Réduction des émissions attribuables aux engrais : Consultation terminée

De : Agriculture et Agroalimentaire Canada

Situation actuelle : Fermé

Ouvert le 4 mars 2022 et fermera pour les nouvelles entrées le 31 août 2022.

Agriculture et Agroalimentaire Canada avait lancé la consultations supplémentaires pour aider à orienter l'élaboration d'une approche visant à atteindre l'objectif de réduction des émissions attribuables aux engrais du Canada de 30 % par rapport à 2020 d'ici 2030.

Le gouvernement du Canada a consulté la population canadienne, y compris les intervenants tels que les producteurs, les transformateurs, les communautés autochtones, les femmes en agriculture, les jeunes, les organismes à vocation environnementale, les petits et nouveaux secteurs, ainsi que d'autres intervenants et partenaires clés.

Si vous avez d’autres questions ou commentaires veuillez nous contacter à l’adresse suivante : aafc.fertilizer-engrais.aac@agr.gc.ca.

Renseignements à venir

Nous continuons à travailler avec le secteur de l'agriculture pour définir la voie à suivre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des engrais. Un rapport sur ce que nous avons entendu sera présenté plus tard cet automne.

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Renseignements connexes

Document de discussion : Réduction des émissions découlant de l'application d'engrais dans le secteur agricole canadien

Objectif de réduction des émissions de fertilisants : Foire aux questions

  • Q1 : Le gouvernement du Canada est‑il en train d'établir des réductions obligatoires de l'utilisation d'engrais?

    R1 : L'engrais azoté joue un rôle important dans l'agriculture canadienne. Les mesures visant à réduire les émissions seront axées sur l'amélioration de la gestion de l'azote et l'optimisation de l'utilisation des engrais, et non sur une réduction obligatoire de l'utilisation des engrais. Par exemple, des pratiques comme l'utilisation d'engrais à meilleur rendement, la réduction au minimum de l'application d'engrais à l'automne ou de la diffusion d'engrais, l'utilisation accrue de légumineuses à grains dans la rotation des cultures et les analyses annuelles du sol peuvent améliorer l'efficacité de l'utilisation de l'azote et réduire les émissions.

    Le gouvernement du Canada travaille en collaboration avec le secteur agricole, les partenaires et les intervenants pour déterminer les possibilités qui nous permettront d'atteindre cette cible.

  • Q2 : Comment AAC aidera‑t‑il le secteur à atteindre la cible de réduction des émissions attribuables aux engrais?

    R2 : Les commentaires recueillis lors des consultations publiques seront utilisés par le gouvernement du Canada pour orienter les prochaines étapes de l'élaboration d'une approche visant à réduire les émissions et à améliorer la gestion des éléments nutritifs en agriculture au Canada. Ils contribueront aussi à déterminer les étapes qui permettront de mieux mesurer et prendre en compte les émissions d'oxyde de diazote et d'examiner les possibilités d'innovation à cet égard. De plus, AAC travaillera à l'élaboration d'un Plan vert en agriculture pour le Canada afin de soutenir les mesures de lutte contre les changements climatiques prises par le secteur agricole et d'autres priorités environnementales d'ici 2030 et 2050. La cible liée aux engrais s'appuiera sur l'innovation, l'expertise et l'ingéniosité des agriculteurs du Canada afin de réduire les émissions tout en maintenant et en améliorant la qualité et le rendement pour lesquels l'agriculture canadienne est reconnue dans le monde entier.

    Bien que la consultation et la mobilisation liées à la cible de réduction des émissions attribuables aux engrais soient en cours, le gouvernement du Canada a déjà mis en place des programmes qui aident les producteurs à mettre en œuvre des pratiques qui peuvent favoriser une gestion efficace des éléments nutritifs. Voici des exemples  :

    • Le Programme des technologies propres en agriculture (TPA), doté d'un budget de 165 millions de dollars, soutient l'innovation préalable à la mise en marché et le développement et l'adoption de technologies propres transformatrices nécessaires à l'établissement d'une économie à faibles émissions de carbone et à la promotion d'une croissance durable dans le secteur agricole et agroalimentaire du Canada.
    • Le budget de 2022 prévoit un investissement supplémentaire de 330 millions de dollars visant à élargir la portée du Programme des TPA.
    • Le budget de 2022 prévoit également un montant supplémentaire de 470 millions de dollars dans le cadre des Solutions agricoles pour le climat (SAC), par l'entremise du Fonds d'action à la ferme pour le climat (FAFC). Ce financement permet au FAFC d'offrir un financement complémentaire à certains des demandeurs actuellement retenus, d'élargir le soutien à d'autres pratiques d'atténuation des changements climatiques et d'adopter des pratiques qui contribuent à l'atteinte de la cible de réduction des émissions attribuables aux engrais.
    • Le SAC comprend également l'Initiative des laboratoires vivants, dotée d'un budget de 185 millions de dollars, qui permet d'élaborer conjointement, de surveiller et de mettre à l'essai les pratiques de stockage de carbone et de réduction des émissions de gaz à effet de serre des exploitations agricoles.
  • Q3 : La gérance des nutriments 4B servira-t-elle d'outil permettant d'atteindre la cible de réduction des émissions?

    R3 : Le gouvernement du Canada s'est engagé à travailler avec tous les partenaires et intervenants pour élaborer une approche visant à atteindre cette cible et à s'appuyer sur le travail déjà en cours dans le secteur agricole et dans d'autres secteurs.

    La gérance des nutriments 4B est susceptible de contribuer à l'atteinte de la cible de réduction des émissions attribuables aux engrais, mais elle devra probablement être examinée parallèlement à une série d'autres mécanismes afin de garantir la pleine atteinte de la cible.

    Les évaluations scientifiques d'AAC démontrent que l'adoption généralisée de certaines pratiques associées aux 4B pourrait mener à des réductions d'émissions à grande échelle. Par exemple, l'analyse indique que l'utilisation d'engrais à efficacité accrue contenant à la fois des inhibiteurs de la nitrification et de l'uréase pourrait réduire les émissions de 15 à 35 %, ce qui se traduirait par environ 2,4 Mt par année, et que l'application fractionnée des engrais (au moment de l'ensemencement et plus tard pendant la saison de croissance) pourrait permettre des réductions de 15 à 35 % par rapport aux pratiques courantes de fertilisation azotée.

  • Q4 : Quel est votre échéancier pour le processus de consultation?

    R4 : En réponse aux commentaires des intervenants, la consultation publique sur le document de travail se terminera le 31 août 2022.

    Au cours de l'été, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) animera une série d'ateliers techniques afin d'entendre directement le point de vue du secteur et de réunir des scientifiques, le gouvernement et des spécialistes de l'industrie pour discuter des moyens de réduire les émissions attribuables aux engrais. À la suite des consultations, AAC publiera un rapport « Ce que nous avons entendu » résumant les commentaires des intervenants reçus tout au long du processus de mobilisation.

  • Q5 : En quoi la cible de réduction des émissions attribuables aux engrais du gouvernement du Canada diffère t elle de la stratégie « De la ferme à la table » de l'Union européenne?

    R5 : La cible de réduction des émissions du Canada ne constitue pas une réduction obligatoire de l'utilisation d'engrais, mais plutôt une réduction des émissions attribuables aux engrais. On vise à maximiser l'efficacité, à optimiser l'utilisation des engrais, à favoriser l'innovation, et à collaborer avec le secteur agricole, les partenaires et les intervenants en vue de déceler les possibilités qui nous permettront d'atteindre cette cible tout en maintenant ou en augmentant les rendements. Les méthodes employées pour réduire les émissions attribuables à l'épandage d'engrais varieront selon les pays, en fonction des considérations nationales, notamment les conditions de croissance (par exemple, type de sol, humidité, type de culture, effets des changements climatiques). Pour obtenir plus d'information sur la stratégie « De la ferme à la table » de l'Union européenne (UE), notamment sur la cible de réduction de l'utilisation d'engrais de l'UE, visitez De la ferme à la table.