Conditions de sécheresse actuelles

La description de l'image ci-dessus.

La carte ci-dessus montre l'étendue et la sévérité des conditions de sécheresse à travers le Canada. L'échelle utilisée va de D0 « anormalement sec » à D4 « sécheresse exceptionnelle ».

Télécharger une carte et un récit en haute résolution (Version PDF, 773 Ko) qui convient pour l'impression.

 

Évaluation de la sécheresse – février 2026

Aperçu national

En février, les précipitations ont été très variables d’un bout à l’autre du Canada. L’Ouest canadien, à l’exception du centre sud de la Colombie-Britannique, a reçu des précipitations proches de la normale ou largement supérieures à celle-ci, tandis que l’Est du Canada a enregistré des précipitations inférieures ou largement inférieures à la normale. Les températures ont été généralement supérieures à la normale dans l’ensemble du pays, à l’exception de la région du Nord où les températures ont été inférieures à la normale en février. Des précipitations supérieures à la normale dans une grande partie de l’Ouest canadien ont généralement amélioré les conditions de sécheresse. Cependant, des températures nettement supérieures à la normale dans le sud des Prairies ont réduit le manteau neigeux, ce qui a augmenté l’évaporation et la sublimation, entraînant une perte d’humidité significative et augmentant l’étendue et la gravité de la sécheresse. Le déficit de précipitations s’est poursuivi dans la majeure partie de l’Est du Canada, les conditions de sécheresse se sont maintenues et se sont aggravées dans certaines régions. Malgré la détérioration des conditions dans la majeure partie de l’Est du Canada, une amélioration notable est observée dans un secteur. La partie septentrionale du sud de l’Ontario a connu des précipitations mensuelles légèrement supérieures à la normale; les précipitations de février, en conjonction avec les précipitations reçues à plus long terme, ont modérément amélioré les conditions de sécheresse.

À la fin du mois, 53 % du pays se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée (D1) à extrême (D3), incluant 60 % des terres agricoles du pays.

Région du Pacifique (Colombie-Britannique)

En février, la moitié septentrionale de la Colombie-Britannique a reçu des précipitations supérieures à la normale, tandis que des précipitations inférieures à la normale et des températures plus chaudes que la normale se sont maintenues dans l’intérieur méridional. La majeure partie du nord de la Colombie-Britannique a reçu entre 120 et 200 % des précipitations normales pour le mois. En revanche, certaines parties de l’intérieur méridional, dont Thompson-Okanagan, ont reçu moins de 40 % des précipitations normales. Les stations climatiques de Vernon et de Kelowna ont enregistré moins de 25 % de la normale, Vernon signalant son cinquième mois de février le plus sec jamais enregistré. Les déficits de précipitations ont été particulièrement prononcés dans les régions de l’Okanagan, de Similkameen et de Nicola, poursuivant la tendance d’une sécheresse pluriannuelle et contribuant à des niveaux d’eau inférieurs à la normale dans le lac Okanagan. Les chutes de neige ont également été inférieures à la normale dans la plupart des stations de la province, ainsi que dans plusieurs stations côtières situées en basse altitude. Vancouver, Abbotsford, Victoria et Nanaimo n’ont enregistré aucune chute de neige mesurable en février. Le déficit de chutes de neige et d’accumulation de neige jusqu’en février renforce les craintes d’un déficit hydrique au printemps ou en été. Les températures ont été légèrement supérieures à la normale dans une grande partie du sud de la province, les anomalies les plus chaudes s’étendant le long de la frontière orientale et dans le sud de la région de la rivière de la Paix, tandis que les zones côtières et l’île de Vancouver ont connu des températures proches de la normale, et que l’extrême nord-est, autour de Fort Nelson, a connu des températures légèrement inférieures à la normale.

En raison du déficit continu de précipitations et de températures supérieures à la normale dans la majeure partie du sud de la Colombie-Britannique, les conditions de sécheresse ont persisté ou se sont aggravées dans l’intérieur méridional, tandis que celles des régions côtières sont restées largement inchangées. Sur l’île de Vancouver et la côte sud, la plupart des régions ont reçu de 85 à 115 % des précipitations normales, même si des poches plus sèches ayant reçu de 40 à 85 % des précipitations normales ont été observées dans les pointes nord et sud de l’île de Vancouver, ainsi que dans certaines parties de la côte sud. Ces conditions ont entraîné une légère expansion des conditions anormalement sèches (D0) et de sécheresse modérée (D1). Des précipitations inférieures à la normale et des températures chaudes dans l’intérieur méridional, ont contribué à l’expansion de la catégorie D0 le long de la bordure orientale de la région Thompson-Okanagan, tandis que les conditions existantes de D0 et D1 sont maintenues. La région de Thompson-Okanagan a connu la détérioration la plus marquée des conditions de sécheresse, en particulier dans South Thompson, Nicola, Similkameen et la vallée de l’Okanagan, où les précipitations totales n’ont pas atteint 50 % de la normale dans de nombreux endroits. En revanche, les parties septentrionales de la région de Thompson-Okanagan ont reçu des précipitations proches de la normale ou largement supérieures à celle-ci, y compris des zones localisées où les précipitations ont dépassé 200 % de la normale, ce qui a contribué à des améliorations et à une réduction de l’étendue des conditions anormalement sèches (D0). Dans la région de Kootenay, la plupart des zones ont reçu entre 85 et 120 % des précipitations normales, menant à une réduction globale de l’étendue des conditions anormalement sèches (D0).

Dans le centre et le nord de la Colombie-Britannique, des précipitations supérieures à la normale se sont traduites par une amélioration générale des conditions de sécheresse, bien que certaines poches localisées de sécheresse subsistent. Dans la région centrale intérieur, les précipitations ont été généralement proches de la normale ou supérieures à celle-ci, les parties méridionales ayant reçu 85 à 120 % de la normale et les parties septentrionales, plus de 85 %, incluant une bande plus humide dans le nord-est qui a reçu plus de 120 % de la normale. Malgré ces conditions, les déficits à long terme restent importants et la couverture des conditions anormalement sèches (D0) et des conditions de sécheresse de modérée à grave (D1-D2) reste largement inchangée. La région de Nechako a reçu des précipitations supérieures à la normale, ce qui a entraîné une légère réduction des conditions D0-D2 dans les parties méridionales. Plus au nord, des améliorations considérables ont été observées dans le nord de la Colombie-Britannique, notamment dans les régions de la rivière de la Paix, de la côte nord et du nord de la Nechako, où les précipitations ont atteint de 85 à 200 % de la normale, et dans certaines poches localisées, elles ont dépassé 200 % de la normale. Ces conditions plus humides ont réduit substantiellement la couverture des conditions anormalement sèches (D0) dans le nord, et ont notamment supprimé les conditions de sécheresse modérée (D1) dans le coin nord-est de la région de la rivière de la Paix. Dans le sud de la région de la rivière de la Paix, près de Dawson Creek, les conditions de sécheresse modérée (D1) et grave (D2) ont été réduites par suite de précipitations supérieures à la normale. Le long de la côte nord, l’amélioration des conditions d’humidité a réduit les conditions anormalement sèches (D0) et a supprimé la plupart des zones restantes de sécheresse modérée (D1), reflétant les meilleures conditions d’humidité observées à court terme dans la région.

À la fin du mois, 31 % de la région du Pacifique se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée (D1) à extrême (D3), incluant 63 % des terres agricoles de la région.

Région des Prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba)

La majeure partie de la région des Prairies a connu des précipitations supérieures à la normale au cours du mois de février, de larges portions de la région ayant reçu de 115 % à plus de 200 % de la normale. Plusieurs stations, dont Fort Chipewyan (Alb.), Prince Albert (Sask.) et The Pas (Man.), ont enregistré des précipitations mensuelles totales de plus du double de la normale. En revanche, le sud de l’Alberta et certaines parties du sud-ouest de la Saskatchewan ont continué de présenter des conditions relativement sèches, avec des précipitations totales inférieures à 85 % de la normale et des poches localisées ayant reçu moins de 60 % de la normale. Les températures moyennes mensuelles ont été généralement plus chaudes que la normale dans le sud des Prairies, avec des anomalies atteignant jusqu’à 6 °C au-dessus de la normale dans le sud de la Saskatchewan, tandis que les zones septentrionales étaient plus proches de la normale, et que certaines parties du nord de l’Alberta et du nord-ouest de la Saskatchewan étaient jusqu’à 4 °C en dessous de la normale. La couverture neigeuse a d’abord été réduite au début du mois de février en raison des conditions chaudes et sèches, mais les tempêtes hivernales de la fin du mois ont augmenté les chutes de neige dans une grande partie de la région, ramenant les totaux à un niveau proche de la normale ou supérieur à celle-ci dans de nombreuses zones. Bien que les précipitations hivernales dans les provinces des Prairies aient été généralement supérieures à la normale, des températures épisodiques bien au-dessus du point de congélation ont considérablement réduit le manteau neigeux et entraîné une perte d’eau substantielle par sublimation et évaporation.

Dans le sud de l’Alberta, la plupart des régions ont reçu entre 85 % et 200 % des précipitations normales, tandis que les régions les plus au sud, près de la frontière américaine, sont restées plus sèches, recevant moins de 60 % des précipitations normales. De faibles précipitations, des températures plus chaudes que la normale et une évaporation et une sublimation importantes ont entraîné une expansion considérable des conditions de sécheresse modérée (D1) dans certaines parties du centre-sud et du sud-est de l’Alberta, tandis que les conditions de sécheresse grave (D2) se sont légèrement étendues dans le coin sud-ouest, plus sec. Malgré ces déficits persistants, les récentes chutes de neige et l’amélioration du manteau neigeux en montagne permettent d’espérer des débits normaux ou supérieurs à la normale au printemps et en été dans les principaux bassins hydrographiques. La faible accumulation de neige de cet hiver inquiète les producteurs des zones arides en ce qui concerne l’humidité du sol et les conditions des pâturages à l’approche de la saison de végétation. Dans le centre de l’Alberta, les précipitations totales étaient généralement supérieures à 120 % des normales mensuelles, tandis que dans certaines poches localisées, elles ont dépassé 200 %, ce qui a entraîné une réduction des conditions anormalement sèches (D0) dans plusieurs régions. Toutefois, des expansions localisées des conditions anormalement sèches (D0) et des conditions de sécheresse grave (D2) ont été constatées là où des déficits de précipitations à plus long terme subsistent. Dans le nord de l’Alberta, les précipitations ont également été supérieures à la normale; allant de 85 à 200 % de la normale, tandis que des poches plus humides ont dépassé les 200 % dans le nord-est. En conséquence, les étendues des conditions anormalement sèches (D0) et des conditions de sécheresse modérée (D1) ont été réduites, et celles de sécheresse grave (D2) ont été supprimées dans les zones septentrionales qui bordent les Territoires du Nord-Ouest, alors que les conditions de sécheresse grave (D2) ont été nettement réduites dans la région de la rivière de la Paix.

Dans le sud de la Saskatchewan, les parties occidentales ont reçu de 40 à 115 % des précipitations normales, et une poche particulièrement sèche près de Kindersley a reçu moins de 40 % de la normale. Les parties orientales ont reçu de 120 % à plus de 200 % des précipitations normales. Les faibles précipitations, en conjonction avec des températures nettement supérieures à la normale et une réduction substantielle du manteau neigeux, se sont traduites par une extension des conditions anormalement sèches (D0) et le développement de conditions de sécheresse modérée (D1). De meilleures conditions d’humidité dans la région orientale a permis de supprimer certaines zones de conditions anormalement sèches (D0). Dans le centre de la Saskatchewan, des précipitations généralisées dépassant 120 % de la normale, voire de plus de 200 % dans certaines zones, ont contribué à réduire l’étendue des conditions anormalement sèches (D0) et des conditions de sécheresse modérée à grave (D1-D2). Bien que les conditions se soient améliorées dans l’ensemble, certaines catégories de sécheresse existent encore là où des déficits hydriques à long terme subsistent. La sécheresse extrême (D3) a été supprimée près de La Ronge, tandis que la couverture des conditions de sécheresse modérée à grave (D1-D2) a été considérablement réduite. Dans le nord de la Saskatchewan, des conditions humides similaires (plus de 120 % des précipitations normales) ont réduit les conditions anormalement sèches (D0) et supprimé les conditions de sécheresse modérée (D1), tandis qu’une poche de sécheresse grave (D2) dans le nord-est est disparue par suite de précipitations totales de plus de 200 % de la normale.

Dans le sud du Manitoba, les précipitations ont été généralement proches de la normale ou supérieures à celle-ci (de 85 à 120 %), avec des zones localisées qui ont reçu de 120 à 200 % de la normale, ce qui a réduit l’étendue des conditions anormalement sèches (D0). Dans le centre du Manitoba, les précipitations ont été largement supérieures à la normale, de nombreuses régions ayant reçu plus de 120 % et localement, plus de 200 % de la normale. Ces conditions plus humides ont réduit la couverture des conditions de sécheresse modérée à grave (D1-D2) et supprimé une poche de sécheresse extrême (D3) dans le centre-est du Manitoba, bien qu’il subsiste quelques poches de sécheresse localisées là où il y a encore des déficits à plus long terme. Dans le nord du Manitoba, des conditions humides semblables (plus de 120 % des précipitations normales) ont contribué à réduire les étendues de sécheresse modérée à grave (D1-D2) et à supprimer une poche de sécheresse extrême (D3), reflétant l’amélioration générale des conditions de sécheresse dans la majeure partie du nord de la province.

À la fin du mois, 58 % de la région des Prairies se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée (D1) à extrême (D3), incluant 47 % des terres agricoles de la région.

Région du Centre (Ontario, Québec)

En février, des températures plus fraîches que la normale ont prévalu dans l’est et le sud de l’Ontario ainsi que dans le sud du Québec, tandis que des conditions proches de la normale à légèrement plus chaudes que la normale ont été observées dans le nord-ouest de l’Ontario et le nord du Québec. Les précipitations ont été généralement inférieures à la moyenne sur une grande partie de la région, tandis que les déficits étaient généralisés dans le sud du Québec où les précipitations totales ont souvent été inférieures à 60 % de la normale. Le nord du Québec a également connu des conditions généralement sèches, contribuant aux déficits de précipitations à long terme dans plusieurs parties de la région du centre.

Le nord-ouest de l’Ontario a reçu des précipitations proches de la normale ou supérieures à celle-ci (de 85 % à plus de 200 % de la normale), ce qui a entraîné une réduction de la couverture de sécheresse modérée (D1) dans certaines parties de la région. Cependant, la région de Rainy River est restée plus sèche (de 60 % à 115 % de la normale), et des conditions de sécheresse modérée (D1) ont persisté, car les précipitations récentes n’ont pas suffit à atténuer complètement les déficits à long terme. Le nord-est de l’Ontario a été globalement plus sec, recevant de 40 à 85 % des précipitations normales avec des poches localisées inférieures à 40 % de la normale autour de la région de Timmins, ce qui contribue à maintenir les conditions de sécheresse actuelles. Une grande partie du centre et de l’est de l’Ontario a reçu des précipitations inférieures à la normale, de l’ordre de 60 % à 85 % de la normale, avec des poches allant de 40 % à 60 %. Malgré des déficits de précipitations persistants, les précipitations récentes ont contribué à éliminer une petite zone de sécheresse grave (D2) dans le centre de l’Ontario; Toutefois, des conditions de temps anormalement sec (D0) et de sécheresse modérée (D1) ont persisté dans la région.

L’ouest de l’Ontario a reçu des précipitations proches de la normale (de 60 % à 115 %), ce qui a permis de supprimer les conditions anormalement sèches (D0) dans certaines régions. En revanche, le sud de l’Ontario est resté particulièrement sec, recevant de 40 à 60 % des précipitations normales, et des poches très sèches le long de l’extrémité sud ont reçu moins de 40 % des précipitations normales. Toutefois, des conditions anormalement sèches (D0) et des conditions de sécheresse modérée (D1) ont persisté dans la majeure partie de la région. Malgré la sécheresse, les conditions hivernales ont apporté des chutes de neige importantes dans certaines régions, notamment dans la région de Waterloo, qui a enregistré plus de 206 cm de neige cet hiver, soit plus du double de la moyenne saisonnière. La fonte rapide des neiges combinée aux précipitations de la mi-février a fait augmenté le risque d’inondation dans certaines parties du sud de l’Ontario, notamment dans les régions de Kitchener-Waterloo, Guelph et Halton. Bien que la fonte des neiges saisonnière ait commencé à hausser le niveau de certains Grands Lacs, les cinq lacs restent en dessous des moyennes à long terme, témoignant des conditions de sécheresse régionales persistantes.

Les précipitations ont été généralement inférieures à la normale en février, particulièrement dans le sud-est du Québec et la péninsule de Gaspé où les précipitations totales ont été inférieures à 40 % de la normale. Ces déficits persistants ont entraîné une extension des conditions de sécheresse modérée à grave (D1-D2) dans certaines parties du sud du Québec. Les parties nord de la province ont reçu des précipitations proches de la normale ou supérieures à celle-ci, se situant généralement entre 60 % et 115 % de la normale. Cette amélioration des conditions d’humidité a réduit légèrement les conditions anormalement sèches (D0) et les conditions de sécheresse modérée (D1) dans certaines parties du nord du Québec.

À la fin du mois, 63 % de la région du Centre se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée à extrême (D1 à D3), incluant 85 % des terres agricoles de la région.

Région de l'Atlantique (Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard)

La région de l’Atlantique a reçu des précipitations inférieures à la normale tout au long du mois de février, et a enregistré des températures proches de la normale, plus chaudes que la normale dans les zones côtières de l’est et légèrement plus fraîches que la normale dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Une grande partie du Nouveau-Brunswick a reçu moins de 40 % des précipitations normales, tandis que certaines parties de l’Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve, du Labrador et de la Nouvelle-Écosse ont reçu moins de 40 à 60 % des précipitations normales.

Une grande partie de la région maritime a enregistré des précipitations inférieures ou très inférieures à la normale en février, et la plupart des régions ont continué à souffrir d’une sécheresse grave (D2). L’augmentation des précipitations neigeuses dans la région, plutôt que de pluie, se traduira au bout du compte par une amélioration des conditions de sécheresse; cependant, à l’heure actuelle, les chutes de neige ne sont pas suffisantes pour apporter un changement positif dans le classement des conditions de sécheresse. Au Nouveau-Brunswick, des précipitations mensuelles inférieures à la normale, en conjonction avec des déficits de précipitations à long terme, ont étendu les conditions de sécheresse grave (D2) et extrême (D3) dans la majeure partie de la province. Fredericton, Woodstock et Truro ont connu leur mois de février le plus sec jamais enregistré, avec des valeurs comprises entre 14 et 27 % des précipitations normales. Ces conditions ont contribué à l’apparition d’une vague de sécheresse dans la région, le Nouveau-Brunswick connaissant son neuvième mois consécutif de précipitations inférieures à la normale. Les conditions de sécheresse à l’Î.-P.-É., au Labrador et en Nouvelle-Écosse sont restées pratiquement inchangées en février, à l’exception d’une légère expansion des conditions de sécheresse grave (D2) dans le sud-ouest. Les précipitations ont été le plus souvent proches de la normale ou inférieures à celle-ci dans la région, l’ouest du Labrador et le sud de Terre-Neuve affichant des valeurs proches de 25 % de la normale. Le Labrador côtier et le nord et l’est de Terre-Neuve ont enregistré des valeurs proches de la normale ou supérieures à celle-ci, St. John’s ayant reçu 126 % des précipitations normales. À la fin du mois, l’épaisseur du manteau neigeux était proche de la normale ou supérieure à celle-ci dans la majeure partie de Terre-Neuve-et-Labrador. À Terre-Neuve, les conditions de sécheresse ont continué à s’améliorer et les conditions anormalement sèches (D0) sont disparues à St. John’s en raison de l’amélioration des précipitations à long terme au cours de l’hiver, tandis que les conditions de sécheresse modérée (D1) ont été supprimées et les conditions anormalement sèches (D0) ont été réduites le long de la côte sud-ouest.

À la fin du mois, 55 % de la région de l’Atlantique se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée à extrême (D1 à D3), incluant 91 % des terres agricoles de la région.

Région du Nord (Yukon et Territoires du Nord-Ouest)

Au cours du mois dernier, les précipitations ont été largement supérieures à la normale dans une grande partie de la région du Nord, ce qui a contribué à une certaine amélioration des conditions de sécheresse. Au Yukon, la plupart des régions ont reçu entre 120 et 200 % des précipitations normales, et les conditions ont été particulièrement humides dans le sud et le centre. Plusieurs stations ont enregistré des précipitations totales exceptionnellement élevées en février, notamment à Burwash (260 % de la normale), à Dawson (373 %) et à Whitehorse (238 %), tandis qu’une grande partie du sud du Yukon a reçu plus de 300 % de la normale. De nombreuses stations se sont classées parmi les dix mois de février les plus humides jamais enregistrés, Dawson et Carmacks ayant enregistré leur deuxième mois de février le plus humide. Dans l’ensemble du Yukon, les températures ont généralement avoisiné la normale, ayant varié d’un niveau légèrement supérieur à légèrement inférieur à la moyenne. L’épaisseur de la neige est restée constamment supérieure à la normale dans le sud du Yukon. Dans les Territoires du Nord-Ouest, les précipitations ont également été généralement proches de la normale ou supérieures à celle-ci, la plupart des régions ayant reçu entre 85 et 120 % des précipitations normales, et les régions situées le long de la frontière avec le Yukon ont dépassé 120 % de la normale. Cependant, des conditions plus sèches ont persisté dans les parties nord-est du territoire, où les précipitations se sont situées entre 40 et 85 % de la normale.

Au Yukon, des précipitations largement supérieures à la normale ont contribué à améliorer les conditions de sécheresse dans plusieurs régions, mais des déficits hydriques à long terme subsistent dans de nombreuses régions. Dans le sud du Yukon, l’étendue des conditions anormalement sèches (D0) a été réduite, par suite d’importantes précipitations, notamment des précipitations de 238 % de la normale à Whitehorse. Cependant, des conditions anormalement sèches (D0) persistent dans certaines parties du sud-ouest du Yukon. Dans le centre du Yukon, les conditions de sécheresse se sont améliorées, et une réduction de la couverture des conditions anormalement sèches (D0) et l’élimination des conditions de sécheresse grave (D2) à l’est de Mayo sont constatées, soutenues par une large bande de précipitations supérieures à la normale. Dans le nord du Yukon, les conditions de sécheresse sont restées inchangées, et des conditions anormalement sèches (D0) persistent dans la région d’Old Crow, où les précipitations ont été plus faibles que dans le reste du territoire. Malgré l’amélioration des quantités de précipitations reçues et de l’épaisseur du manteau neigeux, les indicateurs hydrologiques restent mixtes, le niveau de certains lacs étant bien inférieur à la moyenne. Le niveau du lac Tagish est descendu sous son plus bas niveau historique enregistré en 1995, tandis que le lac Marsh a atteint son niveau le plus bas de la dernière décennie. Toutefois, les niveaux d’eau à la prise des glaces sur les principaux cours d’eau restent proches de la moyenne.

Dans les Territoires du Nord-Ouest, des précipitations supérieures à la normale ont permis d’atténuer la sécheresse météorologique dans certaines régions, bien que les conditions hydrologiques restent préoccupantes dans de nombreuses zones. Dans le sud et le centre des Territoires du Nord-Ouest, l’étendue des conditions anormalement sèches (D0) et des conditions de sécheresse modérée à grave (D1-D2) a diminué. Cependant, des poches de sécheresse modérée (D1) et grave (D2) persistent à l’est et au nord-est du Grand lac des Esclaves, où des conditions plus sèches persistent. Dans le nord des Territoires du Nord-Ouest, les conditions se sont également légèrement améliorées, avec une légère réduction de la couverture des conditions anormalement sèches (D0), une réduction de l’étendue des conditions de sécheresse modérée (D1) et l’élimination de quelques zones localisées de sécheresse grave (D2). Cependant, des conditions de sécheresse modérée (D1) et de sécheresse grave (D2) persistent à l’est et au nord du Grand lac de l’Ours, reflétant les déficits de précipitations persistants dans ces régions. Les impacts hydrologiques restent notables sur l’ensemble du territoire; à la mi-février, les niveaux d’eau et les débits restent très bas dans la majeure partie des Territoires du Nord-Ouest. Les niveaux du Grand lac des Esclaves, du Grand lac de l’Ours et des principales rivières, dont les rivières Hay, Liard, des Esclaves et Mackenzie, restent inférieurs à la moyenne, le Grand lac de l’Ours ayant atteint son niveau le plus bas pour cette période de l’année, reflétant les déficits hydriques persistants à long terme, malgré l’amélioration récente des précipitations.

À la fin du mois, 45 % de la région du Nord se trouvait dans des conditions anormalement sèches (D0) ou de sécheresse modérée (D1) à extrême (D3).

Principaux indicateurs de sécheresse

Quelques uns des produits ont été intégrés pour produire cette évaluation. Ils peuvent fournir des renseignements additionnels sur les conditions de sécheresse.