Aperçu de l'industrie de la transformation des aliments et des boissons

  • L’industrie de la transformation des aliments et des boissons est la deuxième industrie de fabrication en importance au Canada pour ce qui est de la valeur de la production : en effet, en 2019, les ventes de produits totalisaient 117,8 milliards de dollars, ce qui représente 17 % des ventes totales du secteur de la fabrication et 2 % du produit intérieur brut (PIB). En fournissant un emploi à 290 000 Canadiens, elle constitue le plus important employeur du secteur de la fabrication.
  • Elle fournit environ 70 % des aliments et des boissons transformés offerts au Canada, en plus d’être le plus important acheteur de produits agricoles.
  • Les exportations d’aliments et de boissons transformés ont atteint une valeur record de 38,9 milliards de dollars en 2019, soit une hausse de 7 % par rapport à 2018; elles représentent 33 % de la valeur de production.
  • Les aliments et les boissons transformés canadiens sont exportés vers quelque 192 pays, une proportion importante étant destinée à un petit nombre de pays. En 2019, 86 % des exportations étaient expédiées vers trois grands marchés :
    • États-Unis (72 %)
    • Chine (8 %)
    • Japon (6 %)
  • Au cours des cinq dernières années, les exportations d’aliments transformés et de boissons ont augmenté à un taux annuel moyen de 6,9 %. Parallèlement, les importations ont augmenté à un taux annuel de 3,9 % au cours de la même période, atteignant 35,0 milliards de dollars en 2019. Cela s’est traduit par une nette amélioration de la balance commerciale, qui est passée d’une balance commerciale négative de 1 milliard de dollars en 2014 à une balance commerciale positive de 3,9 milliards de dollars en 2019. Au cours des 20 dernières années, le secteur de la fabrication d’aliments (à l’exclusion des boissons) a maintenu une balance commercial positive, qui se chiffrait à 8,3 milliards de dollars en 2019. Dans la fabrication de boissons, on a plutôt une balance commerciale négative croissante depuis 1997 (4,5 G$ en 2019).
  • La fabrication de produits de viande est le sous-secteur le plus important de l’industrie de la transformation des aliments et des boissons. En 2019, elle représentait 25 % de toutes les ventes, soit 30 milliards de dollars. Viennent ensuite les produits laitiers (14,8 milliards de dollars), suivis par la fabrication d’autres aliments (12,6 milliards de dollars). Parmi les autres groupes du sous-secteur figurent les suivants :
    • Boulangeries et fabrication de tortillas (12,1 milliards de dollars);
    • Fabrication de boissons (11,9 milliards de dollars);
    • Mouture de grains céréaliers et de graines oléagineuses (10,6 milliards de dollars);
    • Fabrication d’aliments pour animaux (8,1 milliards de dollars);
    • Mise en conserve de fruits et de légumes et fabrication de spécialités alimentaires (8,1 milliards de dollars);
    • Préparation et conditionnement de poissons et de fruits de mer (5,6 milliards de dollars);
    • Fabrication de sucre et de confiseries (4,0 milliards de dollars).
  • L’industrie de la transformation des aliments est le plus important sous-secteur du secteur de la fabrication dans la plupart des provinces. Bien que la transformation des aliments joue un rôle important dans l’économie de toutes les provinces, l’Ontario et le Québec se partagent la part du lion, avec environ 62 % des ventes, suivis de la Colombie-Britannique et de l’Alberta (22 %) et des autres provinces (16 %).
  • La production de viande est le premier sous-secteur alimentaire en importance au Québec, en Ontario, au Manitoba et en Alberta; la production de boissons constitue le plus grand sous-secteur en Colombie-Britannique; la mouture des céréales et des oléagineux est le plus grand sous-secteur alimentaire en Saskatchewan; tandis que la préparation et l’emballage de produits de la mer prédominent au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve.
  • Le Canada compte environ 7 800 établissements de transformation des aliments et des boissons, avec employés, dont 91 % ont moins de 100 employés; 8 % en comptent entre 100 et 500, tandis qu’à peine 1 % ont plus de 500 employés.