Version finale du rapport
7 mars 2025
Auteurs
- Martin Gooch, Ph. D.
- Delia Bucknell
- Loong-Tak Lim, Ph. D.*
- Dan LaPlain
- Peter Whitehead, Ph. D.
Référence suggérée
Gooch, M., Bucknell, D., Lim, L-T., LaPlain, D. et Whitehead, P. 2024. Estimation des répercussions sur les coûts de la réduction des emballages en plastique pour les fruits et légumes frais; Value Chain Management International.
*Loong-Tak Lim est professeur au Département des sciences alimentaires à l'Université de Guelph, Ontario, Canada.
Sommaire
L'emballage joue un rôle crucial en permettant à l'industrie canadienne des fruits et légumes frais de fonctionner de manière efficace et efficiente. Il protège les produits tout au long de la chaîne de valeur, ce qui facilite le transport et la logistique. Tous ces facteurs et d'autres sont essentiels, étant donné que le Canada importe environ les trois quarts des produits frais consommés au pays et que le transport d'une grande partie de ces produits s'étend sur des milliers de kilomètres.
Il existe 3 formes d'emballage : primaire, secondaire et tertiaire. L'emballage primaire est le type d'emballage qui est en contact direct avec les aliments et que les consommateurs rapportent à la maison. L'emballage primaire l'objet principal de l'étude proposée. La possibilité de passer des boîtes en carton aux caisses en plastique réutilisables (CPR) est le seul aspect de l'emballage secondaire et tertiaire qui relevait de la portée de la présente étude. Aux fins celle-ci, l'expression « autre type d'emballage » désigne un emballage qui est partiellement ou entièrement fabriqué à partir de papier et de fibres. Cela comprend les emballages composés de multiples matériaux, comme les bases en carton avec un couvercle en plastique ou une fenêtre d'inspection qui peuvent être facilement séparés pour permettre le recyclage des composants de l'emballage.
L'objectif du projet était de mieux comprendre les répercussions sur les coûts et/ou les avantages associés à la réduction des emballages primaires en plastique pour les produits frais vendus au Canada sans risquer de conséquences imprévues qui l'emportent sur les avantages obtenus. Pour ce faire, nous avons étudié les répercussions coûts-avantages nets de la réduction des emballages en plastique non essentiels pour 6 fruits et légumes (c'est-à-dire citrons, pommes, raisins, oignons, carottes et tomates) afin de générer des résultats qui peuvent être inférés dans l'ensemble de l'industrie.
L'étude a examiné 3 options pour réduire les emballages en plastique pour les produits frais, à savoir :
- Éliminer les emballages primaires en plastique pour les fruits et légumes fermes.
- Utiliser d'autres types d'emballage qui ne sont pas faits de plastique.
- Passer des boîtes en carton aux CPR pour les produits en vrac et emballés.
Le projet a commencé par l'examen des conclusions tirées d'une étude antérieure réalisée par VCMI en avril 2024, ainsi que de la documentation scientifique, industrielle et commerciale, afin 1) de déterminer les 6 fruits et légumes sur lesquelles l'étude sera axée; 2) d'examiner les conclusions tirées d'études scientifiques sur les matériaux d'autres types d'emballage pour les fruits et légumes; 3) de recueillir des données probantes concernant les autres types d'emballage qui ont été introduits avec succès à l'échelle commerciale; 4) de recueillir des données probantes sur les répercussions coûts-avantages associées à l'élimination des emballages en plastique en faveur de la vente en vrac et à l'aide d'autres types d'emballage; et 5) d'établir un plan de transition des boîtes en carton aux CPR. Par ailleurs, dans les cas où l'on passe de l'emballage des produits à l'offre de produits en vrac, les CPR offrent la possibilité de remplacer simultanément les emballages primaires et secondaires. Des discussions exploratoires informelles ont également eu lieu avec treize experts de l'industrie.
Cet examen a permis de constater que des recherches considérables ont été entreprises en vue de mettre au point des matériaux de remplacement adaptés aux fruits et aux légumes frais. Les analystes affirment qu'il est possible de remplacer une proportion élevée (environ 45 %) des emballages en plastique utilisés par l'industrie alimentaire, bien que des défis financiers et structurels limitent la capacité de l'industrie à réaliser un changement généralisé à court et moyen terme. De nombreux types d'emballages à base de papier et de fibres ont été introduits avec divers degrés de succès commercial. La plupart de ces transitions concernaient des articles hauts de gamme ciblant des segments distincts du marché.
Au Royaume-Uni (R.-U.), le Waste and Resources Action Programme (WRAP) propose une voie pour augmenter la proportion de fruits et légumes frais vendus en vrac. Étant donné qu'une proportion plus élevée de fruits et légumes frais vendus au R.-U. sont emballés dans du plastique par rapport au Canada, l'applicabilité de l'approche du R.-U. au Canada pourrait être quelque peu limitée. Bien qu'une forte proportion de consommateurs exprime un intérêt à acheter leurs produits en vrac dans les marchés développés (par exemple, Canada, États-Unis et R.-U.), pour diverses raisons, cette intention exprimée ne se traduit pas par des pratiques d'achat.
L'achat en vrac permet effectivement aux consommateurs de n'acheter que ce qu'ils veulent, ce qui pourrait entraîner une réduction du gaspillage alimentaire (en particulier dans les petits ménages), mais les répondants ont mentionné un certain nombre de raisons qui dissuadaient les consommateurs de choisir les produits en vrac plutôt que les produits emballés. Comme le révèle également l'examen de la documentation, ces raisons comprennent un manque de qualité perçu, les préoccupations en matière d'hygiène, la confusion quant au coût des articles individuels par rapport aux articles emballés, et la commodité de ramasser un emballage. De plus, la vente de produits en vrac exige un plus grand nombre d'employés pour maintenir les ventes et réduire au minimum les pertes en veillant à ce que les étalages soient gérés correctement. En plus de l'inefficacité potentielle des établissements d'emballage, cela peut faire en sorte que le même volume de fruits et légumes frais en vrac coûte souvent plus cher aux consommateurs que celui qui a été préemballé. L'avantage financier du vrac repose donc sur le fait que les consommateurs n'achètent que ce dont ils ont besoin, ce qui leur permet d'économiser de l'argent dans l'ensemble.
Les vérifications de magasins menées chez les principaux détaillants britanniques et canadiens ont révélé qu'à l'exception des raisins, les produits à l'étude étaient offerts en vrac et préemballés par tous les détaillants visités. Les vérifications ont révélé que, bien que d'autres types d'emballage aient été mis à l'essai pour plusieurs produits dans les points de vente au détail britanniques et canadiens, leur adoption commerciale généralisée demeure un défi. L'une des principales différences entre les 2 marchés est que les détaillants britanniques ont adopté des pratiques de marchandisage à une intervention (« one-touch ») pour les fruits et légumes frais en vrac et préemballés, en s'appuyant largement sur l'utilisation de CPR (caisses en plastique réutilisables). En revanche, au Canada, la grande majorité des fruits et légumes frais en vrac et préemballés sont placés manuellement comme unités individuelles sur les tablettes des détaillants. Cette pratique entraîne des coûts de fonctionnement et de main-d'œuvre plus élevés et des pertes accrues, en raison de la manutention supplémentaire et du risque de dommages pendant que le produit est offert à la vente.
L'importance que les consommateurs accordent à l'inspection des fruits et légumes avant leur achat a été soulignée par des répondants qui avaient une expérience directe de la baisse des ventes lorsque les produits étaient emballés dans d'autres matériaux (non transparents) qui empêchaient de bien les voir. Cette baisse s'est produite indépendamment du fait que le changement d'emballage s'accompagnait ou non d'une augmentation de prix. Il existe des solutions pour remédier à l'aversion des consommateurs pour l'achat de produits frais vendus dans des emballages non transparents, mais leur mise en œuvre nécessite du temps et des ressources financières.
Trois facteurs clés étaient constamment présents dans les cas où le passage à d'autres matériaux d'emballage a entraîné une augmentation mesurable des ventes : 1) l'apparence du nouvel emballage n'avait pas changé de façon marquée par rapport à l'emballage existant, 2) l'emballage améliorait la proposition de valeur globale du produit et 3) les consommateurs pouvaient inspecter un échantillon représentatif du produit avant de l'acheter. Dans la plupart des cas, les prix de ces articles étaient semblables ou n'avaient pas augmenté de plus de 10 % par rapport à ce que les consommateurs payaient auparavant.
Presque tous les répondants à l'étude ont exprimé le désir de réduire la proportion de fruits et légumes frais emballés dans du plastique, dans la mesure du possible. Bien que la transition vers le vrac puisse réduire les coûts d'emballage des fournisseurs, pour les raisons mentionnées dans la documentation examinée et par les répondants, les répercussions globales sur les coûts des inefficacités opérationnelles associées avec le vrac (en particulier les coûts encourus par les détaillants) se traduiront souvent par une hausse des prix payés par les consommateurs.
En utilisant les pommes comme base de l'analyse des coûts du vrac par rapport aux coûts de l'emballage, étant donné que cela permettait de comparer les données du R.-U. et du Canada à celles tirées de recherches empiriques menées en Allemagne, l'étude a révélé que le prix moyen en poids des pommes en vrac peut être supérieur de 24, 39 et 32 %. (R.-U., Canada et Allemagne, respectivement) que les pommes emballées. Sur la base d'un sac de pommes pesant 3 livres (1,36 kg), les consommateurs canadiens qui profiteraient financièrement d'un achat en vrac sont ceux qui souhaitent acheter 47 % moins de pommes (en poids). Cette comparaison ne tient pas compte des considérations relatives à la taille, à la qualité et à la source.
Les répercussions sur les coûts de la transition vers d'autres matériaux d'emballage vont au-delà des différences dans les coûts des matériaux d'emballage. Potentiellement, les répercussions les plus faibles sur les coûts s'observent lorsque la transition vers un autre type d'emballage n'exige pas une restructuration de la ligne d'emballage et que le nouvel emballage est de taille et de forme similaires à l'emballage existant. Un exemple est l'emballage des tomates à l'aide d'une base en papier ou en fibre et d'un couvercle en plastique, par rapport à la base en plastique actuelle avec un couvercle en plastique. Si les coûts du matériel d'emballage sont refilés aux consommateurs, les répercussions sur les coûts pourraient équivaloir à une faible hausse à 2 chiffres du prix de détail (par exemple, 11 %).
La plus importante répercussion sur les coûts de la transition vers d'autres types d'emballage touche les produits de moindre valeur par poids qui nécessitent un emballage très différent de celui actuellement utilisé. Par exemple, remplacer un sac en plastique à faible coût par une boîte en carton plus coûteuse. Cette transition exigerait des investissements importants dans l'équipement et les installations. Sans investissements dans les immobilisations, l'équipement et la capacité de traitement, il est impossible d'automatiser l'emballage à haute vitesse. Les répercussions d'une telle transition pourraient entraîner une augmentation d'environ 42 % du prix de détail.
Si l'adoption des CPR permet de réaliser des gains d'efficacité dans la chaîne d'approvisionnement semblables à ceux obtenus en Europe et au R.-U. — où des réductions des coûts de distribution, de marchandisage et de main-d'œuvre en magasin ont été réalisées — alors, sur le plan conceptuel, ces gains d'efficacité pourraient compenser certaines des répercussions sur les coûts associés à la transition vers d'autres types d'emballage pour les fruits et légumes frais. La différence ($/kg) dans les prix moyens des pommes en vrac par rapport aux pommes emballées s'est avérée moins élevée au R.-U. qu'en Allemagne et au Canada, on peut penser que les détaillants font profiter les consommateurs des avantages obtenus grâce aux gains d'efficacité attribuables aux CPR.
Une mise en garde importante concernant ces scénarios de coûts liés aux autres types d'emballage est que les répondants à l'étude ont déclaré qu'il n'y avait pas suffisamment de renseignements exploitables sur les coûts réels de la transition vers les autres types d'emballage et sur la manière de s'y retrouver dans le processus de transition. De nombreux répondants ont déclaré qu'une grande partie des renseignements existants manquaient d'objectivité et ne présentaient pas une perspective de la chaîne de valeur. Ils ont également insisté sur le fait que la motivation et la capacité de réaliser un changement généralisé reposeront sur l'adoption de règlements soigneusement conçus, combinés à un soutien financier pour aider l'industrie à surmonter les obstacles systémiques au changement cernés dans cette étude.
L'étude conclut en recommandant des moyens de recueillir et de diffuser les informations objectives sur la longueur de la chaîne d'approvisionnement et les preuves qui, selon 80 % des personnes interrogées, font actuellement défaut, mais qui sont essentielles pour permettre aux entreprises individuelles et à l'ensemble du secteur des produits frais de prendre des décisions éclairées et d'agir. Deux approches axées sur la recherche-action sont recommandées. La première recommandation est d'examiner et de mettre à l'épreuve les obstacles et les possibilités perçus au sujet de la transition des boîtes en carton aux CPR, pour les produits emballés et en vrac. Selon les répondants, cela offre des possibilités immédiates de réduire de façon mesurable l'ensemble des emballages, et pas seulement les emballages en plastique. La deuxième recommandation est d'examiner les autres types d'emballage du point de vue des systèmes. Comme le recours à d'autres types d'emballage sous-entend l'adoption de nouvelles technologies, l'approche proposée reflète un processus systémique et répétitif de conception, de mise à l'essai et de commercialisation faisant appel à des intervenants partageant les mêmes idées tout au long de la chaîne de valeur.
Introduction
L'emballage est essentiel au fonctionnement efficace et efficient de l'industrie canadienne des fruits et légumes frais. Il protège les produits tout au long des chaînes de valeur et d'approvisionnement, ce qui facilite le transport et la logistique. Il réduit le gaspillage alimentaire tout au long de la chaîne de valeur en prolongeant la durée de conservation des fruits et légumes et en les protégeant contre les dommages physiques, à la fois le long de la chaîne qu'au point d'achat. Par ailleurs, il améliore la salubrité des aliments grâce à l'atténuation des circonstances environnementales qui mènent à la croissance microbienne et à la contamination par des matières étrangères. Ces fonctions sont particulièrement essentielles, étant donné que le Canada importe environ les trois quarts des fruits et légumes frais qu'il consomme, dont une grande partie parcourt des milliers de kilomètres avant d'atteindre le pays.
L'emballage des fruits et légumes frais peut être divisé en 3 catégories : primaire, secondaire et tertiaire. L'emballage primaire, soit le type d'emballage qui est en contact direct avec les aliments et que les consommateurs rapportent à la maison, est l'objet principal de l'étude proposée. Parmi les exemples d'emballages secondaires utilisés dans l'industrie des fruits et légumes, mentionnons les boîtes en carton à usage unique utilisées pour les fruits en vrac et préemballés et les caisses en plastique réutilisables (CPR) utilisées pour les légumes en vrac et préemballés. Les emballages tertiaires utilisés par l'industrie des fruits et légumes comprennent les palettes, les planches cornières, les pellicules et les sangles, qui sont fabriqués à partir de matériaux comme le bois, le plastique, le carton et d'autres matériaux.
Les emballages secondaires et tertiaires jouent principalement un rôle logistique en permettant la distribution de fruits et légumes frais des sites de production ou de transformation au point d'achat par les consommateurs. Les CPR servant au transport des fruits et légumes robustes vendus en vrac est le seul type d'emballage logistique qui relève de la portée de la présente étude. Tous les emballages tertiaires dépassent la portée de la présente étude.
But et objectifs
Le projet Quantifier l'importance de la fonctionnalité des emballages plastiques de fruits et légumes frais en fonction des besoins et des avantages, réalisé par VCMI en avril 2024, visait à déterminer la quantité d'emballages en plastique non essentiels utilisés pour les fruits et légumes frais qui pouvait être réduite, sans entraîner de conséquences imprévues. Le but de cette étude est de mieux comprendre les coûts et les avantages associés à la réalisation des possibilités cernées pour réduire l'emballage primaire des fruits et légumes frais vendus au Canada. Pour ce faire, nous utiliserons une méthodologie de modélisation des scénarios d'établissement des coûts conçue pour évaluer les options d'emballage pour certains fruits et légumes par rapport aux pratiques actuelles (statu quo).
L'étude a pour objectif de générer des connaissances fondées sur des données probantes pour appuyer la prise de décisions stratégiques et réglementaires éclairées afin d'aider à résoudre les problèmes liés aux déchets d'emballages en plastique et à la pollution, tout en évitant les conséquences imprévues qui pourraient l'emporter sur les avantages de telles mesures. À cette fin, l'étude évaluera les répercussions sur les coûts de certains fruits et légumes liées à ce qui suit :
- L'élimination des emballages primaires en plastique pour les fruits et légumes fermes (par exemple, vente en vrac des fruits et légumes fermes, élimination des pellicules rétrécissables et des plateaux en plastique pour les fruits et légumes entiers regroupés).
- L'utilisation d'autres types d'emballage qui ne sont pas faits de plastique.
- La transition vers l'utilisation des CPR, non seulement en remplacement des boîtes en carton, mais aussi comme stratégie visant à réduire l'utilisation d'emballages en plastique qui entrent en contact avec les aliments grâce à l'utilisation des CPR comme emballage primaire. Par exemple, retirer les pommes de sacs en plastique, éliminer les filets en plastique pour les oignons et utiliser des CPR à la place des emballages primaires et secondaires.
Pour ce faire, nous étudierons la faisabilité et les répercussions coûts-avantages nets de la réduction des emballages en plastique non essentiels pour 6 fruits et légumes sélectionnés, soit un fruit ou légume provenant de chacune des 3 premières catégories de fruits et légumes frais établies au cours de l'étude précédente.note 1 Les résultats serviront à obtenir des renseignements plus généraux sur l'ensemble de l'industrie. L'étude examinera les répercussions sur les coûts (augmentations nettes ou économies nettes, en tenant compte des coûts évités, s'il y a lieu) des solutions que l'industrie pourrait mettre en œuvre pour réduire l'utilisation d'emballages en plastique pour les fruits et légumes frais.
L'équipe de recherche réunie par VCMI pour ce projet comprenait des personnes possédant une vaste expérience universitaire en biologie alimentaire et en science des emballages. De plus, l'équipe possède une expérience pratique de travail au sein de l'industrie internationale des fruits et légumes frais et de l'analyse de cette industrie, y compris l'évaluation du rôle de l'emballage dans la distribution efficace des fruits et légumes frais.
Portée du projet
Un aperçu schématique des 2 pistes d'étude envisagées est présenté ci-dessous :
- Une transition des emballages en plastique utilisés auparavant pour les fruits et légumes frais vers des emballages faits de matériaux de remplacement.
- Une transition des emballages plastiques utilisés auparavant pour les fruits et légumes frais vers des emballages pour vente en vrac à l'aide de CPR.
Description de l'image ci-dessus
Le diagramme présente 2 pistes à explorer pour éviter le plastique :
- Emballages alternatifs tels que :
- Sacs/emballages en papier
- Filets (en fibre cellulosique, par exemple coton, chanvre)
- Barquettes
- Ouvertes
- Scellées (carton et contenant en pâte moulée, recouverts d'un film transparent)
- Emballages pour la vente en vrac
- Facteurs à prendre en compte pour cette option : exigences en matière d'emballage secondaire, hygiène des conteneurs réutilisables, logistique, etc.
Le projet se concentre principalement sur 6 fruits et légumes frais spécifiques faisant partie de différentes catégories de robustesse et de périssabilité, étant donné que les caractéristiques biologiques des produits frais et les variétés de chaque type de produit peuvent varier considérablement. Ces caractéristiques incluent les taux de respiration et de transpiration, la sensibilité à l'éthylène ou à l'exposition à la lumière, ainsi que la susceptibilité à la détérioration due à une mauvaise manipulation ou à une charge bactérienne. Par conséquent, leur adéquation à différents matériaux d'emballage, ou à la distribution et à la vente en vrac, variera, en particulier lorsqu'ils seront transportés sur de longues distances.
Aspects inclus dans le cadre de la recherche
Les principaux aspects inclus dans le cadre de la recherche sont les suivants :
- Les solutions de rechange éprouvées sur le plan commercial aux emballages en plastique qui peuvent être gérées au sein des flux de recyclage ou de compostage à grande échelle, par exemple :
- les emballages à base de fibres
- les emballages en papier/carton, y compris les options cirées à l'aide de cires naturelles, comme le soja ou la cire d'abeille
- les innovations en matière d'emballage qui, bien qu'elles ne soient pas actuellement disponibles au Canada, ont fait leurs preuves ailleurs, comme en Europe
- les changements apportés aux emballages composés de multiples matériaux, comme le remplacement des coques en plastique par un carton qui comprend une fenêtre de visualisation transparente dans le couvercle, à condition que les composants puissent être facilement séparés à la main
- Coût des matériaux d'emballage
- Comparaison des coûts entre les autres types d'emballage et les emballages en plastique actuel
- Économies découlant de la transition vers les produits frais en vrac (par exemple, éviter les emballages en plastique)
- Coûts des immobilisations
- Coûts de fonctionnement
- Coûts de transport
- Coûts des transactions
- Coûts liés aux pertes
- Avantages financiers pour les consommateurs découlant de la capacité de n'acheter que la quantité requise
- Répercussions possibles des changements d'emballage sur les processus d'importation et la disponibilité des produits frais sur le marché
Aspects hors du cadre de la recherche
Les principaux aspects qui dépassent le cadre de la recherche sont les suivants :
- Les fruits et légumes les plus périssables composant la catégorie 4, selon le rapport d'avril 2024 :
- Fruits — baies, salades/mélanges de fruits;
- Légumes — légumes à feuilles larges et salade;
- Emballages en plastique non conventionnels (biosourcés, biodégradables ou compostables) :
- C'est-à-dire les emballages dont l'apparence ou le comportement sont similaires au plastique fabriqué à partir de pétrole;
- Emballages incompatibles avec le recyclage ou le compostage, notamment :
- Papier ou carton ciré, sauf si la cire est naturelle (soja, cire d'abeille, etc.);
- Matériaux d'emballage stratifiés ou plastifiés;
- Répercussions économiques — changements dans la vélocité des ventes par suite du remplacement des emballages en plastique par d'autres formes d'emballages ou des formats en vrac;
- Coûts des emballages après utilisation, y compris la gestion des matériaux d'emballage après utilisation;
- Aspects liés à l'environnement, comme la comparaison des intensités et des émissions de gaz à effet de serre (GES) associées aux matériaux d'emballage et la gestion des matériaux d'emballage en fin de vie utile.
Analyse documentaire
Le projet a commencé par un examen des conclusions de l'étude précédente, ainsi que d'une grande variété de publications scientifiques, industrielles et commerciales, afin de déterminer ce qui suit :
- Les 6 fruits et légumes sur lesquels l'étude sera axée;
- Les conclusions d'études scientifiques sur les matériaux d'emballage de remplacement pour les fruits et légumes;
- Les données indiquant que des emballages de remplacement ont été introduits avec succès à l'échelle commerciale, en particulier sur les marchés nord-américain et européen;
- Les données probantes concernant les conséquences sur les coûts et les avantages associés à l'élimination des emballages en plastique et à leur remplacement par des formats en vrac ou des emballages de remplacement;
- Le remplacement des emballages à usage unique, par exemple des boîtes de carton par des CPR, les CPR pouvant remplacer les emballages en plastique autant primaires que secondaires.
Le processus d'examen et la façon d'en utiliser les conclusions pour orienter la recherche principale ont été guidés par des discussions exploratoires informelles avec 13 experts du secteur (3 producteurs, 4 emballeurs/expéditeurs, 2 importateurs/distributeurs, 2 détaillants et 2 fournisseurs de services).
Sélection des fruits et légumes
Dans le cadre de la présente étude, la recherche sur les coûts associés à la transition des emballages en plastique vers la vente en vrac ou les emballages de remplacement s'est concentrée sur l'examen de 2 scénarios, en phase avec les scénarios de réduction des emballages en plastique décrits dans l'étude précédente. Comme indiqué au tableau 3-1, les fruits et légumes plus résistants offrent davantage de possibilités de transition vers la vente en vrac ou l'utilisation de matériaux de remplacement, qui peuvent se montrer moins efficaces que les emballages en plastique pour certaines fonctions.
| Catégorie de fruits et légumes | Articles choisis pour l'analyse | Réduction du plastique | ||
|---|---|---|---|---|
| Scénario 1 | Scénario 2 | |||
| Catégorie 1 | Fruit | Citron | 50 % | 100 % |
| Légume | Oignon | |||
| Catégorie 2 | Fruit | Pomme | 25 % | 60 % |
| Légume | Carotte | |||
| Catégorie 3 | Fruit | Raisin | 25 % | 30 % |
| Légume | Tomate | |||
Le choix des 6 fruits et légumes visés dans le cadre de l'étude a été orienté par une analyse de la production nationale, de données relatives au commerce international et de publications scientifiques et industrielles. Afin de voir à ce que les répercussions possibles du remplacement des emballages englobent à la fois la production nationale et les facteurs liés aux importations, les articles sélectionnés comprennent à la fois des produits nationaux et importés (à l'exception des citrons, qui sont tous importés).
Le choix entre la tomate et le concombre (2 légumes de la catégorie 3) peut tenir lieu d'exemple du processus de sélection qui a été suivi pour chacune des catégories. La tomate a été préférée au concombre pour les raisons suivantes :
- Les options d'emballage des concombres que sont les emballages en plastique, les substituts au plastique comme les enrobages comestibles (par exemple, Apeel) ou tout simplement l'absence d'emballage ont fait l'objet de recherches approfondies, de même que les avantages et les inconvénients de chacune d'elles.
- Les concombres présentent une grande variabilité sur le plan des avantages et des inconvénients de l'emballage dans du plastique (par exemple, les concombres anglais cultivés en serre par rapport à ceux cultivés en champ) en raison d'une différence dans la robustesse et le taux de transpiration.
- Les tomates ont été moins étudiées en ce qui concerne les avantages et les inconvénients de la vente en vrac par rapport à l'emballage.
Le tableau 3-2 ci-dessous montre les changements dans la proportion de fruits et légumes emballés dans du plastique par rapport aux fruits et légumes sans emballage ou emballés dans des matières de substitution, de même que les volumes de vente au détail correspondants, la proportion de chaque produit qui est importée et les principaux pays d'origine de ces importations. Les données présentées proviennent essentiellement de l'étude initiale.
| Fruit | Volume annuel total des ventes au détail (tonnes) | % actuel de fruits vendus emballés dans du plastique | Volume total des ventes dans de l'emballage en plastique (tonnes) | Scénario 1 : % révisé de fruits vendus emballés dans du plastique | Changement de volume : volume supplémentaire non emballé dans du plastique | Scénario 2 : % révisé de fruits vendus emballés dans du plastique | Changement de volume : volume supplémentaire non emballé dans du plastique | Proportion importée | Principaux pays d'origine des importations |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Citrons | 77 381 | 61 % | 47 203 | 30 % | 23 988 | 0 % | 47 203 | 100 % | É.-U., Afrique du Sud |
| Pommes | 338 290 | 47 % | 158 996 | 35 % | 40 595 | 19 % | 94 721 | 44 % | É.-U. |
| Raisins | 159 219 | 100 % | 159 219 | 75 % | 39 805 | 70 % | 47 766 | É.-U. |
| Légumes | Volume annuel total des ventes au détail (tonnes) | % actuel de légumes vendus emballés dans du plastique | Volume total des ventes dans de l'emballage en plastique (tonnes) | Scénario 1 : % révisé de légumes vendus emballés dans du plastique | Changement de volume : volume supplémentaire non emballé dans du plastique | Scénario 2 : % révisé de légumes vendus emballés dans du plastique | Changement de volume : volume supplémentaire non emballé dans du plastique | Proportion importée | Principaux pays d'origine des importations |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Oignons | 422 154 | 72 % | 303 951 | 36 % | 151 975 | 0 % | 303 951 | 47 % | É.-U. |
| Carottes | 222 421 | 89 % | 197 954 | 67 % | 48 933 | 36 % | 117 883 | 42 % | É.-U. |
| Tomates | 298 181 | 59 % | 175 927 | 44 % | 44 727 | 41 % | 53 673 | 67 % | Mexique, États-Unis |
Publications scientifiques et industrielles
Importance de la réduction des emballages en plastique
La production et l'utilisation des plastiques dans le monde ont augmenté de manière exponentielle depuis les années 1950. Les plastiques, légers, solides et en apparence peu coûteux, ont envahi nos vies, nos sociétés et nos économies. La croissance rapide de la production de plastique a eu des effets négatifs importants sur l'environnement, la santé humaine et l'économie, entraînant des coûts qui ne sont pas pris en compte dans le prix du marché des produits en plastique.note 2
Selon les Nations Unies,note 3 la consommation mondiale de plastique devrait atteindre plus de 500 millions de tonnes en 2024 seulement, dont une grande partie (400 millions de tonnes) est rapidement transformée en déchet. Selon un scénario de statu quo, les déchets de plastique mondiaux pourraient presque tripler d'ici à 2060, pour atteindre environ 1,2 milliard de tonnes. Près de la moitié des déchets de plastique sont produits dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).note 4 Actuellement dans le monde, seuls 9 % des déchets de plastique sont recyclés, contre 22 % qui font l'objet d'une mauvaise gestion, le reste étant enfoui ou incinéré.
Un nombre croissant de chercheurs quantifient les coûts sociaux, économiques et environnementaux de la pollution par le plastique. La recherche scientifique publiée établit un lien entre les substances chimiques contenues dans le plastique et des effets nocifs chez l'humain à chaque étape du cycle de vie du plastique, y compris chez les travailleurs et les collectivités voisines de sites de production de plastique et d'élimination des déchets. Outre les effets possibles sur les écosystèmes, des microplastiques ont été trouvés dans les recoins les plus profonds des océans, dans les glaciers de montagne intouchés, dans le lait maternel et à l'intérieur du corps humain. Les preuves de l'ampleur des effets nocifs de l'utilisation généralisée du plastique chez l'humain ne cessent de s'accumuler.note 5
Emballages alimentaires
Les emballages en plastique à usage unique, dont dépend de plus en plus l'industrie alimentaire, ainsi que la persistance des plastiques dans l'environnement aggravent les effets à long terme (et encore mal caractérisés) de la pollution par le plastique sur les écosystèmes et la santé humaine. Un rapport des Nations Unies présente une comparaison des effets environnementaux de l'emballage des aliments de supermarché destinés à la consommation domestique dans du plastique à usage unique par rapport à d'autres options.note 6 Bien que les conclusions de cette étude soient nombreuses, les principales sont claires :
« Dans le cas des aliments dont la production a un impact élevé sur l'environnement (par exemple, la viande), la conception de l'emballage devrait viser en priorité la réduction maximale des déchets alimentaires. En ce qui concerne les aliments dont la production est moins polluante, l'emballage devrait être réduit au minimum ou éliminé autant que possible » [traduction]. Ainsi, l'un des messages clés de l'étude est que les aliments devraient être vendus sans emballage ou dans un emballage réutilisable lorsque le type d'aliment le permet, car cette solution est presque toujours préférable, du point de vue de l'environnement, aux emballages à usage unique.
Le rapport indique toutefois que les solutions « sans emballage » sur les étalages, comme la distribution de produits en vrac dans des distributeurs ou des bacs remplissables, ne constituent pas nécessairement la meilleure solution environnementale, sauf si l'emballage utilisé pour le transport des produits en vrac jusqu'au point de vente est beaucoup plus économe en matériau que l'emballage classique à usage unique. Les emballages consignés et les emballages de transport réutilisables (par exemple, les caisses) peuvent être une mauvaise option si la logistique inverse est inefficace, si les distances de transport pour la collecte et la redistribution des caisses sont élevées, si le nombre de réutilisations est faible ou si les exigences en matière de lavage et de désinfection sont élevées ou inefficaces.
Selon une étude, réalisée par Retail Economics en 2024, sur les 5 plus grands détaillants actifs en Allemagne, en France, en Italie, en Pologne et en Espagne, alors que le plastique à usage unique est une option classique pour les producteurs et les détaillants, 45 % des emballages alimentaires en plastique pourraient théoriquement être remplacés par une transition vers des emballages de substitution ou la vente en vrac.note 7 L'étude a également relevé un ensemble de difficultés structurelles et financières ayant un impact sur la capacité de l'industrie à réduire de manière généralisée les emballages en plastique à court ou moyen terme. Parmi ces difficultés, bon nombre sont liées au comportement et aux attentes des consommateurs en matière d'achat, comme l'ont montré les études réalisées au Canada par VCMI et au Royaume-Uni par le WRAP.note 8 Elles comprennent notamment la réticence des consommateurs à adopter des emballages non transparents ou à renoncer aux aliments préemballés.
Remplacement des emballages en plastique
À la suite d'une vaste étude sur les solutions de remplacement récentes et émergentes en matière d'emballage alimentaire,note 9 des experts ont conclu : « Actuellement, les solutions de remplacement en ce qui concerne l'emballage tendent à se concentrer sur la réutilisation (par exemple, les matériaux recyclés, les récipients réutilisables) ou sur la découverte de matériaux (autres que des plastiques) qui ne produisent pas de déchets persistants (par exemple, les emballages biodégradables). Même si certaines de ces solutions sont encore en cours de développement, d'autres sont déjà sur le marché et servent à l'emballage une grande variété d'aliments. Comme c'est le cas pour les emballages conventionnels, les types d'aliments pour lesquels ces nouvelles solutions conviendront dépendront, entre autres, de facteurs comme les propriétés des aliments, la durée de stockage et la viabilité économique » [traduction]
Types d'emballages de remplacement
La figure 3-1 présente la méthode de classification des matériaux ou des solutions de remplacement aux plastiques à usage unique employée par l'Agence des normes alimentaires (Food Standards Agency [FSA]) du Royaume-Uni.note 10
Description de l'image ci-dessus
Matériaux de substitution aux plastiques à usage unique :
- Matériaux classiques comme le verre et papier
- Matériaux naturels comme le bambou ou le coton
- Matériaux synthétisés à partir de biomasse (matières organiques)
- Matériaux synthétisés à partir de monomères biosourcés (molécules dérivées de sources organiques)
- Matériaux produits par des microorganismes comme les bactéries
Comme l'a indiqué la FSA, des efforts considérables sont actuellement déployés à l'échelle internationale pour réduire la dépendance de l'industrie des fruits et légumes à l'égard des emballages en plastique à usage unique et pour améliorer le bilan environnemental des emballages.note 11 En outre, tous les choix en matière d'emballage et de commercialisation constituent une série de compromis qui doivent être soigneusement pesés.note 12 Bon nombre des options présentées à la figure 3-1 peuvent être exclues en ce qui concerne les fruits et légumes.note 13 Par exemple, un emballage susceptible d'absorber l'humidité peut connaître une dégradation de sa fonctionnalité, de son apparence ou de sa résistance à la traction, de même qu'entraîner une détérioration prématurée du produit.note 14 Les choix de matériaux sont donc réduits à ce qui suit :
- Papier, idéalement non enduit de résine ou d'une autre substance non organique ayant une incidence sur sa capacité à être recyclé ou composté;
- Matériaux (sans plastique) biodégradables et compostables fabriqués à partir de ressources renouvelables, comme l'amidon de maïs, la canne à sucre, les fibres végétales ou la cellulose, qui se décomposent naturellement et se transforment en sol riche en nutriments lorsqu'ils sont traités dans des conditions particulières, comme celles que l'on retrouve dans les installations de compostage industriel.
Comme l'indiquent les études réalisées par Retail Economics,note 15 entre autres, ces options sans plastique s'accompagnent de problèmes techniques et de défis liés à l'acceptation par les consommateurs. Sur le plan technique, par exemple, la composition des biomatériaux peut varier considérablement en fonction de la source (végétale ou animale). Cette variabilité potentielle entre les différents lots rend difficile la caractérisation de l'ensemble des risques associés aux biomatériaux. Pour certains biomatériaux, les profils de risques pour la salubrité des aliments peuvent être similaires à ceux des matières premières dont ils sont issus; par exemple, les biomatériaux issus de la biomasse agricole peuvent contenir des contaminants généralement associés à cette dernière, comme des résidus de produits agrochimiques.note 16
Quelques exemples du vaste éventail de solutions de remplacement du plastique ayant été mises au point et testées dans le monde pour l'emballage des fruits et légumes, puis mises sur le marché avec plus ou moins de succès, sont présentés ci-dessous.
- Evesham Specialist Packaging Ltd. a mis au point un emballage à base de canne à sucre certifié compostable. Même s'il est plus cher à produire et que le processus de production est beaucoup plus lent que celui du plastique, il présente certains avantages sur le plan environnemental, puisqu'il est fabriqué à partir d'une matière première renouvelable et qu'il peut se décomposer dans les conditions d'une installation de compostage industriel. Le procédé a été breveté au Royaume-Uni, en Europe et au Canada.note 17
- Multivac PaperBoard propose diverses solutions pour la production d'emballages à base de fibres de papier. L'entreprise indique qu'il est possible d'emballer des fruits mous, des champignons, des raisins ou des tomates dans des barquettes en carton fermées d'un scellant en plastique sur le dessus.note 18
- Smurfit Kappa produit des barquettes à base de papier, qui sont recyclables et fabriquées à partir de ressources renouvelables.note 19
- Les emballages en papier AmFiber d'Amcor conviennent à une grande variété d'aliments et de boissons.note 20
- Graphic Packaging et ProPrint figurent parmi les entreprises d'emballage moins connues ayant réalisé des études de cas comparatives. Ces études illustrent comment leurs emballages en papier se comparent prétendument au plastique sur les plans de la fonctionnalité et de l'expérience du consommateur.note 21
- Costa a effectué une transition vers des emballages en papier pour les raisins de qualité supérieure vendus dans les magasins Coles, en Australie.note 22 Cette initiative a été menée par Navi Co Global (en anglais seulement), une entreprise ayant aidé de nombreux fournisseurs à effectuer des transitions similaires pour d'autres fruits et légumes.
- Les emballages fabriqués par Detpaknote 23 à partir de fibres naturelles, dont la canne à sucre, sont utilisés pour toute une série de produits alimentaires sur le marché, dont les fruits et légumes frais.
Comme l'illustrent les exemples ci-dessus, un vaste éventail d'emballages en carton a été mis au point à partir de fibres végétales renouvelables. Il peut s'agir de cartons ouverts, de paniers ou de plateaux emboîtés scellés d'une pellicule en plastique. Un matériau poreux comme le carton présente un défi en ce qui concerne la protection contre l'humidité et la contamination, mais celui-ci peut être surmonté de diverses manières pour prolonger la durée de conservation. Une étude a montré que ce type d'emballages offre une durée de conservation au moins équivalente pour les tomates et qu'ils sont supérieurs au plastique sur le plan de la réduction de la croissance des moisissures.note 24
Un emballage tubulaire en papier, avec une fenêtre en treillis de papier ou de fibre de bambou permettant de voir le produit, a également été mis au point. Cette méthode a connu un certain succès avec certaines gammes de fruits et légumes chez les détaillants, quoique la fenêtre de visualisation peut causer des dommages aux pommes et doit nécessairement être petite pour préserver l'intégrité de l'emballage. Par conséquent, l'impression sur le devant de l'emballage tend à être abondante pour bien présenter le produit. Une fois encore, lors des essais de ce matériau, on a constaté une baisse importante des ventes.
Principaux facteurs ayant une incidence sur la rapidité de la transition
À l'heure actuelle, les emballages sans plastique sont plus souvent utilisés pour des lignes de produits spécialisés, dans lesquelles la différenciation du produit peut apporter une bonification du prix et l'emballage durable contribue à cette différenciation.note 25
Lors de toute transition vers un emballage de remplacement sans plastique, en particulier dans le cas des produits de base, les facteurs suivants doivent être pris en compte :note 26
- Aspects liés au prix et au coût — malgré la possible perception selon laquelle les emballages durables sont plus chers, il est essentiel d'adopter une vision à long terme. Il convient d'évaluer le coût total en tenant compte de facteurs comme les économies de matériaux, les gains d'efficacité en matière d'exploitation et de main-d'œuvre, et les éventuels avantages sur le plan de la commercialisation.
- Matériaux et conception — la réévaluation des matériaux d'emballage actuellement utilisés est une étape cruciale. Il convient d'envisager des solutions de remplacement comme des matériaux recyclés ou recyclables, ou encore des biomatériaux. En outre, l'optimisation de la conception des emballages en vue de réduire la quantité de matériau utilisée et les déchets produits peut avoir un impact considérable sur le plan environnemental.
- Le scellage des barquettes peut se faire au moyen de pellicules souples et recyclables, de couvercles en plastique recyclable et de matériaux fibreux à base de papier. Ainsi, le volume des matériaux d'emballage peut être réduit de 15 à 30 % par rapport aux emballages classiques, comme les emballages double coque ou l'enveloppement dans des pellicules de PVC.
- Difficultés et solutions — le passage à l'emballage durable peut comporter des difficultés, notamment en lien avec la complexité de la chaîne d'approvisionnement, les coûts ou la compatibilité avec les processus de fabrication existants. Pour surmonter ces difficultés, il est essentiel de procéder de manière progressive. Il convient de commencer par des projets pilotes pour tester et affiner les solutions d'emballage durable avant de les mettre en œuvre à plus grande échelle. Il est aussi utile de mobiliser les employés et les intervenants, en favorisant une culture environnementale dans l'organisation.
- Les essais d'emballages en papier et en carton par la société British Apples and Pears ont révélé que les consommateurs sont réticents au changement, et une baisse importante des ventes entraîne souvent un retour au plastique. Le rapport indique que cette résistance des consommateurs découle en partie d'une augmentation du prix de 0,05 à 0,15 livre.note 27
La raison fondamentale des difficultés et de la baisse des ventes susmentionnées peut être attribuée à une visibilité réduite du produit. Même les vendeurs qui jouissent d'une solide réputation en matière de satisfaction de la clientèle et de qualité constatent que les clients, habitués à voir le produit dans son intégralité, ne réagissent pas bien aux emballages opaques en carton ou en papier. Il y a aussi la question de l'augmentation importante des coûts liés aux formats de remplacement. Ces derniers sont actuellement tous plus coûteux que l'emballage tubulaire préimprimé. Compte tenu de l'augmentation des coûts des matériaux et de la nécessité d'acquérir de nouvelles machines, les coûts réels de la transition vers des emballages de remplacement peuvent dépasser de loin le coût de l'emballage lui-même. En plus du coût des machines et de la redondance de l'équipement existant, certaines solutions de remplacement nécessitent également plus de main-d'œuvre sur la chaîne de production, ce qui, combiné à un rythme de production plus lent, augmente les coûts de production globaux.
Les engagements d'entreprises nord-américaines à l'égard de la transition pourraient toutefois accélérer la vitesse de mise en marché des innovations en matière d'emballage. Il pourrait également en découler une diminution de la résistance des consommateurs aux emballages de remplacement. De tels engagements ont notamment été pris par Costco (en anglais seulement), qui travaille activement avec ses fournisseurs pour introduire des emballages en papier et en fibres pour les fruits et légumes. D'autres détaillants, comme Loblaw, stimulent des changements à grande échelle dans la conception des emballages en amenant les fournisseurs à intégrer les « règles d'or de la conception » (Golden Design Rules) dans leurs processus décisionnels en matière d'emballage.note 28 Ces changements peuvent inclure le remplacement du plastique, en tout ou en partie, par des emballages en papier ou en fibres.
On anticipe que la vitesse de mise en marché des emballages durables ira en augmentant, car ceux-ci deviennent de plus en plus rentables en raison d'investissements majeurs dans la recherche et le développement, de l'adoption de politiques et de réglementations environnementales plus strictes et de la prise de conscience croissante des consommateurs, ce qui en favorise le développement. Parmi les grands investissements publics et privés dans la recherche et le développement des emballages durables figure la création du laboratoire d'innovation sur les emballages durables (Sustainable Packaging Innovation Lab (en anglais seulement)) à l'université de Clemson, en Caroline du Sud.
Transition vers la vente en vrac
Avant l'avènement des supermarchés (détaillants multiples), la vente en vrac était la norme sur les étals des marchés. Aujourd'hui, de nombreux détaillants consacrent davantage d'espace à la vente de produits en vrac, motivés par les pressions réglementaires visant à éliminer le plastique à usage unique et d'autres facteurs. Les détaillants disposent d'un vaste éventail d'options pour la commercialisation des produits en vrac, mais quelle que soit la méthode choisie, la coopération au sein de la chaîne de valeur est essentielle pour éviter les coûts inutiles.note 29 Ainsi, les questions cruciales liées à la transition vers la vente en vrac sont notamment les suivantes :
- la manière dont le produit final est commercialisé auprès des consommateurs et leur degré d'acceptation des produits en vrac par rapport aux produits emballés (par exemple, la satisfaction du client par rapport à la présentation du produit et les différences de coût);
- la manière dont le produit est traité tout au long de la chaîne de valeur, du producteur à l'épicier, afin d'éviter le réemballage et d'autres coûts supplémentaires;
- les questions relatives à la salubrité et à la protection du produit contre les dommages.
Des comparaisons des différents marchés de l'Union européennenote 30 montrent que la France affiche la plus faible proportion d'aliments et de boissons emballés dans du plastique dans les supermarchés (59 %), tandis que le Royaume-Uni affiche la plus élevée (70 %). Le même rapport indique que la majorité des entreprises européennes du secteur de l'alimentation et des boissons s'efforcent activement de réduire leur dépendance aux emballages en plastique. À des fins de comparaison en ce qui concerne les fruits et légumes frais uniquement, la proportion de produits vendus emballés dans du plastique au Royaume-Uni est d'environ 80 %. Au Canada, cette proportion est d'environ 45 %.note 31 Ainsi le Canada se situe près de l'Europe continentale, où la proportion de fruits et légumes frais vendus emballés dans du plastique s'élève à environ 50 %.
Une étude des essais antérieurs de vente de fruits et légumes en vrac par les détaillants au Royaume-Uninote 32 a montré des résultats mitigés :
- Échec : le taux de perte en magasin a doublé pour atteindre environ 6 %, en raison de « l'accélération du processus de mûrissement », de produits endommagés n'ayant pas été achetés par la suite et des difficultés pratiques liées au suivi de la rotation des stocks. De nombreux consommateurs « préfèrent acheter des produits emballés » pour des raisons de commodité et d'hygiène (Asda, autodéclaration).
- Réussites : le nombre de commerces offrant des fruits et légumes en vrac a augmenté, passant de 63 en 2019 à 332 en 2020. En outre, une enquête menée auprès des clients dans le cadre de l'essai a révélé que 75 % d'entre eux préféraient acheter des fruits et légumes frais en vrac (Morrisons, autodéclaration).
- Résultats mitigés : l'offre d'une vaste gamme de fruits et légumes non emballés dans le cadre de l'essai a permis de réduire la quantité de déchets de plastique générés ainsi que les émissions globales de gaz à effet de serre. Toutefois, les consommateurs ont signalé une perte de qualité de certains produits non emballés (ce qui implique une possible augmentation des déchets ménagers) et ont indiqué qu'ils reviendraient à la version emballée si la qualité était compromise (Waitrose; autodéclaration).
Au Royaume-Uni, le WRAP a mené des recherches sur la relation entre les emballages en plastique et les fruits et légumes frais entiers. L'étude a mis en évidence qu'une quantité accrue de produits frais vendus en vrac offre un potentiel important de réduction du gaspillage alimentaire en permettant aux consommateurs de n'acheter que la quantité dont ils ont besoin, tout en réduisant les emballages en plastique.note 33 Le WRAP a toutefois reconnu que les chaînes de valeur ont été optimisées pour la vente de fruits et légumes emballés, et que les consommateurs sont habitués à les acheter de cette manière. Par conséquent, il faut trouver des solutions pour reconfigurer les chaînes de valeur et l'exploitation des magasins, de même que pour rendre l'achat de produits en vrac à la fois facile et pratique.
Le rapport du WRAP trace la voie à suivre par les détaillants pour vendre davantage de produits frais en vrac. Il comprend un ensemble de principes, d'objectifs clés et d'échéanciers pour guider ce changement.
Un autre rapport, réalisé pour British Apples and Pears,note 34 relève plusieurs obstacles à la vente en vrac, dont les suivants :
- La résistance des consommateurs pour de nombreuses raisons, notamment la perception d'un manque de qualité, des préoccupations en matière d'hygiène, la confusion quant au coût des articles, le coût par rapport aux options préemballées, et la commodité de prendre les articles emballés.
- Les spécifications des détaillants tendent à dicter que les fruits destinés à la vente en vrac sont ceux qui se trouvent à l'extrémité supérieure de la gamme de taille, les fruits présentés en vrac ayant un diamètre de 68 mm à 80 mm. De nombreux consommateurs trouvent cette taille trop grande. Pour remédier à cette situation, des fruits de plus petite taille devraient également être proposés en vrac afin que les producteurs puissent continuer à mettre en marché l'éventail complet de leur récolte.
- Il faut davantage de personnel en magasin pour assurer la qualité de l'apparence des présentoirs. La plupart des détaillants sont réticents à investir à ce niveau, et le gaspillage alimentaire dans les magasins pourrait être important en raison des produits endommagés.
- Plus de lignes de production seraient nécessaires pour le traitement des fruits en vrac, et le coût de celles qui permettent un nombre réduit d'employés ont un coût considérable. L'emballage des produits en vrac est plus lent, et il faudra donc plus de lignes de production pour maintenir le volume, ce qui aura à nouveau un effet négatif sur les bilans opérationnels.
Même si l'idée d'acheter des fruits et légumes en vrac plaît à la majorité des consommateurs, des recherches menées en Allemagne,note 35 aux États-Unisnote 36 et au Canadanote 37 ont permis de corroborer et de préciser certains des résultats britanniques présentés ci-dessus. Ces études ont relevé des facteurs qui influencent la décision des consommateurs d'acheter des produits préemballés plutôt que des produits en vrac, dont les suivants :
- Les fruits et légumes en vrac peuvent coûter au consommateur en moyenne 32 % de plus que les fruits et légumes emballés.
- L'achat de produits en vrac représente un processus plus long et délibéré que l'achat de produits emballés.
- Les inefficacités liées à la manipulation en magasin, à la gestion et à la vente des produits frais en vrac par rapport à aux produits préemballés influencent fortement les décisions des commerces en matière d'évaluation, de classement et d'établissement des prix.
L'acceptation des fruits et légumes en vrac par les consommateurs sera essentielle pour toute transition vers l'abandon des emballages en plastique. La principale raison pour laquelle les consommateurs achètent des fruits dans un emballage est la commodité offerte par celui-ci lors du processus de sélection.note 38 Cette commodité favorise à son tour les stratégies de commercialisation en magasin, puisqu'elle permet aux détaillants de créer un effet « théâtral » par l'entremise de promotions et d'autres présentations créatives. En général, les fruits et légumes en vrac sont présentés selon 3 grandes méthodes, chacune comportant de nombreuses variantes : 1) la méthode des étals de marché, 2) l'emploi de contenants, notamment des boîtes, des plateaux ou d'autres contenants similaires, et 3) des caisses en plastique — les 2 premières méthodes sont sans plastique. Chaque méthode peut être mise en œuvre de nombreuses façons.note 39note 40
Caisses en plastique réutilisables (CPR)
Les CPR offrent une solution possible à certaines des difficultés liées à la logistique et au comportement d'évitement associés à la vente de fruits et légumes en vrac. Au Royaume-Uni, les CPR sont largement utilisées pour le transport et la distribution de fruits et légumes en vrac et emballés, ainsi que de denrées alimentaires en général.
Aux Pays-Bas, 80 % des fruits et légumes frais sont transportés dans des caisses réutilisables.note 41 Les CPR sont des contenants servant à emballer et à transporter des marchandises de manière sûre, remplaçant les boîtes en carton ondulé et les caisses en bois qui ont dominé les chaînes de valeur pendant plus d'un siècle. Les détaillants peuvent aussi mettre en marché directement des produits au moyen de CPR. La popularité des caisses en plastique a explosé en 1991, lorsque l'Allemagne est entrée dans l'histoire de l'écologisation de la chaîne de valeur en exigeant des entreprises qu'elles séparent et recyclent 80 à 90 % des matériaux d'emballage classiques pour éviter leur enfouissement.
Une analyse détaillée du cycle de vie a conclu que l'industrie alimentaire devrait adopter les CPR en raison de leur rendement économique et environnemental supérieur et de leur cycle de vie circulaire.note 42 Les principaux avantages comprennent la réduction des coûts de distribution, de main-d'œuvre et de transaction, ainsi que la diminution des incidents liés à la santé et à la sécurité, en particulier pour les détaillants ayant adopté des pratiques de commercialisation à contact unique (voir l'annexe A pour une discussion approfondie sur les possibilités et les difficultés liées aux CPR.)
Une étudenote 43 réalisée sur des choux-fleurs a montré un risque de contamination croisée plus élevé avec des CPR qu'avec des boîtes en carton, malgré un meilleur impact environnemental des CPR par rapport aux contenants à usage unique comme les boîtes en carton et en bois. Pour profiter des avantages environnementaux potentiels des CPR tout en assurant la salubrité des aliments, il est nécessaire d'assurer l'hygiène de ce type de contenant. L'exécution et l'application des pratiques exemplaires de gestion tout au long de la chaîne de valeur sont donc essentielles.note 44
On trouve de nombreux fabricants de CPR. Selon un fournisseur mondial de premier plan,note 45 les CPR peuvent offrir une solution à l'ensemble de la chaîne de valeur, depuis la livraison aux producteurs de CPR propres jusqu'à la collecte des CPR usagées auprès des détaillants. Cela peut comporter l'application stricte de normes d'hygiène globale et d'assainissement dans les installations de nettoyage. Selon IFCO Ltd, ces solutions peuvent apporter ce qui suit :
- des CPR de tailles diverses adaptées aux fruits et légumes;
- une meilleure protection des produits entraînant une réduction des dommages de plus de 96 %;
- jusqu'à 27 % d'économies par rapport aux emballages à usage unique;
- des produits prêts pour la vente au détail, sans déballage ni réemballage;
- des réductions de déchets solides et d'émissions de dioxyde de carbone pouvant atteindre 86 % et 60 %, respectivement.
D'après l'évaluation des publications susmentionnées et des données recueillies lors des audits en magasin par VCMI, 4 des 6 produits étudiés, à savoir les citrons, les pommes, les oignons et les carottes, ont le potentiel de voir leur proportion de vente dans un format en vrac augmenter. Lorsque le contexte le permet, les CPR pourraient contribuer à cette transition en réduisant au minimum les manipulations et les pertes le long de la chaîne de valeur, jusqu'au point d'achat par les consommateurs. Ce procédé de contact unique (« one-touch ») garantit que les produits restent intouchés entre le moment où ils sont mis dans des CPR jusqu'à ce qu'ils soient achetés par les consommateurs, ce qui améliore à la fois l'efficacité et l'intégrité du produit.note 46
Conséquences pour la recherche principale
Comme indiqué dans les sections suivantes, l'étude a permis de relever plusieurs obstacles majeurs à la transition du secteur des fruits et légumes vers des solutions sans plastique, comme les matériaux d'emballage de remplacement et la vente en vrac. Ces obstacles découlent surtout des aspects économiques de la transition, notamment les coûts liés à l'adoption de nouveaux modèles d'affaires, plutôt que des aspects techniques, comme la réduction de la durée de conservation et les préoccupations en matière de salubrité des aliments. Les principaux obstacles relevés sont les suivants :
- Dépenses en immobilisations et investissements stratégiques à long terme;
- Coûts récurrents des matières premières et de l'exploitation;
- Intégrité et qualité des produits;
- Acceptation des consommateurs et mise en marché;
- Préoccupations relatives à la salubrité et à la contamination des aliments.
Selon la nature des changements nécessaires pour passer à un autre type d'emballage ou à la vente en vrac, les dépenses ponctuelles en immobilisations et les coûts récurrents à l'échelle de l'entreprise peuvent aller de montants minimes à des millions de dollars. En somme, les questions fondamentales orientant la recherche sur les conséquences de la transition vers des emballages de remplacement ou des formats en vrac sont les suivantes :
- La nécessité de mettre en place des lignes de production dédiées pour un marché spécifique, surtout s'il représente une faible proportion des ventes globales, pourrait-elle inciter les fournisseurs à se retirer de ce marché?
- Quelles sont les conséquences des dépenses en immobilisations et des changements subséquents dans les coûts d'exploitation et des transactions sur les prix finaux payés par les consommateurs?
- Quels sont les principaux facteurs qui déterminent la viabilité économique de la transition vers des emballages de remplacement ou la vente en vrac par rapport aux produits préemballés?
- Dans quelle mesure les facteurs géographiques influencent-ils le caractère réalisable de cette transition?
- Une réduction des coûts se traduira-t-elle nécessairement par une baisse des prix payés par les consommateurs?
- La transition vers des CPR et la réduction ou l'absence de redevances de REP ou de frais de déclaration au registre sur les plastiques seraient-elles susceptibles de réduire les coûts d'exploitation des entreprises, notamment de manière suffisante pour garantir que les prix payés par les consommateurs n'augmentent pas?
- La résistance des consommateurs au changement constitue-t-elle un obstacle aussi important que dans d'autres pays?
Recherche principale
La présente section décrit la recherche principale menée à l'issue de l'analyse documentaire et des discussions exploratoires initiales avec 13 experts en fruits et légumes frais actifs en Amérique du Nord, en Europe et sur d'autres marchés internationaux.
Audits des détaillants
La recherche principale a commencé par la réalisation d'audits auprès de détaillants du Royaume-Uni et du Canada, afin de relever les cas d'introduction d'emballages de remplacement sur le marché, en particulier en lien avec les 6 fruits et légumes visés par l'étude. Les principaux résultats de ces audits sont résumés ci-dessous.
Audits des détaillants au Royaume-Uni
À l'exception des raisins, tous les détaillants visités au Royaume-Uni offraient les 5 produits visés à la fois en vrac et en format préemballé. Des emballages de remplacement ont été mis à l'essai (par exemple, Marks & Spencer [M&S] a testé la vente de pommes emballées dans des boîtes en carton), mais la plupart de ces initiatives semblent avoir été un échec commercial et ont été retirées par la suite. Comme l'indiquent les publications analysées, les raisons de ces échecs sont probablement les suivantes :
- Les ventes ont diminué parce que les consommateurs ne peuvent pas voir le produit.
- Les prix ont augmenté en raison de la hausse des coûts liés aux matériaux d'emballage, à l'exploitation et aux transactions, ce qui a incité les consommateurs à acheter un produit moins cher.
Parmi les cas de transition réussie vers des emballages de remplacement figurent les produits de valeur supérieure, pour lesquels les consommateurs prennent leur décision d'achat en se concentrant moins sur le prix et davantage sur certaines caractéristiques, comme l'attrait visuel et l'expérience gustative, ce qui atténue les préoccupations liées au coût plus élevé de ces produits. Un exemple de ce type d'article est présenté ci-dessous.
L'examen des méthodes d'emballage et de mise en marché des fruits et légumes frais au Royaume-Uni et ailleurs en Europe a mis en évidence une tendance vers la vente en vrac et l'utilisation de CPR. Cette transition est attribuée à divers facteurs, comme la réduction des coûts de distribution, de main-d'œuvre et de transaction ainsi que la diminution du nombre d'incidents liés à la santé et à la salubrité – en particulier chez les détaillants qui ont adopté des pratiques de commercialisation à contact unique.
Il convient toutefois de noter ce qui suit :
- Au Royaume-Uni, la proportion de fruits et légumes frais vendus dans des emballages en plastique à usage unique est plus élevée qu'au Canada, et les possibilités de transition vers la vente en vrac sont donc plus grandes au Royaume-Uni.
- Le volume relatif de vente en vrac au Royaume-Uni par rapport au volume de vente en format préemballé n'est pas connu pour des fruits et légumes précis.
- La majorité des fruits et légumes frais vendus dans ce pays sont expédiés vers des magasins de détail et présentés dans des CPR, qu'ils soient destinés à la vente en vrac ou en format préemballé.
Un audit des principales épiceries britanniques a été réalisé afin d'évaluer les différentes formes d'emballage utilisées pour les 6 fruits et légumes visés dans l'analyse initiale. Un résumé des résultats est présenté au tableau 4-1.
| Morrisons | Sainsbury's | Waitrose | M&S | |
|---|---|---|---|---|
| Citrons | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique Sac en plastique avec fenêtre de visualisation en filet |
| Pommes | En vrac Sac en plastique Barquette en carton emballée dans du plastique | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique |
| Raisins | Barquette en carton emballée dans du plastique | Double coque en plastique | Sac en plastique Double coque en plastique | Double coque en plastique |
| Oignons | En vrac Sac en filet de plastique Sac en plastique | En vrac Sac en filet de plastique Sac en papier sans fenêtre de visualisation | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en plastique |
| Carottes | Sac en plastique | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique Barquette en carton emballée dans du plastique |
| Tomates | En vrac Plastique Barquette en carton emballée dans du plastique | En vrac Plastique Barquette en carton emballée dans du plastique | En vrac Plastique Barquette en carton emballée dans du plastique | En vrac Plastique Barquette en carton avec pellicule en plastique transparent sur le dessus Boîte en carton avec fenêtre de visualisation ouverte |
Audits des détaillants au Canada
Comme au Royaume-Uni, tous les détaillants visités au Canada offraient les produits visés, à l'exception des raisins, à la fois en vrac et en format préemballé. Des emballages de remplacement ont été mis à l'essai pour divers produits et contextes de vente au détail, mais leur adoption commerciale à grande échelle a été difficile. Le comportement des consommateurs figure parmi les principales raisons de ces difficultés et, en conséquence, les dommages, les pertes et les coûts transactionnels sont plus élevés. Comme l'indiquent les publications analysées, l'impossibilité pour les consommateurs de voir le produit sous tous ses angles dans les emballages de remplacement a entraîné une baisse des ventes. On a aussi constaté que certains consommateurs brisaient les emballages pour en inspecter le contenu, qui est ensuite généralement perdu.
Un exemple d'article ayant adopté un emballage de remplacement est présenté ci-dessous.
Les résultats des audits réalisés dans de grandes épiceries canadiennes pour évaluer les différentes formes d'emballage des 6 mêmes fruits et légumes (que les audits au Royaume-Uni) sont résumés dans le tableau 4-2.
| Longo's | Fortinos | Sobey's | Whole Foods | Metro | Farm Boy | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Citrons | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique |
| Pommes | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique Boîte ouverte | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique Boîte ouverte |
| Raisins | Sac en plastique | Sac en plastique | Sac en plastique | Sac en plastique | Sac en plastique | Sac en plastique |
| Oignons | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique Boîte en carton avec pellicule en plastique | En vrac Sac en filet de plastique Échalotes dans une boîte en carton avec une pellicule en plastique | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique | En vrac Sac en filet de plastique Barquette en carton avec pellicule en plastique |
| Carottes | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique | En vrac Sac en plastique Boîte en carton avec pellicule en plastique |
| Tomates | En vrac Plastique | En vrac Plastique Boîte emballée dans du plastique Barquette en carton avec pellicule en plastique | En vrac Plastique Boîte emballée dans du plastique | En vrac Plastique | En vrac Plastique | En vrac Plastique |
Prix moyen des produits en vrac par rapport aux produits emballés
Comme indiqué dans l'analyse documentaire présentée à la section 3.2.4, pour de nombreuses raisons liées aux coûts fixes et variables engagés par les entreprises actives le long de la chaîne de valeur, les consommateurs paient généralement 32 % de plus par unité de poids (prix par kilogramme) pour les fruits et légumes frais en vrac que pour les produits frais préemballés.
En prenant les pommes comme exemple théorique pour établir une comparaison directionnelle entre les produits en vrac et les produits emballés au Royaume-Uni et au Canada (puisque l'étude allemande mentionnée précédemment a montré que les écarts de prix des pommes non biologiques correspondaient à la moyenne générale établie pour un ensemble de produits, à savoir 32 %), les audits des magasins ont consisté à noter les prix des pommes vendues dans chaque format. Les résultats ont montré qu'au Royaume-Uni et au Canada, respectivement, les pommes non biologiques achetées en vrac peuvent coûter aux consommateurs 24 % et 39 % de plus que le même volume de pommes emballées. Comme dans l'étude allemande, cette comparaison ne tient pas compte des facteurs liés à la taille, au classement et à la qualité.
CPR – Caisses en plastique réutilisables
L'une des principales différences entre les magasins d'alimentation au détail du Canada et du Royaume-Uni est l'adoption. En revanche, la grande majorité des produits frais en vrac et préemballés vendus dans les magasins canadiens sont placés manuellement, un par un, sur les étalages. Cette façon de faire augmente le coût de la main-d'œuvre et accroît les risques d'endommagement des produits — en raison d'une manipulation accrue — et de renversement des étalages. Ces différences de coûts d'exploitation, attribuables à l'utilisation généralisée des CPR ayant permis d'augmenter l'efficacité des magasins d'alimentation, pourraient expliquer en partie les différences observées entre les prix relatifs moyens des pommes en vrac et des pommes emballées au Royaume-Uni et au Canada (par rapport à l'Allemagne). En outre, la manipulation accrue des produits en vrac par du personnel infecté ou les renversements au sol à n'importe quel point de la chaîne d'approvisionnement augmentent le risque de contamination microbienne.
Les discussions avec des emballeurs, des expéditeurs, des distributeurs, des détaillants, et des fournisseurs de CPR ont révélé que l'industrie canadienne des fruits et légumes frais adopte progressivement les CPR comme pratique normalisée. Cette adoption des CPR s'est faite beaucoup plus lentement qu'au Royaume-Uni et en Europe continentale. Les données recueillies au cours du processus d'examen (en anglais seulement) ainsi que les initiatives préconcurrentielles, comme le Groupe de travail sur les CPR récemment mis en place par l'Association canadienne de la distribution de fruits et légumes (PDF) (en anglais seulement), semblent indiquer que l'adoption des CPR pourrait augmenter de façon marquée au cours des années à venir dans l'ensemble de l'industrie canadienne et nord-américaine des fruits et légumes frais.
Puisqu'une part importante des fruits et légumes frais consommés au Canada sont importés, le rythme réel de l'adoption des CPR sera influencé par des facteurs qui ne concernent pas les chaînes d'approvisionnement nationales. Il s'agit notamment de l'effet des relations et des pratiques commerciales bilatérales ainsi que des réglementations phytosanitaires bilatérales dépassant le cadre des accords du Codex Alimentarius,note 47 lesquels constituent le fondement des pratiques commerciales mondiales concernant la salubrité et la qualité des denrées alimentaires. La structure de chacune des chaînes d'approvisionnement (par exemple, les systèmes en boucle fermée régis par une multinationale mettant à contribution un petit nombre de grandes entreprises, par opposition aux systèmes transactionnels en étoile où les produits transitent par de multiples petites entreprises jusqu'à ce qu'ils atteignent le point de vente final) aura également une incidence sur la vitesse d'adoption.
Modélisation de l'incidence des changements sur les coûts
La figure 4-1 ci-dessous présente un schéma de la chaîne de valeur des produits, depuis l'emballage du produit jusqu'à son élimination (s'il est invendu). Toutes ces étapes doivent être prises en compte pour déterminer les répercussions financières des changements apportés à l'emballage primaire. Il s'agit notamment de passer d'une boîte de carton ou d'un emballage à usage unique à des CPR, et de modifier par la suite la présentation des marchandises dans les magasins.
Description de l'image ci-dessus
| Étape du processus | Coûts | Mesures de rendement | |
|---|---|---|---|
| 1 | Emballage 1 | Capital, Machinerie, Matériaux, Main-d'œuvre | Rythme de production |
| 2 | Emballage 2 | Capital, Machinerie, Matériaux, Main-d'œuvre | Rythme de production |
| 3 | Chargement | Main-d'œuvre, Camionnage | Capacité temps |
| 4 | Réception/ stockage at CD | Capital, Équipement, Main-d'œuvre | Capacité temps freinte |
| 5 | Chargement au CD | Main-d'œuvre | Capacité temps |
| 6 | Expédition au magasin | Main-d'œuvre, Camionnage | Roulements des camions |
| 7 | Réception par le magasin | Main-d'œuvre | Temps |
| 8 | Placement dans l'inventaire | Capital, Équipement, Main-d'œuvre | Capacité temps |
| 9 | Marchandisage | Capital, Équipement, Main-d'œuvre | Temps espace freinte |
| 10 | Sélection du produit par le consommateur | Main-d'œuvre | Temps prix unitaire freinte |
| 11 | Paiement en magasin | Main-d'œuvre | Temps |
| 12 | Élimination des invendus | Main-d'œuvre | Entreposage élimination |
Comme on peut le constater, les répercussions de ces changements sur les opérations et les processus tout au long de la chaîne de valeur ont été prises en compte dans la recherche et l'analyse, depuis l'emballage initial des produits frais jusqu'à leur vente dans les magasins de détail. Ces résultats, combinés aux observations tirées de l'analyse documentaire et des audits des magasins de détail, ont permis d'orienter l'élaboration des questions posées aux experts de l'industrie des produits et de l'emballage, en plus de contribuer à la conception des supports utilisés pour recueillir leurs réponses.
Synthèse des résultats des consultations de l'industrie
Nous avons recueilli les données nécessaires à l'analyse des répercussions sur les coûts (voir section 4.4) au moyen d'entretiens semi structurés menés auprès de 29 experts de l'industrie, issus d'entreprises opérant au Canada, aux États-Unis, au Mexique et ailleurs dans le monde, y compris en Europe et en Australie. Nous avons également mené des discussions avec 5 personnes appartenant à des groupes de défense d'intérêts. Le guide de discussion et les matrices ont été élaborés pour assurer la collecte des données normalisées communes nécessaires à l'évaluation des répercussions financières de la transition du plastique vers d'autres matériaux d'emballage ou la vente de produits en vrac. Ces outils sont détaillés dans les annexes B et C.
Motivation au changement
Une question clé posée à tous les répondants visait à déterminer s'ils sont motivés à délaisser les emballages en plastique. La majorité des répondants (environ 90 %) estiment qu'il y a trop de plastique sur le marché des produits frais et reconnaissent être motivés à passer à d'autres types d'emballage. Cette motivation est toutefois tempérée par des préoccupations financières et la résistance des consommateurs face aux matériaux non transparents. Comme l'explique un vétéran de l'industrie des fruits et légumes, « l'introduction des emballages en plastique a été motivée par le coût; ceux-ci étaient 70 % moins chers que les emballages en papier ».
Les avis des répondants concernant la motivation à passer à la vente de produits en vrac, éventuellement en parallèle avec une transition vers les CPR, étaient très différents. Moins de 25 % des répondants ont exprimé leur motivation à passer à la vente en vrac, et à peu près le même pourcentage (25 %) soutiennent activement une transition vers les CPR. De plus, tous les répondants considèrent que les produits en vrac et les CPR sont essentiellement 2 sujets distincts.
Autres emballages
Les répondants ont déclaré que, bien que le coût réel de l'emballage puisse varier considérablement (par exemple, sacs par rapport aux barquettes), l'emballage représente généralement entre 5 et 7 % du prix de détail des fruits et légumes. Un certain nombre de répondants ont également déclaré qu'une augmentation de prix de plus de 6 % contribuait à une réduction mesurable des ventes.
Les principales raisons pour lesquelles les répondants ne sont pas très motivés par le passage à d'autres types d'emballage sont principalement liées à l'absence d'une analyse de rentabilité prouvée ou à l'incidence sur la demande du marché, en particulier en ce qui concerne les produits de base par rapport aux produits de valeur supérieure. Ce sentiment est partagé par les personnes dont les entreprises sont passées à d'autres types d'emballage et qui servent actuellement des clients nord américains.
Les répondants ont indiqué que, même lorsque le passage à d'autres types d'emballage n'avait pas entraîné d'augmentation des prix de détail, ils avaient invariablement enregistré une baisse significative de leurs ventes. Cette baisse des ventes est restée inchangée et reflète les conclusions de l'analyse documentaire concernant le mécontentement des clients à l'égard des autres types d'emballage. Un producteur/emballeur a donné un exemple précis où, après avoir recommencé à emballer le même produit dans du plastique, vendu au même prix qu'auparavant, les ventes sont revenues à leur niveau antérieur. Comme l'indique l'analyse documentaire, l'acceptation par les consommateurs d'autres emballages non transparents n'est donc pas uniquement liée aux écarts de prix.
Les situations dans lesquelles les répondants ont déclaré qu'une augmentation mesurable des ventes avait suivi la transition des produits vers d'autres matériaux d'emballage présentaient 3 facteurs communs. Tout d'abord, la forme et l'aspect général de l'emballage n'ont pas changé de manière significative par rapport à celui qu'il remplace (par exemple, remplacement d'un sachet en plastique par un sachet en papier). Deuxièmement, il y a eu renforcement de la proposition de valeur globale des produits (par exemple, message ciblé visant les consommateurs qui met l'accent sur les caractéristiques de confiance des produits). Troisièmement, l'emballage permet aux consommateurs d'inspecter un échantillon représentatif du produit avant l'achat (par exemple, grâce à une fenêtre de visualisation). Dans la plupart des cas, lorsqu'il s'agissait de produits de valeur supérieure, la transition s'est traduite par des augmentations de prix ne dépassant pas 10 %.
Les répondants ont indiqué que les détaillants resserrent leurs spécifications en raison de l'impossibilité d'inspecter le produit à l'intérieur de l'emballage de manière adéquate et facile, comme ils peuvent le faire avec le plastique transparent. Cela permet de garantir que les produits emballés dans d'autres matériaux sont de meilleure qualité que ceux qui sont autorisés à être emballés dans du plastique transparent. Des taux de déclassement plus élevés, qui se traduiraient par une proportion plus faible de la récolte totale atteignant les marchés, pourraient faire grimper le prix des marchandises. Il s'agit donc d'une autre répercussion financière potentielle associée à la transition vers d'autres emballages.
Plus de 90 % des répondants ont déclaré que le manque d'informations impartiales et de conseils d'experts exploitables limitait leur motivation à passer à d'autres emballages. Le manque d'équipements d'emballage adaptés au traitement des autres types d'emballage constitue également un obstacle au changement, car il a pour conséquence que l'emballage à l'aide d'autres matériaux nécessite nettement plus de main-d'œuvre que les emballages en plastique. Le manque d'équipements d'emballage adaptés à la manipulation des autres matériaux est en partie dû au fait que l'industrie de l'emballage et des équipements d'emballage s'attend à ce que les emballages en plastique continuent à persister une fois que nous aurons relevé les défis actuels entravant l'économie circulaire du plastique. De plus, la conception et la fabrication des équipements d'emballage nécessitent des investissements considérables. La production de ces équipements ne se fera donc pas sans que l'industrie des fruits et légumes n'ait exprimé un engagement à long terme en faveur d'une transition vers d'autres emballages que le plastique.
Une autre raison fréquemment citée pour expliquer pourquoi il n'y a pas eu plus de changements est le manque perçu de leadership des détaillants en matière d'innovation. Ce point de vue a été contredit par un certain nombre de répondants, qui ont indiqué qu'ils collaboraient avec les détaillants pour mettre à l'essai d'autres emballages « sous le radar ». L'objectif de cette approche est de tester l'acceptation d'autres emballages par les consommateurs et leurs performances fonctionnelles, sans que cela ait un impact négatif sur la perception qu'ont les consommateurs des détaillants et de leurs fournisseurs.
Trois représentants très expérimentés du secteur de la vente au détail ont parlé directement d'un manque perçu de leadership au sein du secteur. Ils ont déclaré que les détaillants ne sont pas nécessairement désintéressés par le changement, mais que les relations avec les intervenants et la nécessité de gérer la perception du public ont souvent préséance sur les décisions opérationnelles. En outre, au sein d'un marché très concurrentiel, les détaillants sont prudents lorsqu'il est question de mettre en œuvre des changements radicaux qui pourraient les désavantager par rapport à la concurrence. Ils ont déclaré qu'un changement généralisé dépendait, au moins dans une certaine mesure, de l'existence d'une motivation préconcurrentielle pour conduire le changement. Ils ont suggéré que cela pourrait inclure l'introduction d'une législation sur l'emballage soigneusement conçue.
Transition vers le vrac
Les principales raisons du manque de motivation des répondants concernant le passage à la vente en vrac, éventuellement en parallèle avec le passage aux CPR, tournent une fois de plus autour de l'absence d'une analyse de rentabilité convaincante. Les perceptions négatives concernant la transition vers un format en vrac étaient davantage liées aux produits dont la qualité se déprécie plus facilement lorsqu'ils sont manipulés ou exposés à l'environnement, ce qui entraîne une augmentation de la freinte et des coûts opérationnels et de main d'œuvre.
De plus, selon les détaillants interrogés, 80 à 85 % des consommateurs choisiront des produits emballés plutôt que des produits en vrac. Selon eux, et comme le montre l'analyse documentaire, un tel choix est lié à la commodité d'acheter des produits emballés, ainsi qu'aux prix et aux préoccupations sanitaires/phytosanitaires. Tous les détaillants interrogés ont également déclaré que les consommateurs qui préfèrent les produits emballés aux produits en vrac représentent souvent bien plus que 80 à 85 % des ventes totales de produits frais. C'est notamment le cas d'un vétéran de la vente au détail qui a déclaré : « Vendre en vrac est plus facile pour nous, mais la plupart des consommateurs ne veulent pas acheter en vrac. Ils vont peut-être dire qu'ils le font, mais en réalité ils ne le font pas. » Ce point de vue émane d'un répondant qui soutient l'utilisation des CPR parce qu'elles se prêtent à une manipulation automatisée dans les centres de distribution et qu'elles offrent une option de présentation immédiate des marchandises qui réduit le besoin de manipulation et de réemballage une fois au magasin. Une fois de plus, cela correspond aux idées qui se dégagent de l'analyse documentaire.
D'un point de vue conceptuel, la vente en vrac implique généralement la gestion d'un nombre réduit de produits en gros, plutôt que la gestion d'unités de stock individuelles de tailles ou de poids différents. Toutefois, selon le produit, les formats en vrac peuvent encore présenter des difficultés liées à la freinte et à la présentation variable dans les magasins de détail.
Pour les mêmes raisons que celles citées ci-dessous concernant le passage aux CPR, les répondants ont déclaré que toute réduction des coûts d'emballage due au passage au vrac ne se traduira probablement pas dans les prix facturés aux consommateurs. Ils ont également indiqué que les producteurs nationaux doivent vendre la totalité de leur récolte et que les produits de haute qualité et de taille suffisante pour être vendus en vrac ne représentent qu'une partie de la production totale. Par conséquent, le volume de la production nationale susceptible d'être vendu en vrac est plus limité qu'on ne le pense.
Si la qualité et le classement des produits ne sont pas strictement gérés, la combinaison des inefficacités en aval et de la forte freinte au niveau du magasin (par rapport à ce qui se passe pour les produits emballés) exacerbe les facteurs qui font que les produits en vrac sont vendus à des prix plus élevés que les produits emballés. C'est particulièrement le cas pour les produits susceptibles d'être endommagés ou perdus lorsqu'ils sont manipulés, comme les raisins. Consultez la section 4.3.2 pour un résumé de l'aptitude comparative des fruits et légumes à être vendus en vrac.
Transition vers les CPR
L'aversion pour l'adoption des CPR était plus fréquente chez les répondants dont les entreprises dépendaient fortement de l'approvisionnement ou de la vente sur le marché libre (par exemple, Marché des produits alimentaires de l'Ontario, à Toronto), ou qui n'étaient pas satisfaits de leur expérience antérieure avec des CPR. Les répondants qui sont passés aux CPR, ou qui ont travaillé avec des entreprises qui ont adopté les CPR ou ont envisagé de les utiliser, ont déclaré qu'une réduction des coûts résultant de l'abandon des emballages primaires et secondaires à usage unique ne se traduira pas nécessairement par une baisse des prix à la consommation. Cela s'explique principalement par le fait que les entreprises saisissent l'occasion de conserver les marges accrues pour leur propre intérêt commercial, notamment en raison des pressions inflationnistes sur les coûts qui ont affecté l'industrie ces dernières années. Toute transition vers les CPR entraîne souvent des coûts supplémentaires, en particulier à court et à moyen terme, ce qui limite encore le potentiel de réduction des prix à la consommation.
Les points de vue des répondants sur les avantages, les limites ou les préoccupations liés à l'utilisation des CPR par rapport aux emballages à usage unique correspondent étroitement aux résultats de l'analyse documentaire. Plus de la moitié des répondants ont déclaré que les détaillants sont ceux qui bénéficieront le plus de l'adoption des CPR, citant leur potentiel de réduction des besoins en main d'œuvre en magasin d'environ 50 %. Les répondants ont également souligné la solidité et la facilité d'empilage offertes par les CPR, qui contribuent à une réduction mesurable de la freinte, en particulier dans les centres de distribution (CD) et lors de la construction et de la distribution de palettes mixtes dans les magasins. Les CPR permettent aussi une meilleure ventilation et une gestion plus efficace de la chaîne du froid, et elles sont soumises à des redevances de REP moins élevées.
Les limites et les préoccupations associées aux CPR comprennent la nécessité de gérer les stocks de CPR plus étroitement que les emballages à usage unique, étant donné qu'il y a généralement moins de CPR disponibles à un moment donné. Les répondants ont également cité l'augmentation de l'espace d'entreposage due au fait que les CPR occupent plus d'espace que les emballages à usage unique, ainsi qu'une légère réduction (environ 3 %) de l'efficacité du transport puisque les CPR sont plus lourds. D'autres préoccupations concernaient le risque de contamination des produits à l'intérieur des CPR en raison de l'absence d'une protection extérieure solide. De plus, certaines personnes ont exprimé des craintes quant à la possibilité que les CPR transportent des agents pathogènes dans des environnements de production protégés (par exemple, serres).
Parmi les autres limites citées figurent les défis posés par les différences en matière de densité de population, de bassin de fournisseurs et de coordination de ces facteurs, ainsi que les distances géographiques, qui ont un impact négatif sur l'analyse de rentabilité de l'adoption des CPR au Canada par rapport à l'Europe. Certains répondants ont aussi mentionné que la nature moins structurée et stratégiquement coordonnée de l'industrie canadienne réduit la motivation à passer aux CPR. Cela est dû en partie à des relations d'opposition plus fortes entre les principaux fournisseurs et leurs clients, comparativement au Royaume Uni et à l'Europe continentale.
En outre, les répondants ont souligné que les intérêts individuels et organisationnels entravent encore davantage l'adoption. Par exemple, certaines associations industrielles canadiennes reçoivent des fonds provenant de la vente de boîtes de carton à usage unique, ce qui n'est pas le cas avec les CPR.note 48
Réduction du plastique dans les magasins
Certains répondants ont indiqué que les innovations britanniques visant à réduire ou à empêcher l'utilisation des sacs plastiques à usage unique proposés dans les magasins aux consommateurs qui achètent des produits en vrac pourraient contribuer à réduire le volume global de plastique associé aux produits frais. Le fait qu'aucun sac en plastique dérivé du pétrole ne soit proposé lors de l'achat de produits en vrac est également attesté par les audits britanniques. La seule option dont disposent les consommateurs est l'achat de sacs en filet réutilisables (à fermeture éclair). Tous les épiciers britanniques proposent également des balances permettant aux consommateurs de peser et d'étiqueter les produits achetés (en vrac) avant de les placer dans un sac réutilisable ou compostable. Voir les photos ci-dessous.
Sobeys fait partie des épiciers canadiens qui encouragent les consommateurs à adopter les sacs de fruits et légumes réutilisables. En l'absence de retrait des sacs plastiques à usage unique, l'adoption des sacs réutilisables par les consommateurs est plus lente qu'elle ne l'a été au Royaume Uni. Un détaillant se placerait dans une position concurrentielle nettement désavantageuse s'il retirait unilatéralement les sacs de fruits et légumes en plastique à usage unique ou, en raison de leur différence de coût par rapport au plastique, s'il ne proposait que des sacs en filet réutilisables.
Fonctionnalité comparative
L'analyse des opinions et des expériences des répondants concernant la fonctionnalité comparée des autres emballages à base de papier ou de fibres, ou de la vente en vrac, par rapport aux actuels emballages en plastique optimisés, a donné lieu à un certain nombre de résultats potentiellement surprenants. Les résultats sont résumés ci-dessous. Une comparaison plus détaillée du rendement fonctionnel des emballages pour 6 produits étudiés plus en profondeur figure à l'annexe C.
Sur la base de l'expérience et de la connaissance des répondants au sujet des autres matériaux d'emballage (papier et fibres), les matrices comparatives de fonctionnalité présentées à l'annexe C confirment les résultats de l'analyse documentaire et des audits des détaillants. En général, moins un produit est robuste et plus il est périssable, plus l'écart de fonctionnalité entre les emballages en papier et en fibres et les emballages en plastique est important. Les différences ne sont toutefois pas considérables.
Les différences de rendement fonctionnel entre les autres types d'emballage et le papier sont légèrement moins marqués pour les fruits que pour les légumes. Pour certaines fonctions liées à des produits spécifiques (par exemple, oignons, citrons, tomates), les autres emballages peuvent être plus performants que le plastique. Cela s'explique notamment par la susceptibilité de la moisissure à avoir un impact négatif sur la qualité et la durée de conservation des oignons en raison de leur transpiration dans les emballages en plastique. De plus, les différences de fonctionnalité entre les autres emballages et les emballages en plastique sont généralement moins perceptibles au moment de l'emballage et de l'achat qu'au cours de la chaîne de valeur pendant la distribution. Ce dernier point ne remet toutefois pas en cause l'importance que les consommateurs accordent à l'inspection des produits frais avant leur achat.
Une mise en garde s'impose toutefois concernant cette catégorisation des fruits et légumes adaptés à l'abandon du plastique : certaines circonstances individuelles, y compris la longueur et la complexité des chaînes de valeur, peuvent influencer l'aptitude (ou non) de chaque produit à être emballé dans un autre type d'emballage ou en vrac (voir tableau 4-3). Dans chaque tableau, les produits sont regroupés en fonction des niveaux de résistance établis lors de l'étude réalisée en 2024.
La viabilité d'une transition vers d'autres types d'emballage dépend en partie du fait que les produits importés arrivent préemballés, qu'ils sont reçus en vrac, puis classés et emballés dans des formats adaptés à la vente au détail à leur arrivée au Canada, ou qu'ils se trouvent relativement près du marché canadien. Si les produits sont expédiés en vrac avant d'être emballés dans d'autres matériaux, les coûts associés à cet emballage (qu'il s'agisse de boîtes de carton ou de CPR) seront également pris en compte dans le prix final payé par les consommateurs.
La catégorisation des fruits et légumes susceptibles de passer à d'autres types d'emballage s'inspire des résultats de l'étude sur le rendement fonctionnelle à l'horizon 2024 et des idées exprimées par les répondants. Cette catégorisation ne tient pas compte des facteurs économiques ou de l'acceptation par les consommateurs, ni des mécanismes de marchandisage associés aux magasins de vente au rabais par rapport aux magasins de vente au détail conventionnels; elle reflète uniquement le potentiel de transition basé sur la faisabilité technique et les considérations relatives à la salubrité des aliments.
Tableau 4-3 : Viabilité de l'augmentation de la proportion des ventes totales réalisées dans d'autres emballages
Potentiel comparatif des fruits pour la transition vers d'autres types d'emballage (papier/fibres)
Description de l'image ci-dessus
| Niveau de résistance | Fruit | Viabilité de l’augmentation de la proportion des ventes totales réalisées dans d’autres emballages |
|---|---|---|
| 1 | Pamplemousses | Bon |
| Citrons | Bon | |
| Limes | Bon | |
| Melons | Bon | |
| Ananas | Bon | |
| 2 | Pommes | Bon |
| Avocats | Bon | |
| Bananes | Bon | |
| Mangues | Bon | |
| Oranges | Bon | |
| Poires | Moyen | |
| Tangerines/clémentines/mandarines | Moyen | |
| Kiwi | Bon | |
| 3 | Cerises | Moyen |
| Raisins | Bon | |
| Nectarines | Moyen | |
| Pêches | Moyen |
Potentiel comparatif des légumes pour la transition vers d'autres types d'emballage (papier/fibres)
Description de l'image ci-dessus
| Niveau de résistance | Légume | Viabilité de l’augmentation de la proportion des ventes totales réalisées dans d’autres emballages |
|---|---|---|
| 1 | Betteraves | Moyen |
| Choux | Bon | |
| Céleris | Moyen | |
| Ail | Bon | |
| Oignons | Bon | |
| Courges | Bon | |
| 2 | Asperges | Moyen |
| Maïs | Moyen | |
| Brocolis | Moyen | |
| Carottes | Faible | |
| Choux-fleurs | Bon | |
| Pommes de terre | Bon | |
| Courgettes | Moyen | |
| 3 | Haricots | Faible |
| Concombres | Faible | |
| Laitues/légumes-feuilles | Moyen | |
| Champignons | Faible | |
| Poivrons | Bon | |
| Tomates | Bon |
La catégorisation ci-dessus de la possibilité des fruits et légumes individuels à passer à d'autres matériaux d'emballage (à savoir le papier ou les fibres) doit être considérée comme indicative et non définitive. Cela est dû à l'incidence des facteurs saisonniers (par exemple, l'importance de l'emballage en plastique pour prolonger la durée de conservation et la disponibilité du maïs sucré importé par rapport au maïs sucré national vendu en vrac, en raison de la dégradation qui se produit lorsque le maïs sucré est exposé à l'air libre pendant plus de quelques jours).
Presque toutes les personnes interrogées ont indiqué que la transition vers d'autres emballages permettrait de mettre davantage l'accent sur une gestion correcte de la chaîne du froid et sur l'entretien des étalages en magasin. En effet, les autres types d'emballage sont plus sensibles à l'humidité, ce qui peut compromettre leur intégrité structurelle et leur apparence. L'amélioration de la gestion des étalages en magasin nécessitera une main d'œuvre supplémentaire et entraînera probablement une augmentation de la formation et du suivi du personnel, ce qui aura des répercussions financières.
Outre sa robustesse, la taille d'un produit (par exemple, tomates Beefsteak ou tomates raisins) et sa qualité (par exemple, catégorie A ou catégorie C) ont une influence sur son potentiel de transition vers la vente en vrac (voir le tableau 4-4). Certains produits (par exemple, asperges) devront être étiquetés, et la saisonnalité et la provenance influenceront également la possibilité d'un produit à être vendu en vrac (par exemple, comme mentionné précédemment, le maïs sucré importé par rapport au maïs sucré cultivé localement).
Tableau 4-4 : Viabilité de l'augmentation de la proportion des ventes totales réalisées en vrac
Potentiel comparatif des fruits pour la transition vers la vente en vrac
Description de l'image ci-dessus
| Niveau de résistance | Fruit | Viabilité de l’augmentation de la proportion des ventes totales réalisées dans d’autres emballages |
|---|---|---|
| 1 | Pamplemousses | Bon |
| Citrons | Moyen | |
| Limes | Moyen | |
| Melons | Bon | |
| Ananas | Bon | |
| 2 | Pommes | Bon |
| Avocats | Bon | |
| Bananes | Bon | |
| Mangues | Moyen | |
| Oranges | Bon | |
| Poires | Moyen | |
| Tangerines/clémentines/mandarines | Moyen | |
| Kiwi | Moyen | |
| 3 | Cerises | Faible |
| Raisins | Bon | |
| Nectarines | Moyen | |
| Pêches | Moyen |
Potentiel comparatif des légumes pour la transition vers la vente en vrac
Description de l'image ci-dessus
| Niveau de résistance | Légume | Viabilité de l’augmentation de la proportion des ventes totales réalisées dans d’autres emballages |
|---|---|---|
| 1 | Betteraves | Moyen |
| Choux | Bon | |
| Céleris | Bon | |
| Ail | Bon | |
| Oignons | Bon | |
| Courges | Bon | |
| 2 | Asperges | Moyen |
| Maïs | Faible | |
| Brocolis | Moyen | |
| Carottes | Faible | |
| Choux-fleurs | Moyen | |
| Pommes de terre | Moyen | |
| Courgettes | Faible | |
| 3 | Haricots | Faible |
| Concombres | Faible | |
| Laitues/légumes-feuilles | Faible | |
| Champignons | Faible | |
| Poivrons | Moyen | |
| Tomates | Moyen |
Il est intéressant de noter que certaines personnes interrogées ont déclaré que le transport de nombreux produits étudiés (y compris des produits plus périssables, tels que les raisins ou les cerises) sans emballage primaire, tel que des boîtes de carton ou des CPR, n'entraîne pas automatiquement une augmentation de la freinte pendant le transport. L'augmentation des problèmes de qualité et des taux de freinte résulte de la façon dont les produits réagissent lorsqu'ils sont exposés aux conditions ambiantes, manipulés par les emballeurs ou les employés des magasins, puis inspectés et achetés par les consommateurs – ce qui contraste avec la faible freinte généralement observée lorsque les produits sont préemballés au point d'entrée de la chaîne de valeur.
Comme pour les autres types d'emballage, la quasi totalité des personnes interrogées ont indiqué que la transition au vrac met davantage l'accent sur la bonne gestion de la chaîne du froid et sur la gestion des étalages en magasin. L'amélioration de la gestion des étalages en magasin nécessitera une main d'œuvre supplémentaire et entraînera probablement une augmentation de la formation et du suivi du personnel, ce qui aura des répercussions financières.
Analyse des coûts et répercussions financières
La section suivante résume les répercussions financières du passage à d'autres types d'emballage ou à des formats en vrac. Elle commence par présenter des informations générales tirées de l'analyse documentaire, de discussions exploratoires informelles avec 13 experts du secteur au début du projet, et de consultations approfondies avec 29 experts commerciaux et 5 représentants de groupes de défense d'intérêts. La section se poursuit par la présentation d'un scénario d'augmentation des prix pour des produits particuliers qui se sont révélés adaptés à la vente dans d'autres emballages ou en vrac (par exemple, les pommes et les tomates). On y présentera les résultats de l'analyse des données primaires, qui ont permis d'élaborer le scénario présenté pour les pommes. La section se termine en présentant les résultats relatifs aux CPR, ainsi qu'une proposition de voie à suivre pour encourager l'industrie à accepter plus largement les CPR lorsque le passage des emballages à usage unique (par exemple, boîtes en carton) aux CPR est viable d'un point de vue opérationnel et financier.
Contexte
Depuis 2020, le salaire minimum moyen a augmenté d'environ 4,14 $ de l'heure au Canada (plus environ 22 % de cotisations patronales à l'assurance-emploi et au RPC). En Ontario et au Québec, l'augmentation du salaire minimum a été respectivement de 2,20 $ et 3,75 $ par heure.note 49 Au cours de la même période, le coût de tous les types de matériaux d'emballage a augmenté de manière significative. Les emballeurs sont soumis à une pression croissante pour réduire les coûts des intrants, car les détaillants ne sont pas prêts à accepter des augmentations de prix. L'augmentation du coût de la main d'œuvre et la pénurie de main d'œuvre ont incité de nombreux emballeurs à investir dans l'automatisation de l'emballage. Cet investissement ne se limite pas à l'acquisition de nouveaux équipements et bureaux, mais comprend également le temps, la recherche et le financement nécessaires à l'optimisation des matériaux et de la conception de l'emballage primaire, ainsi qu'à la détermination de la taille et de la conception appropriées des principales boîtes et caisses.
Bien que la transition vers le vrac puisse réduire les coûts d'exploitation et d'emballage des fournisseurs à divers degrés, pour les raisons mentionnées dans la documentation examinée et par les répondants, les répercussions globales sur les coûts des inefficacités opérationnelles associées avec le vrac (en particulier les coûts encourus par les détaillants) se traduiront habituellement par une hausse des prix payés par les consommateurs. En effet, la réduction d'une partie des 5 à 7 % du prix payé par les consommateurs qui est associé à l'emballage actuel ne compense pas le coût de l'augmentation de la main d'œuvre, de la freinte, etc. Ainsi, comme l'ont montré les audits des magasins canadiens, il peut y avoir une différence de prix de 39 % en poids ($/kg) entre les pommes achetées en vrac et les pommes emballées. Sur la base d'un sac de pommes pesant 3 livres (1,36 kg), les consommateurs qui profiteraient financièrement d'un achat en vrac sont ceux qui souhaitent acheter 47 % moins de pommes (en poids). À noter que cette comparaison ne tient pas compte de la qualité, de la taille, de la variété, de la source et des matériaux d'emballage.
En ce qui concerne les répercussions de la transition vers d'autres emballages, les acteurs de la chaîne de valeur des produits avec lesquels nous nous sommes entretenus comprennent les processus et les coûts d'un changement progressif dans le cadre de leur modèle opérationnel existant. Toutefois, ils n'ont généralement pas été en mesure de fournir plus qu'une estimation approximative des coûts liés à l'adoption d'un autre emballage, considérant qu'il s'agissait d'une hypothèse. Parmi eux figuraient la plupart des entreprises qui ont partiellement adopté d'autres types d'emballage pour certains de leurs produits. Toutefois, en raison des répercussions financières et de la faible acceptation du marché, aucune des entreprises avec lesquelles nous nous sommes entretenus n'avait complètement opté pour d'autres emballages. Pour reprendre les mots d'un représentant international de l'industrie des fruits et légumes : « Les entreprises ont besoin de garanties à long terme avant d'investir dans de nouveaux équipements et processus. Les coûts et les risques associés à la transition vers d'autres emballages sont actuellement trop élevés pour tous, à l'exception de ceux pour qui la durabilité est un élément central de leur stratégie commerciale. »
De nombreux répondants ont indiqué que l'adoption d'autres emballages compléterait probablement les méthodes existantes plutôt que de les remplacer. Cette situation est due à la faible demande du marché/des consommateurs et à l'impossibilité de faire passer d'un seul coup toute la production à un nouveau type d'emballage. De plus, les répondants ont fait remarquer que les coûts accrus associés aux autres types d'emballage ne peuvent souvent être justifiés ou absorbés que sur les marchés à forte valeur ajoutée.
Par conséquent, la transition à d'autres emballages nécessiterait des espaces supplémentaires (installations) et de nouveaux équipements. Les répondants ont estimé que les prix à la consommation pourraient augmenter de 10 à 20 % à la suite de la transition à des emballages en papier ou en fibres. Toutefois, les répondants ont aussi souvent indiqué qu'ils n'étaient pas certaines des répercussions totales sur les prix à la consommation qui résulteraient d'une transition généralisée vers d'autres emballages. À l'heure actuelle, de nombreuses entreprises absorbent une partie ou la totalité des coûts liés à la transition vers d'autres emballages, car ceux-ci ne représentent qu'une petite partie de leur production totale. La faible augmentation de prix mentionnée par les répondants, par rapport aux scénarios présentés ci-dessous, reflète le fait que la plupart des changements apportés jusqu'à présent ont été relativement simples et n'ont nécessité aucun investissement en capital.
Les détaillants n'étant pas prêts à augmenter leurs prix par crainte de perdre des parts de marché, la transition vers d'autres emballages n'a été possible dans un certain nombre de cas que parce qu'elle ne concernait qu'une petite partie de la production globale de l'entreprise. Dans ces cas, subventionner le coût d'un autre type d'emballage pour conserver la production d'un client était considéré comme une dépense nécessaire. Pour reprendre les mots d'une personne interrogée : « Nous ne pouvions pas nous permettre de convertir l'ensemble de notre programme, ou celui d'un client, à un autre type d'emballage. » Un facteur important de cette limitation est la main d'œuvre équivalente temps plein (ETP) considérablement plus élevée et le taux de productivité (par heure) nettement plus lent, associés à la transition vers d'autres emballages, en raison de l'absence d'automatisation.
Plusieurs répondants ont souligné que les distributeurs et les détaillants appliquent des majorations basées sur le coût initial du produit acheté aux producteurs et aux emballeurs. Par conséquent, toute augmentation des coûts en amont est amplifiée par des majorations basées sur des pourcentages, ce qui peut entraîner des augmentations de prix importantes au moment de passer à la caisse. Ce scénario est décrit ci-dessous dans le tableau 4-5.
Les matériaux d'emballage actuellement utilisés ont été sélectionnés selon leur fonctionnalité tout au long de la chaîne de valeur. Comme le soulignent les matrices d'association élaborées par VCMI et présentées en relation avec les autres emballages en papier/fibres (annexe C), les fonctions principales sont le confinement, la commodité, la communication et la protection. L'impact et la nécessité de certaines fonctions d'emballage varient en fonction du produit et du point de la chaîne de valeur.
Scénario d'augmentation des prix – Pommes et tomates
En prenant l'exemple des pommes et des tomates, nous pouvons constater l'impact potentiel de l'augmentation des coûts d'emballage sur les prix à la consommation. Une étude des prix réalisée dans 10 supermarchés canadiens pour des sacs de pommes de 3 à 4 livres et des barquettes en plastique de tomates de 0,75 à 1 livre a révélé que les pommes se vendent en moyenne 2,11 $ la livre et les tomates 6,39 $ la livre.
Sur la base des informations recueillies lors des consultations d'experts, si l'autre type d'emballage utilisé coûte l'équivalent de 0,70 $ la livre de pommes par rapport à environ 0,11 $ la livre de pommes dans un emballage en plastique, le prix de détail augmenterait de 42 %, ce qui porterait le prix à environ 3,00 $ la livre. Pour les tomates emballées dans des barquettes, un autre type d'emballage composé d'une base en papier ou en fibres et d'un scellage supérieur en plastique coûterait 0,70 $ la livre, comparativement à 0,25 $ la livre pour une barquette en plastique. Le prix de détail qui en résulterait augmenterait de 11 % pour atteindre 7,07 $ la livre (voir tableau 4-5).
Ce calcul suppose que 100 % de l'augmentation des coûts se répercute sur le consommateur. Il suppose également que le détaillant achète le produit directement du producteur ou de l'emballeur, sans majoration de la part du distributeur. Si le produit devait passer par un distributeur indépendant, des majorations de prix supplémentaires s'appliqueraient, ce qui augmenterait encore le coût de la vente au détail.
Le prix d'un produit augmentera de la différence (delta) entre le coût du matériau de l'autre emballage et celui de l'emballage actuel du produit, plus une majoration minimale de 50 %. Cette majoration est basée sur les connaissances des experts de la vente au détail de produits frais et permet d'obtenir la marge bénéficiaire brute prévue de 33 % à la caisse. Certaines estimations de majoration étaient considérablement plus élevées; il convient donc de considérer ces estimations comme prudentes. Les augmentations de prix réelles pourraient être plus importantes. C'est notamment le cas lorsque les changements de format du produit (par exemple, boîte en carton contre sac) entraînent des modifications progressives des coûts associés, tels que le processus d'emballage, l'entreposage, la livraison, la freinte ou les opérations en magasin. Voir la section 4.4.4.
| Prix initial ($/lb) – Emballage en plastique | Nouveau prix ($/lb) – Autre type d'emballage | % de variation du prix | |
|---|---|---|---|
| Pommes (sac) | 2,11 | 3,00 | 42 |
| Tomates (barquette) | 6,39 | 7,07 | 11 |
Les résultats montrent que les écarts de prix sont nettement plus marqués lorsque le produit et l'emballage ont une faible valeur monétaire. Les sacs en plastique dans lesquels les pommes sont actuellement emballées sont beaucoup moins chers que les autres emballages en papier et en fibres, qui sont des boîtes en carton dans ce cas. Si la même augmentation du coût de l'emballage est appliquée à un produit de plus grande valeur, dont l'emballage est déjà plus cher que les sacs en plastique (par exemple, des tomates en barquette), l'écart de coût est beaucoup moins important (11 % contre 42 %).
Les 2 scénarios entraîneraient des augmentations de prix supérieures au seuil à partir duquel les détaillants interrogés ont déclaré qu'ils commençaient généralement à observer une réduction des volumes d'achat – soit environ 6 %, comme mentionné précédemment.
Ce simple exemple montre pourquoi la plupart des changements intervenus à ce jour dans les matériaux d'emballage concernent des produits de valeur supérieure.
Coûts actuels des matériaux d'emballage
L'étude a montré que les matériaux d'emballage représentent généralement 5 à 7 % du prix de vente au détail des produits frais (voir tableau 4-6). Sur la base du prix moyen des 6 produits examinés, le prix maximal de l'emballage des articles de valeur supérieurenote 50 (en proportion des prix payés par les consommateurs) serait donc d'environ 0,45 $ la livre. Si le coût des autres types d'emballage ne correspond pas aux paramètres de coût actuels, il en résultera probablement une augmentation des prix à la consommation, car les faibles marges qui caractérisent le secteur des fruits et légumes ne peuvent absorber des coûts supplémentaires.
| Produit | Prix de détail ($/lb)note 51 | Matériaux d'emballage actuels ($) (coût par livre en % du prix de détail) | Emballages en plastique actuels dans lesquels les produits sont généralement emballés | |
|---|---|---|---|---|
| 5 % | 7 % | |||
| Carottes | 1,32 | 0,07 | 0,09 | Sac |
| Oignons | 1,38 | 0,07 | 0,10 | Sac |
| Pommes | 2,11 | 0,11 | 0,15 | Sac |
| Raisins | 4,14 | 0,21 | 0,29 | Sachet |
| Citrons | 5,33 | 0,27 | 0,37 | Filet |
| Tomates | 6,39 | 0,32 | 0,45 | Barquette |
La proportion des coûts d'emballage par rapport au prix de vente au détail par livre indiquée ci-dessus n'est présentée qu'à titre indicatif. Les coûts sont basés sur le coût médian établi à partir de l'analyse des données des répondants. Le coût réel de l'emballage par rapport au prix de détail dépend de nombreux facteurs, notamment la qualité, la résistance à la traction et le format. Par exemple, le coût ci-dessus pour les tomates est basé sur une barquette en plastique. Pour les tomates en sac, l'écart de coût serait plus près de celui constaté pour les carottes, les oignons ou les pommes. Par conséquent, les différences dans les répercussions financières comparatives sur le prix final de l'emballage des produits de valeur supérieure par rapport aux produits de base dans d'autres emballages varient considérablement.
Répercussions financières au-delà des matériaux
Le changement de matériaux d'emballage n'est qu'un aspect des répercussions financières liées à la transition vers d'autres emballages. L'impact des changements d'emballage s'étend à l'ensemble de la chaîne de valeur. C'est pourquoi les répondants ont été invités à commenter les répercussions financières sur l'ensemble de la chaîne.
Vous trouverez ci-dessous un résumé des répercussions financières liées à la longueur de la chaîne pour la transition vers d'autres emballages et l'emballage de produits en vrac dans des CPR, séparées selon les coûts récurrents (variables) et non récurrents (fixes).
Coûts récurrents (coûts variables)
Le tableau 4-7 résume les répercussions attendues sur les coûts (pourcentage d'augmentation ou de diminution) en fonction des opérations effectuées tout au long de la chaîne de valeur pour chacun des 6 produits qui ont constitué l'objet principal de l'étude.note 52 En raison de la nature confidentielle des données fournies par les répondants et de la variation des coûts associés aux différents produits, catégories, matériaux d'emballage et formats, ainsi que des facteurs saisonniers liés à l'offre et à la demande, les données pour les 6 produits ont été combinées pour fournir une estimation défendable des répercussions potentielles de 2 scénarios. Ces scénarios évaluent les coûts variables récurrents à différents stades de la chaîne de valeur et les résultats doivent être considérés comme indicatifs et non définitifs.
Les scénarios sont intitulés « Autres emballages » et « En vrac dans les CPR ». Le premier scénario concerne l'impact estimé sur les coûts variables associés au remplacement des emballages primaires fabriqués à partir de plastique par des emballages primaires fabriqués à partir de papier ou de fibres. Le second scénario concerne l'estimation des répercussions sur les coûts variables liés à l'abandon de tout emballage primaire, au lieu d'un emballage en vrac, ainsi qu'au passage des boîtes en carton aux CPR.
Les données fournies ont varié, car la plupart des répondants ont parlé en termes quelque peu hypothétiques parce qu'ils ne possédaient pas, pour la plupart, de mesures de rendement ou d'estimations de coûts fermes. Par exemple, dans un cas, le coût total de la transition vers un emballage à forte intensité de main d'œuvre avec d'autres matériaux d'emballage (tels que des boîtes en carton) pour un petit programme saisonnier a été estimé 24 fois plus élevé que le coût de l'emballage du même poids de ce produit frais dans des sacs en plastique à l'aide d'un équipement automatisé.
Afin de s'assurer que les résultats présentés dans le tableau 4-6 sont prudents et défendables, et donc extrapolables à l'ensemble du secteur par rapport au rendement et aux coûts actuels, les données aberrantes (telles que celles décrites dans l'exemple ci-dessus) ont été exclues de l'analyse.
Il convient de noter que les répondants ont souligné que les frais de responsabilité élargie des producteurs (REP) généralement associés aux emballages en papier et en carton sont moins élevés que ceux associés aux emballages en plastique, et que le papier/carton recyclé est une source de revenus potentielle. Ces facteurs peuvent compenser une partie de l'augmentation des coûts liée à la transition vers d'autres matériaux d'emballage. Ces considérations ne sont toutefois pas prises en compte dans les scénarios présentés. Cette exclusion est due au fait que les frais de REP et les revenus provenant des matériaux recyclés varient en fonction du type de matériau et de la région, et qu'ils ne sont pas significatifs d'un point de vue unitaire.
| Aspect opérationnel | Autres emballages | En vrac dans les CPR |
|---|---|---|
| Coût des matériaux d'emballage | 300 | -20 |
| Rythme de production de l'emballage | -20 | 0 |
| Main-d'œuvre ETP (emballage) | +20 | -5 |
| Main-d'œuvre ETP (distribution) | 0 | -20 |
| Main-d'œuvre ETP (commerce de détail) | 0 | -40 |
| Freinte | +5 | -5 |
| Transport | 0 | +3 |
Les résultats montrent les matériaux d'emballage en papier ou en fibres coûtent généralement quatre fois plus cher (300 %) que les emballages en plastique actuels. En moyenne, le passage à l'emballage en papier ou en fibres entraîne une réduction d'environ 20 % du rendement opérationnel (rythme de production) par rapport aux systèmes existants, tout en nécessitant 20 % de main d'œuvre supplémentaire (ETP) pour emballer le même volume de produits. Il convient de noter que des écarts de prix et d'efficacité similaires ont été couramment constatés en ce qui concerne la transition des sacs et matériaux d'emballage en plastique vers des sacs et matériaux d'emballage en plastique certifiés compostables.
L'impact le plus faible sur le rythme de production des lignes d'emballage s'est produit lorsque les caractéristiques de conception et de manipulation des autres matériaux d'emballage étaient presque identiques à celles du plastique qu'ils remplaçaient. Il peut s'agir, par exemple, d'une base en papier ou en fibres remplie mécaniquement et munie d'un scellage supérieur, remplaçant une base en plastique remplie mécaniquement et munie d'un scellage supérieur, ou d'un sac à raisins en papier emballé à la main remplaçant un sac à raisins en plastique emballé à la main. Dans de tels cas, les emballages en plastique et les autres emballages peuvent être échangés avec un ralentissement négligeable et seulement des changements mineurs en ce qui concerne le rythme de production.
On a estimé que l'emballage en vrac dans des CPR représentait une réduction de 20 % des coûts des matériaux d'emballage. Comme mentionné, le principal défi de la transition vers les produits en vrac est l'absence de demande de la part des consommateurs comparativement aux produits préemballés, ainsi que les coûts de marchandisage, de transaction et de freinte associés au format en vrac. Les différences en matière de rythme de production de l'emballage entre les CPR et les boîtes en carton sont généralement négligeables. Outre une diminution modérée de la capacité de transport, l'adoption des CPR a permis d'améliorer sensiblement l'efficacité en aval, en particulier à partir du moment où les cargaisons atteignent le centre de distribution d'un détaillant (ou d'un tiers).
Comme indiqué précédemment, l'étude a montré que les économies réalisées grâce aux transitions en matière d'emballage sont susceptibles d'être absorbées sous forme de bénéfices et ne seront pas transmises aux consommateurs. Les prix à la consommation sont plus susceptibles d'être affectés par des hausses de coûts que par des baisses de coûts. Ainsi, toute augmentation des coûts survenant tout au long de la chaîne de valeur en raison de l'inefficacité de la machinerie et de la main d'œuvre, du transport et de la freinte se traduira par des augmentations de prix considérablement plus importantes que celles uniquement associées au coût des autres matériaux d'emballage.
Les répondants ont également souligné que les différences en matière de freinte, de rythme des ventes et de tactiques de marchandisage en magasin contribuent aux écarts de coûts observés entre les produits en vrac et les produits préemballés. Par exemple, la freinte augmente lorsque des produits de moindre qualité ou de taille irrégulière sont vendus en vrac, alors que les formats préemballés permettent une rotation des stocks plus rapide et des coûts de transaction moins élevés. La nécessité de gérer activement l'interaction dynamique qui existe entre ces facteurs liés à la qualité et à l'uniformité des produits risque d'influencer davantage les stratégies de prix de détail que les différences de coûts d'emballage.
Coûts non récurrents (coûts fixes)
Les emballeurs consultés ont investi beaucoup de temps et de ressources dans l'étude d'autres matériaux d'emballage, y compris des options à base de papier et de fibres. Comme d'autres emballeurs, ils ont également fait des investissements importants pour acquérir de la machinerie automatisée au fil des ans. Selon ce qu'on nous a rapporté, les investissements en capital de ce type sont généralement amortis sur une période de 10 ans ou plus; la décision d'acheter du matériel d'emballage automatisé n'est donc pas prise à la légère ou sans que les emballeurs soient assurés de la faisabilité à long terme de leur investissement. Les investissements dans leur équipement actuel leur ont permis de devenir très efficaces pour ce qui est d'emballer les fruits et légumes dans des sacs en plastique et des barquettes. Dans une industrie caractérisée par des marges minces, tous les répondants ont indiqué que peu d'emballeurs investiraient volontairement dans de l'équipement qui permet d'emballer des fruits et légumes frais dans des matériaux de remplacement et offre un niveau équivalent d'efficacité, et qu'ils adopteraient ce qu'ils appellent une approche « attendons de voir ce qui va se produire ». C'est particulièrement le cas pour les petits et moyens emballeurs, qui représentent ensemble la majorité du volume de l'industrie des fruits et légumes frais à l'échelle mondiale.
Selon les répondants, les dépenses en capital nécessaires pour l'utilisation efficace du matériel d'emballage de remplacement varieront considérablement, selon que l'équipement existant peut être converti ou qu'il doit être complètement remplacé. Le coût de remplacement de chacune des ensacheuses automatisées, comme celles utilisées pour remplir les sacs de 3 livres de pommes au moyen de plastique en rouleau, pourrait s'élever à 500 000 $ ou plus. Il est probable que des investissements importants devraient être réalisés dans la chaîne d'emballage et l'équipement auxiliaire. Pour demeurer concurrentielle sur le marché international, une entreprise qui exporte une partie de sa production devrait probablement conserver son équipement actuel et en acheter de nouveau. Le coût en capital augmenterait de façon exponentielle, étant donné la nécessité d'investir dans des propriétés, des installations et des infrastructures supplémentaires.
Selon les répondants, les entreprises qui emballent des fruits ou des légumes pour l'exportation vers le Canada sont encore moins susceptibles d'investir dans le capital requis pour emballer efficacement leurs produits dans des matériaux de remplacement. Ils doutent que celles-ci risqueraient de réduire leur compétitivité et leur stabilité financière pour continuer à servir un marché qui, pour beaucoup d'entre elles, ne représente qu'un faible pourcentage de la production totale.
Les répondants des entreprises qui emballent actuellement des fruits et légumes frais dans des emballages double coque en plastique (comme des pêches, des raisins ou des tomates) ont indiqué qu'ils possèdent habituellement une certaine capacité de convertir l'équipement existant pour l'utilisation d'autres matériaux. Une telle conversion peut être réalisée sans qu'il soit nécessaire d'engager le même niveau de dépenses en capital que pour la transition vers d'autres types d'emballages. Un certain nombre de répondants prévoient que, même après la conversion de l'équipement, ils subiront une réduction mesurable de leur capacité de production et de leur rendement. Dans le scénario ci-dessus, une réduction de 20 % du rythme de production a été utilisée pour refléter ce point. Parmi les facteurs qui ont contribué au ralentissement, mentionnons le temps plus long requis pour appliquer un couvercle au papier et à la fibre comparativement au plastique.
Pour ces raisons, un certain nombre de répondants (y compris des détaillants) a déclaré qu'il faudra probablement que le gouvernement adopte une combinaison adaptée de mesures réglementaires et de mesures de soutien financier pour que les emballeurs et autres intervenants participent au changement généralisé et investisse dans l'équipement et les capacités nécessaires pour automatiser l'emballage au moyen de matériaux de remplacement.
Pour les entreprises qui emballent actuellement des produits dans des caisses en carton à usage unique, le passage aux CPR aurait généralement moins d'incidence sur le rendement opérationnel et nécessiterait un investissement en capital plus faible. On s'attend toutefois que plus d'espace de stockage soit requis pour les CPR et que des changements doivent être apportés aux procédures transactionnelles pour le suivi et la réutilisation des CPR. Ces 2 facteurs ont des répercussions sur les coûts.
La figure 4-2 utilise des symboles en dollars pour illustrer l'échelle des coûts associés à la conversion à d'autres matériaux d'emballage. La figure montre les secteurs où cette conversion devrait nécessiter des investissements de capitaux et avoir une incidence sur le rendement de la chaîne d'approvisionnement/de valeur, y compris des besoins supplémentaires en main-d'œuvre.
Description de l'image ci-dessus
| Étape du processus | Coûts | Mesures de rendement | |
|---|---|---|---|
| 1 | Emballage n°1 |
| Rythme de production |
| 2 | Emballage n°2 |
| Rythme de production |
| 3 | Chargement |
| Capacité temps |
| 4 | Réception/ stockage at CD |
| Capacité temps freinte |
| 5 | Chargement au CD |
| Capacité temps |
| 6 | Expédition au magasin |
| Roulements des camions |
| 7 | Réception par le magasin |
| Temps |
| 8 | Placement dans l'inventaire |
| Capacité temps |
| 9 | Marchandisage |
| Temps espace freinte |
| 10 | Sélection du produit par le consommateur |
| Temps prix unitaire freinte |
| 11 | Paiement en magasin |
| Temps |
| 12 | Élimination des invendus |
| Entreposage élimination |
Remarques : Le symbole « $ » est utilisé pour représenter l'ampleur des implications financières ($) Les parenthèses sont utilisées pour indiquer les domaines dans lesquels une réduction des coûts d'exploitation, de transaction et de main-d'œuvre a été obtenue grâce à une efficacité accrue résultant de l'utilisation des RPC. | |||
Les données fournies par les répondants et l'analyse documentaire montrent qu'il est possible de tirer des avantages de la transition vers les CPR pour le transport et la distribution de fruits et légumes emballés dans des matériaux de remplacement et en vrac (voir les figures 4-3 et 4-4). Dans ces figures, les symboles de dollar sont utilisés pour représenter l'échelle des répercussions sur les coûts, c'est-à-dire que l'utilisation des CPR pourrait nécessiter un investissement en capital et avoir une incidence sur le rendement de la chaîne de valeur, y compris des changements dans les besoins en main-d'œuvre. Les symboles de dollar entre parenthèses ($) sont utilisés pour indiquer qu'une réduction des coûts d'exploitation, de transaction et de main-d'œuvre a été réalisée en raison de gains d'efficacité accrus grâce à l'utilisation des CPR.
Description de l'image ci-dessus
| Étape du processus | Coûts | Mesures de rendement | |
|---|---|---|---|
| 1 | Emballage n°1 |
| Rythme de production |
| 2 | Emballage n°2 |
| Rythme de production |
| 3 | Chargement |
| Capacité temps |
| 4 | Réception/ stockage at CD |
| Capacité temps freinte |
| 5 | Chargement au CD |
| Capacité temps |
| 6 | Expédition au magasin |
| Roulements des camions |
| 7 | Réception par le magasin |
| Temps |
| 8 | Placement dans l'inventaire |
| Capacité temps |
| 9 | Marchandisage |
| Temps espace freinte |
| 10 | Sélection du produit par le consommateur |
| Temps prix unitaire freinte |
| 11 | Paiement en magasin |
| Temps |
| 12 | Élimination des invendus |
| Entreposage élimination |
Remarques : Le symbole « $ » est utilisé pour représenter l'ampleur des implications financières ($) Les parenthèses sont utilisées pour indiquer les domaines dans lesquels une réduction des coûts d'exploitation, de transaction et de main-d'œuvre a été obtenue grâce à une efficacité accrue résultant de l'utilisation des RPC. | |||
Comme en témoigne le cas du Royaume-Uni et de l'Europe, où une vaste gamme de produits emballés et en vrac (outre les fruits et légumes) sont transportés et distribués dans les CPR, la transition vers les CPR pourrait aider à compenser les problèmes liés à la faible résistance à la rupture et les préoccupations liées à la main-d'œuvre en magasin associés à certains matériaux d'emballage de remplacement. L'augmentation de la ventilation offerte par les CPR par rapport aux boîtes de carton classiques pourrait également améliorer l'efficacité de la chaîne du froid, ce qui, selon un certain nombre de répondants, sera essentiel pour réussir la transition vers d'autres emballages en raison de la vulnérabilité à l'accumulation d'humidité.
L'amélioration de l'efficacité en aval, particulièrement dans les CD et les magasins de détail, ainsi que la réduction de la freinte qui pourraient découler de la robustesse et de la stabilité des CPR sur la palette pourraient compenser une partie de l'augmentation des coûts associés à la transition vers des emballages de remplacement. Le montant réel auquel cela équivaudrait par rapport aux prix payés par le consommateur varierait selon l'article et la chaîne de valeur. On ne sait pas si l'utilisation des CPR pourrait encourager les consommateurs canadiens à voir les emballages de remplacement sous un jour plus favorable.
Description de l'image ci-dessus
| Étape du processus | Coûts | Mesures de rendement | |
|---|---|---|---|
| 1 | Emballage n°1 |
| Rythme de production |
| 2 | Emballage n°2 |
| Rythme de production |
| 3 | Chargement |
| Capacité temps |
| 4 | Réception/ stockage at CD |
| Capacité temps freinte |
| 5 | Chargement au CD |
| Capacité temps |
| 6 | Expédition au magasin |
| Roulements des camions |
| 7 | Réception par le magasin |
| Temps |
| 8 | Placement dans l'inventaire |
| Capacité temps |
| 9 | Marchandisage |
| Temps espace freinte |
| 10 | Sélection du produit par le consommateur |
| Temps prix unitaire freinte |
| 11 | Paiement en magasin |
| Temps |
| 12 | Élimination des invendus |
| Entreposage élimination |
Remarques : Le symbole « $ » est utilisé pour représenter l'ampleur des implications financières ($) Les parenthèses sont utilisées pour indiquer les domaines dans lesquels une réduction des coûts d'exploitation, de transaction et de main-d'œuvre a été obtenue grâce à une efficacité accrue résultant de l'utilisation des RPC. | |||
Comme le montre la figure ci-dessus, l'emballage des produits en vrac dans des boîtes de carton ou des CPR élimine les coûts d'emballage primaire associés au produit. En plus des gains d'efficacité et de la diminution de la freinte en aval attribuables à une diminution des dommages et de la manutention pendant la distribution et le marchandisage, cette méthode pourrait faire en sorte que les produits en vrac soient vendus à des prix équivalents ou légèrement inférieurs à ceux des produits préemballés dans du plastique. Étant donné que les économies nettes découlant de la transition d'un emballage à usage unique à un emballage en vrac sont minimes, que le coût total de l'emballage correspond habituellement à environ 5 à 7 % du prix payé par les consommateurs et que ces coûts ne sont qu'en partie éliminés par le passage d'un produit emballé à un produit en vrac, ce sont les gains d'efficacité sur le plan opérationnel associés aux CPR qui constituent le principal avantage potentiel au niveau des coûts/prix. Les effets potentiels de l'amélioration de l'efficacité opérationnelle sur les prix payés par les consommateurs pourraient donc être supérieures aux avantages potentiels associés à la réduction des emballages à usage unique.
La différence exacte au niveau des coûts et des prix varierait donc selon l'article et la chaîne de valeur. On ignore si cette baisse potentielle des coûts et les réductions subséquentes du prix des produits par rapport à ceux que paient actuellement les consommateurs, grâce à l'utilisation de CPR, sont suffisantes pour encourager une plus forte proportion de consommateurs canadiens à acheter des produits en vrac plutôt que des produits préemballés. Comme l'indiquent l'analyse documentaire et les renseignements fournis par les répondants de l'industrie, les consommateurs fondent leurs décisions d'achat sur des facteurs autres que le prix.
Recommandations et recherches futures
Caisses en plastique réutilisables
Selon les résultats de la recherche, la meilleure solution immédiate pour obtenir une réduction mesurable de l'ensemble des emballages, et pas seulement des emballages en plastique, est d'encourager l'industrie à passer aux CPR. Pour les raisons susmentionnées, cette transition pourrait faciliter un passage ultérieur ou simultané vers d'autres emballages. Selon un répondant de l'Australie, où les CPR pour les fruits et légumes frais en vrac et emballés ont été plus largement adoptées qu'au Canada jusqu'à maintenant et plus récemment qu'au Royaume-Uni, les membres de l'industrie ont adopté les CPR car elles constituent une façon pratique de démontrer leur sérieux pour réduire les emballages à usage unique et accroître l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement; le fait que le changement ne soit pas fondé sur l'idéologie le rendait moins sujet aux litiges.
Les raisons pour lesquelles une transition vers les CPR pourrait offrir ou non des possibilités semblables à celles qu'elles offrent au Royaume-Uni et en Europe pour l'industrie canadienne des fruits et légumes frais (et peut-être aussi pour l'ensemble de l'industrie alimentaire) étaient multiples, et les opinions des personnes varient grandement à ce sujet. Le tableau 5-1 décrit les obstacles perçus et les occasions potentielles dans l'ensemble de la chaîne de valeur en ce qui concerne l'adoption des CPR. Chacun de ces facteurs doit être examiné en détail avant que l'industrie dans son ensemble adopte les CPR.
| Élément de chaîne | Obstacles perçus | Occasions potentielles |
|---|---|---|
| Producteur/producteur-emballeur |
|
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| Entreprises de camionnage |
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| Distributeur |
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| Détaillant |
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| Consommateur |
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Pour que la mise en place des CPR soit couronnée de succès, elle doit être menée par les détaillants plutôt que par les producteurs et les emballeurs. L'utilisation des CPR peut réduire le besoin d'emballages primaires et secondaires à usage unique, tout en diminuant les tâches associées à l'achat, au stockage et à l'élimination du matériel d'emballage existant.
Autres recherches
Pour aller au-delà des opinions et des évaluations qualitatives, il faudrait réaliser des recherches appliquéesnote 53 sous forme de projet pilote financé pour obtenir des données sur la mise en œuvre et une analyse coûts-avantages afin d'appuyer et d'orienter l'adoption des CPR.
Une approche structurée et collaborative comme la suivante pourrait être adoptée :
- Effectuer une visite d'étude au Royaume-Uni ou dans l'UE avec un groupe d'intervenants intéressés, y compris des détaillants clés, afin de déterminer comment les CPR seraient utilisées au Canada.
- Établir une coalition d'intervenants intéressés représentant l'ensemble de la chaîne de valeur, avec un groupe de surveillance indépendant pour évaluer en profondeur les possibilités et les défis associés à une transition vers les CPR dans divers contextes. Ces contextes devraient englober le commerce intérieur et international, les diverses structures de la chaîne de valeur et divers types de fruits et légumes frais.
- Obtenir un financement gouvernemental de 18 à 24 mois pour couvrir une partie des coûts de mise en œuvre (sauf les dépenses en capital) de la transition vers les CPR. Tout équipement supplémentaire serait loué à l'intervenant grâce au financement du projet.
- Établir un plan de projet comprenant les rôles et responsabilités convenus, des jalons importants et des mesures de rendement claires.
- Établir un processus pour les CPR à l'échelle de la chaîne entière incluant une analyse des modes de défaillance et de leurs effets (AMDE) afin que les risques potentiels soient repérés et suivis tout au long du projet.
- Exécuter le plan de projet établi tel qu'il est décrit au point 4.
- Demander au groupe de surveillance d'effectuer des examens mensuels pour faire le suivi des progrès, régler les problèmes et assurer l'harmonisation avec les objectifs du projet.
- Fournir un rapport de fin de projet pilote (chaque intervenant) au groupe de surveillance.
- Demander au groupe de surveillance de préparer le rapport final à l'intention des bailleurs de fonds du projet.
- En fonction du rapport final, les prochaines étapes et les plans d'action seraient établis pour une plus grande adoption et adaptabilité des CPR.
Autres emballages
Selon un répondant qui a travaillé avec de nombreux fournisseurs et clients du secteur des fruits et légumes frais en vue d'introduire dans ce secteur des emballages en papier et en fibres, un trop grand nombre de fournisseurs de matériaux d'emballage s'attendent à ce que l'industrie modifie ses systèmes d'emballage des produits pour qu'ils conviennent aux matériaux qu'ils proposent; cela fait augmenter les coûts et rend irréalisable sur le plan financier l'adoption d'emballages de remplacement. Il faut évaluer l'ensemble du système, pas seulement un élément isolé. Un autre répondant, directeur très expérimenté de l'approvisionnement et de l'évaluation des emballages, a déclaré que les facteurs susmentionnés, en plus du fait que les matériaux d'emballage de remplacement ne sont pas actuellement disponibles aux volumes requis pour la mise sur pied d'un programme de vente au détail grand public, rendent l'estimation de l'incidence sur le coût par unité « incalculable ».
Près de 80 % des répondants de l'industrie ont déclaré qu'ils n'avaient pas suffisamment d'information pour prendre des décisions éclairées en matière d'emballage, de capital, de processus et de positionnement sur le marché en ce qui concerne l'utilisation des matériaux de remplacement. De plus, selon eux, une grande partie de l'information qui existe a été produite par quelqu'un qui avait un programme biaisé et ne peut pas être utilisée de bonne foi. Les vétérans de l'industrie des fruits et légumes possédant des décennies d'expérience qui veulent faire ce qu'ils ont décrit comme étant la chose « vertueuse » et réduire l'emballage plastique dans leur industrie, étaient parmi ceux qui étaient d'avis que l'industrie ne dispose pas actuellement de renseignements exploitables. Pour reprendre les mots d'un représentant des producteurs : Le coût et les risques de la transition sont actuellement trop élevés. Ce n'est pas que les producteurs résistent au changement, c'est qu'il ne faut pas considérer les choses isolément. Il est impératif d'adopter une approche holistique objective des systèmes. Des sentiments semblables ont été exprimés par les répondants du secteur de la vente au détail, y compris ceux qui travaillent avec les fournisseurs pour mettre à l'essai des matériaux d'emballage de remplacement.
Il est effectivement complexe d'établir le coût comparatif des emballages de remplacement par rapport au plastique. Le plus grand défi, cependant, est de déterminer les différences entre les emballages de remplacement et les emballages en plastique au niveau de l'efficacité de la chaîne de valeur ainsi que les investissements nécessaires pour combler cet écart. Pour les raisons mentionnées ci-dessus et dans les sections précédentes, ni les fabricants de matériaux d'emballage ni l'industrie des fruits et légumes n'investissent dans la capacité physique requise pour permettre et favoriser un changement à grande échelle. De plus, la réaction négative des consommateurs à l'égard des matériaux d'emballage non transparents constitue un énorme défi qu'il faut surmonter pour que les emballages de remplacement deviennent courants. Les résultats de la recherche montrent le mécontentement des consommateurs face aux matériaux non transparents, sans égard aux répercussions sur les prix. Tout n'est pas seulement question de l'incidence sur les coûts et les prix.
La situation actuelle en ce qui concerne l'utilisation accrue d'emballages de remplacement est très différente de celle des CPR, qui constituent une technologie éprouvée; le Canada peut tirer des leçons des systèmes et processus qui ont été établis avec succès au pays et dans d'autres administrations. Le processus visant à faire participer l'industrie (et les consommateurs) au développement et à l'adoption des emballages de remplacement, qui sont une nouvelle technologie, doit suivre un processus systémique de conception/mise à l'essai/commercialisation qui englobe les parties tout au long de la chaîne de valeur.
Le tableau 5-2 décrit les défis et les risques perçus qui doivent être pris en compte et abordés au moyen d'un processus de recherche-action répétitif qui englobe l'ensemble de la chaîne de valeur. Chacun de ces facteurs doit être examiné minutieusement avant que l'industrie dans son ensemble adopte des emballages de remplacement à grande échelle.
| Élément de la chaîne | Difficultés | Risques |
|---|---|---|
| Concepteurs |
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|
| Fabricants d'emballages |
|
|
| Producteurs/emballeurs |
|
|
| Entreprises de camionnage |
|
|
| Distributeur |
|
|
| Détaillant |
|
|
| Consommateur | Résistance
|
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En résumé, les principaux risques qui doivent être examinés et traités au cours du processus décrit ci-dessus sont les suivants :
- Pourrait fonctionner dans une chaîne nationale courte, mais pas dans les chaînes nationales et internationales qui sont plus complexes et plus longues.
- Les emballeurs qui approvisionnent différents marchés pourraient avoir besoin d'une chaîne d'emballage supplémentaire, ce qui entraînerait une hausse des coûts en raison de la nécessité d'augmenter :
- L'espace/les installations
- L'équipement de la chaîne
- Les outils
- La formation et la supervision du personnel
- Baisse des revenus de ventes et/ou de la marge
- Augmentation de la freinte le long de la chaîne, entraînant une hausse des émissions totales de GES et entraînant des coûts supplémentaires
- La solution globale fait en sorte que les entreprises concernées sont soumises à des redevances de REP plus élevées.
Le processus décrit ci-dessus aiderait également à la conception et à l'introduction de politiques, de lois et de règlements soigneusement conçus et exécutés ce qui, selon de nombreux répondants, est important pour créer un environnement habilitant permettant aux entreprises d'envisager les emballages de remplacement dans une perspective à long terme. La plupart des répondants ont déclaré qu'il fallait des politiques, des lois et des règlements qui appuient l'établissement d'économies circulaires pour tous les types d'emballage.
L'existence d'un tel environnement habilitant est essentielle pour donner aux entreprises la confiance nécessaire pour investir des capitaux et faire des dépenses de fonctionnement dans la mise en place de systèmes d'emballage de remplacement dont les efficiences correspondent étroitement à celles associées aux emballages plastiques. Des politiques, lois et règlements soigneusement planifiés sont importants puisqu'ils peuvent faire grimper de façon mesurable les prix des aliments et à nuire à la disponibilité des produits frais importés.
Les commentaires des personnes interrogées au sujet du rôle de la réglementation pour appuyer la transition des emballages se divisaient généralement en 2 catégories. Premièrement, les règlements devraient exiger que tous les fournisseurs passent à un emballage de remplacement ou vendent des produits en vrac, pourvu qu'une telle transition soit économiquement viable pour l'industrie et les consommateurs. Deuxièmement, la réglementation devrait être conçue pour motiver et permettre la création d'économies circulaires écoresponsables pour les emballages.
Conclusions
La présente recherche visait à mieux comprendre les répercussions financières (positives ou négatives nettes) et les avantages potentiels associés à une réduction des emballages primaires en plastique des fruits et légumes frais vendus au Canada. Elle a également évalué les avantages et les défis potentiels associés à la transition vers les CPR, pour les fruits et légumes frais vendus en vrac ou préalablement placés. Pour ce faire, nous avons étudié la faisabilité et les répercussions coûts-avantages nets de la réduction des emballages en plastique non essentiels pour 6 fruits et légumes sélectionnés, soit un fruit ou légume provenant de chacune des 3 premières catégories de fruits et légumes frais établies au cours de l'étude précédente. L'étude a examiné les répercussions sur les coûts (augmentations nettes ou économies nettes, en tenant compte des coûts évités, s'il y a lieu) des solutions que l'industrie pourrait mettre en place pour réduire l'utilisation d'emballages plastiques pour les fruits et légumes frais.
Les résultats de la recherche montrent qu'il existe des possibilités de réduire la proportion de fruits et légumes frais vendus préemballés dans du plastique. Bon nombre des producteurs, des emballeurs et des distributeurs qui ont répondu au sondage sont passés aux emballages de remplacement pour une petite partie de leur production. Les répondants qui avaient mis en place des chaînes dédiées aux emballages en carton ou en fibres, généralement munis d'un couvercle en plastique, visaient ainsi un segment distinct du marché, écoresponsable; leur transition reflétait une perspective à long terme sans l'absorption de coûts d'investissement élevés.
L'analyse de la documentation et des données des répondants ont révélé que les principaux défis associés à une transition vers des matériaux de remplacement pour les produits frais étudiés sont davantage d'ordre économique que fonctionnel. Par conséquent, la majorité de l'industrie canadienne des fruits et légumes frais n'a pas fait la transition vers les emballages de remplacement et n'a pas la motivation et les capacités commerciales nécessaires pour le faire à grande échelle. Ainsi, bien que presque tous les répondants de l'industrie consultés pendant l'étude appuient en principe une telle transition, sa mise en œuvre se fait lentement dans l'ensemble de l'industrie.
Le plus grand défi associé à l'abandon progressif des emballages primaires en plastique, que ce soit en augmentant la proportion d'articles vendus en vrac ou emballés dans d'autres matériaux, est de gagner l'acceptation du consommateur. Comme l'ont fait remarquer un certain nombre de répondants au cours de cette étude et de l'étude précédente terminée en avril 2024, et comme l'indique l'analyse documentaire, les consommateurs tiennent absolument à voir le produit avant de décider d'en faire l'achat. Pour des raisons de valeur, de commodité et de santé, même les consommateurs qui se disent intéressés à acheter en vrac ont souvent tendance à acheter des produits préemballés. Ces consommateurs sont les acheteurs majoritaires des fruits et légumes frais au Canada. L'importance que les consommateurs accordent à l'inspection des fruits et légumes avant leur achat a été démontrée par l'expérience directe des répondants qui ont constaté une baisse importante de leurs ventes après être passés à d'autres matériaux d'emballage (non transparents). Les ventes sont revenues à leurs niveaux antérieurs lorsque le fournisseur est retourné aux emballages plastiques à usage unique. Ce phénomène a été constaté peu importe si le changement de matériaux d'emballage était accompagné ou non d'une augmentation des prix.
Trois facteurs clés ont été couramment observés dans les cas où le passage à d'autres matériaux d'emballage a entraîné une augmentation mesurable des ventes : 1) l'apparence générale de l'emballage est demeurée semblable à la version précédente, 2) l'emballage a amélioré la proposition de valeur globale du produit et 3) les consommateurs pouvaient inspecter un échantillon représentatif du produit avant l'achat.
La recherche a également permis de déterminer que, bien qu'il existe des solutions pour surmonter les réticences des consommateurs à acheter des fruits et légumes frais emballés dans des matériaux non transparents, il faut être patient et investir dans le marketing et le positionnement des produits. Les difficultés sont particulièrement élevées dans le cas des produits de faible valeur comparativement aux produits hauts de gamme de plus grande valeur. Il faut manifestement trouver des moyens d'encourager les consommateurs à accepter davantage les matériaux d'emballage de remplacement, quelles que soient les répercussions sur les prix. Comme il est suggéré à la section 5.2, ce processus pourrait être entrepris de façon plus efficace en englobant l'ensemble de la chaîne de valeur dans la conception, le développement et la commercialisation des emballages en carton et en fibres.
L'analyse des scénarios a révélé que la transition vers la vente de fruits et légumes frais en vrac ou emballés dans un emballage de remplacement pourrait entraîner une variation d'environ 11 à 42 % des prix de détail payés par les consommateurs. L'analyse a également montré que les répercussions sur les coûts de la transition vers d'autres matériaux d'emballage vont au-delà des différences dans les coûts des matériaux d'emballage. Les répercussions les plus faibles sur les coûts s'observent lorsque la transition vers un emballage de remplacement n'exige pas une restructuration de la ligne d'emballage et que le nouvel emballage est de taille et de forme similaires à l'emballage existant. Un exemple est l'emballage des tomates à l'aide d'une base en papier ou en fibre et d'un couvercle en plastique, par rapport à la base en plastique actuelle avec un couvercle en plastique. Un producteur/emballeur qui approvisionne un segment distinct du marché de consommation a mis en œuvre cette approche pour un article différent (autre que des tomates), et a consacré une chaîne de production à l'emballage dans une base de fibres avec un couvercle en plastique.
La plus importante répercussion sur les coûts de la transition vers des emballages de remplacement touche les produits de moindre valeur par poids (par exemple, les pommes), qui nécessitent l'adoption d'un emballage très différent de celui actuellement utilisé. Cette transition exigerait des investissements considérables dans l'équipement et les installations. Sans investissements dans les immobilisations, l'équipement et la capacité de traitement, il est impossible d'automatiser l'emballage à haute vitesse.
La vente de fruits et légumes en vrac réduirait les coûts d'emballage et le volume global des emballages en plastique. Cependant, les répondants croient que cette option offre des possibilités limitées en raison de la faible demande des consommateurs pour les produits en vrac par rapport aux produits préemballés, et de la faisabilité économique du vrac en lien avec la robustesse et la qualité des produits. L'adoption de CPR au lieu d'emballages à usage unique pourrait accroître l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement et permettre qu'une proportion modérément plus grande de la récolte totale soit mise en vente en vrac, lorsque les circonstances le permettent.
Étant donné que l'emballage en plastique correspond habituellement à 5 à 7 % du prix de détail d'un article, la transition vers le vrac ne se traduirait pas nécessairement par une baisse des prix. En utilisant les pommes comme exemple théorique, la recherche a révélé que les consommateurs qui souhaitent acheter 47 % moins de pommes (en poids) que s'ils achetaient un paquet complet bénéficieraient du plus grand avantage financier de l'option d'achat en vrac. Cette constatation est basée uniquement sur le poids et ne tient pas compte de la qualité, de la taille, de la source et des matériaux d'emballage. La quantification de l'effet des structures de coûts et des stratégies de commercialisation de chaque détaillant sur les différences entre les prix payés par les consommateurs pour les fruits et légumes frais en vrac et emballés dépassait la portée de cette étude. Il faut réaliser d'autres recherches plus précises pour déterminer l'ensemble des effets à l'échelle des entreprises.
Parmi les exemples mentionnés par un certain nombre de répondants et relevés lors des vérifications en magasin, il y a notamment la façon dont les détaillants britanniques ont réduit le volume d'emballages plastiques associés aux fruits et légumes frais en retirant les sacs en plastique à usage unique que l'on trouve habituellement dans les rayons de fruits et légumes de la plupart des magasins de détail canadiens. En l'absence de tels sacs, une grande proportion des consommateurs britanniques utilise des sacs en filet réutilisables. Les détaillants canadiens offrent cette option de sacs en filet réutilisables aux consommateurs, mais elle est peu adoptée jusqu'à maintenant. Un détaillant canadien pourrait être désavantagé par rapport à la concurrence s'il retirait unilatéralement les sacs à usage unique. Par conséquent, comme cela s'est produit au Royaume-Uni, il serait préférable que cette transition soit réalisée dans un contexte pré-concurrentiel, la majorité (ou l'ensemble) des détaillants effectuant simultanément une transition sur une période donnée.
Annexe A : Caisses en plastique réutilisables
L'Allemagne a fixé la barre pour le recyclage des emballages en 1991, lorsque le pays a créé une ordonnance exigeant que les entreprises séparent et recyclent de 80 à 90 % des matériaux d'emballage traditionnels afin qu'ils ne se retrouvent pas dans les sites d'enfouissement. Cela a entraîné une forte demande pour les caisses en plastique réutilisables (CPR). D'autres pays européens ont rapidement établi des normes semblables. Aujourd'hui, plus d'un milliard d'expéditions européennes de CPR passent des producteurs aux détaillants en alimentation chaque année, un nombre bien plus important qu'aux États-Unis.note 54
Dans une entrevue en 2001, Bruce Peterson, alors vice-président de Walmart, a souligné les gains d'efficacité réalisés après que le géant de la vente au détail eut converti 70 % de ses conteneurs de transport en CPR de taille standard. Il a mentionné divers avantages, comme les poignées ergonomiques, les mécanismes d'emboîtement anti-glissement, la capacité d'empilage et le fait qu'elles soient pliables et donc faciles à stocker. Il a également été impressionné par la façon dont les CPR ont empêché le personnel du magasin de trier et de compacter les boîtes en carton ondulé.
« [Les CPR] étaient très attirantes du point de vue des producteurs et des expéditeurs », selon M. Peterson. « Non seulement ces CPR étaient-elles normalisées, mais elles étaient prêtes à être placées dans les étalages. De plus, nous nous sommes rendu compte que la conception des caisses favorise la circulation d'air, et les opérations de pré-refroidissement visant à réduire la température d'articles entreposés dans un endroit chaud étaient très efficaces. »
Le site Web de Kroger indique que l'entreprise a expédié 106 millions de CPR de fruits et légumes frais dans ses magasins en 2015 seulement, éliminant ainsi l'utilisation de plus de 73 500 tonnes de boîtes cirées et ondulées.
Selon Tosca Ltd, un producteur de CPR, les CPR présentent les avantages suivants par rapport aux emballages en carton ondulé :
- Gains d'efficacité globaux : Les CPR permettent d'éliminer le gaspillage au sein de la chaîne de valeur, y compris les emballages, les pertes de produits et les coûts de main-d'œuvre et de transport.
- Amélioration de la salubrité : Contrairement au carton ondulé, les CPR ne se décomposent pas en poussière qui peut contaminer les produits ou créer des dégâts dans les installations. De plus, elles sont imperméables, empêchant les fuites susceptibles de contaminer d'autres boîtes de produits qui auraient autrement pu être vendus.
- Meilleure utilisation des mètres cubes : Les CPR ont une base qui s'emboîte sur le dessus des autres caisses pour les empêcher de glisser lorsqu'elles sont empilées. Les caisses sont bien plus solides que les cartons ondulés et sont capables de supporter un poids beaucoup plus lourd. Les CPR s'empilent également plus haut, ce qui permet d'utiliser plus efficacement les camions et les petits entrepôts en maximisant leur capacité de stockage. Les CPR permettent un transport plus efficace dans la chaîne de valeur.
- Protection accrue du contenu : Les parois robustes des CPR font plus que soutenir le poids de hautes piles, car elles permettent également de s'assurer que les produits qu'elles contiennent sont protégés contre tout écrasement pouvant survenir en raison du poids des caisses empilées par-dessus ou des coups et des accidents pouvant survenir pendant le transport entre la source et les étalages des magasins. Les CPR peuvent réduire les pertes de 50 % en préservant la qualité des produits.
- Plus durable : Seulement 68 % du carton et du papier envoyés aux États-Unis pour être recyclés le sont dans le cadre du processus de recyclage, ce qui fait que les 32 % restants se retrouvent dans des sites d'enfouissement après un seul usage. Avec les caisses de plastique réutilisables, la réutilisation est garantie. En fait, la plupart des CPR permettent de transporter des produits dans la chaîne de valeur des centaines de fois au cours de leur vie, et chaque utilisation élimine la nécessité d'une boîte à usage unique inutile.
- Meilleure transition du transport aux étalages : De nombreux types de CPR sont également d'excellents contenants d'étalage. Lorsqu'ils sont utilisés aux 2 fins, les CPR permettent aux employés du magasin d'économiser le temps nécessaire pour déballer le produit, tout en prévenant les dommages inévitables causés par une plus grande manutention. Par exemple, l'utilisation de CPR contenant de la viande prête à découper en caisse peut entraîner une réduction de 25 % des coûts de main-d'œuvre.
Les CPR permettent également une utilisation efficace des systèmes d'emballage, comme la mise en commun ou la location. Les produits réutilisables mis en commun soutiennent une économie circulaire solide, en réduisant l'impact environnemental et financier du retour des actifs réutilisables et en éliminant les coûts initiaux pour les utilisateurs qui possèdent ces actifs.
Il y a actuellement un débat autour de la durabilité environnementale globale des CPR. Par exemple, une entreprise d'emballage, après avoir mené une analyse du cycle de vie, affirme que les emballages ondulés recyclables surpassent constamment les emballages réutilisables en plastique.note 55 Des évaluations plus approfondiesnote 56 indiquent que le système de boîtes en carton ondulé recyclable est une option plus écologique que le système de caisses en plastique réutilisable (polyéthylène haute densité [PEHD]). Cela est principalement attribuable à une augmentation des émissions de GES associées au transport des caisses plus lourdes en PEHD. Par conséquent, les changements, par exemple, dans le poids des produits et leur emballage secondaire, la capacité de transport ou les distances parcourues peuvent avoir une incidence mesurable sur la durabilité environnementale des CPR comparativement à celle des boîtes en carton ondulé.
D'autres données probantesnote 57 montrent qu'une CPR ayant une durée de vie de 100 utilisations empêche de 100 à 150 livres de matériel à usage unique de pénétrer dans la chaîne de valeur. Les CPR en fin de vie sont récupérables, et 100 % du plastique peut être utilisé pour fabriquer de nouvelles CPR. De plus, les CPR nécessitent 80 % moins d'eau et 64 % moins d'énergie que les solutions de rechange à usage unique, comme le démontre l'analyse comparative du cycle de vie.
Annexe B : Guide de discussion
Estimation des répercussions sur les coûts de la réduction des emballages en plastique pour les fruits et légumes frais
L'étude de 2024 de VCMI Quantifier l'importance de la fonctionnalité des emballages plastiques de fruits et légumes frais en fonction des besoins et des avantages, publiée en collaboration avec Environnement et Changement Climatique Canada (ECCC) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), a permis de cerner des possibilités de réduire les emballages en plastiques pour les fruits et légumes frais. Sans que cela entraîne des conséquences imprévues, notamment sur la durée de conservation, la salubrité des aliments et la disponibilité tout au long de l'année.
L'objectif de cette étude est d'examiner la faisabilité et les répercussions sur les coûts (augmentation nette ou économies nettes) de l'élimination ou de la réduction des emballages alimentaires en plastique pour 6 types de fruits et légumes frais, grâce à la vente sans emballage ou à une transition vers d'autres matériaux d'emballage. Pour obtenir des renseignements sur une gamme de produits et les formats d'emballage ou de marchandisage possibles, les fruits et légumes frais sur lesquels porte l'étude sont les citrons, les pommes, les raisins, les oignons, les carottes et les tomates.
Les emballages faits d'autres matières que le plastique, comme le carton ou la fibre (à l'exclusion de ceux qui sont recouverts de cires non naturelles) constituent la solution de rechange étudiée dans le cadre du projet. Le projet visait également à évaluer les répercussions de l'utilisation d'emballages à matériaux mixtes; par exemple, l'utilisation d'une base en carton et d'un couvercle doté d'une fenêtre transparente.
Nous aimerions grandement obtenir vos points de vue d'experts respectés de l'industrie des fruits et légumes. Votre participation à cette étude aidera à faire en sorte que les conclusions de l'analyse des données de recherche soient transposées à l'industrie canadienne des fruits et légumes.
Tous les renseignements que vous fournirez seront traités avec la plus stricte confidentialité. Nous ne cherchons pas à obtenir le nom de personnes, d'entreprises ou d'organisations. Seule l'équipe de VCMI verra les réponses individuelles et les données de recherche granulaires, qui seront toutes 2 détruites à la fin du projet.
Si vous avez des questions sur l'étude, n'hésitez pas à communiquer avec Martin Gooch, au 1-416-997-7779 ou par courriel, à martin@vcm-international.com.
Nous vous remercions à l'avance de votre collaboration.
Sincères salutations,
Martin Gooch, Ph. D.
Contexte
- Veuillez décrire brièvement votre entreprise et les fruits et légumes frais qu'elle manipule.
- Fruits et légumes frais sur lesquelles portent les réponses ci-après :
- Fruits : □ Citrons □ Pommes □ Raisins
- Légumes : □ Oignons □ Carottes □ Tomates
- Y a-t-il un incitatif pour vous encourager à changer d'emballages ou à emballer ou vendre en vrac?
- Dans l'affirmative, quels sont ces incitatifs et y a-t-il des obstacles qui vous empêchent d'apporter ces changements?
Vente en vrac pour le commerce de détail sans emballage
Vendez-vous des fruits et légumes en vrac, emballés dans des boîtes ou des CPR, pour la vente sans emballage?
Dans l'affirmative, passez à la Question 6.
Dans la négative, passez à la Question 8.Avez-vous fait la transition des boîtes en carton aux CPR, ou avez-vous mis à l'essai un tel changement?
Dans l'affirmative, pourquoi avez-vous fait ce changement et comment avez-vous trouvé l'expérience?
Dans la négative, pourquoi n'avez-vous pas fait la transition des boîtes en carton aux CPR?- Si vous êtes passé aux CPR, comment les coûts et avantages globaux se comparent-ils à ceux des boîtes en carton?
Emballages en plastique à usage unique
- Quel est le format de l'emballage le plus courant que vous vendez?
- Avez-vous mis à l'essai des emballages de remplacement sans plastique? (Oui/Non)
- Dans l'affirmative, quels emballages avez-vous adoptés ou mis à l'essai?
- Quel est le coût unitaire de :
- Emballage en plastique actuel :
- Matériau d'emballage de remplacement :
- Dans la matrice qui suit, nous cherchons à saisir les répercussions sur les coûts associées à un changement de matériaux d'emballage ou à une transition des produits préemballés vers des produits sans emballage.
- Vous attendriez-vous à ce que les répercussions sur les coûts changent à mesure que les gens acquièrent de l'expérience avec un changement de matériaux d'emballage ou avec la transition entre des produits préemballés et des produits sans emballage?
| Étape du processus | Changement du format de l'emballage | Incidence des indicateurs de rendement clés (IRC) (changements de rendement) | Commentaires | Incidence sur les coûts : $/kg | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Rythme de production : kg/h | Équipement | Matériau | Main-d'œuvre | Espace | ||||
| Emballage : sacs | Des plastiques à usage unique (PUU) à un autre type d'emballage | O/N | O/N | O/N | O/N | O/N | Par exemple, une ligne d'emballage manuel supplémentaire est requise. Rythme de production plus faible | Par exemple, 0,50 $ |
| Emballage : vrac, scénario 1 | Des PUU au vrac (carton) | O/N | O/N | O/N | O/N | O/N | Par exemple, les changements ont entraîné une réduction de l'efficacité opérationnelle | Par exemple, 0,03 $ |
| Emballage : en vrac, scénario 2 | Des PUU au vrac (CPR) | O/N | O/N | O/N | O/N | O/N | Par exemple, les CPR ne sont possibles que pour les systèmes fermés. | Par exemple, 0,04 $ |
| Étape du processus | Format de l'emballage | Incidence des IRC (changements de rendement) | Commentaires | Incidence sur les coûts ($/kg) | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Efficience | Équipement | Main-d'œuvre | Capacité | Pertes | ||||
| Transports |
| O/N | O/N | O/N | O/N | O/N | ||
| Entreposage | O/N | O/N | O/N | O/N | O/N | |||
| Distribution | O/N | O/N | O/N | O/N | O/N | |||
| Magasin de détail | Format de l'emballage | Incidence des IRC (changements de rendement) | Commentaires | Incidence sur les coûts ($/kg) | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Efficience | Équipement | Main-d'œuvre | Capacité | Pertes | ||||
| Emballage de remplacement | O/N | O/N | O/N | O/N | O/N | |||
| En vrac/sans emballage | O/N | O/N | O/N | O/N | O/N | |||
Annexe C : Rendement fonctionnel comparatif
En plus des questions qui ont orienté les consultations avec les experts de l'industrie et les groupes de militants, et qui figurent à l'annexe B, nous avons fourni aux répondants une copie des matrices de rendement fonctionnel de l'emballage élaborées dans le cadre de l'étude précédente. L'objectif était de tenir compte des expériences des répondants et de savoir à quel point selon eux les matériaux d'emballage de remplacement qu'ils connaissent sont efficaces par rapport à l'emballage en plastique qu'ils utilisent actuellement (ou qu'ils utilisaient auparavant). Un certain nombre des personnes consultées possédaient à la fois une expertise scientifique en matière d'assurance de la qualité et une expertise opérationnelle.
Pour chacune des 12 fonctions des emballages cernées dans le cadre de l'étude précédente visant à permettre une distribution efficace des fruits et légumes du champ jusqu'aux consommateurs, 2 colonnes étaient proposées aux répondants. La colonne de gauche « Situation actuelle » indiquait l'importance de chaque fonction jouée par l'emballage en plastique optimal à un point précis dans la chaîne de valeur. L'importance d'une fonction pour contribuer à une distribution efficace des produits à un point précis de la chaîne a été classée sur une échelle de 3 à 9 (3 = faible, 6 = moyen, 9 = élevé), conformément à l'étude précédente. La colonne de droite était vide.
On a demandé aux répondants d'indiquer s'il existe une différence mesurable entre l'efficacité avec laquelle l'emballage de remplacement envisagé remplit chaque fonction par rapport à l'efficacité de l'emballage en plastique primaire optimal qu'ils utilisent actuellement (ou qu'ils ont déjà utilisé). Tous les répondants ont communiqué verbalement lorsqu'il y avait des différences distinctes dans le rendement fonctionnel du matériau de remplacement par rapport au plastique pour un ou plusieurs des 6 fruits et légumes ciblés par l'étude. Trois répondants ont également fourni des réponses écrites détaillées sur les différences (positives ou négatives) dans l'efficacité de la solution de rechange par rapport à l'emballage en plastique actuel/antérieur pour chacun des 6 fruits et légumes. Dans leurs réponses écrites, ils ont indiqué, dans la colonne de droite, les différences cernées pour certaines fonctions et l'étendue de ces différences.
Les résultats obtenus grâce à l'analyse des réponses verbales et écrites des répondants sont présentés pour chacun des 6 fruits et légumes : citrons, pommes, raisins, oignons, carottes et tomates.
Le rendement comparatif du plastique optimisé par rapport à l'emballage de remplacement en papier ou à base de fibres dans une perspective d'ensemble de la chaîne est présenté sous 2 côtes, accompagnées du taux de différence entre ces cotes. Pour les fonctions où l'emballage de remplacement donne un meilleur rendement que le plastique, la note est surlignée en vert. Les fonctions pour lesquelles le plastique fonctionne mieux que les emballages de remplacement en papier ou en fibres sont quant à elles surlignées en rouge. Le rouge pâle est utilisé pour indiquer un rendement moyennement moins efficace (différence inférieure à 20 %). Le rouge vif indique un rendement significativement moins efficace (différence de plus de 20 %).
Le résultat cumulatif de l'association entre la fonction et le point dans la chaîne est indiqué à la fin de chaque rangée. Encore une fois, le vert et le rouge sont utilisés pour indiquer les différences de rendement.
| Catégorie | Confinement | Commodité | Communication | Protection | Résultat sommatif | |||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Fonction | Intégrité du scellage | Robustesse physique | Contrôle des portions | Facilité de manipulation | Instructions de stockage ou de manipulation | Traçabilité/suivi/identification | Contrôle des processus (transparence) | Préservation | Prévenir les dommages au contenu | Contrôle microbien | Prévenir la contamination interne | Prévenir la contamination externe | ||||||||||||||||
| Cote de criticité | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | ||||||||||||||||
| Matériel d'emballage | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Taux de changement (%) | |
| Consommateurs | À la maison | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 72 | 81 | 13 %note 1 | ||||||||||||||
| À emporter | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 63 | 63 | 0 % | |||||||||||||||
| Achat | 3 | 3 | 3 | 3 | 6 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 189 | 144 | -24 %note 3 | |||
| Vente au détail | Étalage | 3 | 3 | 3 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 189 | 189 | 0 % | ||
| Réception | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 63 | 63 | 0 % | |||||||||||||
| Distribution en gros | Distribution | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 63 | 72 | 14 %note 1 | ||||||||||||
| Storage (DC) | 6 | 6 | 18 | 18 | 0 % | |||||||||||||||||||||||
| Transport inter-régional | Transport | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 45 | 54 | 20 %note 1 | ||||||||||||||||
| Stockage | 0 | 0 | 0 % | |||||||||||||||||||||||||
| Regroupement | 3 | 3 | 3 | 3 | 27 | 27 | 0 % | |||||||||||||||||||||
| Emballeur | Après la récolte | 3 | 6 | 3 | 3 | 6 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 171 | 162 | -5 %note 2 | ||||
| Importance de la fonction | 45 | 72 | 72 | 72 | 126 | 90 | 126 | 108 | 27 | 27 | 198 | 99 | 90 | 54 | 63 | 72 | 72 | 36 | 36 | 45 | 45 | 0 | 0 | |||||
| Taux de changement (%) | 60 %note 1 | 0 % | -29 %note 3 | -14 %note 2 | 0 % | 0 % | -9 %note 2 | 17 %note 1 | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | ||||||||||||||||
Notes : Les cellules vides indiquent que les données ne sont pas disponibles.
| ||||||||||||||||||||||||||||
| Catégorie | Confinement | Commodité | Communication | Protection | Résultat sommatif | |||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Fonction | Intégrité du scellage | Robustesse physique | Contrôle des portions | Facilité de manipulation | Instructions de stockage ou de manipulation | Traçabilité/suivi/identification | Contrôle des processus (transparence) | Préservation | Prévenir les dommages au contenu | Contrôle microbien | Prévenir la contamination interne | Prévenir la contamination externe | ||||||||||||||||
| Cote de criticité | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | ||||||||||||||||
| Matériel d'emballage | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Taux de changement (%) | |
| Consommateurs | À la maison | 3 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 6 | 126 | 135 | 7 %note 1 | ||||||||||||
| À emporter | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 90 | 99 | 10 %note 1 | |||||||||||||||
| Achat | 3 | 3 | 6 | 6 | 9 | 9 | 9 | 9 | 3 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 3 | 297 | 297 | 0 % | |
| Vente au détail | Étalage | 3 | 6 | 6 | 3 | 9 | 9 | 9 | 9 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 9 | 9 | 3 | 3 | 342 | 342 | 0 % |
| Réception | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 108 | 108 | 0 % | |||||||||||
| Distribution en gros | Distribution | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 153 | 126 | -18 %note 2 | ||||||
| Storage (DC) | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 108 | 99 | -8 %note 2 | |||||||||||
| Transport inter-régional | Transport | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 108 | 90 | -17 %note 2 | ||||||||
| Stockage | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 81 | 72 | -11 %note 2 | |||||||||||
| Regroupement | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 99 | 81 | -18 %note 2 | |||||||||||
| Emballeur | Après la récolte | 3 | 3 | 6 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 252 | 243 | -4 %note 2 |
| Importance de la fonction | 54 | 63 | 162 | 117 | 144 | 144 | 180 | 180 | 108 | 108 | 198 | 198 | 234 | 234 | 216 | 216 | 180 | 153 | 81 | 81 | 126 | 117 | 81 | 81 | ||||
| Taux de changement (%) | 17 %note 1 | -28 %note 3 | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | -15 %note 2 | 0 % | -7 %note 2 | 0 % | ||||||||||||||||
Notes : Les cellules vides indiquent que les données ne sont pas disponibles.
| ||||||||||||||||||||||||||||
| Catégorie | Confinement | Commodité | Communication | Protection | Résultat sommatif | |||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Fonction | Intégrité du scellage | Robustesse physique | Contrôle des portions | Facilité de manipulation | Instructions de stockage ou de manipulation | Traçabilité/suivi/identification | Contrôle des processus (transparence) | Préservation | Prévenir les dommages au contenu | Contrôle microbien | Prévenir la contamination interne | Prévenir la contamination externe | ||||||||||||||||
| Cote de criticité | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | ||||||||||||||||
| Matériel d'emballage | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Plastique | Alt | Taux de changement (%) | |
| Consommateurs | À la maison | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 207 | 207 | 0 % | ||||||||||
| À emporter | 6 | 6 | 9 | 9 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 189 | 189 | 0 % | |||||||||||||
| Achat | 6 | 6 | 6 | 6 | 9 | 6 | 9 | 6 | 3 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 9 | 9 | 3 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 513 | 468 | -9 %note 1 | |
| Vente au détail | Étalage | 6 | 6 | 6 | 6 | 9 | 9 | 9 | 6 | 3 | 3 | 6 | 6 | 9 | 6 | 9 | 6 | 9 | 9 | 3 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 558 | 495 | -11 %note 1 |
| Réception | 3 | 3 | 6 | 6 | 9 | 9 | 6 | 6 | 3 | 3 | 189 | 189 | 0 % | |||||||||||||||
| Distribution en gros | Distribution | 6 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 9 | 3 | 9 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 342 | 207 | -39 %note 2 | ||||||
| Storage (DC) | 6 | 3 | 6 | 3 | 9 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 207 | 126 | -39 %note 2 | |||||||||||||||
| Transport inter-régional | Transport | 6 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 6 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 261 | 162 | -38 %note 2 | ||||||||
| Stockage | 6 | 3 | 6 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 144 | 81 | -44 %note 2 | |||||||||||||||||
| Regroupement | 6 | 3 | 6 | 3 | 6 | 3 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 234 | 144 | -38 %note 2 | |||||||||||
| Emballeur | Après la récolte | 6 | 6 | 9 | 9 | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 432 | 432 | 0 % |
| Importance de la fonction | 252 | 216 | 414 | 324 | 216 | 189 | 180 | 144 | 72 | 72 | 324 | 297 | 270 | 198 | 648 | 486 | 396 | 306 | 162 | 162 | 198 | 162 | 144 | 144 | ||||
| Taux de changement (%) | -14 %note 1 | -22 %note 2 | -13 %note 1 | -20 %note 2 | 0 % | -8 %note 1 | -27 %note 2 | -25 %note 2 | -23 %note 2 | 0 % | -18 %note 1 | 0 % | ||||||||||||||||
Notes : Les cellules vides indiquent que les données ne sont pas disponibles.
| ||||||||||||||||||||||||||||
Observations
Un certain nombre d'observations immédiates peuvent être tirées des matrices. Les 3 principales conclusions sont les suivantes :
- Les différences de rendement fonctionnel entre les matériaux de remplacement et le plastique sont légèrement moins marqués pour les fruits que pour les légumes.
- Tant pour les fruits que pour les légumes, moins un produit est robuste et plus il est susceptible d'être endommagé en raison d'une mauvaise manipulation ou d'une dégradation due à des facteurs biologiques (par exemple, perte d'humidité, sensibilité à l'éthylène), et plus grande est la différence entre le rendement fonctionnel comparatif des emballages primaires fabriqués à partir de matériaux de remplacement et celui des emballages en plastique.
- La différence de rendement entre les matériaux de remplacement et le plastique aux 2 points de la chaîne où l'emballage primaire est le plus important pour assurer le fonctionnement efficace et efficient de la chaîne de valeur (à l'emballeur et au magasin de détail) est moins visible que lors du transport et de la distribution des produits.
Les commentaires ci-dessus suggèrent fortement que la longueur et la complexité de la chaîne de valeur auront une incidence directe sur la pertinence d'utiliser des matériaux d'emballage de remplacement comme emballage principal. Ces différences sont liées à des facteurs comme l'incidence de l'accumulation d'humidité sur l'intégrité des matériaux d'emballage de remplacement. Elles concernent également la façon dont les matériaux fabriqués à partir de papier et de fibres sont moins capables de créer l'atmosphère modifiée requise pour maintenir la qualité interne et l'apparence des articles pendant le transport. La réduction de l'effet négatif de ces facteurs et d'autres facteurs sur la qualité et la valeur des fruits et légumes pendant le transport et la distribution dépendra, comme l'ont exprimé presque tous les répondants, du maintien de leur intégrité de toute la chaîne de refroidissement.
Ces différences comparatives dans le rendement fonctionnel ne sont pas nécessairement garantes d'un défi clé que la revue de la littérature et les répondants ont soulevé à l'égard des emballages de remplacement, c'est-à-dire le refus des consommateurs d'accepter les emballages non transparents. Comme l'ont montré les points positifs cernés lors de la revue de la littérature et par les répondants, il existe des possibilités d'atténuer, grâce à la conception des emballages, au moins une partie de la résistance des consommateurs au changement.
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