explique par la hausse de la production dans la plupart des principaux pays exportateurs et importateurs, en particulier aux États-Unis, alors que la production devrait reculer au Brésil et dans l’UE. Les échanges commerciaux devraient être plus dynamiques cette saison. La consommation devrait aussi s’accroître, sous l’effet d’une plus forte utilisation en alimentation animale, et, dans une moindre mesure, d’une augmentation des utilisations en alimentation humaine et à des fins semencières et industrielles. Les stocks de fermeture sont projetés à près de 295 Mt, soit une légère baisse par rapport à la saison précédente et un niveau de 4 % inférieur à la moyenne quinquennale. Les stocks devraient diminuer considérablement au Brésil et en Argentine, suivis de la Chine et de l’UE en termes de pourcentage, alors qu’ils devraient augmenter fortement en Ukraine, alors que les stocks aux États-Unis et au Mexique devraient augmenter plus modérément. Selon l’USDA, le prix du maïs américain en 2025-2026 devrait se situer en deçà de 165 $US/t, soit une baisse de moins de 5 $US/t en glissement annuel et le prix le plus bas en six ans.
En 2026-2027, les producteurs canadiens prévoient accroître légèrement les superficies qui seront ensemencées en maïs. À l’échelle nationale, la superficie qui sera ensemencée en maïs en 2026 est projetée à 1 557 kha, en hausse de 2 % en glissement annuel, grâce à l’intérêt accru pour cette culture en Ontario, malgré les reculs des superficies au Québec et au Manitoba. Si la superficie de maïs prévue pour 2026 se concrétise, elle sera supérieure de 4 % à la moyenne quinquennale et établira un nouveau record. Par province, l’Ontario demeure la plus importante région productrice de maïs au pays, comptant pour près de 60 % de la superficie nationale, suivie par le Québec avec un peu plus de 20 %, le Manitoba avec 15 %, le reste étant réparti entre les autres provinces. La production devrait augmenter sensiblement en glissement annuel pour atteindre 15,6 Mt, reflétant la plus grande superficie et les meilleurs rendements qui sont attendus. Compte tenu de l’augmentation prévue des stocks d’ouverture et des importations, l’offre totale est projetée à 19,3 Mt. L’utilisation intérieure totale devrait augmenter, principalement en raison d’une utilisation accrue en alimentation animale. Les exportations devraient augmenter, principalement en raison de l’augmentation de l’offre prévue. Les stocks de fermeture devraient augmenter fortement pour atteindre 2,0 Mt, reflétant surtout la production accrue.
Le prix moyen du maïs à Chatham en 2026-2027 est projeté à 235 $/t, en hausse de 5 $/t en glissement annuel.
Aux États-Unis, selon le rapport intitulé « Prospective Plantings 2006 » publié par le département de l’Agriculture (USDA), les producteurs américains prévoient de semer moins de maïs ce printemps que l’an dernier. La superficie totale en maïs est estimée à 38 582 kha, soit une hausse de 1 % par rapport aux projections de février de l’USDA, mais une baisse de 3 % par rapport au record de l’an dernier, qui fut la superficie la plus grande en neuf décennies. La plupart des États de la « Corn Belt » devraient réduire leurs superficies en maïs, à l’exception notable du Kansas, où la superficie ensemencée devrait augmenter de 4 %, tandis que l’Indiana et l’Ohio ne devraient connaître que peu de changements.
| 2024-2025 | 2025-2026Maïs note p | 2026-2027Maïs note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 1 478 | 1 531 | 1 557 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 1 449 | 1 460 | 1 520 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 10,59 | 10,18 | 10,28 |
| Production (mille tonnes) | 15 345 | 14 867 | 15 622 |
| Importations (mille tonnes) Maïs note b | 1 831 | 1 900 | 2 000 |
| Offre totale (mille tonnes) | 19 172 | 18 351 | 19 322 |
| Exportations (mille tonnes)Maïs note c | 2 776 | 1 800 | 2 000 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Maïs note d | 5 848 | 5 950 | 5 950 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 8 949 | 8 884 | 9 355 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Maïs note e | 14 813 | 14 851 | 15 322 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 1 584 | 1 700 | 2 000 |
| Prix moyen ($/tonne)Maïs note g | 225 | 230 | 235 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Avoine
En 2025-2026, l’offre d’avoine canadienne est estimée à environ 4,45 Mt, soit une hausse considérable par rapport à l’an dernier, principalement en raison d’une production plus élevée, malgré des stocks d’ouverture considérablement plus bas. Ce niveau avoisine la moyenne quinquennale. L’utilisation intérieure totale devrait augmenter en glissement annuel en raison d’une utilisation plus importante en alimentation animale, soutenue par une offre abondante, tandis que les exportations devraient ralentir par rapport à l’an dernier et à la moyenne quinquennale. Les stocks de fermeture sont projetés à 0,95 Mt, en forte hausse en glissement annuel et bien au-dessus de la moyenne quinquennale.
Les exportations d’avoine brute durant les sept premiers mois de la campagne agricole (d’août à février) ont avoisiné 0,865 Mt (-11 % en glissement annuel; -16 % par rapport à la moyenne quinquennale), et les États-Unis ont reçu 85 % des expéditions totales, suivis du Mexique, des Émirats arabes unis, du Japon et du Pérou. Les exportations de produits d’avoine (en équivalent grain) ont atteint 0,510 Mt (-9 % en glissement annuel; -7 % par rapport à la moyenne), et les États-Unis représentent presque 95 % des expéditions totales, suivis par le Mexique, le Japon, la Corée du Sud et la Jamaïque.
Le prix de l’avoine en 2025-2026 au Chicago Board of Trade (CBOT) est projeté à 305 $/t, soit une baisse de presque 40 $/t en glissement annuel et le prix le plus bas en cinq ans.
Selon les estimations de l’USDA, la production mondiale d’avoine en 2025-2026 s’élève à un peu plus de 25 Mt, soit une hausse notable en glissement annuel. Cette augmentation s’explique par une production accrue dans les principaux pays exportateurs, notamment en Russie et au Canada. Les échanges commerciaux pourraient afficher une croissance limitée cette année. La consommation devrait également se renforcer, soutenue par une utilisation accrue en alimentation animale, et dans une moindre mesure, en alimentation humaine et à des fins semencières et industrielles. Les stocks de fermeture devraient dépasser 3,0 Mt, représentant une hausse considérable par rapport à la saison précédente et aux moyennes historiques.
Pour 2026-2027, les producteurs canadiens prévoient réduire leurs superficies en avoine. À l’échelle nationale, la superficie en avoine en 2026 est projetée à 1 175 kha, en baisse de 3 % par rapport à l’année précédente, reflétant un intérêt réduit pour cette culture dans une grande partie de l’Ouest canadien, en particulier en Saskatchewan et en Alberta, malgré une légère expansion au Manitoba. Dans l’ensemble, la superficie en avoine au Canada a diminué sensiblement depuis 2023, et la superficie prévue en 2026 est 10 % inférieure à la moyenne quinquennale. Par province, la Saskatchewan demeure la plus grande région productrice d’avoine, comptant pour près de 40 % de la superficie totale en avoine au pays en 2026. L’Alberta suit avec plus de 25 %, le Manitoba avec 20 %, le reste étant réparti entre les autres provinces.
La production est projetée à 3,38 Mt, soit une baisse notable par rapport à la saison dernière, en raison du retour à des rendements moyens et de la plus petite superficie ensemencée attendue. L’offre est projetée à 4,35 Mt, en baisse de 2 % en glissement annuel, en raison d’une production plus faible, seulement partiellement compensée par des stocks d’ouverture sensiblement plus élevés. L’utilisation intérieure totale devrait augmenter en glissement annuel en raison de l’utilisation accrue en alimentation animale, tandis que les exportations devraient rester stables. Selon les projections, les stocks de fermeture devraient baisser fortement pour s’établir à 0,8 Mt.
Le prix de l’avoine au CBOT en 2026-2027 est projeté à 310 $/t, en hausse de 5 $/t en glissement annuel.
Aux États-Unis, d’après les estimations de l’USDA, la superficie qui devrait être ensemencée en avoine en 2026 devrait s’élever à 955 kha, soit une superficie pratiquement inchangée par rapport à la saison dernière et qui avoisine un creux historique. Toutefois, la superficie totale en avoine dans les principaux États producteurs du Midwest devrait diminuer par rapport à l’année précédente.
| 2024-2025 | 2025-2026Avoine note p | 2026-2027Avoine note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 1 174 | 1 213 | 1 175 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 993 | 1 049 | 986 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 3,38 | 3,74 | 3,43 |
| Production (mille tonnes) | 3 358 | 3 920 | 3 379 |
| Importations (mille tonnes)Avoine note b | 17 | 20 | 20 |
| Offre totale (mille tonnes) | 4 045 | 4 446 | 4 349 |
| Exportations (mille tonnes)Avoine note c | 2 565 | 2 370 | 2 370 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Avoine note d | 73 | 90 | 90 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 799 | 939 | 992 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Avoine note e | 973 | 1 126 | 1 179 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 507 | 950 | 800 |
| Prix moyen ($/tonne)Avoine note g | 345 | 305 | 310 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Seigle
En 2025-2026, l’offre de seigle canadien est estimée à environ 827 milliers de tonnes (kt), soit une forte augmentation par rapport à la saison précédente et à la moyenne quinquennale, et aussi le niveau le plus élevé depuis 1990-1991. L’offre abondante devrait soutenir l’utilisation intérieure et les exportations. Les stocks de fermeture sont projetés à 315 kt, ce qui représente une forte augmentation en glissement annuel et aussi le niveau le plus élevé depuis 1990-1991.
Les exportations durant les sept premiers mois de la campagne agricole (d’août à février) ont dépassé les 110 kt (-2 % en glissement annuel; -7 % par rapport à la moyenne quinquennale), les États-Unis comptant pour 99 % des expéditions.
Le prix moyen du seigle dans les Prairies en 2025-2026 est projeté à 155 $/t, en baisse de 10 $/t par rapport à 2024-2025, et représente le prix le plus bas en 15 ans, principalement en raison de la pression à la baisse exercée par les approvisionnements abondants.
Selon les estimations de l’USDA, la production mondiale de seigle en 2025-2026 dépassera les 10 Mt, en hausse notable en glissement annuel. La consommation devrait poursuivre sa tendance à la baisse cette saison, affichant un léger recul en raison de la diminution des utilisations en alimentation humaine et à des fins semencières et industrielles, malgré une légère augmentation de la consommation en alimentation animale. Les stocks de fermeture devraient dépasser 1,5 Mt, soit une hausse considérable par rapport à l’an passé et un niveau nettement supérieur à la moyenne quinquennale.
En 2026-2027, la superficie de seigle canadienne est estimée à 233 000 hectares (Kha), dont 229 000 kha semés en seigle d’automne l’automne dernier pour être récoltés à la fin de l’été 2026-2027. L’Ouest du Canada représente près de 60 % de la superficie totale, le reste étant cultivé dans l’Est.
La production est projetée à 475 kt, soit une forte baisse une année sur l’autre, en raison du retour à des rendements moyens et de la plus petite superficie ensemencée prévue. Toutefois, soutenue par les volumineux stocks d’ouverture attendus, l’offre totale devrait dépasser 790 kt, soit une baisse de 4 % par rapport à l’année précédente, tout en demeurant élevée. La demande totale devrait rester stable en glissement annuel. Les stocks de fermeture devraient baisser sensiblement par rapport à la saison précédente pour s’établir à 285 kt, demeurant toutefois un niveau volumineux.
Le prix moyen du seigle dans les Prairies pour 2026-2027 est projeté à 155 $/t, sans changement en glissement annuel.
| 2024-2025 | 2025-2026Seigle note p | 2026-2027Seigle note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 183 | 286 | 233 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 117 | 170 | 139 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 3,60 | 4,02 | 3,43 |
| Production (mille tonnes) | 421 | 683 | 475 |
| Importations (mille tonnes)Seigle note b | 1 | 2 | 2 |
| Offre totale (mille tonnes) | 513 | 827 | 792 |
| Exportations (mille tonnes)Seigle note c | 154 | 17 | 172 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Seigle note d | 39 | 55 | 55 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 153 | 265 | 264 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Seigle note e | 216 | 340 | 334 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 143 | 315 | 285 |
| Prix moyen ($/tonne)Seigle note g | 165 | 155 | 155 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
| 2024-2025 | 2025-2026Céréales mélangées note p | 2026-2027Céréales mélangées note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 149 | 123 | 116 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 62 | 68 | 56 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 2,46 | 2,69 | 2,63 |
| Production (mille tonnes) | 152 | 184 | 148 |
| Importations (mille tonnes)Céréales mélangées note b | 0 | 0 | 0 |
| Offre totale (mille tonnes) | 152 | 184 | 148 |
| Exportations (mille tonnes)Céréales mélangées note c | 0 | 0 | 0 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Céréales mélangées note d | 0 | 0 | 0 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 152 | 184 | 148 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Céréales mélangées note e | 152 | 184 | 148 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 0 | 0 | 0 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
| 2024-2025 | 2025-2026Total des céréales secondaires note p | 2026-2027Total des céréales secondaires note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée | 5 575 | 5 635 | 5 687 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 5 015 | 5 024 | 5 082 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 5,47 | 5,85 | 5,50 |
| Production (mille tonnes) | 27 419 | 29 378 | 27 963 |
| Importations (mille tonnes)Total des céréales secondaires note b | 2 017 | 2 042 | 2 142 |
| Offre totale (mille tonnes) | 33 346 | 34 902 | 34 369 |
| Exportations (mille tonnes)Total des céréales secondaires note c | 8 337 | 8 042 | 7 542 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Total des céréales secondaires note d | 6 052 | 6 414 | 6 414 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 15 120 | 15 823 | 16 275 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Total des céréales secondaires note e | 21 527 | 22 595 | 23 042 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 3 482 | 4 265 | 3 785 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Oléagineux
Canola
En 2025-2026, la production s’est élevée à 21,8 millions de tonnes (Mt) grâce à des conditions de croissance optimales dans la majeure partie des Prairies, ce qui représente une augmentation de 13 % par rapport à l’année dernière et de 19 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les stocks d’ouverture de l’année étaient nettement plus bas, en raison d’une utilisation intérieure quasi record l’an dernier et d’un programme d’exportation au-dessus de la moyenne. Toutefois, le niveau plus bas des stocks d’ouverture est compensé par la récolte record de 2025 qui, en conjonction avec des importations modestes, porte l’offre totale à environ 23,5 Mt, soit une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente.
Du côté de la demande, l’utilisation intérieure totale est projetée à 12,6 Mt, soit une hausse de 8 % par rapport à l’an dernier, en raison de l’augmentation prévue de l’utilisation à des fins industrielles et des volumes plus élevés de grains, de déchets et de criblures destinés à l’alimentation animale. À l’heure actuelle, le volume de trituration estimé pour 2025-2026 est de 12 Mt, ce qui constituerait un record s’il se concrétise, et représenterait une hausse de 17 % par rapport à la moyenne quinquennale. Pour la présente campagne agricole jusqu’à la fin février, Statistique Canada (STC) rapporte que 7 Mt de canola ont été triturées, ce qui a permis de produire 2,9 Mt d’huile et 4,1 Mt de tourteau. Malgré un volume en baisse par rapport au mois précédent, le rythme actuel de trituration est supérieur de 3 % à celui de l’an dernier, ce qui représente une amélioration de 1 point par rapport au mois dernier.
Selon la Commission canadienne des grains (CCG), les exportations de canola de la présente campagne agricole jusqu’à la semaine 34 accusent un retard de 23 % par rapport à l’an dernier. Bien que le rythme soit plus lent qu’à la même période l’an dernier, il s’agit d’une amélioration de 5 points par rapport aux perspectives du mois dernier. Les volumes moyens d’exportation ont considérablement augmenté entre janvier et mars 2026, enregistrant une hausse de 52 % par rapport au niveau moyen observé entre août et décembre 2025. À seulement quatre mois de la fin de la campagne agricole, les prévisions relatives aux exportations totales de 2025-2026 restent fixées à 8,2 Mt, soit une baisse de 12 % par rapport au niveau record de ces quatre dernières années atteint l’an dernier, mais une hausse de 3 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les stocks de fermeture totaux sont projetés à 2,8 Mt, soit un niveau considérablement plus élevé que l’an dernier.
Le prix moyen simple prévu pour le canola no 1, livré sur rail, à Vancouver, a été revu à la hausse de 10 $/t ce mois-ci, pour être porté à 685 $/tonne (/t), soutenu par la hausse des prix du pétrole brut et des huiles végétales. Ce chiffre est légèrement supérieur aux 678 $/t de l’an dernier, mais reste nettement inférieur à la moyenne quinquennale de 811 $/t.
Les principaux éléments à prendre en compte sont les suivants : (i) le rythme des exportations nationales, (ii) les prix du soja et des produits dérivés du soja aux États-Unis, (iii) les conditions météorologiques et la récolte de soja en Amérique du Sud, (iv) la demande américaine en matières premières, (v) la volatilité des marchés de l’énergie et des huiles végétales due à l’intensification des tensions géopolitiques à l’étranger.
En 2026-2027, le STC prévoit que la superficie ensemencée en canola sera de 8,8 millions d’hectares (Mha), soit une légère augmentation par rapport à l’année précédente. Il convient de noter que ces chiffres s’appuient sur des enquêtes menées auprès des producteurs entre la mi-décembre 2025 et la mi-janvier 2026, et que la superficie réelle définitive ne sera connue qu’à la fin du mois de juin, lorsque STC publiera ses chiffres sur les superficies des principales grandes cultures. Ce printemps, le début des semis s’annonce bientôt, avec des importantes chutes de neige qui ont été reçues dans certaines parties des Prairies ces dernières semaines, alors que d’autres régions continuent de connaître des conditions sèches. Ces prévisions se basent actuellement sur des rendements moyens, ce qui porterait la production à 19,2 Mt. Ce chiffre serait inférieur au record atteint l’année dernière, mais supérieur de 3 % à la moyenne quinquennale. L’offre totale devrait s’établir à 22,1 Mt, en baisse par rapport à l’an dernier, mais supérieure à la moyenne de 20,9 Mt.
L’utilisation intérieure totale devrait atteindre un nouveau record, la hausse de l’utilisation à des fins industrielles compensant les faibles volumes de grains, de déchets et de criblures destinés à l’alimentation animale. Compte tenu des nouvelles capacités de transformation et de la forte demande attendue, le volume de trituration devrait atteindre 13 Mt, ce qui constituerait un nouveau record s’il se concrétisait, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année dernière et de 23 % par rapport à la moyenne. Les exportations ont été légèrement revues à la hausse ce mois-ci, pour s’établir à 7,8 Mt, soit 5 % de moins que le volume prévu l’an dernier, mais toujours au-dessus de la moyenne. Les stocks de fermeture sont projetés à un niveau serré de 1 Mt, soit bien en deçà du niveau de l’an dernier et de la moyenne quinquennale de 2,2 Mt.
Le prix moyen non pondéré prévu pour le canola, no 1, livré sur rail à Vancouver, a été révisé à la hausse de 5 $/t pour le porter à 655 $/t, et ce niveau est inférieur à celui de l’an dernier et de 18 % inférieur à la moyenne quinquennale.
| 2024-2025 | 2025-2026Canola note p | 2026-2027Canola note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 8 908 | 8 751 | 8 838 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 8 846 | 8 699 | 8 752 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 2,17 | 2,51 | 2,19 |
| Production (mille tonnes) | 19 239 | 21 809 | 19 200 |
| Importations (mille tonnes)Canola note b | 131 | 110 | 100 |
| Offre totale (mille tonnes) | 22 595 | 23 516 | 22 065 |
| Exportations (mille tonnes)Canola note c | 9 331 | 8 200 | 7 800 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Canola note d | 11 412 | 12 000 | 13 000 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 191 | 500 | 150 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Canola note e | 11 667 | 12 551 | 13 201 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 1 597 | 2 765 | 1 064 |
| Prix moyen ($/tonne)Canola note g | 677 | 685 | 655 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Graines de lin
En 2025-2026, la production a atteint son plus haut niveau depuis trois ans, avec 454 milliers de tonnes (kt), grâce à l’augmentation des superficies ensemencées et à des conditions de croissance optimales. La production supérieure à la moyenne a compensé le plus bas niveau des stocks d’ouverture, portant l’offre totale à 599 kt, son plus haut niveau depuis cinq ans.
L’utilisation intérieure totale devrait être inférieure à la moyenne, mais en hausse par rapport à l’an dernier, à 89 kt. D’après les données de la CCG pour la campagne agricole jusqu’à la 34e semaine, les exportations canadiennes de graines de lin affichent un rythme légèrement inférieur à celui de l’an dernier, mais il convient de noter que le système de manutention sous licence commerciale ne reflète que partiellement les exportations de lin. Des données récentes de Statistique Canada font état d'un mouvement important de lin entre août 2025 et février 2026. Le programme d’exportation pour 2025-2026 devrait s’élever à 250 kt, soit une hausse de 11 % par rapport à l’an dernier. Les stocks de fermeture de l’année devraient remonter fortement pour atteindre 260 kt, un niveau nettement supérieur à la moyenne.
Le prix moyen non pondéré prévu des graines de lin (no 1, en entrepôt, au comptant, à Saskatoon) est revu à la hausse pour le porter à 575 $/t, conformément à la récente tendance haussière des prix; cela représente une baisse de 9 % par rapport à l’an dernier et de 23 % par rapport à la moyenne quinquennale.
En 2026-2027, STC prévoit que la superficie ensemencée en lin augmentera de 22 % cette saison pour atteindre 305 000 hectares. À l’heure actuelle, les rendements devraient revenir à la normale après avoir atteint un niveau record l’an dernier, ce qui devrait se traduire par une baisse de la production de 12 %, qui est projetée à 400 000 tonnes (kt). La forte augmentation des stocks d’ouverture devrait compenser la production plus faible, portant l’offre totale à 670 kt, soit son niveau le plus élevé depuis six ans.
L’utilisation intérieure totale devrait rebondir à 104 kt, soit un niveau légèrement sous la moyenne, en raison de l’augmentation des volumes de grains, de déchets et de criblures destinés à l’alimentation animale. Le programme d’exportation pour 2026-2027 devrait s’élever à 275 kt, ce qui représenterait une hausse de 10 % en glissement annuel et une augmentation de 24 % par rapport à la moyenne. Les stocks de fermeture devraient atteindre 291 kt, soit leur plus haut niveau depuis 2006-2007.
Le prix moyen non pondéré prévu des graines de lin n° 1, livrées en entrepôt à Saskatoon, est estimé à 600 $/t, soit une légère hausse par rapport à l’année précédente, mais un niveau inférieur de 17 % à la moyenne.
| 2024-2025 | 2025-2026Graine de lin note p | 2026-2027Graine de lin note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 204 | 251 | 305 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 201 | 249 | 304 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 1,28 | 1,82 | 1,32 |
| Production (mille tonnes) | 258 | 454 | 400 |
| Importations (mille tonnes)Graine de lin note b | 8 | 10 | 10 |
| Offre totale (mille tonnes) | 431 | 599 | 670 |
| Exportations (mille tonnes)Graine de lin note c | 225 | 250 | 275 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Graine de lin note d | n/d | n/d | n/d |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 60 | 70 | 85 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Flaxseed note e | 71 | 89 | 104 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 134 | 260 | 291 |
| Prix moyen ($/tonne)Graine de lin note g | 630 | 575 | 600 |
n/d : non disponible Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Soja
En 2025-2026, les mauvaises conditions de croissance dans l’Est du Canada ont entraîné une baisse de 11 % de la production nationale de soja par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 6,8 Mt. Toutefois, l’augmentation des superficies ensemencées a permis de compenser en partie les rendements réduits, maintenant ainsi la production à un niveau proche de la moyenne quinquennale. L’offre totale pour l’année a reculé de 8 % pour s’établir à 7,8 Mt, mais reste supérieure de 2 % à la moyenne quinquennale, la baisse de la production étant partiellement compensée par des stocks d’ouverture importants et des prévisions d’importation relativement conformes à la moyenne.
L’utilisation intérieure totale devrait s’établir à 2,1 Mt, soit un niveau inférieur à celui des dernières années, principalement en raison de la baisse prévue des volumes de soja, de déchets et de criblures destinés à l’alimentation animale. La trituration du soja devrait s’établir à 1,7 Mt, soit un niveau légèrement supérieur à celui de l’an dernier et relativement semblable à la moyenne. Selon la CCG, les exportations de soja via le système de manutention agréé ont considérablement ralenti ces dernières semaines. Toutefois, des données récentes de Statistique Canada montrent que les échanges de soja ont été globalement importants entre août 2025 et février 2026. Les exportations totales sont augmentées à 5,35 Mt, ce qui représente une baisse par rapport au record de l’an dernier, mais elles demeurent 14 % supérieures à la moyenne. Les stocks de fermeture devraient se resserrer pour atteindre 391 kt.
La prévision du prix moyen simple du soja, livré sur rail à Chatham, est revue à la hausse de 15 $/t pour s’établir à 540 $/t, soutenue par la hausse des cours du pétrole brut et des huiles végétales. Ce chiffre est en hausse de 11 % par rapport à l’an dernier, mais reste inférieur à la moyenne quinquennale de 608 $/t.
Dans le dernier rapport sur l’offre et la demande qui a été publié par le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), les stocks mondiaux de graines oléagineuses ont été revus à la hausse de près de 2 Mt, pour atteindre 841,4 Mt, soit une augmentation de 2 % par rapport à l’an dernier. Les stocks mondiaux d’huile végétale et de tourteaux ont également été revus à la hausse ce mois-ci, pour être portés respectivement à 266,5 Mt (+2 % en glissement annuel) et à 426,7 Mt (+4 % en glissement annuel). L’utilisation mondiale d’huile végétale a été légèrement révisée à la hausse à 229,4 Mt (+3 % en glissement annuel), tandis que celle de tourteaux a été rehaussée de 1,3 Mt pour l’établir à 398,1 Mt (+4 % en glissement annuel). Ce mois-ci, l’USDA a revu à la baisse ses estimations des stocks mondiaux de fermeture des graines oléagineuses, les ramenant à 145,9 Mt, même si ces stocks devraient tout de même augmenter de 2 % par rapport à l’an dernier. Concernant le soja, le ministère a légèrement revu à la hausse ses prévisions de production mondiale, les portant à 427,4 Mt, principalement en raison d'une production légèrement supérieure aux prévisions au Paraguay. La production mondiale pour la campagne 2025-2026 devrait être légèrement inférieure aux 428,2 Mt enregistrées l'an dernier. La projection du traitement industriel global a été relevée à 369,4 Mt, principalement en raison d’une augmentation prévue des volumes de trituration aux États-Unis, au Brésil et en Algérie. Les stocks de fermeture ont été ramenés à 124,8 Mt, un niveau pratiquement égal à celui de l’an dernier, en raison des stocks plus bas prévus en Argentine, au Brésil et en Égypte. Le prix moyen du soja aux États-Unis de 2025-2026 a été relevé de 10 cents ce mois-ci pour le porter à 10,30 $US/boisseau (379 $US/t).
En 2026-2027, selon les projections de STC, la superficie ensemencée en soja devrait légèrement augmenter et atteindre 2,4 Mha. Compte tenu de la récente flambée des prix des engrais, cette prévision pourrait comporter un biais à la hausse, car les producteurs qui n’ont pas encore réservé leurs engrais pourraient consacrer davantage de terres à la culture du soja. La superficie finale ensemencée ne sera connue qu’une fois que STC aura publié les résultats de son enquête en juin. Si l’on part du principe que les rendements reviendront à la normale, la production devrait remonter à 7,5 Mt. Si les conditions de croissance restent favorables, il pourrait s’agir de la troisième production la plus élevée jamais enregistrée. L’offre totale devrait augmenter de 9 % par rapport à l’an dernier, pour atteindre 8,3 Mt.
L’utilisation intérieure totale devrait augmenter de 12 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 2,3 Mt, en raison des volumes accrus de grains, de déchets et de criblures destinés à l’alimentation animale, et d’une légère augmentation de l’utilisation à des fins industrielles. Actuellement, le volume de trituration est estimé à 1,75 million de tonnes, ce qui représenterait une hausse de 3 % par rapport à l’an dernier et un niveau égal à la moyenne. Les exportations devraient légèrement pour atteindre 5,40 Mt. Les stocks de fermeture devraient quant à eux connaître une forte hausse pour s’établir à 641 kt.
Le prix moyen non pondéré du soja, livré sur rail à Chatham, devrait s’établir à 515 $/t, soit une baisse de 5 % par rapport à l’année précédente et un niveau inférieur à la moyenne quinquennale de 595 $/t.
| 2024-2025 | 2025-2026Soja note p | 2026-2027Soja note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 2 311 | 2 340 | 2 383 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 2 290 | 2 321 | 2 380 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 3,32 | 2,93 | 3,15 |
| Production (mille tonnes) | 7 606 | 6 793 | 7 500 |
| Importations (mille tonnes) Soja note b | 267 | 400 | 450 |
| Offre totale (mille tonnes) | 8 480 | 7 791 | 8 341 |
| Exportations (mille tonnes)Soja note c | 5 421 | 5 350 | 5 400 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Soja note d | 1 678 | 1 700 | 1 750 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 540 | 150 | 350 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Soja note e | 2 461 | 2 050 | 2 300 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 598 | 391 | 641 |
| Prix moyen ($/tonne) Soja note g | 487 | 540 | 515 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
| 2024-2025 | 2025-2026Total des oléagineux note p | 2026-2027Total des oléagineux note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 11 422 | 11 341 | 11 526 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 11 337 | 11 269 | 11 435 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 2,39 | 2,58 | 2,37 |
| Production (mille tonnes) | 27 104 | 29 057 | 27 100 |
| Importations (mille tonnes)Total des oléagineux note b | 406 | 520 | 560 |
| Offre totale (mille tonnes) | 31 506 | 31 906 | 31 076 |
| Exportations (mille tonnes)Total des oléagineux note c | 14 977 | 13 800 | 13 475 |
| Alimentation et utilisation industrielle (mille tonnes)Total des oléagineux note d | 13 090 | 13 700 | 14 750 |
| Provendes déchets et criblures (mille tonnes) | 791 | 720 | 585 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Total des oléagineux note e | 14 199 | 14 690 | 15 605 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 2 329 | 3 416 | 1 996 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Légumineuses et cultures spéciales
Pois secs
En 2025-2026, les exportations devraient atteindre 2,5 millions de tonnes (Mt), l’Inde et le Bangladesh étant les deux principaux débouchés d’exportation des pois secs canadiens. Les stocks de fermeture devraient forte augmenter malgré des prévisions d’augmentation des exportations, principalement en raison d’une augmentation de l’offre de 1,1 Mt. Le prix moyen devrait forte chute par rapport à celui de 2024-2025, et les prix de tous les types de pois secs devraient baisser.
Les exportations mensuelles de pois secs entre août et février ont été inférieures à la moyenne quinquennale chaque mois, à l’exception d’août et de février, où elles ont été supérieures. La baisse de la demande observée au cours des autres mois peut s’expliquer par l’instabilité du marché des pois secs, due aux droits d’importation imposés par la Chine. La demande d’exportations de la part du Bangladesh a augmenté par rapport à la moyenne quinquennale. Le gouvernement indien prévoit que la production de légumineuses à grains en hiver en Inde atteindra 16,2 Mt, soit une hausse de 7 % par rapport à l’année précédente, mais une baisse par rapport à la moyenne quinquennale. La demande chinoise en pois secs canadiens devrait augmenter d’ici la fin de la campagne agricole, par suite de la suppression par la Chine des droits de douane de 100 % sur ces importations.
En mars, les prix à la ferme des pois jaunes et des pois verts en Saskatchewan ont augmenté de 15 $/tonne ($/t). Au mois de mars, les prix des pois verts ont affiché une prime de 65 dollars la tonne par rapport aux prix des pois jaunes. Pour l’ensemble de la campagne agricole, les prix des pois secs verts devraient être supérieurs de 105 $/t à ceux des pois jaunes, contre une prime de 208 $/t pour les pois verts par rapport aux pois jaunes en 2024-2025.
En 2026-2027, la superficie ensemencée devrait diminuer de 12 % par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 1,25 million d’hectares (Mha), en raison des perspectives de revenus moins bonnes que celles offertes par d’autres cultures. Toutefois, avec des rendements moyens, la production devrait baisser de 25 % pour passer sous la barre des 3,0 Mt, tandis que l’offre totale devrait reculer à 4,3 Mt. Les exportations devraient augmenter pour atteindre 2,7 Mt, et les stocks de fermeture devraient chuter fortement pour passer sous la barre des 1,0 Mt. Le prix moyen devrait augmenter par rapport à 2025-2026 en raison de la baisse attendue des stocks de fermeture au pays.
Selon le rapport « Prospective Plantings » de mars publié par le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), la superficie en pois secs aux États-Unis en 2026-2027 devrait s’élever à 1,17 million d’acres (0,475 Mha), soit un niveau légèrement supérieur à celui de 2025-2026. Cela s’explique en grande partie par le recul de la superficie prévue au Dakota du Nord, compensé par un accroissement de la superficie au Montana.
| 2024-2025 | 2025-2026Pois secs note p | 2026-2027Pois secs note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 1 300 | 1 420 | 1 246 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 1 281 | 1 383 | 1 220 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 2,34 | 2,85 | 2,42 |
| Production (mille tonnes) | 2 997 | 3 934 | 2 950 |
| Importations (mille tonnes)Pois secs note b | 39 | 15 | 20 |
| Offre totale (mille tonnes) | 3 335 | 4 438 | 4 275 |
| Exportations (mille tonnes) Pois secs note b | 2 175 | 2 500 | 2 700 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Pois secs note c | 671 | 633 | 630 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 489 | 1 350 | 945 |
| Ratio stocks-utilisation | 17 % | 42 % | 28 % |
| Prix moyen ($/tonne)Pois secs note d | 405 | 300 | 310 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Lentilles
En 2025-2026, les exportations canadiennes de lentilles (d’août à février) ont totalisé environ 1,38 Mt, soit un niveau inférieur à la même période en 2024-2025. Les exportations de la campagne agricole devraient atteindre 2,2 Mt, l’Inde, la Turquie et les Émirats arabes unis étant actuellement les principaux débouchés d’exportation. Les stocks de fermeture devraient augmenter à 1.6 Mt en raison d’une hausse de l’offre de 1,2 Mt pour atteindre un niveau record de 3,97 Mt. Le prix moyen global devrait baisser pour s’établir à 510 $/t en raison de prix plus bas pour tous les types de lentilles, sur fond d’une offre mondiale accrue et de stocks de fermeture plus élevés.
En mars, en Saskatchewan, le prix à la ferme des grosses lentilles vertes a chuté de 35 $/t, et celui des lentilles rouges, de 20 $/t. Le prix moyen des grosses lentilles vertes devrait conserver une prime de 70 $/t sur le prix des lentilles rouges, alors qu’il était de 465 $/t en 2024-2025.
En 2026-2027, la superficie ensemencée au Canada devrait diminuer et atteindre 1,67 Mha, en raison des moins bonnes perspectives de revenus attendues comparativement à d’autres cultures. Sur la base des rendements tendanciels, la production devrait reculer à 2,35 Mt, tandis que l’offre devrait rester relativement stable à 3,99 Mt, et les stocks d’ouverture devraient atteindre un niveau record. Les exportations devraient rester stables à 2,2 Mt. Les stocks de fermeture devraient baisser légèrement, ce qui devrait soutenir quelque peu les prix. Le prix moyen de l’ensemble des catégories de lentilles devrait augmenter par rapport à 2025-2026 pour atteindre 540 $/t en raison de la réduction de l’offre mondiale.
Selon le rapport sur les perspectives d’ensemencement publié en mars par l’USDA, la superficie ensemencée en lentilles aux États-Unis devrait diminuer de 22 % par rapport à l’an dernier et totaliser 0,83 million d’acres (0,34 Mha). La superficie ensemencée devrait reculer fortement au Dakota du Nord et au Montana.
| 2024-2025 | 2025-2026Lentilles note p | 2026-2027Lentilles note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 1 704 | 1 772 | 1 674 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 1 693 | 1 743 | 1 650 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 1,44 | 1,93 | 1,42 |
| Production (mille tonnes) | 2 431 | 3 363 | 2 350 |
| Importations (mille tonnes)Lentilles note b | 126 | 50 | 75 |
| Offre totale (mille tonnes) | 2 722 | 3 974 | 3 995 |
| Exportations (mille tonnes)Lentilles note b | 1 822 | 2 200 | 2 200 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Lentilles note c | 339 | 204 | 250 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 561 | 1 570 | 1 545 |
| Ratio stocks-utilisation | 26 % | 65 % | 63 % |
| Prix moyen ($/tonne)Lentilles note d | 790 | 510 | 540 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Haricots secs
En 2025-2026, en raison de l’accroissement de l’offre intérieure, les exportations devraient augmenter à 410 milliers de tonnes (kt). Les États-Unis et l’UE demeurent les deux principaux débouchés d’exportation des haricots secs canadiens, tandis que de plus petits volumes sont exportés au Mexique et au Japon.
Les stocks de fin de campagne devraient connaître une forte hausse. Le prix moyen des haricots secs canadiens devrait baisser pour se situer à 760 $/t en raison de l’offre plus élevée en Amérique du Nord. Jusqu’à maintenant (août à mars), les prix des petits haricots ronds blancs canadiens ont baissé de 40 %, ceux des haricots pinto de 30 % et ceux des haricots noirs de 35 % par rapport aux prix de 2024-2025.
En 2026-2027, la superficie ensemencée devrait chuter de 31 % par rapport à 2025-2026 pour atteindre 119 milliers d’hectares (kha), en raison de moins bonnes perspectives de revenus par rapport à d’autres cultures. La production devrait chuter à 310 kt en raison de la superficie inférieure projetée. L’offre devrait chuter malgré des stocks de début de campagne plus élevés. Les exportations devraient diminuer en raison de la baisse de la demande américaine. Les stocks de fermeture devraient se resserrer considérablement. Le prix moyen des haricots secs devrait être plus élevé que l’an dernier et se situer à 915 $/t.
Selon le rapport sur les perspectives d’ensemencement de mars de l’USDA, la superficie prévue qui sera ensemencée en haricots secs aux États-Unis (à l’exclusion des pois chiches) devrait diminuer de 10 % pour atteindre 1,24 million d’acres (0,50 Mha), principalement en raison d’une plus petite superficie ensemencée au Dakota du Nord.
| 2024-2025 | 2025-2026Haricots secs note p | 2026-2027Haricots secs note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 163 | 172 | 119 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 160 | 171 | 118 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 2,65 | 2,55 | 2,63 |
| Production (mille tonnes) | 424 | 438 | 310 |
| Importations (mille tonnes)Haricots secs note b | 71 | 70 | 70 |
| Offre totale (mille tonnes) | 515 | 548 | 445 |
| Exportations (mille tonnes)Haricots secs note b | 402 | 410 | 370 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes)Haricots secs note c | 73 | 73 | 70 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 40 | 65 | 5 |
| Ratio stocks-utilisation | 8 % | 13 % | 1 % |
| Prix moyen ($/tonne)Haricots secs note d | 1 075 | 760 | 915 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Pois chiches
En 2025-2026, la hausse de la demande des États-Unis, de la Turquie et du Pakistan devrait permettre aux exportations canadiennes d’atteindre un niveau record. Les stocks de fermeture devraient nettement augmenter en raison d’une offre record. Le prix moyen devrait diminuer pour s’établir à 540 $/t, malgré une demande d’exportation accrue, principalement attribuable aux stocks de fermeture plus abondants en Amérique du Nord.
En 2026-2027, La superficie ensemencée devrait augmenter de 6 % par rapport à 2025-2026 en raison d’une demande à l’exportation record. En supposant un retour à des rendements normaux, la production devrait diminuer pour atteindre 340 kt. L’offre devrait augmenter par rapport à l’an dernier en raison du niveau record des stocks d’ouverture. Les exportations devraient rester stables, mais les stocks de fermeture devraient augmenter. Le prix moyen devrait augmenter, compte tenu des prévisions d’une baisse de l’offre mondiale.
Selon les estimations de l’USDA, la superficie ensemencée en pois chiches aux États-Unis se situe à 0,50 million d’acres (0,23 Mha), en baisse de 7 % par rapport à 2025-2026. Ceci en raison surtout d’un recul de la superficie ensemencée dans l’État de Washington.
| 2024-2025 | 2025-2026Pois chiches note p | 2026-2027Pois chiches note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 194 | 219 | 233 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 194 | 218 | 232 |
| Rend-ment (tonnes par hectare) | 1,48 | 2,21 | 1,47 |
| Production (mille tonnes) | 287 | 482 | 340 |
| Importations (mille tonnes) Pois chiches note b | 43 | 40 | 40 |
| Offre totale (mille tonnes) | 360 | 584 | 655 |
| Exportations (mille tonnes) Pois chiches note b | 209 | 220 | 220 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Pois chiches note c | 88 | 89 | 90 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 62 | 275 | 345 |
| Ratio stocks-utilisation | 21 % | 89 % | 111 % |
| Prix moyen ($/tonne) Pois chiches note d | 735 | 540 | 600 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Graines de moutarde
En 2025-2026, les exportations devraient être supérieures à l’an dernier, et atteindre 95 kt. Les stocks de fermeture devraient augmenter légèrement pour s’établir à 145 kt. Les États-Unis et l’Union européenne sont les principaux débouchés d’exportation des graines de moutarde canadiennes. Le prix moyen devrait augmenter légèrement par rapport à 2024-2025, malgré une offre intérieure plus abondante et une légère augmentation des stocks de fermeture.
En 2026-2027, la superficie ensemencée devrait augmenter de 35 % par rapport à l’année précédente, en raison des perspectives de revenus supérieures à celles des autres cultures. La production devrait augmenter à 152 kt et revenir à des rendements normaux. L’offre devrait augmenter par rapport à l’année précédente en raison d’une production accrue. Les exportations devraient demeurer inchangées par rapport à l’année précédente et atteindre 95 kt, tandis que les stocks de fermeture devraient augmenter. Le prix moyen devrait augmenter légèrement par rapport à 2025-2026, malgré une offre abondante et de lourds stocks de fermeture.
| 2024-2025 | 2025-2026Graines de moutarde note p | 2026-2027Graines de moutarde note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 245 | 146 | 198 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 243 | 145 | 193 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 0,79 | 0,97 | 0,79 |
| Production (mille tonnes) | 192 | 140 | 152 |
| Importations (mille tonnes) Graines de moutarde note b | 8 | 9 | 9 |
| Offre totale (mille tonnes) | 288 | 292 | 306 |
| Exportations (mille tonnes) Graines de moutarde note b | 91 | 95 | 95 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Graines de moutarde note c | 54 | 52 | 51 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 143 | 145 | 160 |
| Ratio stocks-utilisation | 98 % | 99 % | 110 % |
| Prix moyen ($/tonne) Graines de moutarde note d | 860 | 870 | 900 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Graines à canaris
En 2025-2026, les exportations devraient être supérieures à l’an dernier et atteindre 135 kt. Toutefois, comme l’offre devrait être nettement supérieure à celle de 2024 2025, les stocks de fermeture devraient fortement augmenter. Le prix moyen devrait diminuer fortement par rapport à 2024-2025 et s’établir à 450 $/t.
En 2026-2027, la superficie ensemencée devrait chuter de 6 % en raison de perspectives de revenus moins intéressants que d’autres cultures. La production devrait connaître une forte baisse et revenir à des rendements conformes aux tendances. L’offre devrait augmenter et atteindre 338 kt, en raison des stocks d’ouverture plus élevés. Les exportations devraient demeurer inchangées, malgré l’accroissement de l’offre, tandis que les stocks de fermeture devraient augmenter. Le prix moyen devrait être supérieur à celui de 2025-2026.
| 2024-2025 | 2025-2026Graines à canaris note p | 2026-2027Graines à canaris note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 118 | 129 | 122 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 118 | 129 | 121 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 1,57 | 1,82 | 1,39 |
| Production (mille tonnes) | 185 | 235 | 168 |
| Importations (mille tonnes) Graines à canaris note b | 0 | 0 | 0 |
| Offre totale (mille tonnes) | 229 | 319 | 338 |
| Exportations (mille tonnes) Graines à canaris note b | 133 | 135 | 135 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Graines à canaris note c | 12 | 14 | 13 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 84 | 170 | 190 |
| Ratio stocks-utilisation | 58 % | 114 % | 128 % |
| Prix moyen ($/tonne) Graines à canaris note d | 685 | 450 | 495 |
Source : Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Graines de tournesol
En 2025-2026, les exportations devraient être légèrement inférieures à celles de 2024-2025, tandis que les stocks de fermeture devraient rester à un niveau semblable à celui de l’année précédente. Les États-Unis demeurent le principal débouché d’exportation des graines de tournesol canadiennes. Le prix moyen devrait diminuer par rapport à 2024-2025 en raison des prix plus bas des graines de tournesol oléagineuses en dépit des prix supérieurs des graines de tournesol de confiserie. En raison de l’augmentation attendue des stocks de fermeture en Amérique du Nord, les prix des graines de tournesol ont été sous pression baissière.
En 2026-2027, la superficie ensemencée devrait être inférieure à celle de 2025-2026 en raison de perspectives de revenus inférieurs. La production devrait être plus faible et s’établir à 58 kt, en supposant un retour à des rendements moyens. Cependant, l’offre devrait diminuer pour s’établir à 233 kt, et les exportations devraient demeurer inchangées à 35 kt. Les stocks de fin de campagne devraient diminuer en raison d’une offre moins importante. Le prix moyen devrait chuter par rapport à 2025-2026 en raison de prix semblables pour les graines de tournesol de confiserie aux États-Unis et au Canada, mais de prix plus bas pour les graines de tournesol oléagineuses.
Selon l’USDA, la superficie ensemencée en tournesol aux États-Unis en 2026-2027 devrait totaliser 1,39 million d’acres (0,56 Mha), en hausse de 8 % par rapport à 2025-2026. Cela s’explique dans une large mesure par la forte hausse prévue de la superficie ensemencée au Dakota du Nord et au Dakota du Sud. La superficie ensemencée en variétés de tournesol oléagineux devrait augmenter à 1,29 million d’acres (0,52 Mha), tandis que la superficie ensemencée en variétés de tournesol de confiserie devrait diminuer à 0,92 million d’acres (0,04 Mha).
| 2024-2025 | 2025-2026Graines de tournesol note p | 2026-2027Graines de tournesol note p | |
|---|---|---|---|
| Superficie ensemencée (mille hectares) | 24 | 31 | 27 |
| Superficie récoltée (mille hectares) | 24 | 29 | 26 |
| Rendement (tonnes par hectare) | 2,13 | 2,40 | 2,23 |
| Production (mille tonnes) | 51 | 69 | 58 |
| Importations (mille tonnes) Graines de tournesol note b | 26 | 25 | 25 |
| Offre totale (mille tonnes) | 251 | 245 | 233 |
| Exportations (mille tonnes) Graines de tournesol note b | 36 | 35 | 35 |
| Utilisation intérieure totale (mille tonnes) Graines de tournesol note c | 64 | 60 | 63 |
| Stocks de fin de campagne (mille tonnes) | 151 | 150 | 135 |
| Ratio stocks-utilisation | 150 % | 158 % | 138 % |
| Prix moyen ($/tonne) Graines de tournesol note d | 720 | 700 | 660 |
Source: Statistique Canada (SC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | |||
Données historiques
On peut obtenir des données historiques sur les principales grandes cultures sous forme de tableur électronique en adressant un courriel à aafc.bulletin.aac@agr.gc.ca. Veuillez préciser les cultures, les campagnes agricoles et le format de fichier préféré.